Voici le chapitre deux...Il semblerait que j'ai omis le petit texte de départ...Oups! Sorry! Je ne sais pas si c'est une obligation, à part celle-ci bien sur!
Disclaimer : Aucun personnage de Square Enix ne m'appartient!
Bonne lecture, n'hésitez pas si vous avez des remarques, j'ai eut un mal fou avec le temps de conjugaison...relater un événements passé dans le passé...Pioufff!
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EN ARRIÈRE
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Barret resta les yeux braqués sur l'amas de ferrailles, derrière lequel Tifa s'était faufilée. Il s'en approcha à pas lents. Le cerveau en ébullition.
Il s'approcha comme la nuit d'avant... Il s'approcha mais ne pu aller très près, écœuré par les hoquets de vomissement, glacé par les gémissements de douleur.
Il retourna aux escaliers comme un fou, cherchant des yeux quelque chose à pulvériser, quelque chose à démolir. Il trouva. Avec un grognement sourd, Barret bombarda le sol sur une large portion. Cet imbécile de Johnny et son pote coururent comme des lapins, balles aux fesses.
Pas question qu'ils aillent l'emmerder! Tifa avait besoin de tranquillité dans un état pareil, et puis personne ne pouvait rien! Comme lui n'avait rien pu faire la nuit dernière! Il décida de s'installer sur les dernières marches, adossé au garde corps, bien en face de la maison de ce stupide Johnny, son arme-main prête.
Ça il pouvait...veiller, surveiller de loin comme la nuit dernière... Il soupira lourdement.
Tifa...connaîtrait ce...soldat...Il s'en était douter, la nuit dernière...
Comment expliquer sinon, de l'avoir retrouver dans cette ruelle sombre, auprès de celui qu'elle avait tourmenté de la pleine puissance de son arme...son corps. Barret avait vraiment douter de son état mental à cet instant...la nuit dernière...
...
De dos, par terre, tout près du corps disloqué, penchée dessus. A genou, bredouillant des mots incompréhensibles, soufflant un interminable murmure. Promenant sur l'amas sanglant ses mains, avec douceur et précaution, ses doigts effleurant à peine, plaies, bosses, ou carrément les os brisés qui pointaient hors de la peau. Frôlant chaque blessure, chaque hématome, déchirure... visibles ou invisibles...
Le tibia intolérablement et anormalement bondé, là où le talon de Tifa, dans un coup ajusté au mollet, avait brisé l'os...non juste fendu, pour que seul le poids de la victime ne puisse faire aboutir la fracture pernicieuse et fignoler le travail. Le soldat n'en n'avait pas eu le temps. La rotule décalée à une place incongrue, d'un coup de poing latéral enragé.
Barret l'avait contemplé inquiet, comme Tifa s'évertuait à trouver une position à peu prés...confortable...pour l'autre jambe du trépassé. Elle avait enfin trouvé un axe convenable pour la hanche, bien que la position ainsi faite soit ridicule.
Tifa se battait bien, Tifa avait une excellente technique et superbe maitrise. Mais cette fois ces attaque avaient été...sournoises et...malhonnêtes...Comme pour cette jambe, le cri du soldat résonnait encore aux oreilles, déchirant du supplice et l'horreur de la manœuvre. L'intelligence et le talent au service de la...démolition.
Barret avait retenu son souffle en ces quatre secondes...Elle l'avait pris de face, dans un mouvement d'esquive...
Une, Tifa s'était rapprochée quasi contre son adversaire.
Deux, elle s'était baissée, inclinée sur cette fameuse jambe et avait posé un genou sur la botte.
Trois, une main avait agrippée l'uniforme à la ceinture, l'autre poing s'était levé haut et loin.
Quatre... Quatre, le poing avait percuté la jambe sur le haut de la cuisse, Tifa avait poussé avec le reste de son corps, tandis que de l'autre main, elle l'avait tiré à elle, le pauvre homme.
Perdue dans ses caresses, les mains de Tifa avaient remontées encore pour sortir du champ de vision de Barret. Mais Barret savait, Barret avait vu...
Le bras mou et mort, à l'épaule presque indécelable, luxée par un coup de coude vicieux, porté dos à dos, un coup impensable, impossible à anticiper...
Elle avait soudain niché son visage dans le cou du soldat, comme pour se recueillir. A tous petits gestes, elle s'était décalée, postée à la tête, dans l'alignement du corps. Elle avait tâtonné la nuque et soulevé la tête casquée, avec mesure et prudence. La tête était venue reposée sur les genoux de Tifa. Elle avait appliqué son front contre les minis lampes rouges des casques de soldats, améliorant leur vue dans l'obscurité.
Barret n'avait pu retenir une grimace, quand les doigts de Tifa avaient fouillés la fissure béante sur le côté du casque, du sang et des morceaux de cerveau en suintaient, accrochés et retenus dans les cheveux de l'homme. Barret n'avait pas su pour cette blessure, Barret s'était détourné, il était aller voir ailleurs si tout se passait bien, pour Wedge et Jessie...Barret avait voulu oublier ce combat...
