Chapitre 19
Quand je me gare sur le parking du lycée le lendemain, je constate que Sasuke ne s'y trouve pas. Je sors de ma voiture, enfile mon sac sur l'épaule et me dirige vers ma classe en me préparant au pire. Mais une fois devant la salle, je suis paralysé et fixe stupidement la porte, incapable de l'ouvrir. Et comme mes dons d'extralucides ne fonctionnent pas quand il s'agit de Sasuke, je vois uniquement le cauchemar que je me fais : Sasuke assis sur le coin de la table d'Ino, riant, flirtant, faisant surgir des roses d'on ne sais où, tandis que, tête basse, je passe devant eux pour aller à ma place, Sasuke m'effleurant du regard comme si j'étais invisible, puis me tournant le dos pour se consacrer à ma rivale. C'est insupportable. Ino est cruelle, mesquine, sadique, et le pire, c'est qu'elle ne s'en cache pas. Moi, en revanche, c'est tout le contraire : je suis parano, secret, je me cache derrière mes lunettes de soleil et mes capuches, et le fardeau que je porte et si lourd que rien n'est simple chez moi.
Je tends la main pour tourner la poignée de la porte en me sermonnant. C'est complètement ridicule. Que vas-tu faire ? Laisser tomber tes études ? Il ne te reste qu'un an et demi, alors prend sur toi, et entre qu'on en finisse !
Mais ma main tremble si fort qu'elle refuse de m'obéir. Je suis sur le point de partir au triple galop, lorsque quelqu'un arrive derrière moi
- Bon, tu compte l'ouvrir un jour cette porte ? demande t-il en me traitement intérieurement de crétin
J'inspire à fond, ouvre la porte et entre dans la classe. Et là, c'est pire que tout ce que j'ai pu imaginer : Sasuke n'est pas là
Au déjeuner, je le chercher partout et, ne l'apercevant nulle part, je me dirige vers notre table habituelle, où j'arrive en même temps que Sakura. Elle pose son déjeuner devant elle et s'installe en face de moi
- Voilà six jours que je n'ai pas de nouvelle de Temari
- Tu as pensé à interroger le groupe d'anonyme ? demanda Kiba qui vient d'arriver
Sakura lève les yeux au ciel
- Ils sont anonymes Kiba
- Je parle de son mentor, Sakura
- On dit des sponsors. Et oui, bien sûr que j'ai essayé, mais personne ne sait rien. Karin dit que j'en fais une montagne pour rien
- Ah, elle est toujours là celle là ? demande Kiba
Quelque chose dans le ton de Kiba m'intrigue. J'attends la suite. N'ayant aucun don de voyance concernant Sasuke et Karin, je suis aussi curieux que lui de connaître la réponse
- Euh…oui…elle habite ici maintenant. Pourquoi ? Il y a un problème ?
Kiba hausse les épaules et se met à boire de l'eau. Ses pensées racontent autre chose, et son aura jaune s'assombrit. Il hésite entre dire ce qu'il pense et tenir sa langue
- Non aucun. C'est juste que…
- C'est juste que quoi ? Demande Sakura en colère
Je l'encourage mentalement. Vas y Kiba, dit lui que Karin est une horrible garce arrogante, qu'elle exerce une mauvaise influence, et que c'est une source d'ennuis. Tu n'est pas le seul à le voir, moi aussi, alors fonce, dit lui que cette fille est une calamité !
Il hésite, les mots se forment sur sa langue, je retiens mon souffle
- Euh…rien. Laisse tomber
Je jette un coup d'œil à Sakura. Elle est furieuse, l'aura en furie, bordée d'étincelles et de flammes, et je vois l'explosion qui se prépare dans trois, deux, un…
- Excuse moi Kiba, mais il n'y a pas de « rien » qui tienne. Si tu as quelque chose à dire, vas-y je t'écoute !
