Chapitre 2 : Une journée pleine de surprises
Merci beaucoup à vous toutes pour vos reviews
« Sakuno-chan, quelque chose ne va pas ? » demanda Toya avec une pointe d'inquiétude
La jeune fille sursauta manquant de renverser son plateau et tout ce qui était dessus.
« Non-non Toya-kun, pourquoi ?
-Tu n'as pas répondu à ma question et cela fait plus de dix minutes que tu ne cesses de regarder cette horloge, tu as peur d'être en retard ? » lui demanda-t-il taquin
Inconsciemment il porta les yeux sur mains de Sakuno et vit que celles-ci tremblaient. Quand il releva la tête, il fut bouleversé de voir les yeux pleins de larmes de Sakuno. Il prit ses mains dans les siennes en lui demandant doucement.
« Sakuno, qu'y-a-t-il ? »
La jeune fille renifla, se retenant de ne pas éclater en sanglots. Elle ferma les yeux, faisant abstraction des bavardages dans le fast-food pour se calmer. Quand elle ouvrit les yeux, elle sourit en prenant le mouchoir que lui tendait Toya afin d'effacer les quelques traces que ses larmes avaient laissées sur ses joues.
« Alors Sakuno, dis moi ce qui ne va pas, et j'insisterai jusqu'à ce que tu me répondes. »
Il sentit une bouffée de chaleur le parcourir quand les lèvres de Sakuno vinrent s'étirer en un sourire.
« Tu es toujours aussi têtu ! lui répondit-elle doucement mais avec une pointe de reproche »
Le jeune garçon leva les épaules en répliquant
« Il le faut bien sinon tu garderais tout ce qui te fait de la peine pour toi, et ça ne pourrait te causer que du tort »
Elle commença d'une toute petite voix, sachant d'avance qu'elle se ferait réprimandée.
« Je me sens un peu coupable, je vais sortir avec Ryoma-kun cette après-midi alors que tu m'avais invité au cinéma. Tu es si gentil Toya-kun, j'ai l'impression de te trahir, d'être une fille indigne de toi...Ittai »
Elle avait reçu ce qu'il lui prodiguait depuis leur enfance quand elle disait une bêtise, une pichenette entre les deux yeux.
« Je t'interdis te de dévaloriser ainsi, tu m'entends ! Cela fait des années que je te le répète, enfin, quatre ans avant mon déménagement en Allemagne je n'ai cessé de te le redire !
Sakuno Ryuzaki, je ne connais pas de fille plus fantastique que toi, tu vas jouer au tennis avec Echizen, ce n'est pas si grave, je t'y encourage même, puis des cinés, on aura l'occasion de s'en faire d'autres. »
Sakuno sourit, bien que la culpabilité soit toujours là, elle s'estompait un peu. Dieu qu'il n'avait pas changé, il était resté le même, celui qui dans son enfance jouait, plaisantait avec elle, celui qui était toujours là pour la protéger, se battre pour elle s'il le fallait. Elle aurait voulu pouvoir lui rendre tout l'amour qu'il lui donnait. Sincèrement. Mais tout ce qu'elle pouvait faire, c'était répondre favorablement à sa requête, et elle se disait que peut-être, sachant qu'elle avait beaucoup d'affection pour lui, celle-ci pourrait se transformer en amour.
« Pour en revenir à ma question initiale, je t'accompagne ou pas ? » demanda-t-il sur un ton qui ne laissait présager rien de bon. C'était un ton assez joyeux qui laissait entendre à Sakuno qu'il avait une idée en tête.
-En fait, je ne sais pas trop, je n'ai pas envie d'y aller seule et en même temps, je me demande quelle serait sa réaction si tu venais.
-Ca ne devrait pas le déranger, ce n'est qu'un match
-Je suppose que tu as raison. »
« Eh Shonen, où tu vas ? » demanda Nanjiroh Echizen tout en croquant dans un manju.
