Ahhhhhh, je suis vraiment désolée pour l'attente! Je me suis mise à écrire d'autres fictions (en anglais) et ça me prend beaucoup de temps, mais ça me permet aussi de pas avoir trop la tête dans le guidon et de switcher entre chacune des fics pour mieux écrire.
Hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
ENJOY!
Enveloppée dans une brume dense confortable pareille à du coton, Melody fit un pas en avant, incertaine. Le sol sous ses pieds était doux, chaud et moelleux, semblable au brouillard tout autour d'elle, mais apparemment suffisamment solide pour supporter son poids. Ne savant où aller, elle continua simplement à avancer tout droit. Elle finirait bien par arriver quelque part.
Un visage spectral apparut devant elle, puis un second, et bientôt, elle fut entourée de centaines de ces mêmes créatures qui avaient si souvent tourmenté ses nuits . Mais cette fois, elle se sentait sereine. Elle continua d'avancer en compagnie de son cortège fantomatique, celui-ci lui ouvrant petit à petit la voie.
« L'astronaute surgira et tuera le Docteur. »
Cette phrase lui revint à l'esprit dans un flash, et elle se sentit submergée par la panique. Elle se souvint de la carcasse, en train de la happer, et puis tout était devenu noir. Elle devait s'enfuir. Oubliant totalement l'endroit où elle se trouvait, elle se mit à appeler à l'aide. La voix de l'homme se fit entendre une nouvelle fois.
« Allô ? Ici le Président Nixon. »
« Il est là ! Le cosmonaute est là ! Il va m'attraper ! Il va me dévorer ! »
Pas de réponse.
« Monsieur le Président ? Aidez-moi, je vous en prie, aidez moi ! » implora-t-elle.
« Jefferson, ça va aller, ne t'en fais pas. Je t'envoie mes meilleurs hommes. »
Une fois de plus, le silence se fit. Elle reprit conscience de là où elle se trouvait. D'ailleurs, où était-elle ? Les créatures était toujours autour d'elle, mais elles semblaient être agitées, échangeant des des vrombissements métalliques par ce qui semblait être leur bouche – ou plutôt leur absence de bouche.
Soudain, elle entendit des voix au loin. C'était différent de la voix du Président. Alors que la voix de celui-ci semblait lointaine, comme dans le combiné d'un téléphone, ces voix-là semblaient se rapprocher d'elle dans la réalité. Elle pouvait discerner trois hommes dont l'un parlait très vite, et deux femmes. Un sentiment étrange l'envahit en entendant ces deux dernières. Quelques chose lui semblait familier, mais elle n'arrivait pas à savoir quoi. Le brouillard autour d'elle se dissipa, et elle réalisa qu'elle était bel et bien prisonnière du scaphandre.
Elle resta dans la pénombre, tandis que le groupe continuait à remuer la poussière à la recherche de quelque chose. Soudain, un coup de feu résonna, et quelques instants plus tard, elle vit passer le professeur Renfrew, qui ne la remarqua pas. Incapable de contrôler ses mouvements, elle sortit lentement de sa cachette, et suivit les voix. Dans l'obscurité devant elle, elle eut à peine le temps d'apercevoir l'homme à la parole rapide et une femme rousse. Elle ouvrit son casque et appela à l'aide.
Elle les entendit crier quelque chose, comme au ralenti, et un second coup de feu résonna. Tout devint flou à nouveau, et elle perdit connaissance.
Quand elle revint à elle, elle réalisa qu'elle avait bougé. Elle était allongée les bras en croix sur une sorte d'établi, la combinaison éventrée autour d'elle, reliée a des sortes de tuyaux émettant des gargouillis. Le scaphandre semblait être en train de se réparer. Saisissant sa chance, elle grimpa hors de celui-ci, et s'enfuit sans se retourner.
