Chapitre 3
29 Mars
Après avoir ouvert un oeil, Onodera se sentit comme dans un étau. Il se souvint de la nuit dernière et cela le fit joliment rougir. Takano et lui se faisaient face, lui aussi était réveillé. Il souriait. Pour une fois, ils sortaient des songes enlacés comme ils s'étaient endormis.
— Bon… jour Taka..no, bafouilla le cadet.
— Hier tu m'as appelé par mon prénom, fit remarquer l'intéressé. Tu as bien dormi ?
— Oui, merci.
Les mains coquines de Masamune commencèrent une caresse douce et sensuelle sur le dos de Ritsu qui voulut protester. Il fut coupé dans son élan par la langue avide de son amant qui redessina les contours de ses lèvres. Protester était un grand mot ! En effet, le cadet succomba à ce baiser, enlaçant à son tour le corps dénudé de Takano qui gémit de plaisir. Cette étreinte les rapprocha un peu plus, mettant en contact leurs peaux frissonnantes. Des plaintes érotiques remplissaient de nouveau la chambre. L'aîné ne semblait pas rassasié de son amant et Onodera semblait de plus en plus enclin à se laisser aller.
— Ma…sa…mune, murmura Ritsu au creux d'une oreille de son aimé.
— Dis-le encore, susurra le concerné.
— Masa..mune, répéta le cadet en se cambrant sous son amant.
— Encore !
— Masamune, le ton de Ritsu était de plus en plus suave et excitait de plus en plus Takano.
—
L'eau s'écoulait sur son dos, sa tête était penchée vers l'avant et ses mains reposaient sur la faïence face à lui. Masamune semblait perdu dans ses pensées. Il repensait à ce week end, l'évolution des sentiments de son amant, … à cette nuit, à ce matin… Il dut se rabrouer. Son coeur s'emballait entrainant ses sens dans une volupté indécente. Il soupira mais sourit, se demandant comment allait se passer le retour à la « réalité », comment allaient réagir Ritsu … et lui. C'était, pour lui, une véritable torture que de travailler auprès de celui qu'il aimait et chaque jour il peinait à retenir ses envies au bureau et devant les autres. Maintenant que son amour lui avait dit qu'il l'aimait, cette tentation ne sera que plus intense.
Alangui le ventre sur le lit, devenu conjugal, la tête sur l'oreiller, Onodera ressassait. Il s'était laisser aller et par deux fois en plus. Etrangement, il ne regrettait rien. Non rien ! Il glissa ses bras sous l'oreiller et resserra son étreinte. Son organe de vie frappait contre sa cage thoracique et ses joues s'empourprèrent devant l'audace dont il avait fait preuve. Que pensait Takano de cela ? Comment faire pour rester soi-même devant ses collègues maintenant qu'il lui avait avoué ses sentiments ? Son patron ne lui laisserait plus aucun répit. Il entendait l'eau de la douche couler, imaginant son amant dessous. Puis le bruit cessa et Masamune fut de retour dans la chambre, une serviette de bain nouée autour de la taille.
— Encore au lit ? demanda tendrement l'aîné en s'asseyant au bord du lit.
— J'attendais… heu… j'attendais que tu sortes de la salle de bain, répondit d'une voix hésitante le cadet.
— La porte était ouverte, tu pouvais venir, tu sais.
Le sourire et le clin d'oeil qu'il reçut en échange lui prouvait une fois de plus le côté pervers de Takano. Il ne dit rien, se leva et se rendit dans la salle de bain. Masamune, quant à lui, s'habilla. Un large sourire égayait son visage clair.
—
Une bonne heure plus tard, les deux hommes avaient terminé de préparer leurs affaires. Il leur fallait rejoindre la réalité.
— Tu es prêt ? demanda Takano.
— Ou… oui.
— Je sais que nous avons traîné au lit ce matin, dit l'aîné en enlaçant son amant par l'arrière, mais veux-tu toujours visiter le château de Nagahama ?