Elle le fusille du regard et pianote nerveusement sur la table
- C'est ça fait le sourd, dit elle en voyant qu'il ne dit rien. Et toi aussi Naruto. Ce n'est pas parce que tu ne dis rien que tu n'es pas moins coupable
Kiba me regarde avec de grands yeux, les sourcils levés. Je sais que je devrais réagir, lui demander pour la forme ce qu'elle me reproche, mais en réalité, je le sais. Elle m'en veut de ne pas aimer Karin, de ne pas lui faire confiance, de soupçonner chez elle quelque chose de suspect, de glauque même. Et de ne pas m'en cacher. Sakura est tellement hors d'elle qu'elle nous crache presque à la figure
- Vous n'avez aucun droit de la juger sans la connaître ! Que ça vous plaise ou non, moi je l'aime beaucoup Karin. Et même si je ne la connais pas depuis longtemps, je la considère comme une véritable amie, plus sincère que vous deux réunis !
- Ce n'est pas vrai ! Dit Kiba outré. Tu racontes n'importe quoi
- Désolé Kiba, mais si, c'est la vérité. Vous me tolérez, mais vous ne me comprenez pas. Karin et moi avons les mêmes goûts, les mêmes centres d'intérêt. Et elle n'essaie pas de me transformer, contrairement à vous. Elle m'apprécie comme je suis.
- Ah oui ? C'est pour ça que tu as complètement changé de look ? Parce qu'elle t'accepte comme tu es ?
Sakura ferme les yeux, inspire lentement, puis elle se lève et ramasse ses affaires
- Va te faire voir Kiba. Et toi aussi Naruto
Kiba rigole :
- Et maintenant mesdames et messieurs, en exclusivité pour vous, la sortie de scène de la diva ! Non mais tu t'es vu ? J'ai simplement demandé si elle était toujours là, et tu nous en fais un drame. Attends, il faut te calmer : assieds toi, retrouve ta bulle intérieure et détends toi !
Mais elle secoue la tête et se cramponne à la table. Sur son poignet, le tatouage, à présent terminé, a l'air rouge et enflammé. Je le fixe. Je sais que c'est une sorte de créature mystique, mais j'ai oublié son nom
- Comment s'appel ce symbole ?
- Ouroboros
Je suis sur de voir la langue du serpent jaillir quand elle passe le doigt dessus
- Qu'est ce que ça représente ?
- C'est l'ancien symbole des alchimistes pour la vie éternelle, la création à partir de la destruction, la vie à partir de la mort, l'immortalité, quelque chose de ce genre, explique Kiba. Il m'arrive de lire moi aussi, ajoute t-il en réponse à nos regards surpris
- On dirait que c'est infecté, dis je. Tu devrais peut être consulter un médecin.
Je me rend compte que j'aurais mieux fait de ma taire. Sakura baisse sa manche d'un geste rageur, et son aura crépite de plus belle
- Mon tatouage va très bien. Et moi aussi merci. Mais si je peux me permettre de vous le faire remarquer, aucun de vous deux n'a l'air de se préoccupé de Sasuke, qui ne vient même plus en cours je vous le signale. C'est quoi cette histoire ?
Kiba s'absorbe dans son portable, et moi, je regarde ailleurs. Elle n'a pas complètement tort. Elle attrape son déjeuner, tourne les talons, et se met à slalomer entre les tables comme une furie, dans une course qui ne mène nulle part
- Tu peux m'expliquer ? Me demande Kiba
Je lui fais signe que non. Je ne parviens pas à oublier l'image du serpent, lové sur son poignet, tournant la tête et plantant ses petits yeux vitreux dans les miens.
Quand j'arrive dans l'allée de la maison, Sasuke, tout sourire, m'attend, adossé à sa voiture
- Alors comment c'était le lycée ? Questionne t-il en m'ouvrant ma porte
J'attrape mon sac sans répondre
- Je vois que tu es toujours fâché
Il me suit jusqu'à la porte. Je sens sa chaleur, même si il ne me touche pas. J'ouvre la porte et jette mon sac dans l'entrée
- Je ne suis pas fâché
- Ah bon, ça me rassure. J'ai réservé pour deux. Donc, puisque tu n'es pas en colère, accepterais tu de m'accompagner ?
