Retour à Roswell
Suite de : Un si douloureux secret
Résumé des parties précédentes : Sept ans ont passé depuis que Liz et Michael ont quitté Roswell. Ils se sont mariés et sont les parents d'un petit Jordan, portrait craché de son père. Liz a fini par devenir styliste, par hasard et Michael a fini dans les forces de l'ordre. Jordan a déjà des pouvoirs, tout comme Liz. Dans le cas de la jeune femme, ils sont dû à son sauvetage par Max.
Un coup de téléphone des parents de Liz les rend nostalgique. Finalement, la famille décide de fare son grand retour à Roswell. De retour, elle prend sa mère à part pour lui dire qu'elle est enceinte.
Les parents de Liz partis, elle se retrouve seule avec sa famille. Après un malaise, Michael découvre qu'elle est enceinte. Les deux parents, heureux mais inquiets surtout, l'annonce à Jordan, fou de joie.
Michael est appelé par Jim qui lui demaned de l'aide sur une affaire et doit laisser sa femme et son fils seuls. On frappe à la porte. Liz va ouvrir et se retrouve nez à nez avec ses anciens amis.
Disclaimer : L'univers de Roswell ne m'appartient pas. Seul Jordan m'appartient (enfin façon de parler )
Chapitre 5
Liz aurait voulu pouvoir regarder autour d'elle, mais c'était comme si elle était prisonnière de son corps. Mais était-ce réellement son corps ? Elle ne connaissait pas le décors dans lequel elle se trouvait, mais étrangement, elle se sentait bien. Comme si elle se trouvait dans un lieu familier. Le ciel avait une teinte vert acidulé, et on pouvait distinguer la forme de ce qui devait être deux lunes. Elle se trouvait en haut d'une falaise. Elle entendit des pas et tourna la tête. Enfin, le corps dans lequel elle se trouvait tourna la tête. C'était comme si elle était reléguée au rang de témoin. Un homme apparut, vêtu de vêtements ressemblant à ceux des princes d'orient. Liz semblait le connaître. Non, elle le connaissait. Il vint s'asseoir à côté d'elle et posa une main sur son bras. Ce geste avait quelque chose de tendre. Liz sentit que l'homme à côté d'elle n'était pas son ami, mais elle l'aimait. Fraternellement. L'homme parla d'une voix calme, posé, mais grave et autoritaire :
- Tu sais qu'il ne fait pas parti de notre camps, Natalia.
De qui parlait-il ? Et pourquoi l'appelait-il Natalia ? Elle s'entendit répondre d'une voix douce, mais d'où l'on percevait une certaine tristesse :
- Je le sais. Mais je ne suis dans aucun camps.
- Il faudra que tu en choisisses un.
- Ne me demandes pas de choisir entre vous deux.
Sa voix avait un ton suppliant. Liz ne comprenait pas. Elle se sentait si perdue. A moins que ce ne soit Natalia qui soit perdue ? Elle entendit son compagnon reprendre la parole :
- Il est marié.
- Mais il m'aime ! Et tu couches bien avec sa femme !
- Valandra est de notre côté !
Liz retint son souffle, enfin, l'esprit de Liz retint son souffle. Valandra ? C'était le prénom d'Isabelle ! Celui qu'elle portait sur Antar, dans sa vie antérieure ! Son compagnon continuait :
- S'il n'est pas de notre côté, il est contre nous. Natalia, je suis désolé. Mais tu dois faire un choix !
- Je ne veux pas ! Je vous aime trop tous les deux pour pouvoir décider de passer ma vie sans l'un d'entre vous !
- Pourtant tu vas devoir choisir.
- Je suis contre cette guerre. Il doit y avoir d'autres solutions !
- Il n'y en a pas. Maman m'a dit de te prévenir que le repas est servi.