Onodera n'avait pas bougé, il entendait une fois de plus son coeur battre dans sa poitrine. Ou bien était-ce celui de son amant ?
— Oui mais si on y va nous allons rentrer tard, tu risques…
Masamune laissa un baiser sur la nuque offerte de son amour.
— Je risque quoi ?
— D'être fatigué, murmura le cadet en déglutissant difficilement.
L'éditeur en chef resserra son étreinte. Il avait le coeur léger, son tendre amant s'inquiétait pour lui.
— Merci Ritsu, je suis heureux que tu t'inquiètes pour moi. Mais ne t'en fais pas ça ira et je serais ravi de faire cette visite avec toi.
Après avoir contrôlé une dernière fois la maison afin de vérifier qu'ils n'avaient rien oublié, Takano verrouilla la porte en espérant revenir vite avec son petit-ami. Ils prirent place tous deux dans la voiture et quittèrent cet endroit. Onodera ne savait pas s'il en était soulagé ou déçu. C'était peut-être un peu des deux. La veille au soir c'est pourtant lui qui avait rejoint Takano dans sa chambre et qui avait fait un pas en avant en lui avouant ses sentiments. A ce souvenir, il rougit faisant sourire une fois de plus Masamune qui, sans que Ritsu ne le sache, pensait lui aussi à ce merveilleux instant.
La voiture faisait route vers le château de Nagahama. Le silence s'était une nouvelle fois invité néanmoins l'atmosphère n'était pas aussi pesant qu'à l'accoutumée. Ritsu regardait la route - pour une fois - et parfois son regard déviait discrètement vers le conducteur. Il l'observait comme lorsqu'il était au lycée faisant abstraction de leurs passés. Il ne savait pas pourquoi il était tombé amoureux de lui, pourquoi d'un homme ni pourquoi il était retombé sous charme. Il reconnu cependant qu'il n'avait jamais aimé que lui.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent sur le parking du château. Il y avait quelques touristes mais sans plus. Onodera écarquilla ses billes émeraudes. Ce château n'était pas exceptionnel mais il avait été rénové et transformé en musée cela lui donnait un certain cachet. Le couple se dirigea vers la caisse afin de régler leurs entrées, et comme durant tout le week end, Takano voulu payer la note.
— Je peux payer ma part, tu sais ! s'énerva presque le cadet
— Hein ! grogna Masamune.
— Je suis assez grand pour payer l'entrée moi-même ! reprit le jeune éditeur en serrant les poings.
— Je le sais parfaitement, mais cette visite fait partie de ton cadeau d'anniversaire alors je paie !
— Pas question !
— Hein ! T'es têtu !
— Toi aussi, je te ferais remarquer !
L'aîné se mit à réfléchir vite puis trouva une idée qui pourrait sûrement faire accepter son bellâtre.
— Très bien ! Alors je paie aujourd'hui et à notre prochain rencard c'est toi qui invite, murmura l'éditeur en chef au creux de l'oreille de Ritsu qui s'empourpra pratiquement instantanément.
— Notre prochain rencard ?
— Oui, maintenant que tu m'as dit que tu m'aimais tu n'y échapperas plus, ajouta toujours en murmurant Takano. Alors tu es d'accord ?
Après un long moment d'hésitation, Onodera accepta. De plus, il se rendit compte que son patron ne lâcherait pas l'affaire aussi facilement.
La visite du musée se faisait sans guide. Des brochures et des indications parsemaient les allées et les différentes pièces. Ils flânaient dans les allées et dans les différents endroits du château. Onodera s'abreuvait d'Histoire et semblait très intéressé par ce qu'il voyait ou lisait. Takano ignorait que son vis-à-vis aimait l'Histoire. En quelque sorte, lui aussi l'aimait mais il n'était pas dans ses habitudes de sillonner monuments et autres musées. Du moins, seul ! Découvrir ces lieux avec Ritsu lui plaisait, et tant qu'ils étaient ensemble rien ne le dérangeait vraiment.
