Bonne année 2011 ! Santé, bonheur, réussite, amour, amitié...Etc...
Espérons que l'année "Supernatural, saison 6" soit excellente aussi !
White Cloud City, Nevada - Novembre 2005
- Dean...
L'ainé se sentit légèrement secoué par la main de son frère. Il entre-ouvrit les yeux doucement, et bizarrement, il avait l'impression d'être calme...comme s'il avait eut un de ces repos réparateurs avec lesquels il n'était pas familiarisé. Dean se frotta les paupières, ne prenant même pas la peine de réprimer un baillement sonore. Sam quant à lui s'éloigna pour aller chercher son ordinateur sur la table. Un coup d'oeil à l'horloge fit pousser un soupir à son grand frère.
- Ne me dis pas que tu n'as pas dormi ?
Le plus jeune lui accorda un bref regard avant de hausser les épaules, comme si ce n'était pas important.
- J'y arrivais pas...
- Arrête de fous pas de moi Sam ! Répliqua son frère en se redressant. Tu as vu ta tête ? Tu ne tiendras pas longtemps sans dormir et...
- Bon tu veux que je te dise ce que j'ai trouvé ou quoi ? S'emporta son cadet, souhaitant couper court à cette conversation qui le génait visiblement.
Dean ne se permit même pas de soupirer et se leva pour venir rejoindre Sam à la table qui commença son exposé.
- J'ai fais quelques recherches sur ce fameux symbôle...
- Et qu'est-ce que tu as trouvé ?
- Alors le Soleil...c'est un symbôle pour l'harmonie d'un monde meilleur, le bohneur quoi...Les cercles qui l'entourent sont les différents barrières qui nous empèchent d'y parvenir...
Dean fronça des sourcils espérant plus d'explications. Sam se désintéressa une seconde de son écran pour compléter.
- Oui comme la maladie, la jalousie, l'argent, le racisme, la violence...Ce genre de truc quoi.
L'ainé lui fit un léger signe de tête, lui demandant de poursuivre.
- Alors pour la lettre "O" gravée au centre je n'ai rien trouvé...et puis j'ai réfléchi...
- Tu ne fais que ça...Souffla Dean agacé.
Sam ne prit même pas la peine de relever et expliqua.
- Je me suis souvenu des rêves qu'on a fait tous les deux...et j'ai commencé à y voir une corrélation...
- Sam, arrête de parler comme un dictionnaire et accouche !
Le plus jeune leva la tête vers lui, l'air inquiet.
- Oniros.
- A tes souhaits.
- Oniros était un Dieu grec Dean...le Dieu des rêves...un lointain cousin de Morphée si tu veux...
Dean resta silencieux bien qu'il n'arrêtait pas de se demander comment son frère pouvait savoir autant de choses...C'était presque du gachis. Enfin, toujours est-il qu'ils avaient désormais un gouron psychopathe qui vénérait un Dieu grec sur les bras...Rien que ça !
- Tu crois que Roberts est son élève ? Demanda finalement Sam.
- Non je pense plutôt que ce gentil docteur est complètement cinglé et qu'il lui voûe un culte.
- Mais comment il s'y prend pour tuer tout ces gens ?
Une fois encore, l'ainé resta silencieux...Il n'en avait absolument aucune idée. Il échangea un regard perplexe avec Sam qui referma son ordinateur d'un geste brusque avant de se lever pour venir se poster devant la fenêtre.
- Et si on filait Maggie ? Proposa t-il au bout d'une minute en se retournant vers Dean.
L'ainé, qui n'avait pas suivit son raisonnement lui demanda de développer d'un simple sourcillement.
- Si c'est vraiment un gourou, alors il a bien un endroit où prêcher...Et cette idiote semble faire partie de ses adeptes.
- Pas bête Sammy. Répliqua Dean en se levant. On file la jolie fille, on tombe sur le méchant et on lui botte les fesses, c'est ton plan ?
- Ben...ouai...Répondit le plus jeune, visiblement peu convaincu.
En trois pas, Dean s'enfonça dans la salle de bain.
- Donne moi un quart d'heure et on y va !
- C'est le combien de café que tu bois ? Demanda Dean d'un ton neutre.
