Retour à Roswell
Suite de : Un si douloureux secret
Résumé des parties précédentes : Sept ans ont passé depuis que Liz et Michael ont quitté Roswell. Ils se sont mariés et sont les parents d'un petit Jordan, portrait craché de son père. Liz a fini par devenir styliste, par hasard et Michael a fini dans les forces de l'ordre. Jordan a déjà des pouvoirs, tout comme Liz. Dans le cas de la jeune femme, ils sont dû à son sauvetage par Max.
Un coup de téléphone des parents de Liz les rend nostalgique. Finalement, la famille décide de fare son grand retour à Roswell. De retour, elle prend sa mère à part pour lui dire qu'elle est enceinte.
Les parents de Liz partis, elle se retrouve seule avec sa famille. Après un malaise, Michael découvre qu'elle est enceinte. Les deux parents, heureux mais inquiets surtout, l'annonce à Jordan, fou de joie.
Michael est appelé par Jim qui lui demaned de l'aide sur une affaire et doit laisser sa femme et son fils seuls. On frappe à la portE. Liz va ouvrir et se retrouve nez à nez avec ses anciens amis.
Disclaimer : L'univers de Roswell ne m'appartient pas. Seul Jordan m'appartient (enfin façon de parler )
Chapitre 4
Liz savait qu'elle devait parler, mais elle ne savait pas quoi dire. Isabelle fut la première à rompre le silence :
- Liz ! Ca fait…longtemps ! On s'attendait pas à ça !
- Et on a eu peur quand on a vu le Crashdown fermé. On s'est inquiété comme tes parents sont au courant. Oh mon Dieu Liz ! Qu'est-ce que je suis heureux !
Alex se jeta littéralement dans les bras de la jeune femme qui n'avait pas encore ouvert la bouche. Elle attendit que le jeune homme s'écarte et comme il ne le faisait pas, elle laissa retomber ses bras le long de son corps et dit d'une voix étranglée :
- Alex ! Si tu ne me lâches pas, je vais étouffer !
- Oh pardon ! Désolé !
Le jeune homme s'écarta immédiatement et pris par la main Isabelle ce qui fit sourire Liz. Ces deux-là devaient être ensemble ! Elle s'écarta et leur fit signe d'entrer.
- Mes parents sont partis à une réunion d'anciens élèves. J'ai eu une panne d'oreiller ce matin, et j'ai décidé de laisser le Crash fermer pour aujourd'hui. Mais vous, comment allez-vous ?
- On a rencontré quelques petits problèmes mais on les a réglés.
Kyle s'installa sur un tabouret au bar. Tout le monde était mal à l'aise et il y a avait de l'électricité dans l'air. Liz parla :
- Les skins, oui, je sais.
Max la regarda, étonné et ouvrit la bouche pour la première fois :
- Comment le sais-tu ?
- Quoi ? Liz avait perdu le fil et elle se rappela. Ah ! Pour les skins ? Tes parents en ont parlé aux miens qui nous ont appelé à la rescousse. Le téléphone arabe. Mais que devenez-vous ?
Liz ne voulait pas que la conversation se fixe sur elle, mais Maria n'avait pas laissé échappé le " nous ont appelé "
- " NOUS ont appelé " ?
- Quoi ?
Encore une fois, Liz était larguée. Elle avait du mal à se concentrer, trop de tension. Kyle vint à la rescousse :
- Eh ! C'est bon ! Laissez-la ! Elle est aussi sous le coup que nous et vous la bombardez de questions ! Bon, on laisse tomber Liz. Ça me fait si…
- Maman ! T'es où ?
Liz leva les yeux au ciel. Cette journée promettait d'être longue. Elle soupira et appela son fils :
- Dans le restaurant ! Qu'est-ce que tu veux ?
- Le film est fini. Et j'ai faim. On mange…Qui c'est ceux-là ?
Le petit garçon venait d'entrée dans le Crashdown et tous les regard se tournèrent vers lui. Il avait posé la question en les pointant du doigt. Liz se rapprocha de lui :
- On ne mange pas maintenant Jordan. Euh… Tu peux…
Le téléphone se mit à sonner. Cette fois le sort s'acharnait contre elle, il n'y avait aucuns doutes. Elle s'excusa et se dirigea vers les vestiaires qui contenait un téléphone. Dans la salle, un silence pesant s'était installé. Jordan vint s'asseoir sur un tabouret et demanda :
- Vous êtes qui vous ?