Je regarde son jean, ses bottes, son pull noir, en me demandant ce qu'il peut avoir en tête. Il m'ôte mes lunettes de soleil et mes écouteurs, et les poses sur la table de l'entrée. Puis, il rabaisse ma capuche, me prend par le bras, et m'entraîne vers sa voiture
- Tu n'as pas besoin de tout ça Naruto
Je m'installe docilement su le siège passager, toujours prêt à le suivre, quoi qu'il arrive
- On va où ? Et mes devoirs ? J'en ai une tonne à rattraper
- Ne t'inquiet pas. Tu auras le temps plus tard, je te le promets
Je me demande si je m'habituerais un jour à sa beauté sombre, à la chaleur de son regard, à la facilité avec laquelle je cède à tous ses caprices
- Beaucoup plus tard ?
Il s'installe derrière le volant et démarre
- On sera de retour avant les douze coups de minuit, parole d'honneur. Attache ta ceinture, c'est parti
Sasuke conduit vite. Vraiment très vite. De sorte que, quand il s'engage dans le parking et remet les clés au voiturier, j'ai l'impression qu'il ne sait passé que quelques secondes. Je regarde autour de moi et aperçois des bâtiments verts, ainsi qu'un panneau « ENTREE EST »
- Où sommes nous ? C'est « l'entrée est » de quoi ?
Il m'attire à lui tandis que quatre purs sangs luisants de sueur passent en trottant à côté de leur palefrenier, suivis par un jockey en casaque rose et vert, mince culotte de soie blanche et bottes noires crottées
- Regarde. Voilà la réponse à ta question
- L'hippodrome ?
Comme Disneyland, c'est l'un des derniers endroits auquel j'aurais pensé
- Mais pas n'importe lequel. C'est l'un des plus grands et des plus beaux. Viens. On a une réservation pour trois heures et quart dans un restaurant. Viens, je ne veux pas rater l'ouverture des courses
- Mais…ce n'est pas illégal ?
Je sais que j'ai l'air trop innocent, mais il est tellement insouciant, impétueux et imprévisible…Il sourit, mais je vois qu'il est agacé
- C'est illégal de manger ?
- Non. Je parlais de jouer, parier, enfin tu sais…
- Naruto, ce sont des courses de chevaux, pas de combats de coqs ! Aller vient.
Il me prend par la main et m'entraîne vers les ascenseurs
- Il ne faut pas avoir vingt et un ans pour jouer ?
- Dix huit, marmonne t-il en appuyant sur le bouton « cinquième étage »
- Justement. J'en ai seize et demi
Sasuke m'embrasse
- Les règles existent pour être ignorée, voir enfreintes. C'est plus amusant. Tu vas voir
Nous traversons un hall qui donne sur une salle immense, décorée de différentes nuances de vert. Sasuke s'arête devant la réception pour saluer le maître d'hôtel, comme un ami de longue date
- Ah, monsieur Uchiwa, quel plaisir de vous voir ! Votre table est prête suivez moi
Sasuke acquiesce et me prend la main. Je le suis dans une autre salle remplie de couples, de retraités, d'hommes seuls, de femmes en groupes, un père et son jeune fils, je ne vois pas une seule place de libre. Nous parvenons finalement à une table qui surplombe la ligne d'arrivée, avec une vue imprenable sur la piste et les collines verdoyantes alentour
- Tom va venir prendre votre commande dans un instant. Vous désirez du saké ?
