Bon à tout hasard, je poste la suite, au cas où…haha ! Avec une petite référence à Dirty Dancing à la fin…Bonne lecture à tous.

Chapitre 2 : entre deux feux…

La soirée du grand gala était enfin arrivée : une semaine s'était écoulée et l'enquête semblait toujours au point mort. Cette apparente impuissance avait produit chez les membres de la célèbre équipe du CBI des réactions aussi diverses que variées : Van Pelt s'était évertuée à chercher et rechercher un détail oublié dans ses fichiers informatiques Rigsby, outre s'être découvert un certain goût pour la musique latino, n'appréciait guère ne débusquer aucune piste tangible et s'était montré un peu grognon quant au chef d'équipe Cho, il demeurait toujours aussi…Cho : impassible et opérationnel !

Plusieurs individus liés à Ellen Mitchell avaient dû être écartés de la liste des suspects potentiels, suite à la mise en lumière d'indubitables alibis. Quant à l'infiltration de Jane et Lisbon dans le cours de danse Dulaine, elle n'avait pour l'instant rien apporté de concret. Se jouait donc ce soir l'ultime tentative pour appréhender le coupable qui, selon le mentaliste, se trouvait forcément parmi les participants au concours annuel de danse de salon. Aussi avait-il prévu un plan à sa façon, dans lequel bien sûr il avait entrainé bon gré mal gré ses équipiers.

Voilà donc pourquoi les agents Cho, Van Pelt et Rigsby se retrouvaient à faire partie du service de sécurité du Memorial Auditorium de Sacramento, qui abritait la grande cérémonie. En cette soirée d'automne, une douceur fort clémente s'étendait sur la ville malgré l'heure tardive. L'Auditorium, réputé pour accueillir les plus beaux ballets et concours de danse de la Californie, offrait un cadre ravissant aux centaines d'invités qui arrivaient parés de leurs plus beaux atours.

A l'entrée principale, à côtés d'un long tapis rouge qui fut déroulé sur les marches en l'honneur du maire de la ville reçu comme invité de marque, se tenaient postés Grace et Wayne, équipés de micros.

« Wahou, quel luxe ! Ne put que s'extasier le grand brun en assistant au défilé des personnalités élégantes qui passaient sous le fronton soutenu par six magnifiques colonnes en granit.

- C'est certain, murmura Van Pelt debout à ses côtés. Le concours annuel de danse de Sacramento est réputé dans tout le pays et en Europe. Des danseurs expérimentés viennent de partout pour tenter de décrocher la consécration ultime. Donc forcément, le gratin se déplace… »

A peine Grace avait elle terminé sa phrase qu'une limousine s'arrêta en contrebas, de laquelle descendit le maire de Sacramento, accompagné de son élégante épouse.

« Rigsby, Van Pelt, vous m'entendez ? fit dans leur oreillette la voix de leur « patron » provisoire.

- Oui Cho, dit Rigsby en parlant à son tour dans le micro.

- Comment ça se passe à l'entrée ?demanda Cho, posté à l'intérieur de l'Auditorium.

- Le maire vient d'arriver, ainsi que la plupart des huiles de la soirée. Et de ton côté ?

- RAS pour l'instant. Les participants au concours sont presque tous là, ils se préparent.

- Il ne reste plus qu'à espérer que le plan de Jane fonctionne, commenta Grace un brin nerveuse.

- D'ailleurs tu sais où se trouvent nos deux petits rats de l'opéra ? ironisa Rigsby en s'adressant à son ami asiatique.

- Dans les coulisses, Lisbon vient juste de me contacter de sa loge. Une fois que vous avez fini l'entrée, vous me rejoignez vers la porte E, comme convenu.

- OK ! Eh, sinon, comment c'est à l'intérieur ? C'est un buffet ou un service ? S'extasia Rigsby plein d'espoir.

- Aucune idée ! » répondit Cho de son ton placide habituel avant de couper la communication.

Rigsby afficha un air déçu qui fit sourire Van Pelt, amusée par les gamineries touchantes de son équipier, puis tous deux se concentrèrent de nouveau sur leur surveillance.

