Hey ! Voilà enfin une suite avec du Jarter ! J'espère qu'il vous plaiera.
J'ai essayé de relire plusieurs fois à haute voie pour les fautes mais je crois que c'est toujours pas ça =S.
Merci à Equigate, 'Bibiche, Nawel & Gothika' pour leurs commentaires sur le chapitre 7.
J'espère avoir une review de tout mes lecteurs sur celui-ci.
A bientôt, Nikita.
Suite au départ de Maybourne, Samantha s'était contentée de rester debout dans sa cellule, attendant avec anxiété le retour de Jack.
Elle ne s'était plus intéressait à la bombe, d'ailleurs il faisait bien trop sombre dans la pièce pour qu'elle puisse travailler dessus. Nan, son esprit s'était une nouvelle fois tourné vers cette dernière conversation qu'elle avait eu avec le militaire, bien qu'elle avait étudiée la scène sous tout les angles.
Harry l'avait averti qu'O'Neill la transférerais dans une autre pièce pour qu'elle puisse se mettre au travail, mais deux heures s'étaient écoulées et la scientifique se demandait de plus en plus si il ferait une apparition… Peut-être qu'en entendant la jeune femme mettre son âme à nue, il s'était rendu compte à quel point il avait fait une erreur en se rapprochant d'une otage.
Sam ne put s'empêcher de sourire à cette pensée. Qu'est-ce qu'il lui avait prit ? Elle ne le connaissais pas ! Elle ne pouvait pas ressentir quelque chose de particulier pour celui qui l'avait enfermé ! Donc elle s'était forcément trompée… Il y avait bien une raison rationnelle à tout ça. Il fallait juste qu'elle se concentre, elle était douée pour trouver des réponses…
En faite, elle avait du se sentir tellement seule enfermait dans cette pièce confinée qu'elle avait reporté toute son attention sur le dernier militaire présent à ses côtés... Ce qui ne lui ressemblait pas le moins du monde mais qui était l'unique raison valable. Et cela expliquait en outre le besoin qu'elle éprouvait de le voir, de lui parler… en effet il était le seul à qui elle pouvait s'adresser désormais, c'est pourquoi, elle avait essayé de se rapprocher suffisamment de lui pour pouvoir avoir une conversation qui s'apparenterait le plus possible à une discussion normale…
Rien avoir avec ce qu'elle pensait ressentir finalement.
Sam respira une grande goulée d'air fraie avec un regain de courage qu'elle n'avait plus ressentie depuis son arrivée. Peut-être allait-elle s'en sortir finalement ? Il fallait seulement qu'elle fabrique cette fichue bombe, en espérant qu'elle ne tue pas des personnes innocentes… jamais elle ne se le pardonnerais sinon.
« Croyiez ce qui vous aide le mieux à dormir docteur », sembla résonner la voix du bureaucrate à son oreille tandis que son ventre se contractait violemment à la pensée qu'elle puisse avoir tord.
Elle allait peut-être tuer des gens, devenir comme eux, devenir comme Jack…
Samantha fut alors tirée de ses pensées lorsque la porte principale s'ouvrit mollement, puis se figea, surprise de ne pas avoir entendu la clef tourner dans la serrure, surement due aux flots de pensées qui l'a traversé.
Ses yeux rencontrèrent alors ceux de Jack, qui se hâta de fixer tout autre chose, avant que son cœur ne semble sur le point de sortir de sa poitrine, sous la puissance croissante de ses battements. La douleur en fut d'autant plus grande qu'elle crut le sentir s'arrêter brutalement pendant un dixième de seconde.
Tout devint alors clair dans sa tête, il ne s'agissait pas seulement d'un simple besoin de compagnie, mais de quelque chose de plus fort, bien plus fort qu'elle ne l'avait crut auparavant. Il ne s'agissait pas seulement d'amour, mais de passion. D'une passion dévorante, qui semblait l'engloutir à cet instant précis, comme si elle aurait tout donné pour qu'il l'observe à nouveau.
Elle baissa tout à coup les yeux, honteuse, en sentant une étrange chaleur l'envahir de la tête au pied avant qu'elle ne la glace de part en part.
Elle était mariée et devait se concentrer la dessus… c'était tout ce qui devait importer. Josef ! Pas un assassin qui souffrait encore du départ de sa femme et qui régler ses problèmes en allant détruire la vie d'autres personnes… Y comprit la sienne.
- Sam ? Demanda-t-il alors, comme pour lui demander si tout allait bien.
La jeune femme redressa vivement la tête, surprise qu'il l'appelle par son prénom, tandis que celui-ci affichait un air neutre. Comment arrivait-il à faire cela ? Aucune expression ne traversait son visage, comme s'il ne ressentait ni confusion, ni gêne, ni sentiments en particulier, alors qu'elle, elle se sentait fondre sur place, oubliant presque ce qui l'entourait.
- Maybourne m'a demandé de vous installez au premier… Je vais ouvrir la porte mais n'essayez pas de tenter quoi que ce soit, sembla-t-il se rattraper avant d'insérer la clef dans la serrure de la cellule.
Sam se contenta d'acquiescer en essayant de reprendre un certaine contenance. Pour ça, elle se força à le quitter des yeux puis attrapa la valise de Maybourne. Elle attendit un moment, essayant de retrouver un rythme cardiaque stable… mais plus elle y pensait, plus il empirait.
