Elena prostrée dans la peine, ne s'aperçut même pas que son double maléfique venait de refaire surface à ses côtés.
Katherine :. Alors ça c'était grandiose. D'un Pathétique ! J'en ai presque la larme à l'œil. Du Damon Salvatore tout craché.
Elena :. Qu'est-ce que tu m'veux ? La jeune femme encore blessée essuya les larmes qui déferlaient sur ses joues rageusement. T'as pas un plan diabolique a exécuté ?
Katherine :. Et bah, tu vois je m'imaginais que toi et moi, on aurait pu être les meilleures amies du monde et qu'on se serait confectionné des bracelets d'amitié. Elle éclata d'un rire sec. Non, je voulais juste voir comment tu trompais Stefan. D'ailleurs, en parlant de lui, tu savais qu'il s'était remis au sang humain ? C'est louche, non ?
La belle brune disparue.
Elena était-elle tellement abasourdie par son amour plus que naissant pour Damon qu'elle aurait totalement oublié Stefan ? Lui avait-il menti délibérément, sentant un écart se formait entre eux ?
La jeune femme décida d'aller se rafraîchir dans la salle de bain, après les événements passés, elle en avait bien besoin. Après s'être soigneusement déshabillée et avoir constaté les dégâts, Elena entreprît d'ouvrir l'eau chaude puis l'eau froide, un frisson la parcourut lorsqu'elle entra dans la cabine de douche qu'elle referma d'un coup de pied. La jeune vampire ferma les yeux sous le bien être relaxant que lui procurait cette douche, lorsqu'un nouveau frisson la parcourut. Elle se sentait regardée, épiée. N'avait-elle pas fermé la porte de la salle de bain ?
Quand elle parvint à ouvrir les yeux clos par la peur, elle put apercevoir une silhouette noire à travers les vitres embuées , la jeune femme voulut ouvrir la porte de la cabine de douche mais celle-ci était coincé et le siphon était bouché car la petite cabine se remplissait à vue d'œil. Elena n'avait pourtant pas peur, elle savait qu'un vampire ne pouvait pas se noyer sinon Damon y serait déjà passé et elle s'en serait chargé elle-même. Et pourtant pourquoi ressentait-elle des picotements lui obstruaient les jambes ? Pourquoi sa peau brulée comme au contact de l'acide ?
La réponse vint sous ses yeux, l'eau était médusée de verveine.
PDV Damon :.
Un cri strident lui parvint de la salle de bain où était Elena. Il se précipita vaillamment dans les escaliers.
Damon :. Elena ? Tout va bien ?
Un deuxième cri fît écho au premier, et sans réfléchir Damon arracha la porte de ses gongs. Le spectacle qui s'offrait à lui était sans précédent, la cabine de douche était remplie jusqu'au plafond, Elena gisait dont la peau mat virée au rouge orangée, des volutes de fumée s'échappait des conduits de la douche. La jeune fille nue brulait dans l'eau.
Damon tapa par reprise dans les carreaux de la douche mais ceux-ci ne se brisaient pas, comme si une force invisible les protégeait. Soudain, la porte s'ouvrit et l'eau ainsi que le corps d'Elena dégoulinèrent mollement sur le sol.
Damon encore horrifié eut du mal à se remettre de cette vision macabre. Il avait imaginé avec reprises, le jour où il pourrait voir sa belle nue. Jamais, il n'aurait imaginé ça et ce moment qui aurait dû être des plus charnelles, n'y était absolument pas. Le jeune homme se rapprocha d'elle à vitesse vampirique, sa peau était encore pire que ce qu'il croyait, un dégradé passant du rouge sang, au rose puis au marron. Lorsqu'il voulut la toucher, la verveine le brula, mais ce n'était rien face à la douleur de la vue du corps meurtri d'Elena. Il la porta, l'emmenant sur le lit et lui fit couler la poche de sang qu'elle n'avait pas touché dans la gorge. Lorsque Stefan arriva, son cœur se brisa. Il n'était pas jaloux que Damon ait pu voir le corps nu de sa belle, non, il n'éprouvait aucun sentiment à part l'immense peine qui lui obstruait le cœur. Il aurait dû être là, il savait qu'elle était en danger mais le cadet des Salvatore l'avait laissée seule.
Elena souffrait, chaque parties de son corps brulaient, elle n'avait jamais connu d'aussi grande douleur physique qu'à cet instant, même la régénération de sa peau grâce au sang que Damon lui faisait couler dans la gorge, lu faisait mal. Le téléphone de Damon vibra. Il le sortit et donna la poche de sang à Stefan. Il décrocha, l'appel anonyme se révéla être Katherine.
Damon :. Qu'est-ce que tu as fait ?
Katherine :. Eh ! Ce n'est pas moi !
Damon :. Si jamais c'est de ta faute, je te retrouverai Katherine et je te jure que je te ferai bouffer ton propre cœur.
Katherine :. Des menaces ? Tu me désoles mon beau Damon. Moi qui voulais te dire quelque chose..
Damon :. Tu sais quelque chose ?
Katherine :. Han han …