Dans la grande salle principale le monde commençait à s'installer tandis que l'immense rideau rouge baissé dissimulait la grande scène sur laquelle évolueraient les danseurs. Au pied de ladite scène, se tenait un orchestre symphonique, qui jouait quelques morceaux d'ambiance pour accueillir les invités dans l'attente d'interpréter ensuite les musiques sur lesquelles virevolteraient les compétiteurs. Soudain le coin gauche du rideau se tira de manière infime et discrète, laissant à peine transparaitre une paire d'yeux azur qui contemplait l'immensité du public.

Derrière la grande toile rouge, Patrick Jane, vêtu d'un costume noir solennel et d'un nœud papillon, observait la salle qui se remplissait à vue d'œil dans une cacophonie de paroles et de congratulations. Un sourire malicieux transparut alors sur les lèves du mentaliste qui espérait bien mettre en lumière ce soir le meurtrier d'Ellen Mitchell. S'il était tout à fait honnête, il devait reconnaître qu'il avait déjà une idée bien précise du coupable mais il lui manquait encore quelques données pour s'assurer du véritable mobile. Il va sans dire évidemment qu'il n'avait rien dévoilé de ses soupçons à ses équipiers, encore moins à Lisbon qui se retrouvait contrainte ce soir d'assister à ce gala. Pour rien au monde, Patrick Jane ne se serait privé de voir son équipière jouer le rôle de la parfaite partenaire de danse en couple !

« Ah, Patrick, vous êtes là ! » fit soudain une voix qui s'éleva des coulisses.

Jane délaissa son observation et relâcha le pan du rideau pour se retourner vers Pierre Dulaine, élégant dans son costume noir impeccable, qui s'avançait vers lui en souriant.

« Oui, je m'étais exilé quelques instants pour contempler cette foule de notables influents regorgeant de requins aux dents longues et aux manières outrancières, commenta avec ironie le consultant.

- Ce n'est pas faux, mais que voulez-vous, ce sont ces notables qui permettent le financement de ce concours, alors… »

Dulaine haussa les épaules, en signe de sa résignation modérée.

« En tant que l'un des plus illustres et estimés professeurs de danse de la soirée, ne devriez-vous pas être en ce moment au milieu de tous ces cols-blancs pour les saluer avant la compétition ?

- Sans doute, Patrick, ne pourrais-je pas les éviter toute la soirée effectivement, avoua Dulaine sur le ton de la confidence, mais pour l'heure je préfère éviter ces pingouins narcissiques et rester avec mes élèves pour les encourager.

- Comme je vous comprends. »

Pierre Dulaine prit soudain un air plus sérieux avant de demander à l'enquêteur :

« Vous pensez toujours trouver ce soir le meurtrier d'Ellen ?

- Oui, j'en suis certain, lui assura Jane.

- Vous m'avez confié hier soir avoir une idée du coupable.

- En effet.

- Je comprends que vous ne puissiez rien dire mais êtes-vous sûr qu'il n'aurait pas été plus prudent d'annuler le gala ?

- Je pense au contraire que nous ne pourrons résoudre cette affaire que grâce à la compétition, rétorqua Jane d'un ton maitrisé. L'assassin sera là pour contempler l'absence d'Ellen et l'incapacité de celle-ci de ravir tout le monde d'une prestation parfaite.

- J'ai vainement tenté de dissuader discrètement mon épouse de venir ce soir mais elle qui ne manque pas une seule compétition, aurait trouvé étrange que je cherche à l'écarter. Donc comme je ne pouvais rien lui dévoiler sur votre enquête au sein de mon cours, je n'ai pas insisté.

- Et vous avez bien fait, l'encouragea Jane. Je ne pense pas que l'assassin veuille s'en prendre à qui que ce soit ce soir. Son but était d'empêcher Ellen de participer au gala, c'est tout. »

Dulaine inspira profondément, pour chasser ses angoisses mais aussi sa tristesse au souvenir de sa plus brillante élève. Pour se redonner une contenance, il préféra changer de sujet :

« D'ailleurs qu'avez-vous fait de Térésa ? Auriez-vous abandonné votre cavalière dans un recoin ou vous cachiez-vous ici pour fuir ses fureurs ? se moqua gentiment l'enseignant.