Ils se regardèrent tous dans les yeux, ne sachant que répondre. Ce qui interloquait le plus les adultes, c'était la ressemblance frappante entre le petit garçon qui leur faisait face et Michael. Max s'approcha du gamin et demanda :
- Où est ton père ?
- Il est parti coincer un méchant.
- Coincer un méchant ? demanda Isabelle d'une voix plus que surprise.
- Bah ouais. Ceux qui font des choses mal, eh bah il les arrête et les envoie en prison.
Un autre silence s'installa. Michael policier ? L'idée que Liz et Michael se soient séparés traversèrent les esprits.
- Jordan, je t'ai préparé à manger dans la cuisine. Alors vas-y. Le petit garçon descendit du tabouret et se dirigea vers la cuisine. Liz lança : Et je ne veux plus voir de jambon ! Tu le manges entièrement. Tu ne le jettes pas et tu ne le désintègre pas !
A la dernière remarque, Max et Isabelle eurent un hoquet de stupeur. Alex ne put s'empêcher de demander :
- Désintégrer ??
- Oui, il a une fâcheuse tendance à détruire ce qu'il n'aime pas manger. A bouder quand il n'est pas content et à s'enfermer dans son mutisme quand on lui interdit de faire quelque chose.
- Ca me rappelle quelqu'un.
Un autre silence tendu s'installa. Maria, excédée, lança :
- Y'en a marre ! Tout le monde évite de parler du sujet qui nous intéresse! Alors Liz, toi et Michael, c'est toujours d'actualité ?
Tout le monde s'était retourné vers la jeune femme qui avait baissé la tête. Elle se dirigea derrière le bar et se servit à boire en se répétant mentalement de se détendre.
- Oui, c'est toujours d'actualité. Mais vous avez dû vous en rendre compte en voyant Jordan.
- C'est tout le portrait de Michael.
Isabelle avait dit ça en souriant mais Maria et Max étaient loin de sauter de joie.
- A quand le mariage ?
Maria avait lancé la dernière remarque de façon sèche et brusque ce qui eut pour effet de sortir Liz de ses gonds. Mais de quoi elle se mêlait ? C'était à cause d'elle que Michael et elle avait du partir ! Et là, on les prenait pour des fautifs ! Non mais puis quoi encore ?
- Maria, si c'est pour parler sur ce ton, tu sais où est la sortie. Quand au mariage, il faut se réveiller ma grande, il a eu lieu il y a six ans !
- Six ans ??!!
Max avait pali.
- Mais qu'est-ce que vous croyez ?? Qu'on allait attendre votre bénédiction ? Et puis quoi encore ? Vous êtes d'un égoïsme !
- Liz, calme-toi s'il te plait.
Kyle avait posé une main sur le bras de Liz qui tremblait de rage. Mais cela n'arrêta pas la jeune femme qui continua :
- On a dû partir, parce qu'on ne voulait pas vivre constamment sous vos reproches ! Et maintenant, vous n'êtes pas là depuis dix minutes que vous recommencez ! Michael et moi avons décidé de vivre notre vie, et vous n'avez aucun droit de juger ! Si cela ne vous plait pas, vous n'avez qu'à…vous n'avez qu'à vous…vous en allez.
Ils virent que la jeune femme allait mal. Son teint avait pali et elle ne semblait plus sure de ses mouvements, elle ouvrait et fermait les yeux. Elle s'agrippa au bar si fort que les articulations de ses mains blanchirent.
- Ne t'énerve pas ! C'est ça ! T'en as de bonnes des fois Michael, si tu savais ! murmura-t-elle.
Kyle avait fait le tour du bar et tenait Liz par la taille, l'empêchant de s'écrouler. La jeune femme murmurait mais personne ne comprenait ce qu'elle disait.
- Liz !!
Tout le monde leva la tête quand la voix de Michael retentit. L'alien se précipita vers sa femme et prit la place de Kyle. Il voulut prendre sa femme dans les bras, mais elle refusa. Il n'écouta pas ses protestations et la souleva avant de s'engouffrer dans l'appartement, sa femme tremblante dans ses bras. Il la déposa sur le canapé, le reste de la petite bande déboula dans le salon. Michael mit Liz en position assise et lui prit son visage dans les mains. Il voulait qu'elle le regarde, mais elle gardait les yeux obstinément fermés.
- Liz ! Amour, ouvre les yeux s'il te plait. Allez, Liz, s'il te plait ! Calme toi et ouvre les yeux bon sang !