Sasuke me jette un regard et rougit légèrement
- Pas aujourd'hui, merci
- Très bien monsieur. Plus que cinq minutes avant l'ouverture des courses
- Du saké ? Dis je en levant les sourcils
Mais Sasuke hausse les épaules et ouvre le programme des courses
- Que penses tu d'Apollon ? Je parle du cheval, pas du dieu
Je suis trop absorbé par le spectacle pour répondre. Non seulement la salle est gigantesque, mais elle est pleine à craquer. Pourtant, nous sommes au beau milieu de la semaine, au milieu de la journée même. Tous ces gens qui sont là, à jouer aux courses au lieu de travailler… C'est un autre univers dont j'ignorais l'existence. Je ne peux pas m'empêcher de me demander si c'est ici que Sauske passe son temps libre. Il sort son stylo et griffonne je ne sais quoi
- Alors ? Qu'est ce que tu en penses ? Tu veux parier ?
- Je ne saurais même pas par où commencer
- Je pourrais te faire un cours super détailler, mais le temps nous manque. Pourquoi ne jetterais tu pas un coup d'œil là-dessus ? Tu me diras ce que tu sens, les noms qui t'attirent. Ca marche toujours avec moi
Il me passe le programme, et, quand je l'ouvre, trois noms me sautes aux yeux dans l'ordre
- Bon alors, disons Apollon gagnant, Aphrodite en deuxième position, et Poséidon en troisième position.
Je ne sait pas d'où me viens cette inspiration, mais je suis sur de moi
- Combien veux tu miser ? Le minimum, c'est deux, mais tu dois pouvoir monter un peu, dit Sasuke en prenant note
D'un seul coup, je perds confiance et n'ai pas envie de vider mon porte monnaie sur un coup de tête
- Non, deux c'est très bien
- Tu es sur ?
J'acquiesce d'un signe de tête
- D'accord. Je pense que tu as fais un bon choix. Je vais parier cinq. Non, aller, dix
- Non, pas dix. Tu sais, je les ai choisis au hasard, je ne sais même pas pourquoi
Il se lève et me signifie de ranger mon portefeuille
- On sera bientôt fixé. Tu me rembourseras quand tu auras gagné. Je vais placer nos paris. Si le garçon vient prendre la commande, choisis ce qui te fais plaisir
- Et pour toi ?
Il est parti si vite qu'il ne m'a pas entendu. A son retour, les chevaux sont en position et jaillissent de leurs stalles, une fois le départ donné. D'abord, on ne voit que de petits points noirs brillants, puis ils prennent le virage et entrent dans la dernière ligne droite. Je bondis sur mes pieds lorsque je vois mes trois favoris prendre la tête, et saute de joie en les voyants franchir la ligne d'arrivée dans l'ordre que j'avais annoncé. Sasuke s'incline pour m'embrasser pendant que j'observe Apollon qui s'avance vers le cercle du vainqueur, où on le couvre de fleurs pour la séance photo
- Je n'y crois pas ! On a gagné ! On a gagné ! Est-ce que ça fait toujours cet effet ?
- En général oui. Mais il n'y a rien de tel qu'une première victoire. C'est toujours la meilleure
Je regrette presque d'avoir douté de moi. J'aurai pu augmenter un peu la mise
- Oui, enfin, je ne sais pas si ça va être une grosse victoire
- Comme tu n'as parier que deux, tu as dû gagner aux alentour de huit, pas beaucoup plus
- Huit dollars ?
J'avoue être franchement déçu. Mais Sasuke éclate de rire
- Huit cent ! Huit cent quatre vingt dollars et soixante cents, pour être exacte. Tu as gagné le tiercé dans l'ordre
- Avec seulement deux dollars ?
Il acquiesce, et je comprends mieux pourquoi il a une table d'habitué
- Et toi ? Tu as gagné combien ? Tu as parié la même chose ?