- How…non, pas vraiment, répondit très vaguement Jane qui secoua la main en l'air comme s'il chassait une mouche tenace. Lisbon doit être encore en train de se préparer, vous savez comment sont les femmes ? »

Le visage quasi angélique qu'arborait Jane mais surtout la manière dont il avait esquivé le sujet fit que Dulaine ne mordit pas un seul instant à l'hameçon.

« Que lui avez-vous encore fait ? demanda Dulaine en ne pouvant retenir un sourire.

- Euh…eh bien, disons que je lui ai quelque peu imposé la tenue à porter ce soir et que cette dernière ne semblait pas vraiment à son goût, lâcha innocemment le consultant qui feignit un air désolé.

- Voyons Patrick, après l'avoir taquinée toute la semaine durant les cours de danse, l'avoir forcée à répéter et répéter encore tous ces pas de deux pendant lesquels vous ne l'avez pas beaucoup aidée, ne pouviez-vous pas au moins lui laisser le loisir de se vêtir comme elle l'entendait ? »

Cette fois, Jane ne voulut pas répondre, se contentant de pencher la tête sur le côté, tel un enfant taquin qu'on ne pourrait empêcher de faire des bêtises. Cela fit encore plus sourire son interlocuteur qui l'invita à le suivre dans les loges pour rejoindre le reste des participants. Ils marchèrent dans les coulisses, tentant de se frayer un passage parmi les nombreux danseurs qui finissaient de se préparer.

Au bout du couloir, Dulaine prit congé quelques instants de Jane et s'éloigna pour seconder ses élèves. Satisfait du déroulement des opérations, le consultant se remit à marcher doucement, les mains dans le dos, observant et analysant les moindres faits et gestes des individus qui l'entouraient. Tandis qu'il passait devant une loge, il eut à peine le temps de voir la porte blanche s'ouvrir à la volée, deux bras basanés l'empoigner par le gilet et le tirer violemment à l'intérieur de la pièce dans un bruit de claquement. Sans comprendre comment, Jane se retrouva alors plaqué avec force contre la porte par une Lisbon de toute évidence furieuse.

« Woho ! Lisbon, croyez-vous que ce soit le bon moment pour batifoler dans les loges ? tenta pitoyablement Jane pour désamorcer la colère de son équipière.

- VOUS! Vous vous êtes encore bien foutu de moi n'est-ce pas ?

- Co...comment cela ?

- Vous pensiez peut-être que j'allais laisser passer cela sans rien dire hein ? poursuivit Térésa qui tenait toujours son consultant par le col, avec un air très menaçant.

- Mais...de quoi parlez-vous ? balbutia le blondinet qui eut peur un instant de ce qu'avait pu découvrir la brunette : après tout, il y avait plus d'un secret qu'il lui cachait au quotidien !

- Je parle…de cette TENUE ! De cette robe ! Enfin de ce machin que vous avez exigé que je porte ce soir en prenant bien soin de me la dissimuler jusqu'au dernier moment ! »

Après avoir quasiment crié cette réplique, Lisbon consentit à relâcher son équipier et tourner en rond dans cette pièce tandis que Jane reprenait son souffle. Il observa quelques instants la jeune femme qui se tenait sous ses yeux et devait reconnaître qu'il ne s'agissait pas vraiment du style de vêtement qu'aimait porter la discrète et classique Térésa. Cette dernière avait dû pour les circonstances enfiler une robe longue rouge, ce qui déjà en soi était rédhibitoire : Lisbon détestait le rouge ! Mais outre la couleur, le vêtement, parsemé de quelques dentelles noires sur le plastron et les fines manches gondolées, était très près du corps, mettant particulièrement en valeur la silhouette fine et gracile de ce petit bout de femme au caractère bien trempé. Le haut de la robe, qui n'était pas sans rappeler les costumes des Espagnoles, offrait un joli décolleté en bateau, qui n'avait rien de véritablement outrageant. En revanche, deux larges fentes permettaient d'entrevoir les jambes de la jeune femme, laissant ainsi virevolter au vent les deux pans de la robe.