Le jeune homme se leva et s'en alla, laissant Natalia/Liz seule et désemparée. Elle se leva péniblement et se dirigea vers la maison quand elle fut prise d'une douleur fulgurante au niveau du ventre. Liz sentit sa main se baisser et se poser sur ventre arrondi et entendit Natalia murmurée :
- Si seulement c'était si facile Khivar !
Liz se réveilla en sursaut. Ce rêve était réel. Bien trop réel ! Et elle se rappela que ce n'était pas le premier. Lors de sa première grossesse, elle avait fait les même rêves. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Elle se leva péniblement en repoussant les couvertures. Sa tête la faisait souffrir. Elle ferma les yeux un instant.
- Liz ! Ça va ?
La jeune femme grimaça. La voix de son mari lui parvint déformée et sembla exploser dans son crâne douloureux. Elle porta une main à son front et ce geste sembla lui enlever les dernières forces qu'elle avait. Elle murmura :
- J'ai mal. Si mal !
Michael s'approcha d'elle. Il avait cru instant qu'elle allait mieux en la voyant assise sur le lit. Mais quand il vit son visage blême, et qu'il entendit sa voix, un frisson lui parcourut l'échine. Cette grossesse était bien pire que la précédente. Il eut une bouffée d'angoisse en imaginant que Liz ne puisse pas… Non, il refusait de croire un instant qu'il puisse la perdre. Il la força à se rallonger et la prit dans ses bras. Il lui caressa les cheveux et il la sentit se détendre, doucement. Puis son souffle se ralentit et il s'endormit peu de temps avant sa femme.
Liz ouvrit les yeux et les rayons du soleil lui firent l'effet de milliers de poignards qu'on lui enfoncerait dans le crâne. Elle souleva ses paupières lentement. Son mal de tête était toujours là, mais plus léger. Elle regarda son réveil et eut un hoquet de surprise. Il était quatorze heure ! Péniblement, elle se dirigea vers la salle de bain. Elle prit un douche et enfila une robe bleue vaporeuse. Elle se regarda dans la glace pendant qu'elle coiffait ses longs cheveux bruns. Puis elle fixa l'image que lui renvoyait le miroir et posa sa main libre sur son ventre arrondi. Elle ferma les yeux et se vit, dans une grande chambre, au décor somptueux, portant une robe magnifique de la même teinte de bleu, avec une main sur son ventre arrondi. Puis elle entendit la voix de l'homme de son rêve qu'elle savait être Khivar. Mais il ne s'adressa pas à Natalia. Elle entendit sa voix rauque résonnée, une seule phrase : " Tu dois choisir Liz ". Elle rouvrit les yeux complètement perdue. Elle respira à fond et décida de descendre.
Dans l'escalier, elle n'entendit pas un bruit venant du Crashdown, ce qui était étrange. Elle écouta plus attentivement et se détrompa en entendant des voix mais ce n'était pas les voix de clients habituels. Elle reconnut celle de Michael puis celle de Maria, de Max et de Tess. De Tess ? Non, impossible ! Elle était partie il y a sept ans, quelques jours avant Liz. Elle prit son courage à deux mains et poussa le battant de la porte menant à la salle du restaurant et regarda la scène : il y avait les mêmes personnes que la veille, mais il y avait en plus Tess, dans les bras de Max et dans un coin, Jordan jouait avec un autre garçon qui semblait plus vieux que lui, mais pas de beaucoup. Elle voulut sourire, mais elle ne pouvait pas. Elle se sentait trop lasse, se posait trop de questions. Ce fut son fils qui la vit le premier. Il courut se jeter dans ses bras en criant " maman ". Les regards se tournèrent vers elle alors qu'elle parlait à son fils.
- Tu as bien dormi mon cœur ?
- Oui. Et toi ? Ca va mieux ?
- Oui, ne t'inquiète pas. Allez, retourne jouer ! (Elle regarda le groupe d'adultes) Bonjour.
Elle l'avait dit très lentement en se relevant et en se dirigeant vers Michael qui lui passa un bras autour de la taille. Il dit simplement :
- Ca ne va pas mieux.