Les deux frères étaient dans l'Impala, plongés dans le noir, les yeux rivés sur le perron de Maggie, attendant un signe de départ de sa part. L'ainé avait remarqué que son jeune frère avait tendance à somnoler, mais qu'aux moindres signe de fatigue, il avalait un peu de café. Dean commençait à comprendre son manège, il refusait de dormir car il ne voulait pas revivre un de ses souvenirs. Apparement, là où le plus âgé revivait des moments heureux, c'était bien différent pour Sam.
- Je sais plus...Répondit distraitement celui-ci.
Dean leva les yeux au ciel avec un soupir...C'était tout son frère ça, esquiver une conversation qui le mettait mal à l'aise par une réplique fermée.
- Tu ne tiendra pas éternellement comme ça Sam...
- C'est bon...tu ne vas pas me faire le même discours à chaque fois !
Sam se tourna vers lui, visiblement agacé. Dean s'apprêta à lui répondre qu'il était son grand frère, et qu'il avait le droit de s'en faire pour lui, mais il fut interromput par la porte d'entrée de Maggie qui jeune femme grimpa dans sa voiture et se mit en route, sans se rendre compte de la vieille Chevy qui la suivait de loin.
Ils s'arrêtèrent quelques kilomètres plus loin aux abords d'un hangar qui semblait abandonné depuis longtemps. Bien dissimulés sous les arbres, Sam et Dean attendirent que Maggie pénètre dans le bâtiment avant de la suivre de loin. Les deux frères, soucieux de restés discrets grimpèrent grâce à une échelle de sécurité et parvinrent jusqu'au toit. Bien qu'il soit en verre, la visibilité n'était pas très bonne, altérée par la poussière et les quelques plantes grimpantes qui s'y étaient faufilées.
Les deux frères furent presque obligés de s'allonger à plat ventre pour espérer voir quelque chose, l'entrepôt semblait être bondé de personnes, toutes adeptes de Roberts. D'un même mouvement, tous s'agenouillèrent à l'arrivée du médecin, vêtu d'une grande étole verte. Il tenait dans ses mains, une coupe remplie d'un liquide blanc. Sam et Dean tendirent l'oreille, mais ils ne purent entendre les paroles qu'il venait de prononcer, par contre, ils virent la foule lever les mains au ciel en même temps que lui, avant déclarer d'une même voix " Pour un monde meilleur".
- Ok...là c'est flippant. Commenta l'ainé.
Le plus jeune approuva d'un léger signe de tête avant de reporter son attention sur Roberts qui avait visiblement, entamé un discour.
- Dean..on pourra jamais l'atteindre ici ! Murmura Sam à juste titre.
Dean s'accorda une minute le temps de réflechir à une stratégie, mais il devait bien avoué que son frère avait raison, il y avait bien trop de monde dans cet entrepôt pour s'attaquer à leur gourou.
L'ambiance quelques mètres sous eux devint soudain plus glauque, plus angoissante. Les adeptes et Roberts étaient visiblement en transe et psalmodiaient des paroles que Sam reconnut comme être du grec ancien.
- Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'ils disent ? S'inquiéta son ainé.
- Tu crois que je parle le grec couramment ?
- Allez Sam, je suis sûr que tu comprends quelque chose, concentre-toi ! Le pressa Dean.
Le plus jeune rassembla ses vagues souvenirs des peu de cours de grec qu'il avait suivit, il n'avait jamais eut à suivre le latin, il avait donc essayé une autre langue morte.
- Alors ?
- Si tu la fermais une minute, je pourrai peut-être entendre quelque chose ! Répliqua Sam agacé.
Dean se renfrogna en boudant, mais au moins, il resta silencieux le temps que son jeune frère ne ferme les yeux pour essayer de comprendre quelques parties.
- Ils sont en train de prier...Oniros...de...Attends...
Sam rouvrit les yeux, comme si tout s'éclairait d'un seul coup.
- C'est ça !
- Quoi ?
- Regarde Roberts ! Regarde ce qu'il fait !
Dean reporta une seconde son attention sur le médecin...Sauf qu'il n'y avait rien à voir.
- Comment ça ? Il ne fait rien...
- Exactement Dean, il ne fait rien ! Viens !
Sam lui donna un léger coup de coude, signe qu'il était temps de partir. Ne suivant pas son raisonnement, Dean descendit à sa suite et grimpa à bord de l'Impala, toujours bien cachée.
- Ok, une petite explication Sherlock ?