Un instant troublé par le cette vision peu habituelle de son équipière, Jane se ressaisit rapidement en croisant ses iris noirs de colère.

« Eh bien, vous êtes absolument ravissante, je ne vois pas du tout ce qui vous chiffonne dans

- Ce qui me chiffonne ? l'interrompit Térésa avec virulence en désignant le bas de sa robe. Eh bien peut-être pour commencer ces deux fentes béantes à l'intérieur desquelles je pourrais faire rentrer un fourgon blindé. Les stylistes n'avaient pas assez d'argent pour acheter suffisamment de tissu ou quoi ?

- C'est un costume de danse, Lisbon, tenta d'expliquer posément Jane. Ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'il faut être à l'aise dans ses mouvements.

- Ah bien là, je ne me sentirais pas à l'étroit, c'est certain ! » se fâcha-t-elle de nouveau en posant son pied gauche sur une chaise, laissant ainsi glisser allégrement le pan de la robe pour démontrer sa théorie.

Lisbon devait vraiment être hors d'elle et ne plus avoir toute sa lucidité pour oser se permettre de dévoiler sa jambe dénudée à son équipier ! Ce dernier d'ailleurs détourna une seconde les yeux, ne voulant pas froisser la susceptibilité de son amie.

Lisbon reposa son pied au sol et recommença à trépigner sur place, ses yeux lançant des éclairs.

« Et pour couronner le tout, il a fallu que vous preniez la couleur rouge…je HAIS le rouge !

- Hum…pardonnez-moi mais cette robe n'est point rouge, se permit d'intervenir Jane qui porta son index sur ses lèvres, en signe de réflexion.

- PARDON ?

- Oui, elle est très exactement « carmin » et noire, crut bon de faire remarquer le consultant.

- Je vous assure qu'elle ne va pas tarder à être « rouge sang » si vous n'arrêtez pas de faire le crétin ! le menaça très clairement la jeune femme qui s'était avancée si près de lui qu'elle se tenait à quelques centimètres de celui qu'elle rêvait d'étriper sur place !

- Lisbon, je vous en prie calmez-vous, je vous jure qu'il y a une raison très précise au choix de cette tenue, tenta de nouveau Jane.

- Une raison autre que celle de m'humilier ? » cracha-t-elle en s'éloignant de Jane pour s'appuyer sur le dossier de la chaise.

Jane reçut cette remarque de plein fouet : jamais, ô grand jamais, il n'avait eu l'intention de blesser Lisbon. Malgré toute son intelligence, il ne voyait pas ce qui poussait son amie à cette conclusion : la taquiner, oui la faire tourner en bourrique certes la mettre en rogne, passe encore…mais l'humilier ? Certainement pas ! D'ailleurs en quoi le serait-elle ? Elle était tout simplement éblouissante !

« Lisbon, je vous jure que telle n'était pas mon intention. Et quelle humiliation y voyez-vous donc ? Vous portez cette robe avec un raffinement et une élégance à faire pâlir d'envie la femme du maire. Il s'agit d'une tenue de gala magnifique, dans laquelle vous enchanterez la plupart des hommes assis dans la salle rien qu'en vous mouvant avec votre grâce naturelle. Sans compter qu'un tel costume ravive vos racines hispaniques, ce qui vous donne encore plus de mystère et de charme. Certaines danseuses de ce soir tueraient pour avoir ne serait-ce qu'un centième de la beauté dont vous irradiez à l'instant. »

Si de tels mots étaient sortis de la bouche de n'importe quel autre Don Juan prétentieux, Lisbon aurait sans doute fait un carnage. Mais attendre Patrick Jane parler ainsi eut un effet apaisant surprenant : bien sûr qu'il était le roi de l'entourloupe et du baratin, pourtant il n'utilisait que très rarement ce moyen pour charmer. Au contraire, elle le connaissait assez bien pour savoir qu'il ne se laissait jamais aller à un tel sentimentalisme avec les femmes, portant un deuil infini. L'alliance à son annulaire gauche était la plus efficace des ceintures de chasteté.

