Chapitre 6
A la fin de l'heure d'arts plastiques, au moment où je quitte la salle, Sasuke vient me rejoindre. Il me tient la porte, que je franchis tête baissée en me demandant comment annuler l'invitation de ce soir
- T'es amis m'ont invités à passer chez toi tout à l'heure. Mais je ne vais pas pouvoir venir
- Ah bon, dis je tellement soulagé que je rougis de honte. Enfin je veux dire…tu es sûr ?
Il ma lance un regard amusé
- Sûr et certain. Bon. A lundi.
Sur ce, il se dirigea vers sa BMW dont le moteur, mystérieusement, ronronne déjà.
Quand j'arrive à ma voiture, Kiba m'attend déjà, les bras croisés sur sa poitrine, l'air contrarié, les sourcils froncés.
- Tu as intérêt à m'expliquer ce qui se passe. On dirait une vraie catastrophe, me dit-il
Je hausse les épaules, regarde dans le rétroviseur, et passe la marche arrière.
- Il a annulé, dis je simplement. Il m'a juste dit qu'il ne pouvait pas venir.
- Et toi, tu lui as dit quoi pour qu'il annule ?
- Rien
Kiba ne me quitte pas des yeux, l'air de plus en plus contrarié. Je sors du parking et me dirige dans la rue. Je me décide à l'interroger
- Ecoute ! Ce n'est pas ma faute si la soirée est gâchée. Dit moi ce qu'il y a
- Rien
Il se met à regarder le paysage. Je sais ce qu'il pense. Il finit par regarder la route en face de nous
- Bon d'accord. Mais promet moi de ne pas te fâcher.
Il attendit quelques secondes et commença
- Voilà, je ne te comprends pas. Avec toi, rien n'est jamais cohérent
Je m'interdis de réagir, car je sais que le pire est à venir
- D'abord, tu es beau à tomber par terre, enfin je pense étant donné que tu es toujours emmitouflé sous tes horribles pulls dix fois trop grand. Je suis désolé de te dire ça Naruto, mais c'est la vérité. Tu es une vraie calamitée vestimentaire. On dirait que tu te mets une tenue de camouflage pour SDF, et je suis sûr que tu es du même avis. Et puis, si tu veux savoir, faire exprès d'éviter le nouveau carrément craquant et qui a l'air de flasher sur toi, est complètement bizarre.
Il me lance un regard encourageant, pour me préparer à la suite
- Enfin…sauf si tu n'aimes plus les hommes…
- Ce n'est pas que Sasuke ne m'intéresse pas que je suis devenu hétéro, dis je sur un ton agressif. Et la beauté ne fait pas tout tu sais. Il en faut plus.
Une main qui donne la chair de poule quand elle vous touche, un regard intense et une voix magnifique qui impose le silence au monde par exemple, pensais je
Mais Kiba n'est pas dupe
- C'est à cause de Sakura n'est ce pas ?
- Non
Mais j'ai répondu trop vite et Kiba le comprit
- J'en étais sûr ! Tout ça à cause Sakura. Parce qu'elle a prit une option sur lui. Je ne peux pas le croire. Non mais tu te rends compte !? Tu as peut être la chance de perdre ta virginité avec le plus beau garçon du lycée, et tu laisserais passer l'occasion à cause de Sakura et de ses trucs débiles ?!
Je tourne dans sa rue et me gare devant chez lui
- N'importe quoi ! Dis je en me retenant de hurler
- Comment ça « n'importe quoi » ? Tu n'es pas vierge ? Et tu ne me l'avais pas dit ?
Cela le fit sourire. Visiblement ça l'amuse beaucoup. Ca doit être contagieux, car je lève les yeux au ciel et éclate de rire à mon tour.
Il me dévisage longuement, puis attrape ses livres et descend
- J'espère que Sakura se rend compte de la chance qu'elle a de t'avoir comme ami, dit il avant de s'éloigner
La soirée a finalement été annulée. D'abord, parce que le petit frère de Sakura était malade, et qu'il n'y avait qu'elle pour le garder. Et ensuite, parce que le père de Kiba est un mordu de sport, et il a obligé son fils a aller voir un match de foot. Quand Tsunade apprit que je serais seul à la maison, elle décida de rentrer plus tôt et de m'emmener au restaurant.
Comme je sais qu'elle n'aime pas trop mon style, je décide de faire un effort pour la remercier. Je me mets un kimono vert presque blanc, tenue par une ceinture verte foncée.
A ce moment là, Deidara apparaît derrière moi
- Il était temps que tu commences à bien t'habiller.
Je manque de tomber à la renverse. Je ferme la porte pour que Tsunade n'entende pas
- Ca ne va pas bien non ? Tu m'as fait une peur bleue ! Dis je en pétard
- Je sais, dit il en rigolant. Tu vas où habiller comme ça ?
- Dîner chez Ichiraku. C'est un restaurant.
- Je sais
- Tu connais ?
Je le regarde et me demande si il y ait déjà allé. Après tout, je ne sais pas à quoi il passe son temps.
- Je sais beaucoup plus de chose que ce que tu imagines. J'en sais plus que toi.
- Sûrement. Mais c'est comme ça.
- En tout cas, tu devrais t'habiller plus souvent. Je suis désolé de te le dire, mais ton look habituel n'est vraiment pas flatteur. Je ne pense pas que Neji aurait voulu de toi habillé comme ça. A propos, tu savais qu'il sort avec Tenten ? Ca fait cinq mois. Même toi tu n'es pas resté aussi longtemps avec lui.
Je me retient de ne pas crier, tellement Deidara m'énerve
- Ils ont même faillit le faire ! C'était au bal de début d'année. Ils avaient tout prévu, mais…
Il se mit à éclater de rire
- Je ne devrait pas te le dire, mais…disons que Neji a dérapé. Tu lui manques tellement qu'il appelle souvent Tenten par ton nom…
Je le regarde, avec l'envie de hurler qui augmente. Il m'énerve à venir me faire la morale, à me dire des choses que je n'ai pas forcément envi d'entendre.
C'est cool de débarquer quand ça te chante sans avoir à te taper le sale boulot, comme nous autres !
J'en ai marre de ses visites surprises. Je n'ai qu'une envie, qu'on me fiche la paix et qu'on me laisse vivre cette vie pourrie qui est la mienne sans qu'on me face sans arrêt des commentaires
- Et toi au fait, quand commences tu les cours à l'école des anges ? Au moins qu'on ne t'ait déjà virer, embêtant comme tu es ?
Il me regarde avec des éclaires dans les yeux. A ce moment là, Tsunade frappe à la porte
- Tu es prêt ? Me demande t-elle de derrière la porte
Je ne quitte pas mon frère des yeux, le défiant de faire quoi que soit qui pourrait alerter notre tante. Il se contente de me sourire
- Papa et maman t'embrassent, dit il avant de disparaître
