Chapitre 8 :
Un autre mois passa depuis la conversation et ma soirée avec Edward. Il m'arrive souvent de dormir avec lui. Mes cauchemards disparaissent quand il est près de moi. Notre relation est ambigüe. On se tient la main, on s'enlace, on dort ensemble. Je pense vouloir aller plus loin. Je ne vis presque plus chez moi. Ali, Eli, et moi sommes presque toujours chez les Cullen que ce soit, après les cours ou la nuit. En parlant des cours, j'ai récupéré assez rapidement mon retard grâce à l'aide des bons professeurs que j'ai à la maison.
On arrive en juin. La température augmente mais il fait toujours un temps de chien. Il y a juste un jour, où le soleil est apparu. Ce jour là, Edward a enlevé son t-shirt, et j'ai été subjuguée par son corps étincelant et parfaitement sculpté. On aurait dit une multitude de diamants recouvrant son corps. Ne contrôlant pas mes mouvements. Je me suis dirigée vers lui posant mes mains sur ses muscles. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, mais je l'ai caressé. Son regard s'est assombri et j'ai reculé de quelques pas. J'appris beaucoup plus tard, que lorsque le regard d'un vampire est assombri, c'est qu'il éprouve du désir. Depuis, dès que mes yeux croisent les siens, je rougis.
Aujourd'hui c'est un samedi bien orageux. Les vampires ont décidé d'aller faire un baseball. Ils jouent, depuis près d'une heure, rien de plus normal avec toutes ces tricheries ! Edward pouvant lire dans les pensées, Alice prévoyant toutes les manœuvres et enfin Jasper déconcentrant les joueurs en leur envoyant des ondes d'envies sexuelles. Artémis n'a pas résisté aux ondes. Il est parti avec Elena les assouvir. Emmet ne tarda pas non plus. Le pourvoir de Jasper se retourna contre lui. Il parti fricoter avec Alice, en ressentant le désir des autres. Alicia eut un regard triste, la seule à ne pas être en couple ou presque. Elle s'en alla donc. Carlisle et Esmé n'ayant pas voulu participer, il ne reste donc plus qu'Edward et moi. Il se rapproche avec un regard sombre. Oh non ! Jasper a dû faire des siennes avant de partir. Je rougis instantanément.
« Bella il faut que l'on parle. »
« Euh ! D'accord. »
« Bella, je n'en peux plus de toute cette mascarade ! Je…Je veux… » Bégaie-t-il
« Je te veux ! » Lâche-t-il enfin.
« HEU…Edward. »
« Enfin non ce n'est pas ce que je voulais dire. Je ne veux plus être ton ami »Dit-il. Des larmes coulent sur mes joues.
« Non ma Bella, ne pleure pas ! Je ne veux plus être ton ami parce que je veux être plus que ça ! »
« … » Je suis sûre et certaine qu'il dit cela parce qu'il est sous l'influence de Jasper.
« Je ne dis pas ça à cause de Jasper, si c'est ce que tu crois ! Depuis notre 1ere nuit ensemble et de la fois où mos lèvres étaient si proche qu'elles ont failli s'effleurer. Je rêve éveillé de ce baiser manqué ! Et ce n'est pas seulement parce que j'en ai envie, c'est surtout parce que je t'aime ! » Il passe la main dans ses cheveux, nerveusement. Je m'approche timidement de lui et je pose mes lèvres sur les siennes. Je l'entends gémir.
« Moi aussi. » Je souffle contre ses lèvres. On s'échange des dizaines de baiser, puis nous nous décidons enfin à rentrer. Alice me saute dessus.
« Oh c'est merveilleux ! Vous allez être heureux, j'ai vu une demande… »
« Nous ne voulons rien savoir Alice ! » S'énerve Edward en la coupant.
« Bienvenue dans la famille Bella. » Me dit Esmé en me serrant dans ses bras.
« On croyait qu'Edward n'allait jamais utiliser son matériel masculin. » Dit Emmet en rigolant. « Tais-toi ! Imbécile. » Réplique Rose en lui donnant une petite tape à l'arrière de la tête.
