Hey ! Encore une suite. J'espère que ça n'est pas trop pour vous ^^. A bientôt.
Sam venait de se relever. Elle avait dormi pendant de longues heures et se sentait à nouveau en pleine forme. Et tout ça grâce à Jack, qu'elle avait prit soin d'éviter pour qu'il la reconduise dans sa cellule le plus vite possible. Et pour empêcher tout autre rapprochement, elle avait dormi, bien trop dormi. Le point positif c'était qu'ils ne s'étaient pas reparlé, mais de trop nombreuses heures s'étaient écoulées et elle n'avait aucune idée de ce qui avait put se passer pendant celles-ci. Maybourne avait peut-être tenter de la joindre à plusieurs reprises avant d'en conclure qu'elle ne voulait pas les aider ? Peut-être avait-il déjà envoyer des hommes pour enlever son mari afin d'avoir un moyen de pression plus concret ? Et bien qu'elle imaginait beaucoup de scénarios différents, elle n'avait aucune certitude.
Non, elle ne devait pas rester une seconde de plus hors de sa cellule. Elle fit donc les cents pas dans la pièce, et essaya de trouver un moyen d'annoncer à Jack qu'elle voulait se faire à nouveau enfermer sans paraître suspecte.
Le militaire faisait la vaisselle, bien qu'il s'arrêtait à chaque couverts redevenus propres pour boire une gorgée de bière, ne rendant pas sa tâche des plus efficace.
Sam prit alors la paire de menotte qui était encore sur le canapé avant de les apporter à Jack et de les lui tendre. Celui-ci se sécha les mains sans se presser puis la fixer avec un regard interrogateur.
- Vous voulez que je les astiques pour vous ?
- Attachez-moi.
- Pardon ?
- Attachez-moi et remmenez moi en cellule. Vous vous êtes déjà attirez trop d'ennuie avec Maybourne lorsque vous l'avez frappé, je ne veux pas vous causer d'autres problèmes.
- Je n'aurais jamais du vous parler de mon fils, vous avez pitié de moi maintenant. Et croyiez moi, je déteste ça, dit-il avec un sourire.
Sam garda un air neutre, essayant d'instaurer de nouveau la crainte qu'elle avait pour lui au départ. Mais celui-ci ne l'aidait pas.
- Vous êtes sérieuse ? Interrogea-t-il alors, voyant la façon dont elle le regarder.
- Très sérieuse.
- Vous êtes plutôt bizarre, déclara-t-il avec un regard pleins de malice.
La scientifique baissa les yeux, ne sachant plus quoi faire pour pousser le militaire à faire son travail. Elle voulait simplement avoir des nouvelles d'Harry. Il lui avait promis de la libérer au plus vite si elle faisait ce qu'il voulait, ce qui n'était visiblement pas le cas. Pourtant elle désirait reprendre le cours de sa vie plus que tout au monde.
- Si vous ne le faîtes pas pour vous faîtes-le pour moi. Maybourne va revenir dans peu de temps et s'il me trouve hors de ma cellule…
- Ça fait à peine un jour qu'il est partit, détendez-vous.
- J'ai peur, Vous pouvez comprendre ? Finit-elle par avouer. Je ne veux pas prendre le risque de perdre Josef et c'est vous qui me mettez dans cette situation ! Alors je vous en prit remmenez-moi dans ma cellule.
Jack la fixa un instant, voyant pour la première fois de la détresse dans ses yeux. Il aurait voulu la rassurer mais rien de ce qu'il ne pourrait dire ne pouvait arranger les choses. Il n'avait qu'une chose à faire. Il s'empara alors des menottes et les fixa à ses poigné. Son cœur se resserra, pour une raison qu'il ne comprenait pas.
- Je suis désolé, j'aurais du comprendre.
- Vous ne devriez pas. Contentez-vous de faire votre job, répliqua-t-elle avec un ton froid.
- Comme vous voudrez…
La jeune femme hésita un instant en voyant la mine défaite qu'il affichait mais n'avait plus le droit de douter, pas une seconde fois. Elle attendit alors que le militaire lui attrape un bras avant de se laissait guider vers sa cellule. Il resta silencieux alors qu'ils descendaient les escaliers en colimaçon et évitait de la regarder. Sam aurait voulu s'excuser, lui dire qu'elle regrettait la façon dont elle lui avait parlé, mais c'était mieux ainsi…
Le trajet lui parut trois fois plus long qu'à l'allée, peut-être parce qu'elle s'attendait un signe, un geste, qui prouverait qu'il ne l'avait pas écouté quand elle lui avait demandé de faire seulement son travail… Mais les secondes passaient et rien de se produisait.
La peur l'avait de nouveaux envahit, bien que sa crainte n'avait pas de sens, elle ne voulait tout simplement pas ressentir ce silence qui s'était installé entre eux. Et quand ils arrivèrent enfin dans les cachots, Sam ne souhaitait rien d'autre que remonter à l'étage. Mais elle resta silencieuse, persuadait qu'elle devait s'occuper des instructions de Maybourne avant d'envisager quoi que ce soit d'autre.
