Merci, Quam, chtimi, cafrine et pandi pour votre fidélité et vos com's, ça fait très plaisir d'en recevoir.
Voilà une petite suite.
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Quelques heures plus tard
1h 56 du matin, bar l'osmose, quartier gay de Washington.
-Tu connais ton problème ?
-Non. Mais je crois que tu vas me le dire.
-Oui. Ton problème est ton refus de t'engager et d'avouer ta vraie nature à tout le monde.
-Ah…car tout le monde est au courant que tu es gay, je suppose? J'en doute.
-Je compte bien le dire à ma famille ! J'ai même prévu de démissionner pour pouvoir vivre comme je l'entends. Et cette vie, j'aimerais bien que tu en fasses partie. Ça fait maintenant près de deux ans qu'on se voit, qu'on fait l'amour et qu'on passe du bon temps ensemble lors de mes perms…mais tout ça ne me suffit plus. Je veux plus. Je veux vivre avec toi au grand jour dans un endroit où on ne sera pas jugés pour nos préférences sexuelles.
-Hé ! Je ne suis pas gay !
-Ah oui ? Et qui t'a fait jouir tout à l'heure ? Une gonzesse peut-être ? Bi ou gay, c'est la même chose mon vieux.
-Kevin, je ne suis pas prêt pour ça. Je ne tiens pas à ce que tout le monde sache que j'aime aussi bien les femmes que les hommes.
-Pourquoi ? Tu as honte de ce que tu es ? Ou tu as peur de la réaction des gens que tu considères comme des amis ? Excuse-moi mais, si ce sont vraiment des amis, ils te prendront tel que tu es.
-...
-Est-ce que tu m'aimes au moins ? Ou suis-je seulement un compagnon de sexe?
-Tu n'y es pas du tout.
-Tu ne m'as pas répondu ! Le ton commença rapidement à monter entre les deux hommes.
-Il n'a jamais été question d'amour entre nous, et encore moins de vie de couple.
-Tu es dégueulasse ! Abuser des sentiments des autres comme ça !
-Je n'abuse pas de tes sentiments et je ne l'ai jamais fait. J'ai toujours été honnête envers toi : je ne veux pas m'engager ! Pourquoi ne peux-tu pas comprendre ça ?
-Parce que je t'aime et que je veux qu'on vive ensemble, ici ou ailleurs.
-Ailleurs ? Et où ça ?
-San Francisco.
-Et mon travail?
-Tu t'en trouveras un autre. Avec ton expérience et tes bagages, tu te trouveras vite un nouveau boulot. J'en suis sûr.
-Non, ma vie est ici.
-Qu'est-ce qui te retiens donc tant ici ?
-...
-Il y a quelqu'un d'autre, c'est ça ? L'homme dont tu murmures toujours le nom en t'endormant ! C'est à lui que tu penses quand on fait l'amour, avoue !
-...
-Ouais, je vois. Je ne suis rien pour toi, c'est ça ? Je suis juste là pour assouvir tes fantasmes car tu n'arrives pas à avoir l'homme dont tu rêves. Je suis juste un coup de remplacement.
-Je suis désolé.
-Ouais, moi aussi, dit-il tout en lui balançant son verre à la figure.
-Hé ! Non mais ça va pas la tête ?!
-Tu me dégoutes ! Tu mériterais que je dévoile tout au grand jour et que je crie sur tous les toits que tu n'es qu'un menteur ! Quitte à passer devant la cour martiale pour être homosexuel. Ce soir je ne rentrerai pas à ton appart', je préfère dormir à l'hôtel. Je viendrai récupérer mes affaires demain soir, quand tu seras rentré du boulot….comme tu ne m'as jamais donné la clé de chez toi.
-Kevin, rentre avec moi, qu'on puisse parler à tête reposée.
-Non, ce n'est pas la peine, il n'y a plus rien à dire. Je t'aime et je veux construire mon avenir avec toi mais ce n'est pas réciproque…tu en aimes un autre. Fin de l'histoire. Termina-t-il amèrement.
Sur ces dernières paroles, Kevin se dirigea à pas furieux vers le bar tandis que l'autre homme prenait la direction des toilettes pour aller s'essuyer.
7h 30 heures du matin, QG du NCIS:
Le début de journée s'annonçait plutôt calme et aucune enquête en cours ne requérait leur attention. Toute l'équipe était occupée à mettre à jour de la paperasse, avec des niveaux divers de concentration pour effectuer cette tâche ennuyeuse.
Tony venait d'envoyer une énième boulette de papier sur McGee quand le téléphone de Gibbs sonna, attirant leur attention.
-Gibbs.
-...
Il raccrocha et se leva, se saisissant de son arme et de son badge dans le tiroir de son bureau ;
-Prenez vos affaires ! On vient juste de retrouver le corps d'un marine dans le quartier gay.
Les trois agents de Gibbs se levèrent d'un seul mouvement et suivirent rapidement leur patron en direction de l'ascenseur.
15 minutes plus tard, grâce à la conduite sportive de Gibbs, ils étaient déjà sur place.
Gibbs distribua aussitôt ses instructions.
-Tony croquis, Ziva photos, McGee indices.
Tous trois exécutèrent les ordres donnés sans discuter.
Tony regarda longuement la victime, qui était allongée sur le ventre et avait été dissimulée derrière un container à poubelles situé à l'arrière du bar. Une blessure bien visible s'étalait à l'arrière du crâne et la couche épaisse de sang qui lui recouvrait la tête rendait pratiquement l'identification difficile. Le cadavre portait un jeans et une chemise blanche, tout ce qu'il y avait de plus basique et passe-partout. Il ferma les yeux un instant essayant de faire abstraction à la quantité de sang sous le corps. Il fini par rouvrir les yeux et soupira en regardant autour de lui et se mit finalement au travail, faisant courir son crayon sur le carnet de croquis .