Elle ouvrit lentement ses paupières et une connexion s'établit entre elle et son mari. Michael envoya à Liz des images relaxantes, la montrant avec son fils, et avec ses amis, avant qu'ils ne se mettent ensemble, quand leurs rapports allaient bien. Il lui montra les étapes les plus heureuses et les plus paisibles de sa vie et petit à petit, il sentit son épouse se calmer, son rythme cardiaque ralentir, ainsi que sa respiration. Michael rompit la connexion et regarda sa femme qui était à moitié dans les vapes. Il la prit dans ses bras et alla la déposer sur son lit. Quand il redescendit, il demanda à Jordan de faire comme la veille, de veiller sur sa mère et de le prévenir dès qu'elle se réveille. Dans la chambre, il regarda un instant sa femme et son fils. Sa femme qui avait eu une nouvelle crise à cause de ceux qui prétendaient être ses amis ! Si ça continuait comme ça, ni elle, ni leur enfant n'arriveraient à la fin de cette grossesse. Il serra les poings et ses articulations blanchirent, ses ongles rentrèrent dans la peau. Il allait avoir une petite conversation avec ses pseudos amis, et il allait leur apprendre qu'on ne touche pas à sa femme !
µµµ
- Mais tu te rends compte de ce que tu as fait ?
Alex était hors de lui. Comment Maria avait-elle pu agir de manière aussi stupide ? Et Max ? Il n'avait rien fait pour se rendre aimable. Kyle quant à lui était inquiet. Liz avait l'air vraiment mal. Mais Michael n'avait pas eu l'air surpris et il avait agit rapidement.
- Mais je n'ai rien fait !
Maria avait l'air indignée. Cela suffit à mettre Isabelle en rogne. Elle lança :
- Tu n'as rien fait ! Tu n'as rien fait ? Mais tu te fous de nous Maria ? Ca fait sept ans que tu n'as pas vu Liz ! Et la première chose que tu trouves à faire est de lui parler avec mépris !
- Je ne lui ai pas parlée avec mépris !
- Maria, arrêtes !
Tout le groupe se tourna vers Max. Il avait l'air soucieux et avait parlé d'une voix fatiguée. Tout le monde savait que depuis le départ de Liz, il n'avait jamais cessé de penser à elle. Maria le regarda :
- Max ! Tu sais ce que je ressens !
- Maria, c'est ta meilleure amie.
- C'était ! Elle a détruit notre amitié.
- En faisant quoi ? En voulant vivre sa vie et en sortant avec quelqu'un de libre ? Maria ! C'est toi qui a détruit votre amitié. Depuis le temps, tu devrais avoir compris que si on avait pas été aussi virulent contre leur couple, ils seraient restés ! Tu t'es mise un peu à leur place ? Il m'en a fallu du temps, mais j'ai compris que… Ils ont fait le mieux pour eux. Et même si ça te fait mal, tu dois l'accepter. On a tous refait notre vie. Alors pourquoi pas eux ?
- Je…
- Tu rien du tout !
Les regards se tournèrent vers Michael qui venait d'apparaître. Il semblait furieux et Isabelle fut surprise de le voir comme ça. Habituellement, il ne se laissait jamais emporter. Elle voulut parler mais elle n'en eut pas le temps.
- Ca t'amuse de reporter ta rage sur Liz ?
- Michael, je…
- Il y en a marre Maria ! En revenant, j'ai cru que tu aurais grandi ! Quand vas-tu te rentrer dans le crâne que c'est toi qui m'as plaqué ?
- Je suis désolée Mic…
- Désolée ? Il est temps que tu le sois désolée ! Tu sais ce qui aurais pu arriver ?? Bon sang Maria ! Tu as pensé à Liz en lui disant tout ce que tu as dit ?
Isabelle n'avait jamais vu Michael comme ça, et malgré elle, quelque chose lui disait que le malaise de Liz était bien plus grave que cela semblait à première vue. Quand elle se tourna vers Alex, elle vit à son regard qu'il craignait la même chose.
- Je savais que c'était stupide ! On aurait jamais du revenir ! Surtout pour sauver vos fesses !
- Michael ! Isabelle était indignée par les propos de celui qu'elle considérait comme son frère. Tu te rends compte de ce que tu dis ?
- Oui je m'en rends compte ! Mais toi, tu te rends compte de …
Michael s'arrêta brusquement et passa une main dans les cheveux tout en soupirant. Il murmura :
- Bien sûr que non vous ne vous en rendez pas compte.