Sam se tourna vers lui, le visage illuminé d'une excitation qu'il ne lui avait pas vu depuis longtemps. En général, ses yeux brillaient comme ça quand il avait trouvé le fin mot d'un mystère.
- Roberts ne faisait rien, or il a commencé à prier avec eux, ensuite il s'est arrêté. J'ai écouté ce que chantaient ces malades, la plupart ne sait sûrement pas ce qu'elle dit...
- Dont moi...Lui rappella Dean gentiment.
- Ils demandaient à Oniros de réaliser leurs rêves...et pour cela, ils se vendaient à son plus proche messager...
L'ainé cilla, un peu mal à l'aise.
- " Se vendaient" ? Euh, pas dans le sens...
- Non...ils donnent leur émotions, leur sentiments à Roberts et eux ne ressentent plus rien...C'est comme ça qu'ils parviennent au bonheur absolu, en refusant d'être heureux ou triste, d'être en paix ou en colère...Tu comprends ?
Dean essaya de résumer pour se tester lui-même.
- Si j'ai suivi...Roberts les manipule pour leur faire croire que s'ils prient, le dieu machin truc leur accorda une petite vie de rêve...Alors qu'en fait, ce cher docteur n'est qu'un humain qui n'est pas en contact avec...Oni...chouette...Il fait ça juste pour...pour quoi d'ailleurs ? Comment récolte t-il leurs sentiments s'il n'est qu'humain ?
Sam prit le temps de réfléchir un instant à ces questions.
- Et bien...peut-être qu'il ne l'est plus tout à fait. Ces pauvres gens qui se sont suicidés, ça pourraient être des dommages collatéraux, ou bien ce sont grâce à leur essence vitale que Roberts tirent son pouvoir. Peut-être qu'il est un peu sorcier.
- Oh non...je déteste la sorcellerie je trouve ça..
- Dégoûtant oui je sais...Termina son jeune frère. D'ailleurs, tu ne m'as jamais dit pourquoi ?
Dean esquiva la question d'un geste de la main.
- Oh laisse tomber.
Il reprit, désirant mettre un fin mot à cette histoire.
- Donc on tue le vilain docteur sorcier, et on libère les pauvres gens de cette ville par la même occasion.
- Voilà.
Les deux frères échangèrent un regard éloquant...Enfin cette enquête commençait à avoir un certain sens...Enfin ils allaient pouvoir y mettre un terme...Enfin, si tout se passait bien...parce que ce que Sam et Dean ne savaient pas, c'était que leur présence n'était pas passée inaperçu à Roberts et que celui-ci se préparait déjà à contre-attaquer.
Dakota du Sud - Avril 1984.
La neige avait fondu depuis quelques semaines déjà, emportant avec elle un bonhomme de neige, oeuvre de Dean et Bobby. L'ambiance dans la vieille maison n'était pas vraiment au beau fixe, cela étant dû principalement à John qui s'impatientait de partir traquer la chose qui avait tué Mary. Singer tentait de lui faire comprendre que ce serait sans doute l'affaire de toute une vie, mais le père des WInchester désespérait de ne jamais trouver la moindre piste.
- Sois patient John ! S'exclama Bobby en cette journée de fin du mois d'avril. Peut-être que cette chose ne ressort tous les dix ans ! Peut-être qu'elle est déjà loin...
- Justement ! Je ne vais pas rester à attendre sagement qu'elle daigne revenir me voir si l'envie lui en prend. Répliqua John au bord de la crise de nerfs.
Singer croisa les bras, visiblement blessé par cette remarque.
- Alors quoi ? Tu vas prendre tes enfants et partir ? C'est ça ? Tes fils de cinq et même pas un an...
Un peu en retrait depuis le début, Dean qui avait écouté le début de la conversation s'éclipsa, peu désireux d'entendre la suite. Il détestait quand son père et Bobby se disputaient, parce qu'en fait, lui n'était pas pressé de partir d'ici. Même si sa mère lui manquait, il avait eut le sentiment de retrouver un peu de confort et une ambiance rassurante dans cette maison. Oh bien sûr les débuts de la cohabitation avec Bobby avaient été laborieux, mais le vieux chasseur n'était pas si bourru que ça quand on apprenait à le connaître.