Je vois Alicia fixer le mur tristement. La pauvre ! On lui étale tout notre bonheur, notre amour, alors qu'elle n'attend que ça, de le vivre aussi. «
Je ne sais plus quoi faire, Bella ! Je lui ai présenté des tas d'hommes et rien à faire, aucun n'attire son attention ! » Explique Elena tristement.
« On trouvera bien chaussure à son pied. » Je la console.
« Et si on allait en boîte. J'ai envi de danser. » Je propose. Le visage d'Alicia s'éclaira.
« Oui, Oui ! » cri-t-elle en sautant dans tous les sens. Je rêve ou Alice à une mauvaise influence sur mon amie ?
On se prépare tous. En nous rejoignant dans le salon, tout le monde éclate de rire. Les garçons portent tous un pantalon noir avec une chemise de couleur différente. Edward est en blanc, Jasper en rouge, Emmet en bleu et Artémis en vert. Mais ce qui nous fait le plus rire c'est la concordance des couleurs entre les garçons et les files. Chaque couple, par un heureux hasard, avait sa couleur. Nous sommes toutes vêtus, d'une jupe noire et d'un débardeur. Seule Alicia est habillée d'une robe rouge. Une fois arrivé dans le pub, on s'installe à une table de 10 et tout le monde commande un verre. Les vampires font semblant de boire pour ne pas paraître suspects.
P.O.V Alicia.
Pendant que tous les couples se câlinent, je me dirige vers la piste de danse. Je bouge mon corps au rythme de la musique. Je me déchaine sur la piste. Soudain, je sens une main se poser sur mes fesses. Je me retourne, m'apprêtant à donner une baffe à ce pervers. Mais il retient mon bras, me regarde lubriquement, le serre, mais je ne ressens aucune douleur. Il m'emmène dans les toilettes, et me plaque contre le mur. Je suis paralysée par la peur, se qui m'empêche de réfléchir et de réagir.
« Lâchez-moi, vous aller le regretter ! » Je lui cri, tremblante. Il pose sa main sur ma cuisse et la remonte en soulevant ma robe au passage. Je pleure en essayant de me débattre. Mon genou rencontre son entre-jambe, et il pousse un cri de douleur. Il lève sa main pour me frapper. Je ferme les yeux, attendant le coup qui ne vint jamais. J'ouvre les yeux, un homme lui tient le bras, le regardant méchamment.
« La demoiselle t'a demandé de la lâcher, il me semble. » Me défend-il. Je vois l'inconnu tordre le bras à mon agresseur.
« Touche-là à nouveau, et t'auras affaire à moi ! Compris ? » Lui murmure-t-il. Le s***** part sans demander son reste. J'analyse enfin en détail mon sauveur. Assez grand, aux cheveux noirs de jais et aux yeux argentés. Je suis hypnotisée par lui. Sa chemise est entre-ouverte. J'aperçois une marque sur la partie gauche de son torse. Une tache argentée. Je ne peux pas l'identifier, étant à moitié cachée par sa chemise.
« Vous aller bien ? Il ne vous a rien fait ? » Demande-t-il, inquiet.
« Non, ça va, merci beaucoup. » Je me sens étrange à ses cotés. Comme-ci mon cœur avait trouvé sa moitié. C'est stupide.
« M'accorderez-vous une danse, pour me remercier ? » me dit-il. Je le suivi sur la piste. Comme par hasard, la musique est un slow. Il pose ses mains sur mes hanches, je frémi. Je sens mon corps s'échauffer. Je pose mes bras autour de son cou, et le sens frissonner à son tour. On danse a un rythme langoureux nos corps se rapprochent à un tel point, qu'aucuns objet n'aurait pu se glisser entre nous. Sa tête se rapproche de la mienne et nos lèvres se rencontrent. Nos langues forment un ballet sensuel. Je brûle intérieurement. La musique s'arrête, il m'embrasse à nouveau. Je le sens partir. Ses amis le trainent dehors. Il me sourit joyeusement. Je me dirige vers les miens, et ils me demandent de tout leur raconter, ce que je m'empresse de faire. À la fin, mes pensées dérivent vers mon sauveur aux yeux d'argents.