Jack finit par entrer dans la cellule et fit un mouvement pour attraper son bras, mais la jeune femme l'évita, effrayait à l'idée d'entrer en contact avec sa peau. Elle quitta alors la cellule sans un regard en arrière et essaya d'ignorer la présence du militaire qui la suivait.
Elle aurait voulu courir, quitter cette prison et essayait de se cacher n'importe où pour tenter de tout oublier, mais quelque chose la retenait.
Ils longèrent une nouvelle fois les couloirs sombres et froid du sous-sol avant de se retrouver devant un escalier en pierre. Sam sentit son estomac se resserrer, en pensant que la dernière fois qu'elle l'avait gravit, elle se trouvait inconsciente dans les bras de son agresseur. Elle resta un instant plantée là, en espérant avoir suffisamment de courage pour monter les marches qui la ménerait à sa nouvelle chambre.
Elle sentit alors la main droite de Jack se poser sur ses épaules, et sursauta à ce contact, anéantie par le frisson qui parcouru sa colonne vertébral, avant de se décider à débuter son ascension, pour éviter qu'il ne la touche à nouveau.
Une fois arrivée en haut, la scientifique fixa longuement la porte d'entrée, qu'elle aurait facilement put traverser la veille au lieu de s'inquiéter pour Jack, mais l'apparition soudaine du militaire à ses côtés l'obligea à se concentrer pleinement sur son attitude. Elle devait arrêter de lui parler, bien qu'elle ne pensait qu'à ça depuis quelques minutes.
- Par ici, informa Jack en lui montrant une porte de l'autre côté de la pièce.
Samantha le suivit, après un coup d'œil vers la banquette et la table qu'elle avait occupé de nombreuses heures auparavant, avant d'entrer dans la salle que Maybourne lui avait conseillé. Celle-ci était plutôt spacieuse, et possédait un confort auquel elle n'avait pas eu le droit depuis son arrivé. Elle ne contenait qu'un lit et un grand bureau, où elle s'empressa de déposer l'arme destructrice.
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit… proposa Jack d'une voix faible.
Il attendit un instant avant de se mettre à chercher la clef de la pièce dans sa poche, voyant qu'elle ne lui répondait pas. Et pourtant, ce fut au moment où il s'y attendait le moins que la jeune femme coupa pour la première fois le silence qui s'était installé entre eux.
- Vous ne vous souvenez déjà plus de notre dernière conversation ? Demanda-t-elle alors, sans vraiment s'en rendre compte.
- Je ne crois pas qu'il faille revenir là-dessus, vous n'étiez pas dans votre état normal et je suis sortit de mes obligations en vous exposant ma vie privée.
Samantha afficha un sourire blessé en entendant son ton détaché. Bien sûr, elle savait qu'il avait raison, mais maintenant que le sujet avait été abordé, elle ne savait plus comment faire pour retrouver ses bonnes résolutions… Elle ne devait plus lui parler. Pourtant, s'il regrettait tellement ces dernières actions, pourquoi ne la laissait-il pas ? Il pouvait quitter la pièce à tout moment et la laissé travailler, mais il restait planté là, à la fixer.
- C'est vrai, je regrette ce que j'ai pu dire… mais seulement parce que j'étais sincère, avoua-t-elle alors.
Jack la dévisagea un instant avant de se diriger vers la porte, pour éviter cette conversation. Mais Sam s'empressa d'intervenir une nouvelle fois, avant qu'il ne quitte la pièce.
- C'est moi qui suis mariée, pourtant c'est vous qui avez peur ?
Le militaire se figea alors, avant de la fixer à nouveau.
Que cherchait-elle ? Décidemment il ne la comprenait pas : … Elle lui demandait de se montrer plus professionnel mais faisait tout son possible pour qu'il ne la considère pas comme une otage ordinaire. Que devait-il faire alors ?
Il jeta donc un coup d'œil successif à Sam et à la porte de sortie pendant un bref moment avant de s'avancer finalement vers la jeune femme. Il s'arrêta ensuite à quelques centimètre d'elle et eut la désagréable sensation que sa respiration ralentissait.
- Peur ? Questionna-t-il alors d'une voix faible.
- Vous prenez la fuite.
- Vous me l'avez demandé.
- J'ai eu tort.
Ils se fixèrent un long moment, essayant d'analyser les pensées de l'autre. Sam tenta bien de détourner son regard mais toute la volonté du monde ne lui suffisait pas. Elle semblait comme envoutait, incapable de se détacher de ses yeux chocolat.
- Je suis mariée, répéta-t-elle, ça devrait m'arrêter non ?… Ou faire de moi quelqu'un d'horrible…
- Non, l'interrompit alors le militaire… C'est moi qui suis un montre.
Jack passa sa main dans les cheveux de Sam avant de les descendre jusqu'à son cou. Celle-ci crut alors sentir son cœur exploser dans sa poitrine et tenta de repousser le militaire mais ne parvint qu'à le rapprocher. Il franchit alors les derniers centimètres qui les séparaient, avant de coller son corps contre le sien. La scientifique sentait le souffle chaud de l'assassin contre sa peau, et essaya de ne pas céder au désir qui la consumait. Elle devait le repousser, elle le savait, mais ses membres ne lui répondaient plus.
Pourtant, Jack se figea soudainement avant de la fixer longuement. Il hésita un moment avant de reculer et de quitter la pièce, sans un regard en arrière.
→ A SUIVRE