Le petit garçon préférait retourner dans le salon pour surveiller son petit frère. Depuis qu'il avait prononcé son tout premier mot, Sam ne cessait de babiller, pour dire des choses plus ou moins censées, mais son ainé s'en émerveillait tout de même à chaque fois. Le plus jeune avait apprit qu'il fallait dire "Bo'zour" quand quelqu'un entrait dans une pièce, et "o'voir" quand il en sortait. Son vocabulaire s'élargit un peu plus et quelques jours après avoir prononcé le prénom de son frère, il céda à John et dit "papa", au grand bohneur de celui-ci.
Dean l'observait longuement, notait des changements flagrants, notamment le fait que Sam essayait de plus en plus de rester debout tout seul, ce qui jusqu'à maintenant, se soldait par une petite chute indolore sur les fesses. Malgré tout, son cadet pleurait, ou boudait...Bobby lui avait dit que son frère serait un perfectioniste, Dean, qui n'avait pas comprit ce mot demanda plus d'explications à son "oncle". Depuis, il savait que Sam refuserait de laisser tomber, qu'il serait têtu comme une mule...Comme un vrai Winchester !
John passa en mode "courant d'air" dans le salon pour aller chercher ses affaires sous les regards inquiets de ses deux fils. Sam tendit les bras vers lui gentiment en l'appellant maladroitement.
- Papa !
Mais son père resta indifférent, la mine furidonde, les yeux noirs. Dean se permit de lui demander.
- Tu vas chasser ?
- Oui...un Poltergeist à Jericho.
Le petit garçon ne lui redemanda même pas la différence entre un fantôme et un poltertruc...il avait l'air trop fâché. Toute fois, autre chose l'inquiétait...quelque chose de beaucoup plus important que ce monstre.
- Dis papa...tu sera là pour l'anniversaire de Sammy ? C'est bientôt tu sais...
John passa rapidement à côté de lui en posant une main sur son épaule.
- Mais oui...
Puis, sans ajouter quoi que ce soit, il quitta la pièce. Dean, se retourna vers son cadet qui avait laissé retomber ses bras l'air triste.
- Alors les garçons, quoi de neuf ? Fit la voix neutre de Bobby.
L'ainé haussa les épaules, déçu tandis que le plus jeune sourit en prononçant fièrement un "Bo'zour". Singer ne put résister et vint s'assoir à côté de lui.
- Alors Sam ? ça va ?
L'enfant fit un signe "oui" avec la tête et éclata de rire quand Bobby lui pinça le bout du nez. Dean lui, restait en retrait trop inquiet par ce qu'il avait entendu de la conversation entre son père et son "oncle".
- Comment je m'appelle moi ?
- Bobby ! S'exclama clairement Sam, un énorme sourire sur le visage.
Celui-ci en entendant son prénom prononcé de la sorte ne put s'empécher de rire doucement, complètement attendris. Il prit le plus jeune sur le genoux en lui montrant quelques photos de l'album qui était posé devant eux.
- Et là ?
- Maman !
Bobby releva la tête vers Dean s'attendant presque à voir un sentiment de fierté sur le visage de l'ainé, mais tout ce qu'il put y déceler fut de la tristesse et de l'angoisse.
- Et bien Dean mon garçon...Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Est-ce qu'on va être obligés de partir ? Demanda l'enfant sans prendre de détour.
Le chasseur cilla, troublé par sa maturité. Il reprit un peu de contenance et tendit un bras vers lui pour lui faire signe d'approcher. Dean s'exécuta et vint s'assoir contre lui, les yeux baissés.
- Ecoute Dean...ton papa et moi on a longtemps discuté de tout ça. Et il est évident qu'un jour, vous partirez. Mais par pour le moment. Pas tant que toi et Sam vous n'êtes pas plus grands...Pas tant que vous ne serez pas prêts. Et crois-moi, ton papa est peut-être un excellent chasseur, mais il lui reste encore beaucoup à apprendre.
Ce que Bobby n'ajouta pas c'était qu'il restait persuadé que le fait d'avoir une maison, un semblant de chez-soit maison, était fortement bénéfique au père des Winchester qui risquait de se perdre dans sa croisade. Là au moins, Sam et Dean pourraient avoir un peu de confort et surtout, de la sécurité...Parce qu'il savait très bien que dès que Dean aurait sept ans, il commencerait à être formé au maniements des armes, Sam aurait peut-être le droit au même traitement..Mais Bobby se doutait bien que d'ici deux ans, les Winchester prendraient le large...Avec ou sans retour.
