Coucou tout le monde, j'espère que vous allez bien…
Je remercie mes trois lecteurs/lectrices qui ont eu la gentillesse de me laisser des reviews auxquelles je m'empresse de répondre ci-dssous.
MrsElizabeth : je suis ravie de te retrouver chère fan de Jane Austen, ta fidélité à mon égard me fait grand plaisir. Oui notre Jane a la fâcheuse tendance à faire tourner la pauvre Lisbon en bourrique (et qch me dit que ce n'est que le début). Merci et j'espère que la suite te plaira.
Karo1215 : bienvenue à toi et merci de m'adresser ta 1ère review, oui la danse de séduction devrait plutôt convenir à notre duo de feu mais qch me dit que ce n'est pas pour tout de suite. Bonne lecture et encore merci à toi
Guest : coucou, je n'ai pas ton nom mais en tout cas je te remercie pour tes messages. Même si l'idée d'affaire de couverture est en effet loin de l'univers de la série, j'espère quand même rendre un peu les caractères de nos héros, hihi ! Je te souhaite une bonne lecture en espérant te retrouver pour la suite…biz
Allez, pour vous mettre un peu plus l'eau à la bouche, un petit chapitre (oui, je fais plus petit que le 1er! ) pour vous montrer la double facette de notre infernal consultant...aussi diabolique qu'angélique; aussi démoniaque qu'adorable..aussi retors que malin! (relevez bien son sous-entendu du début…ça reservira! )
Le mystère s'épaissit un peu, du moins j'espère...promis la danse revient au prochain chapitre (mais Jane sera-t-il au RDV? ) mais ce chapitre de transition a son importance, du moins je crois .
Bisous à tous et bonne lecture (je l'espère en tout cas )
PS; je n'ai jamais fait d'espagnol (Ich möchte gern Deutch, entshuldigung! ), j'espère donc avoir traduit correctement la mini-réplique dans la langue de Cervantes
Chapitre 3 : Diapason.
Une effervescence maximale se faisait sentir dans les coulisses où les professeurs de danse avaient réuni leurs élèves respectifs, prêts à entrer sur scène. Lisbon et Jane se joignirent à la troupe et mirent quelques secondes à repérer Pierre Dulaine avant de se diriger vers lui.
« Allez, Miranda, ne vous inquiétez pas, tout sera parfait, l'entendirent-ils encourager une jeune femme tendue qui faisait partie de leur cours. L'important avant toute chose est que vous soyez heureuse de danser. Croyez-moi, le plaisir est bien plus important que la performance technique ».
La jeune Miranda inspira profondément et remercia son mentor avant de s'éloigner.
« Que voilà un précieux conseil qui peut s'appliquer dans de nombreux domaines, fit Jane d'un ton narquois tandis que Lisbon à ses côtés, ouvrit grand les yeux devant ce sous-entendu inhabituel chez son consultant.
- Térésa, Patrick, vous voilà enfin ! les accueillit aimablement Dulaine qui fixa soudain son attention sur la brunette. Eh bien, eh bien, vous êtes absolument magnifique chère Térésa. Cette robe est…
- …un peu trop frivole à mon goût, insista Lisbon en jetant un air courroucé à son partenaire qui ne semblait n'en avoir cure.
- Point du tout, je vous assure. Les costumes de gala se doivent d'être expressifs et servir chaque mouvement que vous exécuterez lors de la chorégraphie, commenta Dulaine d'un ton expert. Personne n'y verra ici un habit léger mais plutôt l'incarnation matérielle des différentes passions que vous exprimerez avec votre corps. C'est exactement la même chose pour les patineurs artistiques.»
Dulaine adressa à la jeune femme un regard encourageant, espérant avoir un peu atténué ses scrupules pudiques tandis que Jane se tourna à son tour vers son équipière en lui lançant, d'un air amusé :
« Rassurée ?
- Vous…taisez-vous ! » conclut-elle en arborant la petite moue de désapprobation qu'elle affichait à chaque fois qu'elle devait reconnaître que son impossible consultant avait raison.
Jane haussa les épaules puis son regard fut attiré par une femme brune fort élégante qui s'approchait d'eux.
« Pierre ? fit celle-ci d'une voix douce.
- Oui, fit aussitôt Dulaine en affichant un beau sourire puis il s'empara de la main de la nouvelle venue pour la faire avancer. Tiens, Anna, te souviens-tu de Térésa et Patrick ?
- Bien sûr, corrobora l'épouse du prestigieux enseignant. Nous nous sommes vus il y a deux jours à la fin de votre cours.
- Tout à fait, confirma Jane qui tendit en souriant la main pour la saluer. Vous avez même complimenté ma partenaire pour ses pas de salsa. Curieusement, vous n'en avez pas fait de même pour moi.
- Et on se demande pourquoi, se moqua Lisbon qui serra à son tour la main d'Anna Dulaine.
- Disons simplement que la salsa ne semblait pas être votre point fort, Monsieur…, esquiva aimablement la nouvelle venue qui ne voulait pas écorcher l'ego de Jane juste avant un important gala.
