Thanks for reading me ! And thanks for leaving so motivating comments !
Je suis désolée de ne pas avoir posté la suite plus tôt... J'ai un peu de mal à écrire et poster ces derniers mois... mais je suis toujours là et je continuerai, même si le rythme n'y est plus tout à fait ^^
Voici la suite ! I hope you will like it !
I also promessed once that I woud try to translate some of my fictions into English. I still want to try but it takes time... I keep it in mind ;)
Bonne lecture :)
Chapitre 22
Neuf jours avaient passé…
Dans l'air aseptisé d'un couloir d'hôpital, le lieutenant Taylor songeait au désastre qu'avait été sa vie privée sur bien des points. Quelques courtes années de pur bonheur, auxquelles avaient succédé la mort tragique et prématurée de sa femme, Claire, puis un long néant dont il avait peiné à émerger et ce, juste avant le brusque départ de Peyton… Il avait ensuite rencontré le docteur Hunter, mais Aubrey avait préféré être sincère et lui avouer qu'elle n'était pas prête à s'engager… C'était pourtant ce dont Mac avait besoin. Une compagne aimante et douce, qui resterait toujours à ses côtés et serait là pour le pire comme pour le meilleur… Ce n'était a priori pas beaucoup demander, mais il fallait croire que la vie n'en avait pas décidé ainsi… Un moment, Kathleen avait réussi à ranimer chez lui cette flamme. Le rire, l'amour, l'espoir… Mais les mois avaient passé et aux instants heureux avaient succédé les craintes et la lassitude. L'expert savait qu'il ne rendait pas la jeune femme pleinement heureuse mais il n'y pouvait rien. Il avait essayé de redevenir celui qu'il était avant, en vain. La cicatrice laissée par la disparition de Claire était toujours là, elle ne disparaîtrait jamais. C'était ainsi. Il fallait qu'on l'accepte comme il était…
Mac porta son regard de l'autre côté de la vitre, sur ce lit aux draps blancs, cette jeune femme allongée sans connaissance qu'il avait été sur le point de perdre, à laquelle il tenait pourtant plus que tout au monde… Elle était si pâle… Et puis il y avait ces tuyaux, ce tube qui s'enfonçait dans sa bouche pour l'aider à respirer, sans parler du bip continuel, strident, à la fois oppressant et rassurant du moniteur cardiaque.
Il soupira amèrement. C'était à cause de lui qu'elle était là… Enfin, pas vraiment, mais il y était pour quelque chose… Il la connaissait mieux que quiconque ! Il aurait dû l'écouter, lui faire confiance ! Bien sûr, au début elle avait joué solo et il n'y pouvait rien, mais elle était ensuite venue le trouver, comme autrefois, et tout ce qu'il avait réussi à faire à ce moment-là, c'était de ressasser les récentes rancœurs et de la repousser… Il aurait dû la retenir, la forcer à lui dire tout ce qu'elle savait, la garder près de lui en permanence puisqu'il savait pertinemment qu'elle risquait de commettre l'irréparable autrement ! Ca n'avait pas loupé… Elle avait failli mourir devant lui… S'il n'avait pas abattu Stevenson au dernier moment, ce ne serait pas dans cette chambre d'hôpital mais à la morgue qu'elle reposerait à présent, et ça uniquement parce qu'il n'avait pas su réagir au bon moment, parce qu'il n'était jamais parvenu à comprendre les sentiments qu'il éprouvait pour elle…
Il ferma les yeux, serra les poings en repensant aux jours précédents. Les médecins ne s'étaient pas montrés particulièrement optimistes. Les blessures de Stella n'étaient pas trop graves, rien qui ne guérisse, mais elle avait perdu beaucoup de sang et cette inconscience qui durait depuis maintenant plus d'une semaine… Ils la disaient dans un état assez proche du coma. Elle avait toutes les chances de se réveiller et sa vie ne serait alors plus en danger, mais encore fallait-il qu'elle le veuille, ce qui ne semblait pas vraiment être le cas pour le moment…
Il rouvrit les yeux et poussa la porte vitrée, se dirigea en silence vers le lit. Il sentit son estomac se nouer tandis qu'il s'approchait d'elle. La voir ainsi, sans défenses, inconsciente dans ces draps blancs… Durant toutes les années où ils avaient travaillé ensemble, il avait pu voir combien elle était fragile sous sa carapace dure comme le fer. Quelques rares fois, il l'avait vue flancher, craquer psychologiquement… Quand Franckie l'avait agressée, ou bien lorsqu'elle avait craint d'être atteinte du sida… Lors de l'affaire grecque également, après la mort du professeur Papakota… Quelques autres fois, elle avait dû être conduite à l'hôpital à la suite d'interpellations qui avaient mal tourné. Dans l'affaire Marina Garlito, lorsqu'un suspect avait tenté de la noyer, ou à quelques autres occasions… Mais jamais encore elle n'avait été si proche de la mort !
