Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.

Parings: Fruk en second plan.

Genre UA, Family, Aventure


Chapitre 1: Lien Brisé


Francis se releva brusquement, il venait de sentir quelque chose. C'était un sentiment diffus, une impression. L'impression que quelque chose venait de se passer sur ses colonies. Une présence dans son esprit, comme un rappel à l'ordre.

«Mais qu'est-ce que...»

Après avoir vérifié que son fils Matthieu dormait bien, il sortit et prit un cheval à l'écurie, incapable de résister à ce sentiment. Il sentait qu'il devait aller voir, qu'il devait faire quelque chose. Il enfourcha sa monture et la dirigea vers le sud. Il vit la forêt qui marquait une des frontières entre colonies britanniques et colonies françaises. Et cette forêt brûlait.

«Arthur, qu'est-ce que tu as fait?»

Car au fond de lui, il savait que c'était là l'œuvre de son rival de toujours. C'était une certitude en lui. Et personne ne le ferait changer d'avis à ce sujet.
Le sentiment d'urgence devenait plus impérieux, le poussait à entrer dans la forêt. Il y obéit, calmant son cheval par des mots doux et apaisants. L'animal était terrifié mais obéit à son cavalier, tremblant tandis qu'il entrait dans la forêt.

Francis se cacha le nez, ne voulant pas respirer de fumée. Il était une nation et ne mourrait pas étouffer mais il n'empêchait que c'était une sensation désagréable. Après quelques temps, il vit une petit forme blanche au pied d'un arbre.

«Alfred?»

Sautant à bas de son cheval mais sans en lâcher les rênes, il s'avança vers l'enfant nation qui était étendu au sol, sans connaissance. Il tremblait et toussait dans son inconscience mais ne se réveillait pas, sans doute trop faible pour ça. Des taches de sang se voyaient sur ses habits clairs.

«Qu'est-ce qu'il fait ici. Comment est-il arrivé dans la zone que je contrôle et pourquoi? Et qu'est-ce que c'est que ce sang?» Inquiet il examina le petit et fut rassuré de ne voir aucune blessure.

Tant de questions qui demeuraient sans réponses. Et ce n'était pas l'endroit ou le moment pour se poser ces questions. Rapidement Francis ramassa le petit et remonta sur son cheval, le dirigeant vers la sortie des bois. Il grimaça en voyant que le feu arrivait à son niveau. Heureusement il sortit vite de la forêt et traversa la plaine vers le village.
Au loin le ciel devenait plus clair, signe que l'aube se levait. Des couleurs vives embrassait le ciel et un soleil rougeoyant monta vite à l'horizon.

«Il faut que je me dépêche ou mon petit Matthieu va se réveiller dans une maison vide et va s'inquiéter.»

Il baissa les yeux sur Alfred qui dormait dans ses bras. Il se demandait vraiment ce qu'il s'était passé pour que la petite colonie se retrouve dans cette situation. Comment Arthur avait-il pu quitter des yeux son précieux petit Alfred? Il tenait déjà beaucoup à lui, le considérait comme son fils. Comment avait-il pu le laisser finir comme ça? Que s'était-il passé?

«En tout cas, Arthur aura des comptes à me rendre. On a pas idée d'être si irresponsable.»

Pendant ce temps, Alfred rêvait, et ce rêve était un souvenir du moment où tout avait été brisé.


Il attendait que Arthur revienne. Jamais avant quelqu'un n'avait prit soin de lui comme ça. Il avait trouvé une famille: l'anglais était comme un père pour lui et il l'aimait beaucoup. Mais là, il était partit depuis quelques jours, lui disant de ne pas quitter la maison.
Mais l'enfant avait senti que quelque chose n'allait pas chez lui, une boule dans son ventre, une grande tristesse mêlée d'angoisse.

Quelque chose était arrivé à son peuple. Mais à qui? Les colons ou les indiens? Inquiet, il avait décidé d'aller voir lui-même.