- Et vous avez absolument raison, ne s'en offusqua nullement le mentaliste sous les yeux rieurs de Dulaine.
- Excusez-moi de vous interrompre, dit Anna en s'adressant à son mari, mais Pierre, le maire aurait souhaité te saluer avant le début de la compétition.
- Ah, déplora quelque peu l'enseignant en se pinçant les lèvres.
- Cela étant dit, reprit Anna d'un air complice, j'ai pris la liberté de lui expliquer aimablement que, même si je partais à ta recherche, il serait fort probable que tu ne puisses te libérer dix minutes avant le début du gala. »
Dulaine afficha un sourire radieux, heureux que son épouse le connaisse si bien : il n'avait pas du tout envie de congratuler toutes les huiles, encore moins à l'aube du concours.
« Chérie, tu es un ange, fit Pierre qui déposa un chaste baiser sur le front de sa bien-aimée.
- Dommage, les « pingouins narcissiques » devront donc attendre, fit remarquer Jane d'un ton hilare, reprenant le qualificatif que Dulaine avait employé quelques temps auparavant pour désigner les notables influents qu'il n'appréciait guère.
- Tout à fait ! corrobora l'enseignant sans réserve aucune.
- Dîtes-moi, Madame Dulaine, …
- …Anna, je vous en prie, l'invita gentiment la jeune femme en se tournant vers son époux comme pour solliciter son accord, ce qui était totalement inutile vue la bonhommie de Pierre.
- Soit, Anna, reprit Jane d'un ton charmant. Aurons-nous le privilège de vous voir danser ce soir ? Je me suis laissé dire que vous étiez d'un excellent niveau.
- Oh…hélas, non, répondit-elle d'un air un peu gêné. Il y a longtemps que je ne pratique plus la danse, suite à une blessure au genou.
- Je suis désolée, se sentit obligée d'ajouter Lisbon pour pallier le manque de tact de son insupportable équipier.
- Cela n'est rien, la rassura l'épouse de Pierre. Ce fut un coup douloureux lorsque j'ai su que je ne pourrais plus jamais faire de la danse à haut niveau, j'en ai beaucoup souffert mais heureusement, Pierre était là pour m'épauler. Grâce à lui, je pouvais conserver la danse dans ma vie, continuer à voir les plus beaux pas de deux, même s'ils sont exécutés par d'autres…
- Mais personne ne t'égalera jamais à mes yeux, la soutint avec douceur son époux, passant son bras autour du cou de sa femme, qui lui adressa un sourire reconnaissant.
- Vous voyez, je n'ai pas le droit de me plaindre, répliqua chaleureusement Anna que Jane n'avait pas quittée des yeux. Alors, vous êtes prêts tous les deux à entrer en scène ?
- Je préfère ne pas répondre à cette question piège, éluda Lisbon d'un ton mi-espiègle, mi-inquiet. De toute façon nous ne faisons que les danses de démonstration, nous ne participons pas au concours.
- Vraiment ? s'étonna Anna qui se tourna vers son époux.
- Oui, ils n'ont pas voulu que je les inscrive, et cela est bien dommage car je suis certain qu'ils auraient mis la barre très haut.
- Nous ne pratiquons pas depuis assez longtemps pour espérer avoir le niveau requis, tenta de justifier Lisbon.
- Et vous savez vous-même, chère Anna, combien ce concours est difficile, vous qui l'avez gagné trois fois de suite je crois » intervint Janede son air angélique.
Anna eut l'air un peu surprise, sans doute émue par le souvenir lointain de ses victoires.
« C'était il y a près de dix ans, mais il est vrai que les critères de sélection sont allés en augmentant, acquiesça-t-elle.
- Bon, je crois que cela va bientôt commencer, fit remarquer Dulaine qui entendit la sonnerie annonçant aux visiteurs que le spectacle allait débuter. Vous devriez rejoindre les autres, la démonstration de salsa constitue l'ouverture.
- A ce propos, réagit promptement Jane, n'est-il pas coutumier que les professeurs de danse se joignent aux démonstrations, histoire de mettre le public dans l'ambiance ?
- Cela se fait généralement.
- Et avec qui dansez-vous ? demanda Lisbon, intriguée de voir le grand maître entrer en scène à leurs côtés.
- Avec personne cette année, je n'ai pas eu le temps de choisir une partenaire et de répéter avec elle. Vous avez vu combien les élèves de cette année manquaient d'entraînement, les taquina Dulaine.
- Pourquoi ne feriez-vous pas l'ouverture avec Lisbon ? proposa Jane de but en blanc.
- Pardon ? fit la concernée, qui faillit s'étrangler.
- Plait-il ? réagit au même moment Anna.
- Bien sûr, Lisbon maîtrise parfaitement la salsa et n'aurait, je crois, aucun mal à vous faire honneur sur scène, exposa tout naturellement le mentaliste.
- Non je ne maîtrise absolument pas la salsa, tenta de contrer la jeune femme, un brin paniquée.
- Mais vous avez travaillé dur et vous renoncez à présent de danser avec votre partenaire ? S'étonna Dulaine, qui ne pensait pas que Jane était homme à fuir les difficultés.
