Et voilà déjà une autre suite, j'essaye de rattraper mon retard. Reviews ?
Samantha était étendue sur le lit, essayant de dormir depuis déjà plusieurs heures. Peut-être était-ce dut au téléphone de Maybourne, qu'elle avait prit soin de dissimuler à l'intérieur du matelas, mais qui pouvait malgré ça se sentir sur sa colonne ? Sa présence lui rappelait sans cesse les paroles du bureaucrate. Pourquoi voulait-il qu'elle seule ne connaisse l'existence de l'appareil ? Il était pourtant comme eux, un homme ayant des centaines de morts sur sa conscience. Peut-être agissait-il dans son propre intérêt ? En tout cas il n'avait pas l'air d'apprécier O'Neill, qu'il avait laissé seul avec elle… Et cette haine avait l'air réciproque.
« Je suis peut-être le seul à savoir à quoi les Black OPS servent véritablement de nos jours ». Ses mots se répétaient sans cesse dans son esprit depuis quelques temps. Qu'est-ce que Jack avait-il voulu dire par là ? Elle ne saurait le dire, mais elle sentait qu'il y avait en lui quelque chose de différent. Et bien qu'il restait son premier agresseur, elle n'oubliait pas la faute qu'il avait commis en frappant son supérieur pour qu'elle n'ai pas les doigts brisaient… et elle l'avait remercié.
FLASH BACK
Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis le départ de Maybourne, et il pleuvait toujours. Jamais Sam n'avait assisté à de pareil condition météorologique. Elles restait immobile, à regarder les gouttes s'écraser sur les vitres perméables. Une flaque d'eau avait déjà recouvert le sol et s'étendait lentement dans les joints de pièce.
Pourtant, le bruit d'une clef s'insérant dans une serrure attira son attention. Jack entra alors, l'air calme, bien qu'il devait encore cacher sa fureur contre Harry. Il ouvrit la grille et s'approcha de Sam, qui n'avait plus la force de tenter quoi que ce soit. Il la prit donc par le bras et l'entraina hors de la cellule sans un mot, se contentant seulement de maintenir la jeune femme. Il entoura sa taille de son bras, pour avoir une plus grande emprise sur elle et déclencha par la même occasion une sensation étrange le long de la colonne de la jeune femme, qu'elle prit pour de la crainte.
Ils longèrent un court moment un couloir avant qu'il ne s'arrête devant une porte et ne lui ouvre la porte. Il s'agissait de sanitaire, compléter par une douche et de crèmes nécessaires pour se laver proprement. Elle le fixa un instant, surprise par tant de confort comparait à sa cellule. Quelque chose lui dit soudainement qu'elle n'y avait pas le droit, mais que Jack voulait seulement détourner les règles de ses supérieurs… Par vengeance ou par acte de bonne foie ?
Elle y réfléchit un moment avant de finalement couper le silence.
- Je vous remercie pour tout à l'heure. Je sait que c'est stupide de s'inquiéter pour les os d'une main quand on est entre celles de kidnappeurs mais…
Elle s'arrêta, voyant que Jack ne l'écoutait même pas, et eut alors l'envie de le secouer, pour qu'il lui adresse enfin la parole… mais elle resta docile face à cette pulsion étrange.
Sam entra ensuite dans la pièce, bientôt enfermée, avant de constater qu'il n'y avait pas d'issues possibles.
FIN DU FLASH BACK
La scientifique perçut alors une délicieuse odeur de chili con carne, et sentit son ventre se contracter douloureusement.
Depuis combien de temps était-elle là ? Au moins trois jours d'après les levés de soleil auquel elle avait assisté. Et pourtant, elle n'avait encore rien avalé. Elle se contentait donc de garder la même position, essayant de préserver son énergie.
Il fallait qu'elle dorme, c'était le seul moyen pour qu'elle puisse tenir le coup. Mais alors que ses yeux commençaient à se refermer, elle crut sentir une légère vibration en provenance du matelas. Elle se redressa alors vivement et ignora les vertiges qui la secouait pendant qu'elle extirpait le téléphone du lit. Mais son visage perdit ses dernières couleurs quand elle découvrit qu'il n'y avait ni nouveaux messages, ni appel manqué.
Peut-être était-ce les grognements que faisait son ventre en une plainte féroce qui l'avait trompé ?
