Coucou ! Voici le nouveau chapitre qui est plutôt axé sur Maybourne et Sam. Je remercie Napa' ; Cline ; Angelik' ; Soso et NawelS' pour leurs commentaires sur mon dernier chapitre. J'espère que je vais en avoir encore sur celui-ci. J'ai essayé de corriger mes fautes, vous me direz si c'est un peu mieux... Enfin j'espère. Bye
Sam faisait les cents pas dans sa cellule. Depuis sa dernière discussion avec Jack, elle n'avait pas pu trouver le sommeil, inquiète à l'idée qu'elle puisse ressentir quoi que ce soit pour quelqu'un comme lui. Et bien qu'elle essayait de diriger ses pensées vers tout autres sujets, la réaction du militaire finissait toujours par ressurgir dans son esprit. Des dizaines de questions lui passaient par la tête, toute aussi perturbante les unes que les autres. Et sa frustration en était d'autant plus grande qu'elle ne l'avait pas revu depuis. Elle marchait donc sans s'arrêter, espérant avec impatiente qu'on la tire de ses pensées.
Maybourne était censé arriver dans la matinée, mais il était déjà plus de dix heures et Sam se désespéré de ne pouvoir rien faire d'autre qu'attendre. Elle souhaitait au fond d'elle qu'il ne tarderait pas pour qu'elle puisse se mettre au travail sans plus attendre. Il lui était toujours plus facile de se vider la tête lorsqu'elle se concentrait sur une tâche. Mais apparemment, Harry préféré les entrées remarquaient.
Elle prit alors le risque de sortir le cellulaire, bien qu'elle était persuadée qu'elle ne recevrait plus rien maintenant qu'Harry était en chemin. Seulement, la moindre action exécutait lui donnait l'impression de contrôler encore les choses.
Qu'avait-elle de différent pour que Jack lui révèle l'épisode le plus sombre de sa vie ?
Peut-être une curiosité naturelle, qui l'avait poussé à insister, mais elle était persuadée que n'importe quels autres membres de l'organisation ne s'en serait pas souciés, à l'inverse du colonel O'Neill qui lui avait permis de conserver une bonne hygiène de vie et l'avait mis au chaud à l'étage le temps que l'inondation diminue… Il l'avait nourri, et lui avait expliqué les raisons de son choix de vie et quelles épreuves il avait traversé. Il ne s'était pas conduit comme un kidnappeur. C'était donc de sa faute si elle ne le craignait plus, si elle avait commencé à s'intéresser à lui, et avait peu à peu, et de façon inconsciente, ressentit quelque chose de particulier lorsque leurs yeux se croisaient. Elle repensa alors au trouble, qui s'était éprise d'elle lorsque leurs regards s'étaient confondus, et essaya de chercher au plus profond de sa mémoire si elle avait déjà ressentit ça, avant de brusquement penser à autre chose, sachant que la réponse ne lui plairait pas.
Tout à coup, elle entendit des éclats de voix provenir du couloir qui menait aux cachots. Elle se rapprocha de la grille, asseyant de percevoir la voix de Jack permis elles mais les murs étaient bien trop épais pour que les sons soient suffisamment audibles. Après quelques secondes pourtant, un grand silence s'installa avant qu'elle ne devine que l'on introduisait une clef dans la serrure. Celle-ci parut se déverrouiller mais personne n'entra par la suite.
- Je vous demande juste de le laisser participé à la seconde partie de la mission ! Sembla insister la voix de Kowalski alors que la porte restait close. Vous savez aussi bien que moi qu'on a besoin de lui, on a d'ailleurs faillit y laisser notre peau lors de celle-ci !
- Il est hors de question qu'O'Neill quitte cette base vous m'entendez ?… Je lui ai retiré la mission, et il va bien falloir que vous appreniez à vous passer de lui.
- Qu'est-ce que ça veux dire ?.. Il n'a rien dit mais je sais qu'il ne supporte plus de rester là, il est le meilleur élément que nous avons... C'est un homme d'action, comment pouvez-vous le laisser materné ?
- Un bon élément est celui qui respecte à la lettre les consignes demandaient ! Le colonel O'Neill fait ce qu'il veut quand il le veut. Votre escadron est bien plus performant sans lui… Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai un travail à confier, coupa Maybourne avant d'entrer dans les cachots.
Sam suivit la progression du bureaucrate jusqu'à sa cellule avec un regard haineux, puisqu'il était le seul sur qui elle pouvait diriger toute sa colère avec facilité. Il était celui qui donné les ordres, celui qui avait imposé cette mission, et l'homme qui trahissait ses confrères en confiant à la jeune femme le devoir de répondre à des instructions qui lui enverraient prochainement.
De plus, elle ne pouvait s'empêchée de trouver qu'il était trop dur avec Jack ; bien qu'elle cachait se ressentiment en se disant que c'était plutôt de sa faute si le militaire était celui qui veillait sur elle.
