Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.
Parings: Fruk en second plan.
Genre UA, Family, Aventure
Chapitre 2: Nouvelle Famille
Matthieu se réveilla dans sa chambre, à l'aube. Une étrange impression l'avait tiré de son sommeil. Il sortit du lit et écouta, comme pour savoir si quelqu'un était en bas mais n'entendit rien. Peut-être s'était-il réveillé trop tôt. Il décida alors de s'habiller seul pour prouver à son père qu'il était capable de se débrouiller. Son père serait fier de lui. Il tira donc ses vêtements hors du meuble où ils étaient rangés et les enfila maladroitement. Mais il y arriva.
Il sortit de sa chambre et se dirigea vers celle de Francis pour aller le réveiller, comme souvent le matin. Mais il n'y avait personne dans le lit ou même la chambre. Elle était vide. Étonné le petit descendit en bas, et découvrit que la maison était vide elle aussi.
Son père était-il sortit? Mais il ne faisait jamais ça le matin avant? S'était-il passé quelque chose pour qu'il sorte si tôt?
Inquiet, il s'assit sur un fauteuil, serrant son ours en peluche contre lui, attendant que Francis revienne. Il se demandait vraiment ce qu'il s'était passé.
Il ne sut combien de temps il attendit avant que la porte ne s'ouvre et que le français ne rentre, tenant quelque chose dans ses bras.
«PAPA!»
Ravi de le voir, le petit canadien sauta de son fauteuil et se précipita vers lui, avant de s'immobiliser en voyant ce qu'il tenait dans ses bras. «Alfred?
- Ton frère va mal Matthieu, veille sur lui pendant que je vais chauffer de l'eau.»
L'inquiétude de son père alarma la petite colonie qui hocha bravement la tête, prêt à aider Francis autant qu'il le fallait. Il s'assit à côté de son frère évanoui et le regarda, se demandant ce qu'il s'était passé pour qu'il se retrouve ici dans cet état. N'était-il pas avec ce pays aux gros sourcil qui se disputait toujours avec son père? Matthieu avait un peu peur de cette nation anglaise qui criait un peu trop et qui semblait tellement puissant.
Francis avait mit de l'eau à chauffer et était allé chercher des vêtements appartenant au petit canadien. «Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je l'ai retrouvé dans la forêt ce matin. Tout seul et évanoui sous un arbre.
- Pourquoi il y a du sang sur ses vêtements?» fit la petite colonie d'un ton alarmé, ayant peur pour son frère.
«Ce n'est pas le sien, rassure toi. Il n'est pas blessé.»
Canada soupira de soulagement. Il avait eu peur. Il aida son père à s'occuper de son frère, espérant que celui-ci se réveille rapidement. Il voulait savoir ce qui lui était arrivé et pourquoi il s'était retrouvé si près de la frontière, sans Arthur, tout seul dans les bois.
Une fois qu'il fut soigné et vêtu d'habits propre, Francis alla le coucher dans la chambre de Matthieu, avec l'accord de celui-ci. Puis il redescendit rejoindre son fils pour préparer le repas.
«Pourquoi il était tout seul?
- Je n'en sais rien. Je ne vois pas Arthur le quitter des yeux et je ne vois pas Alfred s'enfuir de la maison d'Angleterre. Et je l'ai retrouvé dans une forêt en flamme. Il a du se passer quelque chose.
- Comme quoi?
- Je ne sais pas, on demandera à Alfred quand il se réveillera.» Sourit faiblement France en servant son fils adoptif qui se jeta sur la nourriture, affamé. «Tu veux rester à son chevet? Ou tu préfère jouer en bas pendant que je m'en occupe?
- Non je veux rester avec lui. Je t'appellerais quand il se réveillera.» Canada voulait rester près de son jumeau, il était trop inquiet pour lui pour s'amuser pendant que l'autre dormait. Il jouerait sagement dans sa chambre, le plus près possible de son frère.
Alfred ouvrit les yeux dans une chambre qu'il ne connaissait pas. Il ne savait pas où il était en se redressa vivement, affolé à l'idée d'avoir été repris par Arthur. A la pensée de son ancien tuteur, les larmes lui montèrent aux yeux. Il les essuya d'un geste rageur et regarda autour de lui.
