Chapitre 7 :
De retour à Beacon Hills. Un jeune homme marche lentement dans un bois.
POV Scott.
C'est dingue tout ce qui vient de m'arriver quand même. Si jamais on m'avait dit un jour que ça aller m'arriver, j'aurais collé un poing à celui qui m'aurait de telles âneries. Déjà que je me fais mordre par un loup garou, dernière chose que je pensais exister dans ce monde. Voilà que maintenant, je vais passer le reste de ma vie avec l'un d'entre eux, et le neveu de celui qui m'a mordu qui plus est, Derek Hale. Bon sang, avec tout ce qui s'est passé cette nuit, je ne suis pas sûr d'être à jour dans ma tête. Je sais, ou plutôt ma partie louve, en plus de ne pas être masculin le savait, qu'il allait se passer quelque chose entre nous mais je ne pouvais pas y croire. Un truc pareil, c'est difficilement imaginable. Et pourtant, maintenant que je suis en plein dedans, j'ai l'impression que c'est le truc le plus simple et le plus normal du monde. Je devrais être complètement mort de trouille et bien non, je respire la joie de vivre. Je pense même avoir piqué un peu de l'humour noir de Derek, je ne sais pas trop si ça va lui plaire, déjà qu'il n'est pas très bavard mais alors là, je vais l'achever.
Depuis le début hein ? J'en reviens pas mais en fait, c'est complètement vrai. Je ne m'en rendais pas vraiment compte mais depuis le jour où je l'ai vu, cette première nuit où on s'est rencontré, il me revenait toujours en tête. Je n'y faisais même pas gaffe. C'est dingue quand même ! A chaque fois qu'il était là, ou que je sentais son odeur, mon cœur ratait un battement puis se calmer parce que je me savais en sécurité. Pauvre Alysson, en fait, s'en le savoir, depuis le début, en étant avec elle, je pensais à quelqu'un d'autre. Bien sûr je l'ai aimé mais maintenant que j'y pense, c'est vrai que je ne me rappelle déjà presque plus de nos histoires d'amour plutôt compliquées … surtout avec de tels parents. Je sortais avec la fille de chasseurs de loups garous, plutôt comique comme situation. Mais de toutes façons, je n'ai plus besoin de penser à elle, elle ne voulait pas se montrer avec moi, affronter une bonne fois pour toutes ses parents, et bien soit, dans ce cas, notre histoire – si on peut l'appeler comme ça – s'est arrêtée là.
J'ai mal à la tête à force de réfléchir. Tiens ? Où est-ce que je suis moi ?
Fin POV Scott.
Plongé dans ses réflexions, les pieds de Scott l'avait de nouveau ramené devant le lac. Epuisé de réfléchir et de marcher en même temps, surtout avec ses blessures, il décide de s'asseoir sur un pan de terre qui donne vu sur le lac. Il reste là à penser et à tenter de remettre de l'ordre dans sa tête.
-je pensais bien te trouver là.
Scott ne réagit même pas, il avait senti l'odeur de Derek depuis un petit moment maintenant. En fait, depuis qu'il avait réussi à s'asseoir par terre.
-tu vas bien ?
-aussi bien que je puisse aller.
-tu as l'air ailleurs.
-je réfléchissais, c'est tout. D'ailleurs, maintenant, j'ai mal à la tête. Dit-il en se prenant la tête entre ses mains.
-mm…
-je vois que tu as retrouvé l'usage de la parole, c'est cool, ça commençait à me manquer.
-hmpf…
-c'est bien ce que je disais. Stiles passe me prendre à quinze heures pour que je rentre chez moi. Il a assuré le coup avec ma mère même si je sais que je vais quand même me faire tuer en rentrant. C'est sympa de lui avoir tout dit pour … enfin pour nous deux quoi. Merci de lui avoir fait confiance.
-mm…
-j'adore discuter avec toi, franchement c'est un pur plaisir. Argh…et bien, quand tu seras décidé à articulé plus de deux mots dans une phrase, tu me fais signe. Je vais rentrer à la maison. Je commence à avoir froid.
Derek regarda partir Scott, surpris plus que jamais. Il venait d'appeler le manoir « la maison », il se considérer bel et bien comme membre à part entière de la meute. Il n'en demandait pas autant de sa part mais le fait de l'avoir au sein de la meute était un élément essentiel. Bientôt, Scott sera à force égal avec lui et à eux deux ils pourraient plus facilement défendre la meute.
POV Derek.