Max regarda son ami d'enfance. Il se sentait petit. Tant de temps avait passé. A l'époque, ils n'avaient pas réussi à mettre leurs rancœurs de côté. Il serait peut-être temps de le faire maintenant.
- Ecoute Michael. Je suis désolé pour le jour où vous avez annoncé votre liaison. Je n'aurai jamais dû réagir comme je l'ai fait. Mais c'est le passé. Là encore, je n'ai pas réagit comme il le fallait. Faut dire aussi que je ne m'attendait pas à voir Liz ouvrir la porte, et encore moins à voir surgir un Mini-Michael.
A cette évocation, un sourire apparut sur tous les visages.
- Oui, il paraît qu'il me ressemble.
- Il paraît ? Michael, c'est ton portrait craché ! et vu le caractère que sa mère nous a dépeint, il n'a pas hérité uniquement de ton physique !
Tout le monde partit d'un grand éclat de rire. Les propos des deux hommes avaient détendu l'atmosphère. Max redevint sérieux :
- Je suis désolé. Pour tout, Michael. Alors, amis ?
Il tendit la main. Michael la serra.
- Amis.
- Il était temps ! Michael, je suis si heureuse de te revoir !
Isabelle se jeta dans ses bras. Kyle se racla la gorge :
- Je suis désolé d'être celui qui va casser l'atmosphère mais…Liz, ce n'était pas qu'un simple malaise ?
- Non. Elle est enceinte.
- Enceinte ? Le sourire d'Alex s'élargit, mais quand il vit la tête de Michael, il disparut. Ce n'est pas une bonne nouvelle ? Parce que normalement, l'arrivée d'un bébé, c'est quelque chose de joyeux.
- C'est un peu compliqué, Alex.
- Compliqué comment ?
Pour la première fois en sept ans, Maria s'inquiétait pour Liz. Michael soupira et s'installa sur un tabouret.
- La première grossesse de Liz c'est mal passée. Les douleurs, les migraines, les malaises. Elle allait mal. J'ai cru la perdre. Je crois que je n'ai jamais eu aussi de peur de toute ma vie. Je n'en dormais plus la nuit ! C'est pas que cette nouvelle grossesse me déplaise, c'est que je repense à la première, et ça me terrifie. Ca fait deux mois qu'elle est enceinte et elle a déjà commencé à souffrir. Les premiers symptômes étaient apparu au troisième mois la première fois, ce qui laissait un mois de répit.
- Elle les a quand même supportés six mois.
- Non. Comme je suis extraterrestre, la grossesse ne dure que cinq mois. Elle a souffert deux mois, et s'était juste. Et moins fort que les malaises qu'elle a eut jusqu'à présent.
- Liz est forte, elle tiendra.
Michael regarda Max. Avait-il oublié toute sa rancune ? Mais Michael savait que ce n'était pas le moment d'aborder le sujet. Il se passa une main dans les cheveux.
- Ecoutez, c'est pas que je veuille vous mettre à la porte mais…
- …il faut que Liz se repose. Maria avait parlé calmement. On va vous laisser. Et appelles-moi quand elle se réveillera. Je promets de me tenir bien. Mais j'ai des excuses à faire.
- Promis. Au revoir.
Ils partirent tous laissant Michael rejoindre sa femme. Peut-être que ces vacances allaient mieux se passer qu'il ne l'aurait cru. En tout cas en ce qui concerne le groupe, la grossesse, c'est autre chose. Il se demanda ce que les autres étaient devenus, après tout, il n'avaient pas parlé d'eux. Mais il aurait tout le temps de le découvrir après.
Max marchait. Il venait de quitter les autres et rentraient chez lui. Le fait de revoir Liz lui avait fait un choc. Elle était plus belle que jamais. Mais Max avait changé, beaucoup d'eau était passée sous les ponts en sept ans. Bien plus que Michael imaginait. Lui aussi avait refait sa vie. Il avait souffert mais avait réussi à construire quelque chose de stable. Arrivé devant chez lui, il prit ses clés et ouvrit. Il rentra chez lui, déposa son sac au sol et enleva son manteau.
- Max ! Enfin te voilà ! Si tu savais comme je me suis inquiétée pour toi chéri !
- Il ne fallait pas. Où est Chris ?
- Il est partit passer la journée chez des copains. Allez, viens là et embrasse-moi ! Tu m'as tellement manqué.
Max enlaça son épouse et l'embrassa. Puis la jeune femme lui dit qu'elle allait lui préparer à manger et Max regarda Tess se diriger d'un pas assuré vers la cuisine.
