Hey ! Voici le nouveau chapitre.

Je n'ai eu que deux reviews de la même lectrice (que je remercie) depuis quelques temps.

J'espère que j'ai encore mes lecteurs. Rassurez-moi. Bye

Sam reprit connaissance une heure plus tard, et chercha un instant Jack du regard, avant de le voir assis près d'un feu, observant une veille photo avec un air triste. La jeune femme tenta de discerner ce qu'elle représentait mais elle était trop faible pour faire le moindre mouvement. C'est seulement quand elle abandonna tout effort qu'elle remarqua la couverture épaisse qui recouvrait son corps, et le verre d'eau qu'il avait posé au près d'elle. Et malgré tout ce que Jack représentait de mauvais pour elle, elle ne put s'empêché d'être troublée par ces gestes. Pouvait-on être à la fois un assassin et quelqu'un de bien ? Elle avait toujours pensait que non, pourtant toutes ces convictions semblaient peu à peu s'effondrer.

- Est-ce que vous réservez ce genre de surprise à tout vos prisonniers où ai-je quelque chose de particulier ? Ironisa-t-elle d'une voix faible pour signaler son réveil.

Jack rangea discrètement la photo dans la doublure de sa veste avant de fixer Sam avec un air soulageait.

La jeune femme fronça légèrement les sourcils, doutant une nouvelle fois. Était-il content qu'elle aille mieux ou qu'elle puisse se rétablir pour exécuter sa mission ?

- Vous devriez avaler quelque chose avant de vous effondrer de nouveau.

Il se redressa alors et réchauffa l'assiette de la jeune femme au micro-onde avant de constater qu'elle ne le quitté pas des yeux.

- Vous pouvez m'enlever ces bijoux ? Interrogea-t-elle avec un coup d'œil vers ses menottes. Je préfère manger proprement.

- Aucune chance.

- Quoi vous avez peur que je vous attaque avec une fourchette ? Vous voyez bien dans quel état vous m'avais mise.

Jack, bien que conscient de la forme physique du scientifique, sembla hésiter. L'appareil s'arrêta, l'obligeant à se décider dans les plus bref délais pour qu'elle puisse profité rapidement des apports nutritionnels du repas. Mais Sam dut attendre encore quelque temps avant de se décider à couper le silence qui s'était installé. Elle tira alors légèrement sur sa main menottée avant de fixer le militaire.

- Vous croyiez quand même pas que j'ai les boucles d'oreilles qui vont avec ?

Les lèvres du militaire s'étirèrent en un sourire, amusaient par tant de détermination chez une femme. Le cœur de Sam manqua alors un battement et elle fut déstabilisée un moment.

Le colonel O'Neill se décida finalement à l'écouter et s'agenouilla à son niveau pour pouvoir retirer les menottes accrochaient à ses poignés.

Elle retint alors sa respiration, sentant le souffle de Jack caresser sa peau et ses mains la libérer délicatement de ses chaines. Celui-ci resta ensuite immobiles, avant que ses yeux ne se plongent dans ceux de Sam. Leurs regards s'accrochèrent un moment avant qu'il ne se relève, troublait. Il prit subséquemment l'assiette qui se trouvait encore dans l'appareil électrique et l'apporta à sa captive avec un unique couvert, le moins susceptible de pouvoir faire office d'arme.

Pourtant, la jeune femme fit un geste de refus avant de se mettre en position assise.

- Vous pouvez m'aider à m'assoir à table ?

- Vous ne bougerez pas d'ici.

- Alors ce sera sans votre aide.

Sam se releva mais fut instantanément prise de vertiges. Le militaire parvint à la stabiliser de sa main libre avant de l'entrainer vers la table.

- Est-ce qu'il vous ai déjà arrivé de laisser quelqu'un d'autre avoir le dernier mot ?

- Je ne suis pas une femme à qui on peut dire non.

- Alors votre sénateur ne doit pas s'amuser tout les jours.

Elle s'installa sur la première chaise qui se présenta à elle avant de remercier Jack, qui lui tendait son plateau en réfléchissant à un moyen de reprendre de la distance avec elle. Bien qu'il détestait suivre les règles, il avait été trop loin, et le fait d'avoir parlé de sa relation avec Josef de façon aussi naturelle n'allait sans doute rien arrangé. Il était entré dans son intimité, et maintenant il ne demandait qu'une chose : en sortir au plus vite.

Mais Sam hésitait déjà à lui poser une question personnelle, qu'elle avait sur le bout des lèvres depuis qu'elle s'était éveillé, et qu'elle s'était forcé à garder pour elle jusque là. Elle fixa plusieurs fois le repas mexicain avant de lever les yeux vers Jack, comme pour se raisonner. Mais c'est sa curiosité qui l'emporta, comme la plupart du temps.

- Et votre femme ?

- Pardon ?

- Pourquoi vous a-t-elle quitté ? Elle a découvert dans quel terrain de jeu vous jouez ?

- Pourquoi pensez-vous que c'est elle qui m'a quitté ?