Un rayon de soleil filtra par la fenêtre, venant caresser l'épaisse chevelure de la jeune femme. Mac passa prudemment ses doigts au milieu des boucles brunes étalées sur l'oreiller, laissa glisser sa main jusqu'au visage de son amie. Il sourit tristement. Elle était si belle… Elle avait toujours eu cette grâce, cette élégance naturelle… Quel homme ne s'en serait pas rendu compte ? L'expert poussa un profond soupir avant de se diriger lentement vers la fenêtre. On était en janvier à présent. Les fêtes étaient passées, sans qu'elle n'en voie rien. Et à la furieuse agitation du mois de décembre avait succédé le calme de l'hiver. Les rues étaient redevenues un peu plus silencieuses, drapées dans leur manteau immaculé. L'expert leva les yeux vers le ciel bleu. La neige avait cessé de tomber durant la nuit, laissant la place à un magnifique soleil. Il ferma les yeux, songeur, et se laissa capturer par les souvenirs.
Ca aurait fait un an jour pour jour que Kathleen et lui sortaient ensemble…
Un an auparavant…
Les CSI venaient de clore une nouvelle enquête. Une de plus… Mac s'accouda à la balustrade de verre et observa un moment ses collègues aller et venir en dessous de lui. Soudain Kat apparut, un large sourire aux lèvres. D'un geste rapide et élégant, elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle venait de récupérer ses affaires dans son bureau et avait déjà enfilé son manteau. Elle allait rentrer chez elle. Elle traversa le labo en direction de l'ascenseur, saluant les autres au passage, leur souhaitant un bon week-end. Mac soupira. « Week-end ». Il ignorait ce mot… Lui passerait son dimanche à apposer des signatures sur des dossiers et à ranger de vieux papiers. Il en venait presque à souhaiter qu'une autre affaire leur tombe dessus…
L'expert se morigéna lui-même. Comment pouvait-il être si égoïste ! Et Danny et Lyndsay ? N'avaient-ils pas droit à quelques heures de libre pour s'occuper de leur petite Lucy ? Et tous ces autres qui avaient un chez-eux, une famille ? Il soupira à nouveau. Tout ça, ce n'était pas pour lui…
Soudain il sursauta. Une main venait de se poser sur son épaule et il se retourna aussitôt, ouvrit des yeux surpris en découvrant Kathleen derrière lui.
« Eh bien lieutenant Taylor… Songeur ? »
Il esquissa un sourire, hocha légèrement la tête.
« Je pensais. »
Comme il n'en disait pas plus, la jeune femme fronça les sourcils. Elle perçut un voile de tristesse au fond des yeux gris.
« Et à quoi pensais-tu Mac ? »
Il releva les yeux vers elle, plongea son regard dans celui de son amie. Il hésita, avant de souffler finalement.