Bon sang ! Mais qu'est-ce qui m'a pris moi. Quel con ! Enfin bon, il n'a pas l'air de l'avoir mal prit, il était seulement un peu dépité. Je peux vraiment être con des fois. Mais bon, la meute avant tout et … non, c'est Scott avant tout pour le moment. La meute et moi allons avoir besoin de lui plus que jamais maintenant. Eh sœurette ! T'aurais au moins pu m'expliquer comment ça fonctionne les relations à deux parce que maintenant, nous deux c'est à la vie à la mort … bordel on dirait une promesse de mariage. Bah, ça, ça se fera bientôt. Encore un mois de patience et il fera complètement parti de la meute. Tu sais très bien que je n'y connais rien en relation amoureuse, je n'ai jamais aimé personne. Mais là, avec Scott, ce n'est pas pareil. J'ai l'impression de l'avoir toujours connu pourtant je sais très bien que ce n'est pas le cas. Et puis surtout, je pensais rencontrer une fille pas un mec, dis-moi, tu crois que quelque chose ne va pas chez moi ? Mouai, m'enfin, dire que c'est quelque chose de tout à fait normal, c'est un peu facile nan ? Punaise, en fait c'est quand même compliqué tout ça, je ne sais pas comment je dois me comporter avec lui. Il est resté lui-même, peut-être que je dois faire pareil. Bah… testons, je verrais bien. En attendant, je préfère ne pas le laisser trop longtemps tout seul, on ne sait jamais.
Fin POV Derek.
Dans le manoir, épuisé, Scott parvient à s'asseoir difficilement sur les deux premières marches de l'escalier. Deux raisons à cela, la première concerne des blessures un peu partout sur son corps, et la deuxième concerne une douleur beaucoup plus précise entre ses fesses. Il comprit vite que Derek n'y étais pas allé de main morte la nuit dernière mais décide de ne pas lui en tenir rigueur sachant qu'il n'était pas complètement maître de lui-même. N'empêche que son loup était déchaîné.
Fatigué, il finit par s'endormir la tête posée contre le restant de la rampe d'escalier. Derek, de retour chez lui, le vit et alla immédiatement vers lui. Comprenant qu'il dormait, il le souleva du sol et le porta jusqu'à la chambre où il l'installa de nouveau dans le lit pour qu'il puisse se reposer. Le retour à la forme allait être un peu long sans doute.
-Scott ? Scott ! Réveilles-toi. Stiles est venu te chercher.
-mmppffhh…
-ne m'oblige pas à te porter comme une princesse.
-…
-ok, tu l'auras voulu. Il va avoir un super tableau ton ami. S'énerva Derek en portant Scott dans ses bras telle une poupée de porcelaine.
Il descendit facilement les escaliers et, une fois dehors, le porta jusqu'à la voiture. Stiles, devant un tel tableau, ne put s'empêcher de rigoler dans son coin s'attirant ainsi les regards noirs de Derek tandis qu'il déposait Scott dans la voiture.
-sympa, vous vous êtes mariés ou quoi ? Rit Stiles.
-pas encore mais t'en fais pas, ça va plus tarder maintenant. Enragea Derek.
Une telle nouvelle eut le mérite de faire fermer son clapet à Stiles. Il monte dans sa voiture, met sa ceinture de sécurité, et s'apprêtait à démarrer quand Derek se pencha à sa portière.
-tu as intérêt à faire gaffe à lui. Une fois rentré, dis-lui de m'appeler. Fais attention, il a mal un peu partout. Ne cherche surtout pas à savoir sinon c'est mon poing que tu te manges. Maintenant ramène le et fais bien attention. Si jamais il se passe quelque chose d'anormal, surtout appelle moi.
-mais qu'est-ce qui se passe à la fin ?
-disons qu'en ce moment, Scott est devenu une bête de foire que quatre loups garous voudraient mettre en miette, si tu vois de qui je veux parler.
-ah ouai d'accord, ok t'en fais pas, je vais faire gaffe.
-ok.
Sur ce, Stiles démarre la voiture et Scott et lui quitte le domaine des Hale.
-au fait, Stiles peut aussi être ton ami, si tu le veux.
Derek se stoppa. Puis quand il réalisa que le plus jeune avait réussi à l'avoir, il sourit et secoua la tête en signe de résignation. Il savait que même en parlant tout bas dans la voiture, il l'entendrait.
-le p'tit con, il était réveillé depuis tout ce temps. T'en fais pas, je t'aurais moi aussi Scott.
Et c'est sur ces dernières paroles que Derek retourna à l'intérieur du manoir. Les choses sérieuses n'allaient pas tarder à arriver, mieux valait être prêt à tout, même à la guerre.
