Auteurs: Bonjour à tous. Déjà on tenais à vous remercier d'être aussi nombreux à lire notre histoire et à nous laisser des reviews. Ensuite, on tenait à vous informez qu'on restera fidèle aux livres, en espérant que cela ne vous empêche pas d'aimer. Pour finir, je voulais relever un point dans l'histoire. Voilà: dans le chapitre précédent, nous avons découvert les auras. Etant donner que nous les reverons tout au long du livre, j'ai décidée de vous donner la signification de chaques couleurs des auras
Rouge: énergie, colère, force, passion, sexualité, ego, peur
Orange: maîtrise de soi, ambition, courage, prévenance, manque de volonté, apathie
Jaune: optimisme, joie, intellectualisme, convivialité, indécision, faiblesse de caractère
Vert: calme, apaisement, compassion, tromperie, jalousie
Bleu: humour, loyauté, créativité, sensibilité, bonté, versatilité
Violet: esprit, sagesse, intuition
Indigo: bienveillance, grande intuition, curiosité
Rose: amour, sincérité, amitié
Gris: déprime, tristesse, fatigue, baisse d'énergie, scepticisme
Marron: avidité, nombrilisme, dogmatisme
Noir: abscence d'énergie, maladie, mort imminente
Blanc: équilibre parfait
Chapitre 3
Une fois chez moi, j'attrape une bouteille d'eau et monte dans ma chambre. Pas besoin d'inspecter les lieux pour savoir que Tsunade n'est pas là. Cette femme est un bourreau du travail, donc, la plupart du temps, cette immense maison est rien que pour moi. Mais je préfère être dans ma chambre.
Je suis triste et désolé pour Tsunade que sa vie est été chamboulée pour toujours le jour où elle s'est retrouvée coincée avec moi. Ma mère était fille unique, et mes grands parents sont morts depuis que j'ai deux ans. Tsunade n'a donc pas vraiment eu le choix. Soit j'allais vivre avec elle qui est la sœur de mon père, soit j'allais en famille d'accueil jusqu'à ma majorité.
Et même si elle ne savait rien de comment élever un enfant, je n'étais pas encore sorti de l'hôpital qu'elle avait déjà vendu son appartement, acheté cette immense baraque et engagé l'un des meilleurs décorateurs de la région pour ma chambre.
Outre le nécessaire (lit, bureau, commode), ma chambre comporte une télé écran plat, un immense dressing (qui ne me sert pas beaucoup), une salle de bain gigantesque avec jacuzzi et douche, un balcon avec une vue magnifique sur l'océan, sans oublier mon repère : une salle de jeu équipée d'un deuxième écran plat, un bar avec évier, un micro ondes, un mini frigo, un lave vaisselle, une chaîne hi-fi, des fauteuils, des tables, des poufs…bref, la total. C'est bizarre, avant j'aurais donné n'importe quoi pour avoir une chambre comme celle-ci. Maintenant, ce que j'aimerais, c'est mon ancienne chambre et mon ancienne vie.
Comme elle passe sa vie au boulot, avec ses collègues avocats, Tsunade doit se figurer que tout ce luxe m'est nécessaire…
Je ne sait pas pourquoi elle n'a pas d'enfant. Il y a plusieurs explications. Il peut paraître bizarre que, moi, le télépathe, je n'en sache rien. Mais le fait est que je ne vois pas forcément les motivations des gens. Je vois surtout les événements. Des séries de flashs qui reflètent la vie des autres, comme un livre d'images, ou une bande annonce. Parfois les détails m'apparaissent sous forment de symbole. Je dois alors essayer de le décoder. Parfois ce n'est pas évident, et j'interprète de travers. Comme la fois, où j'ai vu un cœur brisé en touchant la main d'une femme. Je m'attendais à une déception amoureuse…jusqu'à ce que la femme meurt d'un infarctus…Ce sont des énigmes difficiles à démêler, mais elle ne mentent jamais.
Enfin, je crois qu'on n'a pas besoin d'être extralucide pour savoir que, quand les gens veulent un enfant, ils rêvent d'un bébé gazouillant et rose, et pas d'un ado blond télépathe de 1m66 aux yeux bleus trimballant un lourd bagage émotionnel. C'est pour ces raisons que j'essais de me faire oublié le plus possible.
Et je garde aussi pour moi les visites que mon petit frère me fait presque tous les jours.
La première fois que j'ai vu Deidara, il se tenait au pied de mon lit, à l'hôpital, une fleur dans une main et me saluant de l'autre. Je ne sais pas ce qui m'a réveillé, car il ne faisait pas le moindre bruit. J'ai dû sentir sa présence, un changement dans la pièce, une atmosphère plus lourde.
J'ai d'abord cru que j'hallucinais, ou que s'était un effet d'un des nombreux antidouleurs. Mais après m'être pincé, je me suis rendu à l'évidence, il était bien là. Il ne me vint même pas à l'esprit de crier.
Je l'ai regardé s'avancer vers moi, en montrant ma jambe et mon bras plâtrés. Il riait d'un rire silencieux. Mais moi, je ne trouvais pas ça drôle du tout. Je gonfla mes joues et tourna la tête. Voyant que je boudais, il changea d'expression et me demanda par des gestes si j'avais mal.
Je haussa les épaules, encore vexé et surprit qu'il soit là.
- Où sont papa et maman ? Et Kyubi ?
Il inclina la tête comme pour me dire qu'ils étaient avec nous, mais je ne les voyais pas.