Aussi furieuse fût-elle, elle dut néanmoins reconnaître que Jane n'avait pas voulu la blesser volontairement : un jour le ferait-il, sans doute, mais dans une quête de vengeance bien définie, pas par simple envie de la faire sortir de ses gongs.

Lisbon inspira profondément pour retrouver son calme tandis que le consultant demeurait silencieux près de la porte, un peu gêné de s'être ainsi allé en tant de compliments.

« Bon, consentit à dire Lisbon sèchement mais néanmoins sans crier, vous avez intérêt à avoir une excellente raison pour me faire revêtir cette horreur sinon je vous jure, Patrick Jane, que la prochaine fois c'est vous qui porterez la robe juste avant d'aller à l'échafaud !

- Tenu ! saisit-il la balle au bond, soulagé que son équipière redevienne professionnelle.

- Alors, je vous écoute.

- Je pense que votre tenue va se révéler être un élément déclencheur pour démasquer le meurtrier d'Ellen Mitchell.

- Vous vous fichez de moi ? s'insurgea la fliquette, totalement ahurie, debout devant la coiffeuse.

- Pas du tout. Mais je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant, déclara le consultant très sérieusement. Ce serait aller trop vite en besogne.

- Bien entendu, ce serait surtout vous priver du plaisir d'avoir une longueur d'avance sur tout le monde » ironisa Lisbon.

Janearbora un petit sourire satisfait, laissant entendre qu'en effet il aimait être le maître du jeu mais il savait aussi que son équipière était habituée à ses pratiques qu'elle côtoyait depuis près de huit ans. Aussi, sans rien ajouter de plus, Jane se dirigea vers la coiffeuse où trônaient quelques ustensiles de maquillage et de soins. Il s'empara d'une rose rouge « maravilla » posée sur la table et s'approcha de sa partenaire qui le regardait avec perplexité.

« Je sais que ce n'est pas toujours chose aisée, mais je vous demande de vous fier à moi. » lui dit-il avec douceur et sérieux.

Puis sans hésiter, il accrocha la fleur à la chevelure noire de Lisbon, relevée pour l'occasion et tenue à l'aide d'un peigne d'ornement noir. Une fois la rose mise en place, il posa ses mains sur les épaules dénudées de Lisbon qui ne put réprimer un frisson. Se fier ou non à Patrick Jane était une vaste question, aussi préféra-t-elle éluder le sujet.

« Ça, ce n'est pas gagné ! se contenta-t-elle de dire assez sèchement, sans se douter que cette réponse produisit un bref pincement au cœur du mentaliste qui retira alors ses mains. Bon nous avons un tueur à trouver non ? Nous devrions y aller.

- Je vous suis. » dit Jane en lui indiquant gracieusement la porte blanche.

Il vit alors Térésa s'emparer d'un fin châle noir qui trônait sur un siège, espérant sans doute qu'il la dissimulerait aux regards des gens. Ce reflexe de pudeur inutile fit de nouveau sourire Jane qui entreprit de suivre la jeune femme. Mais alors qu'elle posait sa main sur la poignée, elle se retourna vivement pour toiser Jane qui faillit lui rentrer dedans, surpris de cette volte-face soudain.

« Une dernière chose, dit-elle d'un ton calme mais déterminé alors qu'elle plongeait son regard dans celui de son interlocuteur, sachez pour votre gouverne que je porte toujours mon arme sous ce déguisement ridicule. Alors un conseil, évitez de vous jouer une nouvelle fois de moi, compris ? »

En observant les iris émeraude qui le fixaient, Jane y lut une détermination non feinte et il sut qu'elle ne plaisantait pas : elle avait toujours son arme !

« Compris, lâcha-t-il un tantinet intimidé en hochant la tête.

- Bien, allez en route, Patrick Swayze ! »

TBC...