- Pas du tout, je ferai les deux autres danses de démonstration avec Lisbon, ainsi que cela était prévu. Mais comme l'a si bien fait remarquer votre charmante épouse, la salsa n'est pas vraiment mon point fort, fit Jane d'un ton taquin. Sans compter qu'en vous voyant sur scène participer au show d'ouverture, les notables de l'assistance, à commencer par Monsieur le Maire, comprendront mieux pourquoi il vous a été impossible de vous libérer pour aller les saluer. »
A ces mots, Dulaine ne put retenir un franc sourire : cet enquêteur maitrisait sans conteste l'art d'avoir réponse à tout.
« Alors qu'en dîtes-vous Térésa ? se tourna l'enseignant vers la jeune flic, arborant un air taquin un peu trop typique de Jane. Pensez-vous que je saurais avoir votre niveau ?
- Quoi ? Moi danser avec vous ? Mais enfin je…
- …suis certain, tout comme Patrick, que nous pourrions parfaitement nous accorder sur cette danse. Après tout, je vous ai guidée plus d'une fois, ce n'est pas comme si nous n'avions jamais dansé ensemble hein ? » l'encouragea Dulaine, de toute évidence convaincu.
Cette fois Lisbon ne savait plus quoi faire : d'un côté elle ne se sentait absolument pas capable de monter sur scène avec le grand Pierre Dulaine. Elle savait pertinemment qu'au milieu de tous les participants, les yeux de l'assistance seraient braqués sur ce maître et celle avec laquelle il danserait. Sans oublier qu'elle ne se trouvait embarquée dans cette histoire que dans le seul but d'arrêter un assassin, et non pour s'occuper de l'animation d'une soirée mondaine ! D'un autre côté, au fond d'elle-même, elle rêvait de pouvoir un jour danser avec un partenaire de haut niveau, retrouver ces sensations qu'elle avait tant aimées et partagées, enfant, avec sa mère.
Totalement déboussolée, elle jeta un regard d'incompréhension à Jane qui la fixait à son tour, sa main droite dans la poche : dans ses yeux azurs si calmes, elle crut y lire une étrange lueur, une sorte de supplication silencieuse dont elle ne comprenait pas vraiment le sens. Elle se souvint alors des mots prononcés par son consultant plus tôt dans la loge : « Je sais que ce n'est pas toujours chose aisée, mais je vous demande de vous fier à moi. ». Alors en une fraction de seconde, non sans avoir jeté à son équipier un air de défi, elle se décida et se retourna vers Pierre Dulaine qui attendait toujours sa réponse.
« Bien, si vous croyez pouvoir vous accommoder d'une apprentie partenaire, essayons ! »
Les deux hommes qui l'entouraient affichèrent un air ravi, tandis qu'Anna sembla un peu décontenancée.
« Penses-tu qu'il soit bien raisonnable, chéri, de partir ainsi à l'aventure le soir de la plus grande compétition de la saison ? demanda cette dernière, gênée de devoir pointer ainsi du doigt le manque d'expérience de Térésa.
- Ne t'inquiète pas, lui répondit gentiment son époux. Térésa est dotée de toute la passion et de la rigueur nécessaires pour illuminer la scène à elle toute seule.
- Sans compter qu'elle évoluera dans les bras du plus grand maestro de la soirée, fit Jane en lançant un regard appuyé sur l'épouse de Dulaine.
- Dans ce cas, acquiesça Anna en se tournant vers Lisbon, je vous souhaite bonne chance ! »
Lisbon inclina légèrement la tête en guise de remerciement tandis que Dulaine déposa un bref baiser sur les lèvres sa femme avant de commencer à se diriger vers l'arrière de la scène. De son côté Jane retira sa main droite de sa poche et en profita pour saisir la main de son équipière qui songea un instant la retirer avec virulence pour marquer son courroux toujours au maximum. Mais aussi fut-elle bien étonnée de voir son consultant lui octroyer un tendre baisemain sans pour autant la lâcher du regard.
« Buena suerte, señorita ! » lui dit-il d'un ton charmeur.
Entendre Jane lui souhaiter « bonne chance » en espagnol ne signifiait absolument rien pour la jeune femme mais lorsqu'elle le vit se reculer tout en délaissant les doigts fins de son équipière, celle-ci sentit alors un petit papier. Jane venait par cette mascarade de lui glisser un message dans la main qu'elle s'empressa de refermer. Après un dernier regard lourd de sens avec le mentaliste, Lisbon rejoignit Dulaine qui l'attendait dans la file des participants. Elle lui demanda une seconde, prétextant le besoin de faire le vide avant d'entrer en scène et se glissa derrière un pan de mur adjacent à la coulisse. Là, à l'abri des regards indiscrets, Lisbon déplia le morceau de papier et y découvrit l'écriture soignée de Jane. Le message était bref mais clair…et ce qu'y lut Térésa plongea cette dernière dans une profonde consternation : une fois de plus, Jane semblait avoir tout prévu.
TBC...