- Je ne comprends pas…
Il se borna à sourire, et me fit des gestes pour me signifier qu'il était temps de me rendormir.
Je m'exécuta, mais je me releva d'un coup
- HE ! QU'EST-CE QUE TU FAIS AVEC MA VESTE ?!
Mais il avait disparu…
Je passa le reste de la nuit à me reprocher d'avoir posé une question aussi débile. J'avais l'occasion de résoudre un des plus grands mystères de l'univers, et il avait fallu que je gâche tout avec ma question. A croire que les mauvaises habitudes ont la peau dure…
La deuxième fois, j'étais tellement content qu'il soit là, que je n'ai même pas fait allusion au fait qu'il portait mes vêtements.
Au contraire, je lui souris comme si ne rien n'était.
- Alors, ils sont où papa maman et Kyu ?
J'espérais les voir apparaître devant moi. Mais Deidara fit semblant de battre des ailes..
- Ce sont des anges ?
Je n'en revenais pas. Il a roulé des yeux, secoué la tête, et il est parti d'un fou rire muet en se tenant les côtes. Ma tête retomba sur l'oreiller. Franchement, je trouvais qu'il abusait. Ce n'est pas qu'il est mort qu'il peut se croire tout permis…
Mais je ne voulais pas me disputer avec lui.
- Super. Tu m'aides beaucoup. Merci ! Bon. Laisse tomber, et raconte moi plutôt comment est le paradis
Il leva les mains au dessus de sa tête et un tableau au cadre doré apparu. Le paysage qui y régnait ne pouvait être que le paradis. Un océan d'un bleu profond, des falaises déchiquetées et sauvages, du sable blond, des arbres en fleurs, et une île à l'horizon.
- Mais pourquoi t'es là au lieu d'être là bas ?
Il haussa les épaules, et le tableau disparu avec lui.
Alors que j'étais hospitalisé depuis plus d'un mois pour fractures, traumatisme crânien, hémorragies internes, et j'en passe, et que je n'étais que plaies et bosse avec trois coupures sur chaque joue, Tsunade s'occupait de tout : liquider la maison, les funérailles, et emballer mes affaires en vue de mon prochain départ.
Elle me demanda ce que je voulais emporter. Je lui dis juste quelques vêtements. Après tout, ce n'est pas en emmenant des tas d'objets de ma vie d'avant que ma famille allait revenir.
Durant tout le temps que j'ai passé à l'hôpital, j'ai reçu régulièrement la visite d'un psychologue. Après chacune de nos séances, il me proposait d'aller dans une salle spéciale pour les gens dans ma détresse. A chaque fois je refusais, me disant que ça ne servait à rien d'aller dire à tout le monde que j'avais tué ma famille et que j'étais tellement bête que je ne les avaient pas suivis sur ce pont.
Durant le vol qui nous amena dans notre nouvelle demeure, Tsunade et moi n'avons pas échangé un seul mot. Je simulais la tristesse, la souffrance, mais en réalité la seule chose dont j'avais besoin, c'était d'espace. J'entendais ses pensées. Elle n'arrêtait pas de se demander « pourquoi moi ? ». Je ne voulais pas lui causé de peine, alors je ne lui ais pas dit que ses efforts étaient vain. Que me lâcher dans un trou à rat m'aurait fait le même effet.
Entre l'aéroport et la maison, la vue se résumait à la mer, au soleil et au sable. En arrivant, Tsunade m'a immédiatement montré ma chambre. Après un vague merci de ma part, elle s'est excusée et est retournée au boulot. Une fois seul, je me jeta sur mon lit et me mit à pleurer.
- Non mais tu n'as pas honte ? Me dit une voie familière. Regarde un peu tout ce luxe. Ecran plat, jacuzzi… Qu'est ce qu'il te faut de plus ?!
- Je croyais que tu ne parlais pas…
Je roula sur le côté et lança un regard mauvais à mon frère.
- Bien sûr que si je parle. T'es bête ou quoi ?
- Mais…les autres fois…
- Je rigolais, c'est tout. Pas de quoi en faire un plat
Il fit le tour de ma chambre et me fit la morale
- Je n'arrive pas à croire que tout ça soit à toi et que tu n'aimes pas ! Je suis jaloux…T'as vu la vue qu'il y a du balcon ?
- Moi, ce que je n'arrive pas à croire, c'est que tu t'es moqué de moi en me faisant croire que tu ne parlais pas !
Il se mit à rire
- Tu t'en remettras !
Il traversa la chambre, écarta les rideaux et essaya d'ouvrir la porte fenêtre. Je l'examina de la tête aux pieds, et on se remit à se disputer, comme d'habitude
- Et puis d'abord, d'où sors tu ces vêtements ? D'abord tu me piques les miens, et maintenant tu t'habilles comme un rebel. Je ne pense pas que maman t'es achetée tout ça
- Tu crois que j'ai encore besoin de lui demander ? Je n'ai cas me servir dans le grand placard céleste. Gratuitement
J'ouvris de grands yeux, surprit.
- Tu es sérieux ?
Il hocha la tête et me fit signe d'approcher
- Allez, viens admirer cette vue !
Je me leva, essuya mes yeux et alla sur le balcon. Je resta médusé devant le paysage qui s'offrait à moi
- Tu te fou de moi c'est ça ? Arrivais-je à articuler
Devant moi ce trouvait la réplique exacte du paradis du tableau au cadre doré vu à l'hôpital.
Je me retourna, mais Deidara avait disparu.