Ce n'était pas loin de la maison qu'avait construit Angleterre pour lui, il le sentait confusément..

Et il était arrivé dans ce camps indien. Il était en feu, il entendait des cris et il y avait des silhouettes partout, des corps par terre et du sang sur l'herbe.
Effrayé, il avait voulut voir qui avait fait ça. Il fallait qu'il le dise à Arthur. Arthur ferait quelque chose et punirait les méchants.

Ses habits étaient déjà tâchés de sang, il avait secoué un corps par terre. C'était le shaman, il le connaissait, et l'homme le connaissait aussi. Il l'avait connu tout petit et était souvent allé dans ce camps pour le voir, même si récemment Arthur ne voulait plus qu'il y aille.

Et puis il avait vu les coupables.

Il y avait des colons, il savait que ça en était et ne comprenait pas pourquoi ils faisaient ça. Mais il n'y avait pas qu'eux, il y avait aussi des soldats en uniforme. Ces uniformes étaient des uniformes anglais.

Pourquoi faisaient-ils ça?

Il fallait vraiment qu'il le dise à Arthur, Arthur ferait quelque chose.

Et soudain il le vit.

L'Angleterre, son tuteur, son père , à qui il faisait jusqu'ici une confiance totale, était debout au milieu du camps, une épée ensanglantée à la main, il donnait des ordres et n'avait pas vu sa colonie pour le moment.
Des larmes montèrent aux yeux d'Alfred. Que faisait Arthur? Pourquoi faisait-il ça? Un sanglot lui échappa, et soudain l'anglais se tourna vers lui. Il le vit se raidir, écarquiller les yeux.

La peur et la culpabilité? La Honte?

Non. Au fond de lui, le petit comprit que Arthur était juste choqué d'avoir été surpris ainsi. Il ne regrettait pas ses actions.
Alors c'était lui? Il avait appris que des tribus indiennes avaient été décimé ces temps-ci et Arthur avait promit qu'il chercherait pourquoi.

Alors c'était lui en fait. Il lui avait menti.

Arthur s'approcha, demandant d'une voix ferme «Qu'est-ce que tu fais là Alfred? Je t'avais dit de rester à la maison.

- Pourquoi?

- Hein?

- Pourquoi as tu fait ça?» balbutia Alfred dans un sanglot.

Une légère culpabilité envahit l'anglais mais, dignement, il utilisa une excuse, espérant que son protégé y croirait: «Ils menaçaient les colons, ils les avaient attaqué à plusieurs reprises.»

A la douleur et le chagrin s'ajouta la colère devant ce mensonge. Les yeux plein de larmes, le petit s'écria «MENTEUR. Ils n'auraient jamais fait ça. Je les connaissait bien, ils n'auraient jamais fait ça.

Devant cette crise de rage, l'anglais tenta d'apaiser son fils adoptif:«Amérique.

- Menteur! Menteur!

- Ce n'est même pas ton peuple.» asséna Arthur, exaspéré, en désespoir de cause. Mais il y croyait, pour lui ce n'était que des sauvages et le le peuple de son protégé, c'était les colons et personne d'autre.

Alfred eut l'impression de prendre une gifle. Bien sûr que si ils l'étaient, au même titre que les colons. «Si. Si ils le sont.

- Non, ton peuple, ce sont les colons, pas ces sauvages qui massacrent ceux qui viennent s'installer ici.

- MENTEUR.» Même si des tribus attaquaient bien les colons, ils le faisaient pas tous.

«Ca suffit Amérique, on rentre à la maison.» ordonna l'anglais, exaspéré par cette discussion stérile. Il se pencha pour prendre le petit par le bras, sentant que l'autre n'accepterait rien d'autre.

L'enfant se dégagea grâce à sa force incroyable et repoussa l'anglais qui tomba au sol. Il hurla, les yeux plein de larmes: «JE TE DETESTE!» Et il s'enfuit vers la forêt, sans un regard en arrière.

A Suivre