«Alfred.» Une petite silhouette grimpa sur le lit et s'assit à côté de lui. «Tu es réveillé!
- Matthew?» fit l'autre colonie d'un ton étonné. Que faisait-il en Nouvelle-France, était-il si prêt de la frontière que ça quand il s'était reposé près de l'arbre?
«Tu as eu de la chance que papa te trouve. Tu étais dans une forêt qui brûlait quand même.»
Alors Francis l'avait trouvé.Alfred espéra qu'il n'ait pas encore appelé Arthur et qu'il puisse lui dire ce qu'il s'était passé. S'il lui demandait, le français n'appellerait pas l'anglais. Il ne savait pas quoi dire à son frère qui voulait apparemment des explications.
Voyant que l'autre ne voulait rien dire à ce sujet, Matthieu décida d'aller chercher son père. «Je vais chercher papa, ne bouge pas.» Il descendit du lit et se précipita en bas.
Alfred resta seul, seul avec les souvenirs de la veille. Il n'arrivait toujours pas à croire que Arthur ait pu le trahir comme ça. Pourquoi avait-il fait massacré son peuple, en affirmant qu'il ne l'était pas? Il lui avait promit de ne pas leur faire de mal, de faire des compromis.
Il lui avait menti.
Pendant tout ce temps, il lui avait menti.
Malheureux, trahi , l'enfant ravala ses larmes une nouvelle fois. Comment pourrait-il retourner là-bas? Arthur ferait comme s'il n'avait rien fait de mal, il croyait avoir toujours raison. Et lui n'aurait pas le droit d'en reparler et l'anglais ferait tout pour qu'il oublie. Non. Il ne voulait pas y retourner.
Il ne le pardonnerait pas. Pas comme ça et certainement pas maintenant. Il ne voulait plus le revoir avant longtemps.
«Alfred?»
Francis venait d'entrer dans la chambre, un plateau dans la main. Il s'assit au chevet du petit et posa la plateau sur le lit, le laissant manger avant toute chose. «J'ai pensé que tu aurais faim.»
Affamé il l'était. Il n'avait rien mangé depuis la veille. Il avala donc le repas, se souvenant soudain du jour où il avait choisi Angleterre plutôt que France. Celui-ci lui avait promit de bons repas et l'anglais avait fondu en larmes. Il avait choisi Arthur parce qu'il avait de la peine de le voir si triste.
Quelle erreur.
Il n'aurait jamais du faire ça
«Alors que s'est-il passé?»
Alfred s'immobilisa. Il savait qu'il devrait en parler à un moment ou à un autre mais ne savait pas par où commencer. Il finit par dire, d'un ton si bas que l'autre eut du mal à entendre «C'est Arthur.
- Qu'a-t-il fait?
- Il a massacré des tribus sous prétexte qu'elles attaquaient les colons. Mais ne n'est pas vrai, elles ne l'ont pas fait, c'est un mensonge. Je l'ai vu, avec son épée pleine de sang.» sanglota le plus jeune, avant de s'essuyer les yeux. «Et il m'a dit que ce n'était pas mon peuple, que ça n'était que les colons. Je ne veux plus le revoir, plus l'entendre.» Et il fondit en larmes, se recroquevillant sur lui-même.
Francis finit par le prendre dans ses bras pour le consoler. «Allons allons tout ira bien.
- Je ne veux pas retourner avec lui. Je le déteste.
- Dans ce cas, pourquoi ne resterais-tu pas ici avec nous? J'ai des terres sur ton territoire aussi, tu es autant ma colonie que celle d'Arthur. Une partie de la Nouvelle France s'étend près de colonies anglaises non?»
Devant cette proposition, Alfred resta silencieux. Il ne pouvait pas retourner avec les tribus, ce serait abandonner les colons et Arthur finirait par le retrouver. Et Matthieu lui avait souvent raconté que Francis respectait les les tribus et commerçait avec elles. Les français ne massacraient pas les indiens. Et ici il serait avec son frère.
Et peut-être pourrait-il avoir une vraie famille, qui ne le trahirait pas?
Après un instant d'hésitation, il hocha la tête. Arthur ne viendrait pas le chercher ici, en plein territoire ennemi, et après tout il ne faisait que revenir sur son choix précédant. Tout était de la faute d'Arthur et de personne d'autre.
A suivre