Tifa avait tremblé d'un coup, de tout son corps, elle avait relevé le visage comme pour hurler à la lune, les yeux clos, respirant à grandes goulées d'air sifflantes. Ses doigts avaient délogés une mèche souillée plus longue. Elle l'avait lissé la mèche, nettoyé. D'un coup sec, Tifa avait penché la tête du soldat. Un bruit de cassure, un bruit d'os...Elle avait retiré le casque avec rapidité, celui-ci parti valser plus loin.
Avec une lenteur extrême, ses mains avaient tâté le visage, puis elle les avait apposé avec déférence comme pour le cacher. Les yeux ouvert, elle avait baissé son visage sur celui du supplicié. Tifa avait glissé ses mains vers le front, lentement, alors que les mots susurrés s'étaient bousculés, et s'écorchaient au passage de ses lèvres. Le visage était apparut dans son entier. Tifa avait eut un hoquet, puis un sourire étrange, des larmes avaient jaillit d'un coup.
« Pardon, pardon...Pardon...Merci, merci...MERCI! » avait-elle crié brusquement.
Elle était restée là, à lisser les cheveux, à poser avec regret ses paumes sur le visage. Après une longue hésitation, Barret avait fini par tourner autour d'elle, sans qu'elle ne réagisse à sa présence et encore moins à son approche.
« Tifa...Il faut partir... » avait-il osé dire après de longues minutes.
Elle l'avait regardé sans le voir. Des cris avaient résonné, indiquant qu'on était à leur recherche. Tifa ne réagissait à aucune de ses demandes, alors Barret l'avait soulevé comme un mannequin, sous les aisselles. Elle avait juste poussé un petit cri lorsque le crâne, de ses genoux était retombé sur le sol avec bruit, et s'était tout, jusqu'au bar. Sans un mot, Barret s'était évertué à la rendre présentable, ou du moins qu'elle n'éveille pas les soupçons. Une poupée de chiffon s'était laissée conduire, jusqu'au bar.
L'entrée au bar s'était faite dans la joie. Tifa avait sourit pitoyable, mal à l'aise, absente, et ridicule avec le gilet de Barret sur elle. Il n'avait pas trouvé mieux pour camoufler les vêtements tachés et accusateurs. L'équipe avait fait et refait l'opération, louant et fêtant le déchainement de Tifa sur l'escouade. Elle s'était isolée très vite. Tous avaient été rapidement ivre...sauf Barret, braqué et obnubilé par cette femme si frêle, pour avoir démonté un soldat 2éme Classe...Ouais 2éme...
Ce visage d'ange, horriblement magnifique et envoutant d'assurance, cette bouche si sensuelle, rendue irrésistible de sadisme et pleine de promesses savoureuse mais sanguinaires...Ce regard couleur sang, pulsant de perversité...Et ce corps parfait, si impeccablement modelé, affuté...pour...pour ça!
Pour ça...Pas pour l'amour! Pas pour le sexe!
Bien que ce fut la première chose à laquelle on puisse penser...
Pour frapper, pour démolir, pour tuer...Barret se sentit sale d'avoir pu désirer ce corps après l'avoir vu possédé par une telle haine et un tel plaisir dans la lutte. Non...ça n'avait pas été une lutte...Un massacre...inutile, en plus...
Tifa était gisante sur le comptoir. Barret l'avait soulevé pour la coucher, mais avait été pris au dépourvu par les yeux grands ouverts... et les traces de larmes.
« Barret...je, j'ai...je...je...me suis perdue...Barret » avait-elle couiné, misérable.
« Non...Tifa, tu...Non! » Barret avait réfléchit vitesse grand V, puis avait eut comme une fulgurance « Non...Tifa...T'as juste compris ce que tu ne veux pas devenir. »
Elle avait papillonné d'interminables secondes, puis son regard intense avait reprit vie. Sa force mentale reprenant le dessus.
« Ah... » avait-elle murmuré « Ah...Oui... »
« Nous sommes là pour ça... » Barret l'avait lâché, troublé par le désir récurant toujours teinté de dégout « Tu as une famille...On peut pas devenir un monstre pareil avec l'ennemi, quand on reste un ange avec ceux qu'on aime...» puis il était partit.
...
A présent, il savait qu'il ne pourrait plus la désirer...comme avant...Ce n'était pas de l'amour et jamais ça ne l'avait été...Juste physique, il n'était qu'un homme comme les autres, et Tifa une femme particulièrement tentante. A présent...l'envie resterait mélangée à la répulsion...l'admiration au mépris pour de tels actes...
Les jours suivants diraient...les jours à venir, il comprendrait surement...La rage... Cette rage qui l'avait possédée. Ils partageaient la RAGE...lui-même pas fier de sa violence...Tifa n'avait jamais montré une telle violence...
Qui était cet homme, ce soldat...
A bien réfléchir, trop bizarre qu'elle ne le connaisse...alors de simples remords, un repentir...trop étrange aussi pour n'être que ça...
Les prochains jours...