- En fait, il se trouve que j'ai perdu. Gros même. J'ai été trop gourmand et j'ai tenté le quarté en jouant un cheval qui ne s'est pas placé. Mais ne t'en fais pas, j'ai bien l'intention de me rattraper à la prochaine course
Et il ne s'en prive pas. Plus tard, quand nous allons chercher nos gains, je récupère mille six cent quarante cinq dollars et quatre vingt cents. Mais ce n'est rien comparé à ce qu'empoche Sasuke. Il a gagné le quinté plus en plaçant les cinq premiers chevaux dans l'ordre. Et comme il est le premier à y parvenir depuis plusieurs jours, il encaisse cinq cent trente six mille dollars et quarante et un cents, le tout pour une mise de dix dollars !
- Alors, tes impressions ? Me demande t-il tandis que nous sortons bras dessus bras dessous
- Disons que je comprends mieux pourquoi tu n'es pas très assidu en cours. Ca ne fait pas le poids j'imagine ?
Je me mets à rire, planant toujours sur mon petit nuage d'avoir gagné une telle sommes, me disant que j'ai enfin trouver le moyen de tirer profit de mon don. Sasuke me conduit à la boutique souvenir
- J'aimerais t'offrir quelque chose pour célébrer ma super victoire
- Non non, tu n'es pas obligé…
Il me prend fermement la main et ses lèvres chatouillent mon oreille
- Si j'insiste. Et puis, je crois que je peux me le permettre. Mais à une condition : ni pull, ni capuche ! Sinon, tu peux choisir ce qui te plaît.
Je suis tenté par une toque de jockey, une statuette de cheval, un énorme fer à cheval en bronze destiné à décorer le mur de ma chambre, avant de jeter mon dévolu sur un bracelet marron, fin, avec un cheval en argent accroché après.
- Ainsi, quoi qu'il arrive, tu n'oublieras jamais cette journée, dit t-il en me mettant le bracelet à mon poignet pendant que nous attendons la voiture
- Comment pourrais je l'oublier ?
Mais quand il ouvre la portière, et que je remarque ses yeux remplis de tristesse, je me prends à espérer que ce sera la seule chose que j'oublierais jamais.
Malheureusement, le trajet du retour passe beaucoup plus vite que celui de l'aller, et lorsqu'il se gare devant la maison, je n'ai aucune envie de le quitter. Sasuke regarde l'horloge de bord
- Tu as vu ? Bien avant les douze coups de minuit, comme promis
Et quand il se penche pour m'embrasser, je réponds avec une telle fougue que c'est tout juste si je ne l'attire pas sur mon siège
- Je peux monter ? Murmure t-il tandis que ses lèvres parsèment mon oreille, mon cou et mon épaule d'une pluie de baisers
Je le repousse en secouant la tête. Pas seulement à cause de ma tante et de mas devoirs en retard, mais aussi parce que j'ai besoin de me ressaisir et d'arrêter de faire ses quatre volontés. Je me dépêche de descendre avant que je ne change d'avis
- On se voit demain au lycée ? Ca te dit rappel quelque chose ? Ne me dis pas que tu comptes encore sécher les cours ? Dis je très vite, voyant qu'il évite de me regarder
- Mais je m'ennuie à mourir. Je ne sais pas comment tu fais
En levant les yeux, j'aperçois Tsunade qui nous observe derrière les stores avant de reculer précipitamment
- Tu ne sais pas ? A peu près comme tout le monde : je me lève, je m'habille et j'y vais. C'est aussi simple que ça. Et de temps en temps, on apprend même des trucs.
J'ai conscience que c'est un gros mensonge. Honnêtement, je n'ai rien appris depuis le début de l'année. Comment faire autrement, quand on sait déjà à peu prêt tout ? Mais je me garde de lui avouer. Il m'implore du regard
- Il doit forcément y avoir une meilleure solution
- Sans doute, mais entre nous, sécher les cours et abandonné les études n'est pas la meilleure solution si tu veux aller à l'université et faire quelque chose de ta vie
Autre gros mensonge. Avec quelques jours comme celui-ci à l'hippodrome on pourrait très bien vivre. Et c'est un euphémisme
- D'accord, comme tu voudras. Enfin pour le moment. A demain Naruto
Le temps que j'arrive à la porte, il a disparu