Elle entra donc docilement dans sa cellule, au moment où Jack la lui ouvrit, et se retourna instinctivement vers lui lorsqu'il referma la grille derrière elle.
La scientifique tenta ensuite d'oublier sa présence mais ses résolutions se perdirent quand elle sentit qu'il allait partir.
- J'aurais du fuir, dit-elle d'une vois faible avant qu'il ne fasse quoi que ce soit.
Elle tenta de se raisonner lorsqu'elle vit son regard interrogateurs se poser sur elle mais cela lui sembla trop difficile. Elle s'était pourtant promis de ne plus y repensé, mais maintenant qu'elle s'était lancé, les mots semblaient quitté sa bouche avant qu'elle n'ai pu les en empêchaient.
- J'aurais du fuir, répéta-t-elle en baissant les yeux. Au lieu de vous demandez de me remmener dans ma cellule, j'aurais du fuir il y a deux heures, quand je me suis réveillée et que vous n'étiez nulle part… Je n'aurais eu qu'à franchir la porte et trouver un moyen de joindre Josef. Il aurait su de quelle façon me remmener, bien que je n'ai aucune idée du lieu où je me trouve. Je n'aurais eut qu'à lui raconter ce que j'ai vécu ici et il aurait pu nous protéger… mais je me suis rendormie, et ça me terrifie ! J'ai repensé à votre altercation avec Maybourne, et je me demandais comment il allait réagir après mon départ, ce qu'il avait voulu dire en disant que c'était différent dans votre cas s'il se décidait de se passer de vos service… Je me suis rendormie, et ça me terrifie ! Non pas parce que je suis encore entre les mains de meurtriers, mais parce que j'ai eu plus peur de ce qui aurait pu vous arriver que de rester prisonnière !… J'aurais du fuir, c'était complètement absurde…
Jack eu l'impression que son cœur s'arrêtait alors qu'il comprenait ce qu'elle essayait de lui dire... Et elle avait raison, c'était absurde. Il était un assassin ! Et elle n'était qu'une victime… Elle ne méritait pas ça, surement pas. Tout ce qu'il pouvait faire maintenant, c'était l'écouter, faire son job pour l'aider à l'oublier. Il lui adressa donc un regard froid, bien que sa poitrine était en feux, puis recula d'un pas.
- Oui, vous auriez du, murmura-t-il avant de quitter la pièce.
Sam ferma un instant les yeux, avant de rejoindre le mur du fond avec difficulté. Ses mots semblaient encore résonner dans la pièce et elle ne trouvait pas le moyen de les ignorer. Elle s'effondra bientôt sur le sol, ayant fait glisser son dos contre la parois rugueuse de la prison. Ses forces semblèrent de nouveau l'abandonner alors qu'elle revoyait son regard la fixer. Elle se haïssait d'avoir été aussi faible. Elle lui avait parlé ! Et maintenant ses mots prenait un sens qu'elle s'était refusé d'admettre jusqu'à présent. Elle ne le connaissait pas ! C'était un assassin ! Comment pouvait-elle éprouver le moindre sentiment envers l'homme qui lui avait ordonné de monter dans le véhicule qui l'avait conduit jusqu'ici ?… outre de la colère et de l'amertume. La plupart des femmes seraient plutôt resté par crainte de perdre leurs maris, mais elle s'était inquiétait du sort d'un parfait inconnu !
La jeune femme sentit les larmes lui monter aux yeux alors qu'elle se maudissait de ne pas avoir prit la fuite lorsqu'elle en avait eu l'occasion. « Oui, vous auriez du » sembla encore raisonner sa voix à son oreille. Qu'est-ce qu'il lui avait passé par la tête ? A quel moment avait-elle franchit une ligne dont-elle n'aurait même pas dut s'approcher ? Son estomac s'était noué, ses mains tremblé, elle ne s'était jamais s'être sentie aussi mal... Elle aurait tout donné pour que cette histoire ne soit qu'un mauvais rêve… Qu'elle n'ai ni bombes à fabriquer, ni sentiments douloureux à rejeter.
Tout à coup, elle repensa au téléphone portable de Maybourne, qui était finalement le seul moyen qu'elle avait de sortir d'ici. Elle n'avait qu'à exécuter quelques instructions au pied de la lettre et elle serait libéré. Elle rejoignit donc le lit avant de soulever le matelas et d'attraper l'objet en question. La jeune femme se hâta de l'allumer avant de découvrir presque avec joie qu'un nouveau message se trouvait dans la boîte de réception. Elle l'ouvrit, sans attendre, avant de lire la seul phrase qu'il affichait avec déchéance : « Je reviens demain matin avec votre travail, veillez à suivre mes anciennes directives à la lettre en attendant, Harry Maybourne ».