-Je vais m'entraîner, à ce soir »
Ryoma marchait lentement, se demandant si c'était finalement une bonne idée d'avoir appeler Sakuno. Il ne savait pas du tout comment il devrait se comporter envers elle. Il passa devant un fleuriste et imagina quelle serait la réaction de Sakuno s'il lui en offrait. Il secoua la tête, dégoûté d'avoir des idées aussi fleur-bleue.
Il arriva un peu en avance sur le terrain et décida d'aller se chercher un Ponta. Quand il revint, il faillit s'étouffer en voyant Sakuno s'avancer main dans la main avec Toya.
« Konnichiwa Ryoma-kun, je te présente Toya-kun. Toya-kun, voici Ryoma Echizen
-Konnichiwa Echizen, Sakuno ne tarit pas d'éloges à ton égard dit-il d'une voix suave en tendant sa main au prince du tennis.
-Konnichiwa »répondit Ryoma en serrant brièvement la main du garçon avant de se détouner pour prendre sa raquette.
Sakuno le regarda faire avec une expression inquiète, bizarrement elle ressentait une sorte de tension, et quand elle se touna vers Toya, elle remarqua son grand sourire.
« Pourquoi lui avoir dit ça ?demanda-t-elle en rougissant
-Ce n'est que la vérité, tu m'as souvent parlé de lui en de bons termes.
-Mais ce n'est pas une raison !
-Ne t'en fais pas ! Bon match
-Merci »
Elle sortit de son sac sa raquette et entra sur le court, alors que Ryoma l'y attendait depuis deux minutes. Elle déglutit quand il rajusta sa casquette. Elle se mit en position de réception et se concentra, en sautillant. Il ne lui fit pas un service twisté, elle le rattrapa, cependant il était déjà au filet, donc elle avanca jusqu'au milieu de terrain, et pas au filet anticipant ainsi son passing shot. Il envoya la balle vers la droite et elle dut courir pour la rattraper.
Les balles sifflaient, et Sakuno avait du mal à tenir le rythme, sa respiration était de plus en plus saccadée. Soudain elle eut conscience de quelque chose, pourquoi n'envoyait-il ses tirs que vers la droite ? De plus ses balles étaient de plus en plus lourdes. (Oui je sais, je suis une sadique XD) . Elle ne réussit pas à l'attraper et celle-ci fila jusqu'au fond du court, à quelques mètres de l'endroit où se trouvait Toya.
Soudain elle eut une crampe à la main et en lâcha sa raquette.
« Ryuzaki, ça va ? demanda Ryoma tout en prenant sa main. Excuse moi, je n'ai pas contrôlé la force de mes tirs.
-Ce n'est pas grave, ce n'est rien juste une petite crampe. »
Elle rougit et sentit son corps de tendre, lorsque Ryoma massa énergiquement sa main. Elle n'avait jamais remarqué la longueur et la finesse de sa main. Elle lui jeta un coup d'œil à la dérobée mais son visage était toujours aussi impassible.
« On va s'arrêter là, je suis vraiment désolé. C'était pas mal !
-Merci » murmura Sakuno rougissante.
Ils sortirent du terrain, Sakuno allant à la rencontre de Toya et Ryoma allant ranger ses affaires. Tandis que Toya vérifiiait aussi l'état de la main de Sakuno, Ryoma s'avança vers eux, sac sur l'épaule.
« Itekimasu
-Matte Echizen cria Toya »
Ryoma se retourna, dardant son regard glacé vers Toya.
« Je dois m'en aller urgeamment ce n'était pas prévu, peux-tu ramener Sakuno-chan chez elle, s'il te plaît ? »
Il n'attendit pas la réponse de Ryoma et se mit à courir.
Sakuno le regarda, certaine que ce coup de fil n'existait pas, mais à quoi jouait-il ne put-elle s'empêcher de penser.