- Vous regardiez une vieille photo tout à l'heure, alors soit vous avez des remords, soit elle était assez amoureuse de vous pour oublier que vous êtes un assassin. A choisir je dirais la première.

- Et qu'est-ce qui vous fait croire que j'ai envi d'en parler avec vous ?

- Parce qu'inconsciemment vous aimez contournez les ordres de vos supérieurs.

- Vous avez toujours réponse à tout ?

- Et vous l'inverse ?

- Vous devriez manger avant que ça soit froid.

- Pas avant d'avoir une réponse.

Elle le défia un instant du regard avant de constater avec plaisir qu'il prenait moins de temps qu'elle ne l'aurait crut. En effet, Jack fouillait déjà dans la doublure de son manteau avant d'en retirer la photo en question, qu'il tendit à la jeune femme. Celle-ci étudia un instant l'expression de son visage avant de tourner toute son attention vers le cliché. On pouvait y observer trois personnes, assises sur les marches d'un escalier, le regard tournait vers l'objectif. A droite, une femme affichait un sourire épanouit, visiblement comblé. Elle avait les cheveux blond, très court, et les yeux d'un bleu foncé perturbant. Elle était très belle, malgré son petit air masculin. A ses côtés, se tenait un enfant, qui, à en juger par son apparence, devait avoir aux alentours de huit ans. Ses traits, bien qu'encore jeune, présentait déjà quelques similitudes avec ceux de Jack, lui faisant comprendre qu'il s'agissait de son fils. Mais c'est la troisième personne qui retint le plus le regard du scientifique. Il s'agissait bien du colonel, malgré les changements conséquents qu'on pouvait lire sur son visage. Ses yeux semblaient plus pétillant sur le papier glacée qu'ils ne l'étaient en réalité. Il affichait aussi un sourire éclatant, qu'elle ne lui reconnaissait plus lorsqu'il lui arrivait de lui montrer, et ce côté sombre qu'elle redécouvrait à chaque fois qu'elle le regardait ne semblait pas avoir existé. Sam passa son doigt sur ce visage qu'elle redécouvrait avant d'observer une nouvelle fois le petit garçon. Avec l'hérédité dont-il avait bénéficiait il allait sans doute en briser des cœurs.

- Sincèrement je suis assez surprise quand je pense que vous avez un fils.

Jack afficha un sourire crispait avant de finir sa cannette d'une seule traite et de baisser les yeux, fixant un point invisible sur la table.

- J'avais…

Sam sentit son sang se glacer, comprenant enfin comment l'homme qu'elle avait pu voir sur le cliché avait laissé place à celui qui se tenait face à elle.

- Je n'aurais jamais dut insister je suis désolée.

Un silence s'installa, avant que Sam ne commence enfin son repas. Elle voulait trouver quelque chose qui puisse arrangé la gêne qu'elle avait installé mais trop de questions restaient en suspend pour qu'elle puisse réfléchir à quoi que ce soit d'autres. Pourtant, elle se figea bientôt, devinant que Jack allait reprendre la parole.

- Charlie passait son temps à s'amuser, comme tout les enfants de son âge. Il adorait jouer… avec n'importe quoi. Un jour, on a entendu un coup de feu provenir de mon bureau… Sarah et moi nous sommes montés pour voir ce qu'il s'était passé mais il était déjà trop tard… Il est mort à l'hôpital peu de temps après.

Jack broya la cannette de bière qu'il tenait dans ses mains avant de l'envoyer avec force à l'autre bout de la pièce.

- Quant-à mon couple, il est mort avec lui… Alors en ce qui concerne vos théorie, la première était la bonne, j'ai bien des remords…

Il se tut un instant avant de finalement croiser son regard.

- … Puisque c'est avec mon arme qu'il s'est tué.

Sam n'osa rien dire pendant un moment. En effet, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir des sentiments contradictoires face à cette révélation : la pensée qu'elle était sa captive la poussée à se taire, tandis que le fait qu'il lui en ai parlé lui susurré de le réconforter. Mais finalement, sa compassion l'emporta sur tout le reste.

- Vous l'avez dit vous-même, il adorait jouer, avec n'importe quoi.

- J'ai laissé mon arme de service sur mon bureau, c'est comme si j'avais appuyé moi-même sur la gâchette… quel genre de père est-ce que j'étais ?

La scientifique baissa les yeux, dans l'incapacité de répondre à cette question. Il avait eu tord, elle n'avait pas toute les réponses. Mais elle aurait aimé, rien qu'une minute… elle aurait adoré pouvoir lui retirer toute la culpabilité qu'il s'infligeait… Mais c'était un fait : Charlie était mort pour une erreur de jugement.

- Je ne sais pas pourquoi je vous dit tout ça, quel importance ça à de toute façon ?

- Ma mère est morte alors que je n'étais encore qu'une ado... Je sais ce que ça fait de perdre quelqu'un de proche, alors croyiez-moi, ça à de l'importance.

- Accident de la route c'est ça ?