Dakota du Sud - Mai 1984.
Les paroles que Bobby avaient prononcé la veille l'avaient rassurées, et même si pour le moment il ne se voyait pas chasser les monstres, Dean était tout de même content...Content car il pourrait ressembler à papa...Ce papa qui était son héros, son modèle.
Mais aujourd'hui, pas question de s'ennuyer à penser à toutes ces vilaines créatures, non...car aujourd'hui était un jour particulier : c'était l'anniversaire de Sam ! L'enfant était pourtant déçu car il n'avait pas eu l'occasion de lui acheter un cadeau, mais Bobby lui avait assuré que le gamin ne s'en rendrait même pas compte. Dean s'étira doucement avant de descendre de ce lit un peu trop haut pour lui. Il enfila des chaussons rembourés de mousse et se passa un gros pull pas vraiment de saison. Il sortit dans le couloir et jeta un coup d'oeil dans la chambre de son frère, mais la porte était ouverte. Oncle Bobby avait déjà dû le lever.
Alors, l'enfant descendit prudemment les escaliers, toujours un peu endormis. C'est alors qu'il aperçut Bobby qui se tournait vers lui, un sourire joyeux sur le visage, l'air surexcité, il lui fit signe de le rejoindre.
- Dean viens...Regarde ton petit frère !
Le petit garçon s'avança de manière à voir l'ensemble de la pièce, et ses yeux ne tardèrent pas à se poser sur son cadet. Ce dernier prit appui sur un fauteuil, essayant péniblement de se redresser. Au bout d'une minute, ses efforts payèrent puisqu'il était debout, il se mit à regarder autour de lui, comme s'il cherchait quelqu'un.
- Sammy ? Tenta Dean gentiment.
Attiré par la voix de son frère, le plus jeune tourna la tête vers lui, et sa bouche s'étira en un joli sourire. Alors, il lâcha le fauteuil et se mit à trottiner maladroitement vers lui, Dean laissa échapper un "oohhh" de fierté et d'attendrissement sans voire la mine comblée de Bobby juste derrière.
- Quel dommage que John ne soit pas là...Soupira t-il.
L'ainé sursauta quand il vit son frère s'étaler sur toute sa longueur, bien sûr, à peine une seconde plus tard, Dean le relevait pour le consoler.
Le reste de la journée aurait pu être catastrophique que Dean et Bobby ne s'en seraient pas aperçut, non...L'ainé prenait les mains de son cadet et se mettait derrière lui pour l'aider à marcher avec un peu plus d'équilibre, et à chaque fois, c'était les mêmes sourires, les mêmes " Bravo Sammy !"...Au bout de deux heures, le plus jeune marchait tout seul, même si son frère avait dû mal à le lâcher, par peur qu'il ne tombe.
Son anniversaire fut fêté dignement, malgré l'état du gâteau fait par Bobby. Celui-ci immortalisa d'ailleurs cette journée par quelques films prit en douce, désireux de garder un souvenir de ces deux gamins qui lui avaient redonné goût à la vie après la mort de sa femme. Mais outre le côté nostalgique, Bobby était persuadé que John serait ravi de pouvoir assister aux premiers pas de son plus jeune fils, même s'il ne les voyait qu'à la télé.
Mais John ne rentra que quelques jours plus tard, triste et abattu d'avoir râté les un an de Sammy...Sa culpabilité le fit qu'augmenter quand il fut accueilli par le gamin qui trottinait fièrement vers lui en prononçant un intelligible : " Bonzour papa !". Alors il le prit dans ses bras, comme il aurait dû le faire il y a longtemps déjà, comme il le faisait avant que Mary ne meurt...Sam n'était pas plus responsable que lui dans la mort de sa mère, et c'était absolument horrible de penser le contraire.
Bobby lui montra les vidéos qu'il avait faîte, mais le plus intrangisant resta Dean...Dean qui lui avait demandé pourquoi il avait râté l'anniversaire et les premiers pas de Sam...La mort dans l'âme, son père lui expliqua que c'était à cause de tout ces monstres...qu'ils ne lui rendaient pas la vie facile et se cacha derrière un argument que tous les adultes servaient et qui n'avaient aucun sens.
- Tu comprendra quand tu sera plus grand.
Mais c'était faux...John le savait...C'était faux car lui même de comprenait pas.