De nouveau, elle entendit une clef s'enfoncer dans la serrure, et resta figer quelques secondes avant de remettre le cellulaire dans sa cachette. A peine fut-elle relevé que Jack entra dans les cachots, ayant apparemment retrouvé son calme.
Bien qu'au début, la jeune femme ne remarqua que le charme presque envoutant de l'irlandais, elle fut ravie de découvrir qu'il tenait un plateau dans ses mains. Elle se rapprocha alors de la grille, avec une faim qui ne cessait de croître en sentant l'odeur mexicain et attendit patiemment que Jack ne lui passe à travers la grille. Pourtant, dès que ce fut le cas, le militaire se dirigea de nouveau vers la porte principale, sans un mot. Sam en oublia alors son repas et essaya de trouver n'importe quel moyens qui permettraient de le retenir.
- Quel sale temps, lâcha-t-elle alors.
Jack se figea, stupéfait qu'elle lui parle de la pluie et du beau temps alors qu'elle se trouvait enfermé depuis plus de trois jours dans une cage qui devait avoir la taille du placard à balais du sénateur Faxon.
Sam réprima un sourire, assez fière de l'impact produit.
- Vous avez décidé de ne pas m'adresser la parole ? Si c'est le cas ça va être difficile.
Jack la fixa alors de nouveau et s'approcha de la grille, bien que persuadait qu'il aurait dut quitter la pièce depuis longtemps.
- Vous devriez vous mettre dans le crâne que vous n'êtes pas en position de dire quoi que ce soit.
- Alors vous allez récupérer l'usage de la parole ou est-ce que j'avais raison… colonel ?
- Il serait plus sage que vous vous contentiez de manger… docteur.
- Ne me faîte pas croire que vous me feriez quoi que ce soit si je ne vous écoutais pas.
Le militaire franchit le dernier mètre qui les séparaient, ne laissant qu'une grille est un espace minime entre eux. Il la fixa alors avec un regard vide et calme avant de couper à nouveau le silence.
- La question est : est-ce que vous allez prendre ce risque ?
Un frisson traversa la jeune femme de part en part, et machinalement, elle ne répondit pas, contrôlée par ces menaces voilées par cet air calme et plein de sagesse.
Jack la quitta alors des yeux et observa la sol, recouvert par une dizaine de centimètre d'eau qu'il n'avait pas soupçonné avant. Il observa ensuite la fenêtre, qui laissait une quantité impressionnante de liquide s'écouler dans le sous-sol avant de remarquer les fines chaussures en tissu de la jeune femme, qui devait lui glacer les pieds.
- Je vais vous conduire à l'étage où vous resterez le temps que votre cellule ai évacué l'eau.
- Hors de question.
Sam ignora le regard surprit que lui envoyait Jack, tandis que toute ces pensées se tournaient vers le téléphone portable, qu'elle ne voulait pas quitter des yeux.
- La tempête est de plus en plus violente, si vous restez dans une cellule qui sera bientôt inondé jusqu'au sommier avec les microbes qui trainent et votre malnutrition, je ne donne pas chère de votre peau.
- Depuis quand les agresseurs se soucient-ils de la santé de leurs victimes ?
- Depuis qu'elles leurs sont suffisamment utiles.
- C'est ça, cachez ce qu'il vous reste d'humanité derrière vos services rendu à cette organisation.
- Je ne sais même pas pourquoi je discute avec vous, excusez-moi si ça avez l'air d'une simple proposition mais vous ne resterez pas une minute de plus ici.
- Touchez moi et je vous met K.O avant que vous n'ayez le temps de dire « au revoir » à votre femme.
- Malheureusement pour vous je n'en ai plus.
- Vraiment ? Je me demande bien pourquoi, ironisa-t-elle.
La scientifique décela alors un éclair de tristesse dans le regard de l'assassin. Mais celui-ci fut de courte durée, car il ouvrit ensuite la grille de la cellule et empoigna son bras droit. De l'autre, elle tenta de lui mettre un coup mais Jack réussit à le contrer sans difficulté.
Un sensation bizarre s'empara soudainement d'elle, l'empêchant bientôt de discerner les traits du visage du militaire. Toute la pièce sembla ensuite tourner autour d'elle alors qu'elle sentait ses jambes céder sous son poids.
Voyant qu'elle perdait connaissance, Jack, prit d'un réflexe, l'attrapa avant qu'elle n'eut touché le sol.
→ A SUIVRE