Alors qu'ils se trouvaient seuls dans une pièce à l'étage, Masamune fit glisser sensuellement une de ses mains dans l'une de son amant qui se crispa. Il voulut se dégager de cet étau mais l'aîné ne le laissa pas faire.
— Lâche-moi ! Quelqu'un pourrait nous voir ! fit remarquer le cadet.
— Je te promets de te lâcher si quelqu'un vient, mais pour l'instant nous sommes seuls alors laisse-moi tenir ta main et sentir ta peau contre la mienne, susurra Takano à l'oreille de son bellâtre.
Ritsu rougit, encore. Son coeur s'emballa dans sa poitrine, encore. Il accepta, rendant fou de joie celui dont il était éperdument amoureux depuis des années. Lui, le blasé de l'amour, devait bien s'admettre qu'il était bien en compagnie de Masamune, et que seul celui-ci le procurait ce bien-être. Il était heureux d'avoir pu enfin ouvrir son coeur la nuit dernière, bien plus qu'il ne l'aurait imaginé. Ils étaient toujours main dans la main quand ils redescendirent les marchent. Ils n'avaient croisé ni entendu personne, néanmoins le rez-de-chaussée était bien plus animé et c'est à contre-coeur et ensemble qu'ils se séparèrent.
Cela faisait près d'une heure trente qu'ils étaient là, il fallait pourtant moins que cela pour faire entièrement la visite du château. Ils donnaient l'impression de retarder le moment du départ, ils n'avaient pas envie de partir, un peu comme s'ils ne voulaient pas se séparer alors qu'ils vivaient côte à côte. L'heure du déjeuner arrivait à grand pas. Adjacent à la bâtisse Antique, un parc accueillait les visiteurs ou habitants des alentours pour des balades ou même pour pique-niquer.
— Ca te dit d'aller chercher que quoi manger en ville et revenir ici pour déjeuner ? interrogea Takano ?
Onodera fut surpris par cette question. Il n'avait pas l'habitude que Masamune lui demande son avis.
— Eh bien… C'est que … je …
— Si tu préfères on peux aussi manger dans un resto.
— Non, ici c'est bien.
Après avoir été acheter un repas à emporter dans l'un des resto du coin, le couple revint s'installer dans un coin tranquille du parc en privilégiant la vue sur le lac Biwa. Assis côte à côte dans l'herbe, ils déjeunaient en profitant du panorama et du calme. Le silence régnait toujours entre les deux hommes, mais il était moins pesant qu'à l'accoutumée. A l'abri du regard des autres et une fois leurs repas terminés, Takano en profita pour passer son bras autour des épaules de son amant et l'approcha vers lui. Onodera se laissa porter par ce doux contact et posa sa tête sur l'épaule accueillante de petit-ami. Un long moment passa sans que l'un ou l'autre ne bougea. Leurs coeurs tambourinaient dans leurs poitrines, mais ils ne bougèrent pas.
— Tu as froid, Ritsu ? s'inquiéta l'aîné en sentant son amant trembler dans ses bras.
— Un peu, oui, répondit le cadet sans bouger.
— Il est temps de partir de toute façon, tu te réchaufferas dans la voiture, ajouta tendrement Takano.
— Très bien, soupira Ritsu.
Le couple se leva, fit attention à ne laisser aucun déchets sur les lieux puis rejoignit la voiture. Voilà, ce week end s'achevait. Dans quelques heures, ils retrouveraient leurs appartements. Ils eurent en même temps un pincement au coeur. En fait, loin de tout ils étaient bien.
—
Cela devait maintenant faire trois bonnes heures que la voiture se faufilait sur l'autoroute. De temps à autre, les amants s'épiaient discrètement, mutuellement. Plus le temps filait plus ils se rapprochaient de leurs vies. Demain, ils seront de nouveau un patron et son employé. Des voisins. Quelle place restera t-il pour eux, leurs sentiments, leur romance ?
Takano lâcha sa main gauche du volant et se saisit de la main droite d'Onodera qui reposait sur ses jambes. Le brun sursauta.