« Ne te sens pas obligé de me raccompagner Ryoma-kun, je m'en sortirais seule »
Il haussa négligemment les épaules en disant
« C'est sur mon chemin de toutes façons »
Ils marchaient côte à côte en silence depuis quelques minutes. Sakuno se sentait mal à l'aise, ne sachant que faire pour engager la conversation. Elle devait quand même avouer que parler à Toya était beaucoup plus simple, il était si attentif à ce qui l'entourait.
« Ne, ce Toya, c'est qui exactement ? » demanda la voix toujours aussi froide de Ryoma.
Sakuno releva la tête pour regarder Ryoma avec surprise.
« Ano, c'est un ami d'enfance, il a dû déménager il y a quelques années à cause d'un accident. Et son départ m'a fait de la peine, il est si gentil !
-Quel genre d'accident ?
-Il est passionné par la course automobile, et un jour, il a fait un sérieux carambolage et s'est déboité les deux épaules. Il a dû allé en Allemagne pour des opérations. »
Ryoma continuait à avancer, stoique. Il y avait tant de chaleur dans sa voix quand elle parlait de lui. Cela se voyait qu'elle l'appréciait beaucoup, avait-il le droit de lui dire qu'il s'était rendu compte de ses erreurs ?
« Il m'apprécie beaucoup commença Sakuno d'une petite voix mais je ne mérite pas une telle gentillesse » Elle se sentait de nouveau coupable,et mauvaise.
Ryoma s'arrêta net et la regarda avec colère, ce qui fit frissonner la jeune fille.
« Tu es pitoyable Ryuzaki (oui je suis méchante XD) » dit-il d'une voix dure.
La jeune fille sentit son cœur lui faire mal, et courut quand elle sentit les larmes emplir ses yeux. Mais elle fut rattrapée au poigner par Ryoma et elle eut beau se débattre pour s'échapper, elle ne réussit pas.
« Excuse-moi Ryusaki, je ne voulais pas te faire pleurer. Il sourit en se moquant de lui-même :
Je n'ai jamais réussi à exprimer clairement mes sentiments. Tu n'as pas le droit de dire que tu ne mérites pas l'affection d'une personne, seulement parce que tu as honte de ton comportement envers celle-ci. Tu dois seulement assumer ce comportement ou le changer. Même tout simplement en parler. Tu comprends ce que je veux dire ? » (il est très psychologue notre Ryoma !)
La jeune fille le regarda, ahurie. Elle essuya vivement ses joues et le remercia.
« Oui j'ai compris »
Ryoma regarda Sakuno en ouvrant la bouche.
« Ryuzaki, j'ai quelque chose à te dire
-Oui
Je crois que je t'aime »
Eh voilà la fin du second chapitre, je vais peut-être un peu rapidement, mais je n'avais pas vraiment d'autres idées J'espère tout de même que ça vous aura plu.
Zairoon : C'est un vrai plaisir pour moi de te dédier cette fic. C'est vrai que Ryoma est un peu OOC, mais je le trouve très mûr dans la série sauf du point de vue des sentiments, cependant je trouve qu'amicalement, il y a une vraie évolution dans les derniers épisodes.
C'est pourquoi j'avais envie de le rendre un peu plus « vulnérable », plus humain face à ses sentiments pour Sakuno. Puis elle mérite qu'il soit enfin un peu plus gentil J'ai essayé de conciler son caractère froid avec son lui un peu plus émotif mais c'est assez difficile. Gros bisous
Ahotep : Merci pour ta review. Il est vrai qu'il y a peu de fics en français sur Pot qui sont publiées. J'ai aussi pris l'habitude d'en lire en anglais et en espagnol, c'est toujours une activité constructive et agréable
Fighter-Akuma : Coucou, contente que cette fic te plaise ! J'espère que tu aimeras aussi la suite. Et si tu ne me vois plus sur MSN, c'est normal, je n'y suis presque plus, sauf quelques heures le dimanche. Je suis à fond dans le boulot pour le bac Bisous