Elle repensa un instant aux paroles de Charles : « Il n'a rien dit mais je sais qu'il ne supporte plus rester là », et ne put s'empêcher de se demander si elle avait sa part de responsabilité là-dedans. Après tout Jack n'avait pas eu l'air ravie de la remettre sous les barreaux, bien qu'il avait terminé leur dialogue avec un ton des plus froid. Mais peut-être que le major se trompait sur le moral de son supérieur…
Mais ils étaient amis, non ?
Sam finit par reporter son attention sur Maybourne, qui restait cette fois-ci derrière la grille. Elle ne put s'empêchait d'afficher un sourire en pensant qu'il devait avoir peur qu'elle le cogne à nouveau. Elle reprit ensuite son sérieux et attendit qu'il interrompe le silence.
- Content de voir que vous avez l'air en pleine forme docteur, dit-il enfin avec un regard reptilien.
- Vous ne croyiez tout de même pas que je vais avaler ça ? Demanda-t-elle alors.
- Non bien sûr, répondit-il avec un sourire avant de se diriger vers la porte principale et de frapper trois coups à sa surface.
Un homme d'une vingtaine d'année entra dans les cachots, une mallette en main, avant de la tendre au bureaucrate et de repartir à la foulé. Sam, quant-à-elle, examina l'objet avec un intérêt soudain, devinant de quoi il s'agissait.
- Je m'attendais à quelque chose de plus gros.
- Je vous l'ai dit, il s'agit de prototypes… Et bien que les matériaux qui la compose sont de tailles négligeables ses effets devraient permettre de balayer tout ce qui se trouve sur son passage dans un rayon de cinq-cents mètre à la ronde… Nous recherchons la praticabilité avant tout.
- Et bien d'après ce que vous dîtes c'est chose faîte, remarqua Sam avec une nuance de dégoût dans la voix.
Harry fit alors passer la mallette à travers un espace normalement destinait à faire circuler les plateaux repas à travers les grilles du prisonnier. Sam s'en empara sans attendre et l'ouvrit afin de voir à quel sorte de challenge elle devrait confronter…
Ce qui apparut sous ses yeux la cloua sur place. Elle n'avait jamais vu des matières premières aussi légères et réduites qui pouvaient donner le résultat que Maybourne avait exposé. En tout autre circonstance, elle aurait adoré tenter de résoudre ce défit pour son intérêt personnelle mais elle comprenait que trop bien la dangerosité d'une telle arme. En effet, la taille qui lui était destinée la rendrait bien trop imperceptible pour que quiconque ne puisse la désactiver avant son explosion… Et elle ne voulait pas participer à cela.
- Je ne sais pas si j'ai les conséquences requises pour faire quoi que ce soit, mentit-elle alors, espérant pouvoir échapper à cela.
- Il le faudra bien si vous voulez que votre mari est une longue vie bien remplie.
Sam le fusilla du regard, espérant de tout son cœur qu'il entre dans sa cellule pour qu'elle puisse le voir à nouveau à terre, lorsqu'elle l'aurait mis K.O.
- Je croyais qu'il y en aurais deux ? Demanda-t-elle alors, surprise qu'il ne veuille pas abuser le plus possible de ses capacités.
- C'est le cas, seulement nous n'avons pas encore put la récupérer.
- Vous voulez dire la voler, sinon pourquoi organiser des missions ?
- … Avec un peu de chance, elle sera déjà prête à l'emploie, ce qui vous permettra de retrouver votre foyer plus tôt que prévu.
- C'est tout ?
- Une dernière chose… lorsque vous l'aurez terminé, et j'espère pour votre père que ce sera le plus tôt possible, j'aimerais que vous le gardiez pour vous.
- Pourquoi ? Vous pensez que son utilisation ne plairait pas au colonel O'Neill ?
- Faîtes ce que je vous demande sans vous poser de question.
Sa voix était sèche, montrant son impatiente. Pourtant, alors qu'il allait franchir la porte, il se retourna une dernière fois et fixa la scientifique en donnant l'impression que quelque chose lui avait échappé.
- Ah oui ! S'exclama-t-il alors sans grande conviction. J'ai ordonné au colonel O'Neill de vous fournir plus de confort pour vous permettre de travailler avec plus d'efficacité. Il va donc passer dans quelques temps pour vous transférer dans une chambre à l'écart, ou vous aurez l'espace nécessaire pour réaliser vos travaux.
- Trop aimable, ironisa Sam avec mépris.
Harry Maybourne afficha un sourire, amusait du pouvoir qu'il exercé, non seulement sur sa victime mais sur les militaires présent dans la base, avant de quitter la pièce avec un dernier regard suffisant.
Sam se retrouva de nouveau seule, dans l'obscurité de sa cellule.
→ A SUIVRE