— Qu'est-ce tu fais ? demanda le cadet.
— J'ai juste envie de prendre ta main, répondit l'éditeur en chef.
Masamune enlaça ses doigts autour de ceux de Ritsu, porta la main de son amant à ses lèvres pour y déposer un tendre et sensuel baiser puis posa sa prise - sans la lâcher - sur sa cuisse. Onodera ne protesta pas pour le plus grand bonheur de son amant.
— Mer … merci pour ce week end, s'aventura à dire le jeune éditeur.
— De rien. Je suis heureux que cela t'aies finalement plu.
— Oui, c'est un bel endroit et calme de plus est. Je me sens reposé.
— Alors promets-moi qu'on reviendra ici ensemble !
— Oui ! répondit timidement Onodera.
Masamune resserra sa prise. Lui qui avait cessé d'aimé et qui s'était juré de ne pas retomber amoureux de Ritsu ne pouvait lui résister. Il ne savait pas pourquoi il avait jeté son dévolu sur ce type mais il n'y pouvait rien. Il l'aimait et se savait maintenant aimé.
—
La voiture se gara enfin dans le parking de l'immeuble où les deux hommes logeaient. Le moteur cessa de vrombir mais le couple ne bougea pas. Takano profita qu'il n'y avait pas âme qui vive dans le parking pour voler un dernier baiser à son bel adonis qui se laissa entrainer dans un tourbillon d'émotions.
La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur l'étage où ils habitaient et quelle ne fut pas la surprise d'Onodera lorsqu'il vit une silhouette qu'il connaissait bien devant sa porte.
— Maman ? ! Mais que fais-tu là ? interrogea Ritsu.
« Maman » ! Takano écarquilla ses orbes. La mère de son amant était là devant eux, mais pourquoi ?
— RITSU ! Mais où étais-tu donc passé ? Ton père et moi étions inquiets ! Nous avions préparé une fête pour ton anniversaire et toi tu ne viens pas ! Je t'ai laissé des dizaines de messages ! Tu aurais pu me rappeler !
Voyant son amour dans une impasse, Masamune décida d'intervenir.
— Madame Onodera, je suis TAKANO Masamune, le patron de votre fils. C'est de ma faute s'il n'a put vous rejoindre pour son anniversaire. Nous avons dû nous rendre d'urgence chez l'un de nos auteurs et malheureusement les communications sont difficiles là-bas. Comme vous pouvez le constater, nous venons juste de rentrer.
— Vous vous rendez compte que nous avions invité sa fiancée et sa famille ! Nous espérions que ce jour là Ritsu se décide à officialiser ses fiançailles.
Takano blêmit. Son humeur changea d'un coup, Onodera s'en aperçut immédiatement. Dès que ce sujet s'invitait dans les conversations, l'éditeur en chef se refermait comme une huître.
— Je suis désolé, mais c'était pour le travail, reprit Masamune.
— Peu importe ! Nous ne savions plus où nous mettre !
— Maman ! Je t'ai déjà dit plusieurs fois que je ne comptais pas épouser An. Elle est comme une soeur pour moi. Impossible que cela arrive ! Et puis, Takano te l'a dit : on travaillait ! s'énerva le brun en serrant les poings, s'en voulant de lui mentir ainsi.
Masamune ne disait toujours rien. Il tourna les talons, ouvrit son domicile et avant même que Ritsu ne puisse faire quoique que ce soit il s'était enfermé chez lui. Le brun eut une impression de déjà vu et son organe de vie se serra. Il se promit d'aller le voir dès que sa mère sera partie.
— Ritsu ! An est une jeune femme de bonne famille. Elle saura prendre soin de toi ! Puisque tu refuses d'annoncer tes fiançailles, nous le ferons pour toi !
— Mais enfin…, il ne put finir sa phrase car sa mère l'en empêcha.
— Ca suffit ! J'ai organisé un repas pour samedi midi avec An et ses parents alors tâches d'être là. Si tu ne te montres pas je te promets de venir te chercher, c'est bien clair !