« Rien d'important… Ne reste pas là Kat, rentre donc profiter un peu de ta soirée ! Ce n'est pas si souvent que nous en avons l'occasion… Rentre chez toi… »
D'un air las, il lui tourna le dos pour venir s'appuyer à nouveau sur la balustrade. Il se sentait dévoré par sa colère envers Stella. Il avait besoin de quelqu'un à ses côtés pour lui faire reprendre goût à la vie, pour lui faire oublier sa rancœur ! Kathleen était là pour lui, et il avait tant besoin d'elle ! Mais il se refusait de lui imposer cela…. Il s'en voulait de la repousser ainsi, mais c'était pour la protéger.
Pourtant, la jeune femme n'était pas décidée à se résigner. Elle ne bougea pas tout d'abord, puis vint se positionner à ses côtés.
« Je ne partirai pas d'ici avant que tu ne m'aies confié ce qui te ronge… »
Mac ferma les yeux. Sa voix était douce, sa présence apaisante.
« Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre heureux… »
Il tourna la tête vers elle. Elle le fixait intensément et il y avait dans son regard une si grande tendresse… Ce fut elle qui détourna les yeux la première. Elle porta son regard sur la main de l'expert, posée sur la rambarde. Elle eut un instant d'hésitation, avant de venir recouvrir de sa main celle de Mac. Leurs doigts s'entrelacèrent, lentement, timidement. Leurs regards se croisèrent…
A cet instant, Mac comprit qu'une autre chance lui était donnée…
L'expert posa à nouveau son regard sur la jeune femme inconsciente. Neuf jours déjà…
Il poussa un profond soupir. Si seulement il avait été possible de revenir en arrière ! Jamais il ne l'aurait laissée partir à la Nouvelle-Orléans ! Il n'aurait certes pas rencontré Kathleen mais c'eût peut-être été mieux pour cette dernière… Il ne lui aurait pas laissé croire que leur relation pourrait marcher. Il ne se serait pas senti obligé de la repousser lorsque Stella avait réapparu dans sa vie. Elle n'aurait pas eu à repartir avec le sentiment d'avoir été trompée…
Mac soupira une fois encore. Il n'avait pas eu beaucoup de nouvelles de Kat depuis qu'elle avait quitté New-York. Elle l'avait bien appelé quelques fois, pour lui faire savoir qu'elle était bien arrivée et qu'elle avait pu retrouver une place à la police scientifique de Washington. Ses anciens collègues l'avaient accueillie à bras ouverts, plus qu'heureux de la revoir ! Mac savait qu'elle ne reviendrait probablement pas… Quant à Stella, peut-être l'expert aurait-il dû employer la force pour l'empêcher de faire ses bagages et de s'envoler pour la Louisiane, mais au moins auraient-ils pu s'expliquer ! La jeune femme lui aurait parlé, elle lui aurait exposé les raisons de ce départ soudain, de ce coup-de-tête ! Et elle ne serait pas entre la vie et la mort à présent…
Mac enfouit son visage entre ses mains, las des sentiments contradictoires qui le rongeaient. Lorsque soudain il sursauta. Un bruit strident venait de se déclencher, provenant de l'un des moniteurs. L'expert regarda avec inquiétude les courbes s'agiter sur les écrans. Reprenant ses esprits, il allait quitter la pièce pour ramener une infirmière lorsque le médecin arriva de lui-même, alerté par les bips sonores.
Alors arriva le moment tant redouté… On le fit sortir, attendre longuement au-dehors. Les secondes, les minutes s'écoulèrent. Lentement, si lentement… Lorsqu'enfin le médecin rouvrit la porte, Mac se rua sur lui, plus inquiet que jamais.
« Que se passe-t-il Docteur ? Qu'y a-t-il ? »
Mais le médecin garda le silence tout d'abord. Retenant son diagnostic concernant Stella, il s'évertua de faire retrouver son calme à l'expert. Ce n'est qu'après quelques minutes qu'enfin il souffla.
« Elle est en train de se réveiller. »
TBC...