- J'ai mal à la tête, mais ça va passer. Pas la peine de s'inquiéter.
- Liz, je suis désolée pour hier. Dit Maria avec un air dépité. Je n'aurais jamais du réagir comme ça. Surtout que j'ai refait ma vie et… enfin, je suis désolée Liz !
Liz écoutait Maria. Elle savait la jeune femme sincère et elle dit :
- Ce n'est pas grave. On va pas en faire toute une histoire. Je crois qu'on devrait tirer la page. (Elle se tourna vers Max et Tess) Félicitations.
Max la regarda, surpris :
- Merci. Je suis désolé aussi. Je … le garçon là-bas s'appelle Chrys. C'est mon fils. Heu…Tess et moi sommes mariés.
- Je m'en doutais.
Liz parlait, mais tout le monde voyait bien qu'elle était ailleurs. Elle jeta un coup d'œil à Isabelle. Que voulait dire son rêve ? Et pourquoi avait-elle entendu la voix de Khivar lui dire qu'elle devait faire un choix ? Elle se rendit compte qu'on lui parlait et secoua la tête. Elle croisa le regard d'Isabelle qui demanda :
- Tu te sens bien Liz ?
- Oui, je su… " tu dois faire un choix Liz "… je vais aller faire un tour.
Liz se dégagea de l'emprise de Michael qui la regarda, inquiet par son brusque changement de comportement :
- Qu'est-ce qu'il y a Liz ?
- Rien, j'ai besoin de me changer les idées, c'est tout.
- Je viens avec toi.
- Non ! Liz avait presque crié. Je veux dire… je veux être seule. Pour réfléchir. Désolée. Ne vous inquiéter pas, tout va bien se passer. Je suis une grande fille.
Elle sortit sans laisser le temps aux autres de dire quoi que ce soit. La voix était réelle. Elle existait. Quelqu'un cherchait à lui parler. Et elle savait que c'était Khivar. Elle le sentait. Elle se posait plein de questions et ne savait pas comment y trouver des réponses. Elle croyait devenir folle. Mais que lui arrivait-il ?
Dans la salle du restaurant, personne n'osait parler. Tout le monde sentait que quelque chose clochait, que Liz n'était pas dans son état normal. Michael avait beau tourné la question dans tous les sens, il n'arrivait pas à trouver de réponse. La voix de son fils le fit sortir de ses pensées :
- Pourquoi elle est parti maman ?
- Je ne sais pas Jordan.
Le groupe avait perçu la détresse dans la voix de Michael. Il continua :
- Ca n'a aucun sens ! Que lui arrive-t-il ? La manière dont elle agit ne lui ressemble pas ! Quand elle était enceinte de Jordan, elle n'était pas aussi étrange.
Isabelle regardait Jordan. Le petit garçon dansait d'un pied sur l'autre, comme s'il avait une question qu'il n'osait pas poser. Isabelle décidé de l'aider :
- Qu'est-ce qu'il y a Jordan ? Si tu as quelque chose à dire, ou à demander, fais-le. N'ai pas peur.
Le petit garçon regarda chacun des adultes, se demandant s'il devait oui ou non parler. Puis il regarda son père qui lui fit un signe de tête lui disant de parler. Alors il demanda d'une petite voix :
- Qui c'est Khivar ?
Tout le monde le regarda avec des yeux ébahis. Michael se mit à la hauteur de son fils et posa la question qui brûlait toutes les lèvres :
- Où as-tu entendu ce nom ?
La réponse du petit garçon apporta encore plus de confusion, faisant naître des centaines de questions dans les esprits du groupe d'amis :
- J'ai entendu maman le dire. Elle rêvait et elle a dit : " Si seulement c'était si facile Khivar ".
Michael regarda ce qu'il considérait comme sa famille. Tous semblait perdus. La dernière phrase de Jordan résonnait dans leur esprit.