Sam le dévisagea un moment, surprise. Comment pouvez-t-il la connaître autant après si peu de temps passaient ensemble ? Combien d'heures l'avez-t-il épier, avant de passer enfin à l'action et de la kidnapper ? Cette situation ne la dérangeait pourtant pas vraiment. Elle ressentait plutôt une sensation étrange, celle de le connaître depuis longtemps.

- C'était dans votre dossier, clarifia-t-il.

- Vous retenez les informations plutôt bien pour un homme qui doit se contenter de travailler avec ces mains à défaut de sa tête.

- C'est mon travail.

- Et depuis combien de temps l'exercez-vous ?

- Depuis que ma vie est devenue l'inverse de ce qu'elle aurait dut être.

La jeune femme resta un instant silencieuse, comprenant que c'était la mort de son fils qui l'avait poussé à vivre chaque jours avec un identité difficile à supporter. Il n'avait pourtant pas le profil d'un meurtrier. Peut-être était-ce pour cette raison qu'elle avait aussi surprise lorsqu'il l'avait menacé avec son arme trois jours auparavant.

- C'est assez drôle d'exercer ce genre de bouleau après ce qu'il vous est arrivé, reprit-elle, curieuse.

- J'étais un militaire banal avant, un assassin maintenant, je devais bien trouvé quelque chose auquel j'étais qualifié.

- Et surtout continuer à vous détestez facilement pour ce que vous croyiez être à l'origine.

- Je l'admet, c'est sans doute difficile à comprendre pour une femme qui n'a pas d'enfant.

- Figurez-vous que c'est à quoi je réfléchissais avant que je ne me fasse kidnapper !

- Très bien ! Alors envoyez-moi une jolie carte postale quand votre gosse se tuera avec l'un de vos télescope !

- Vous voyez ? Vous essayez encore de vous mettre la mort de votre fils sur la conscience ! Ce n'était pas votre faute, ni celle de votre ex-femme parce qu'elle a oublié de fermer la porte du bureau, et encore moins celle de Charlie parce qu'il adorait jouer ! Il n'y a pas toujours un coupable pour chaque crime ! Je ne me sens pas coupable quand je pense que ma mère est morte en grillant un feux rouge pour me chercher à temps à l'école, je n'en veux pas non plus à la signalisation, ni à ma mère qui avait une bonne attention. Non, j'en veux à mon père de ne pas avoir sut m'élever après. Quand à vous c'est plutôt à Sarah que vous devriez diriger votre colère ! C'est parce qu'elle n'a pas sut vous aider que vous êtes coincé là à attendre que Maybourne revienne avec deux bombes !

Le militaire resta un moment silencieux, une nouvelle fois perturbait par tant d'obstination chez une femme. Et, contre toute attente, il afficha un sourire sans même essayer de le cacher. Décidément il n'avait jamais eu autant de mal à accomplir son travail. Depuis quand est-ce que les victimes avaient leur liberté d'expression ?

- C'est héréditaire ou c'est votre côté « scientifique » qui ressort cette faculté de dire autant de mot sans reprendre votre respiration ?

- Je vous avais dit de me laisser dans ma cellule, répliqua-t-elle avec un sourire.

Ils se fixèrent un moment avant que la jeune femme ne détourne le regard, mal à l'aise. Elle jeta ensuite un coup d'œil vers la fenêtre et découvrit qu'il avait cessé de pleuvoir. Sam se sentit alors apaisé, comme si cela voulait dire que ses problème étaient terminés. Maintenant elle devait seulement attendre quelque temps, afin de pouvoir retourner au près du portable de Maybourne.

- La pluie s'est arrêté, je vais pouvoir reprendre ma suite cinq étoiles avant demain, affirma-t-elle pour s'en assurer.

- Vous êtes bien la première personne à vous en réjouir, qu'est-ce qu'il y a de si important à l'intérieur ? Demanda-t-il avec une un mélange d'ironie et de curiosité douteuse.

Samantha sentit son estomac se resserrait violemment alors qu'elle tentait de trouver une réponse qui écarterait tout soupçon. Harry lui avait bien dit qu'elle devait-être la seule au courant, et qu'il en serait informé si elle ne respectait pas toutes ses conditions. Elle ne savait pas de quelle façon mais l'expérience lui avait apprit de ne jamais sous-estimé les volontés d'un homme.

- Vous n'avez pas vu la vue ? Ironisa-t-elle pour se donner une certaine contenance.

Jack afficha un nouveau sourire, apparemment contentait, alors que Sam sentait ses lèvres s'étirer à son tour. Finalement, elle essaya de retrouver son sérieux, pour persuader le militaire qu'il serait bon qu'il reprenne chacun leur place respective.

- Il y a de ça, et puis si je reste trop longtemps ici vous en connaitrez plus sur moi que sur la plupart de vos hommes, informa-t-elle alors, espérant qu'il comprenne que la précédente conversation n'aurait pas dut avoir lieu dans des conditions normal de captivité.

- Dans ce cas vous avez gagné, j'en sais déjà suffisamment sur vous pour écrire un roman de toute façon, plaisanta-t-il avant de se lever de table.

→ A SUIVRE