Madame Onodera ne laissa pas son fils répondre et quitta l'immeuble. Ritsu soupira lourdement. Comment se sortir de là maintenant. Ses parents ne comprenaient pas et jamais il ne pourrait leur dire qu'il était amoureux d'un homme et ce, depuis une dizaine d'années.
Il pénétra chez lui, posa ses affaires et repensa à son week end ainsi qu'à Takano qui était rentré chez lui sans un mot. Il ne pouvait pas le laisser seul, à ruminer. Il prit sur lui et sa timidité et alla sonner à la porte de son voisin. Il fallut de la patience au brun avant de son patron n'ouvre la porte de son appartement.
— Ta…Takano, je suis … désolé pour tout à l'heure, tenta de s'excuser Onodera. Merci d'avoir essayer de m'aider, ajouta t-il.
— Que comptes-tu faire ? Pour Samedi…
Devant la mine déconfite de Ritsu, Masamune lui expliqua qu'il avait entendu le reste de sa conversation avec sa mère.
— J'aimerais entrer, je ne veux pas parler de cela sur le palier !
L'aîné hésita mais il fit entrer son amant.
— Jamais je ne l'épouserais ! Je te l'ai déjà dit ! Je suis …, Onodera hésita à terminer sa phrase.
Le silence s'invita entre les deux hommes. Takano attendait que son amant se décide de finir ce qu'il venait de commencer à dire.
— Tu es quoi ? s'impatienta l'aîné.
— Je suis…, les mots ne voulaient pas sortir de la gorge de Ritsu.
— Tsss ! fit l'éditeur en chef en laissant son amant dans le couloir de son appartement.
Le brun le suivit jusqu'au séjour. Masamune ne disait toujours rien, en fait cette situation l'agaçait mais il devait bien admettre que cela devait être aussi difficile pour Onodera.
— Takano ! Pourquoi tu es fâché ? questionna le cadet.
Seul le silence lui répondit. Onodera ne savait plus quoi dire pour s'expliquer. Masamune se tenait debout face à la fenêtre. Il avait des cernes sous les yeux, surement dû à la fatigue de la route, pensa le brun. Le jeune éditeur comprit que son amant attendait toujours la fin de sa phrase.
— Taka … Heu… Masamune, je suis amoureux de toi, jamais je ne pourrais épouser An, ni personne d'autre ! dit d'une traite et sans respirer Ritsu les joues rougies par la gêne.
A ces mots, l'aîné se retourna vivement. Il riva ses noisettes dans les émeraudes de son bellâtre. Onodera venait de lui avouer une seconde fois qu'il l'aimait. Il s'approcha de lui et l'enlaça fougueusement.
— Ritsu, murmura Takano. Je t'aime.
Cette étreinte dura un long moment, tous deux savourèrent ce moment.
— Que vas-tu faire pour samedi ? se harda à demander l'aîné.
— Je ne sais pas ! Pas y aller, je suppose.
— Si tu te dérobes, ils ne te lâcheront pas.
— Tu as sans doute raison. Je vais y réfléchir.
Cette étreinte laissa place à un tendre baiser. Takano semblait avoir retrouvé sa bonne humeur.
— Reste ! quémanda l'éditeur en chef tout en poursuivant leur baiser.
Pour toute réponse, Ritsu s'accrocha au t-shirt de son amant et amplifia la pression sur leurs lèvres. Le coeur de Takano rata un battement, une myriade de sentiments l'envahit. Il l'aimait chaque jour un peu plus. Onodera, lui, se sentait comme sur du coton. Ses jambes ne le portaient plus. La hardiesse dont il faisait preuve lui faisait parfois peur. En moins d'une minute, ils étaient dans la chambre de l'aîné. Ritsu était allongé sur le lit alors que Masamune se trouvait à califourchon au dessus de lui. Un doux moment se profilait, et ils comptaient bien en profiter.
A suivre …
