Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.

Parings: Fruk en second plan.

Genre UA, Family, Aventure


Chapitre 5: La Guerre de Succession d'Autriche


Il y avait une grande réunion des nations d'Europe. A l'époque c'était rare, suffisamment rare pour que tous tachent de s'y rendre. Même si chacun restait un peu dans son coin. Les Nordiques dans le leur, les Germaniques dans le leur et il y avait ainsi beaucoup de petits groupes disséminés dans la grande pièce avant la réunion.

Francis avait décidé d'y amené Alfred et Matthieu, décidant que c'était bon pour eux de voir un peu de monde et d'apprendre la vie de nation. Alfred avait atteint les 10-11 ans physique en quelques années, grâce à l'expansion et l'enrichissement des colonies françaises. Il était habillé en trappeur, avec une épée de bois à la ceinture. Matthieu, lui, avait l'air d'un garçon de 9 ans et était habillé comme un petit garçon de la noblesse. Ils regardaient autour d'eux avec admiration. Francis sourit devant leur émerveillement. Lui aussi avait été impressionné quand jeune il voyait plein de nations au même endroit.

Alfred avait beaucoup changé durant des décennies. Chaque fois que le français revenait de ses voyages, qu'il venait les voir après plusieurs mois d'absences, il les trouvait changer. Alfred était devenu beaucoup plus proche des colons ces dernières années, comme l'avait prévu Arthur. Il s'amusait, en l'absence du français, à regarder partir les trappeurs et avait demandé à Francis un habits comme les leurs pour pouvoir jouer à faire comme eux. Il s'amusait dans les bois à grimper aux arbres, à faire du bateau ou à grimper à cheval.

Il jouait souvent avec son frère aux trappeurs et aux indiens, et voulait de moins en moins jouer le rôle de l'indien, ne quittant presque plus sa tenue offerte par son père ainsi que son chapeau de feutre en castor.
Avant il adorait aller échanger des objets contre les fourrures avec les indiens et aujourd'hui il préférait les objets. Bien entendu il ne rejetait pas les indiens mais les voyait de moins en moins comme son peuple.

Francis se disait dans ces moment-là que Arthur avait raison, Alfred aurait oublié le drame s'il ne s'était pas enfui ou s'il n'y avait pas assisté. Bientôt son peuple, comme l'avait prédit l'anglais, ne serait essentiellement les colons. La colonie qui grandissait, que ce soit le côté français ou espagnol, ou anglais, chaque partie s'enrichissait et devenait plus grande.

Arthur d'ailleurs, ne s'était plus manifesté ces derniers mois, il n'avait plus harcelé le français pour qu'il le laisse voir son ancien protégé, le laisse parler à Alfred. Celui-ci ne parlait d'ailleurs plus de l'anglais, sauf exception. Il oubliait la vie passé avec le britannique avant de venir avec le français. Parfois le drame auquel il avait assisté, le massacre, revenait le hanter dans ses rêves et le réveillait. Mais il était vite rassurer par sa famille.

Arthur n'était plus qu'un souvenir pour lui. Il savait qui était Angleterre, se rappelait à quoi il ressemblait mais pas de la vie passée avec lui. Il était trop jeune à l'époque pour en garder un souvenir précis.


«De quoi allez-vous parler?» demanda Alfred en regardant son père, curieux de savoir de quoi pouvaient discuter des nations rassemblées en un même lieu, dont certaines se faisaient régulièrement la guerre.

«De tout et de rien. Enfin des situations dans le monde, on donne notre avis sur les décisions prises par nos dirigeants et on discute de comment la suite va être gérée. Il y a des tensions entre plusieurs pays, on va tenter de discuter sur la situation.

- Mais vous ne pouvez rien changer alors?

- Malheureusement, cela dépend surtout de nos rois. C'est eux qui commandent. Même si nous pouvons les influencer.»

Alfred hocha la tête, ne rajoutant rien, pensif. Sans doute songeait-il qu'il n'aurait jamais l'occasion de faire ça, vu que son dirigeant était celui de Francis. Mais aussi, théoriquement, celui d'Angleterre et d'Espagne. «Je verrais ton roi un jour? C'est le mien aussi non?

- Peut-être, je verrais si cela est possible. Tu es déjà en France aujourd'hui, je verrais si on peut passer quelques jours à dans la demeure du roi.

- Ce serait bien. Pas vrai Mattie?» S'enthousiasma Alfred en se tournant vers son frère qui hocha la tête, un sourire aux lèvres.

«Pendant la réunion, restez près de moi et ne dites rien, d'accord?

- D'accord.

- D'accord.»

Ils entrèrent dans la grande salle, où plusieurs nations étaient déjà installées. Plusieurs jetèrent un coup d'œil aux deux petites colonies. Espagne sourit aux deux enfants, leur faisant un signe de mains, Pays-Bas grogna quelque chose, vexé car il ne pardonnait pas à Arthur de lui avoir fauché ses colonies américaines, et Arthur serra les poins, ulcéré et crevant de jalousie. Alfred aurait du être avec lui aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il avait grandit, et tellement vite. Assis à côté du français, celui qu'il considérait toujours comme son fils jouait sagement avec son frère avec des petits soldats de bois, n'écoutant visiblement que d'une oreille.

Il se jura de prendre la première occasion pour déclarer la guerre à Francis et attaquer ses colonies américaines. S'il gagnait Alfred reviendrait avec lui et il doublerait la taille de son territoire sur la continent américain. Et peut-être réussirait-il à prendre Matthew aussi. Ainsi il ferait à Francis ce que Francis lui avait fait. Dans sa mauvaise foi, il oubliait que c'était Alfred qui avait décidé de rester avec le français mais il était certain que celui-ci avait tout fait pour ça.

Quel traître.


Les temps paisibles ne durèrent pas. La guerre reprit bientôt, éclatant entre l'Autriche et la Prusse. Gilbert sollicita l'aide de France et d'Espagne alors que Roderich fit appel à Angleterre. Les combats furent violents, les batailles nombreuses, autant en Europe que sur le continent américain. Heureusement Antonio et Francis étaient alliés et réussissaient à tenir face à leur ennemi. Mais bientôt l'un des deux faiblit et les combats sur les colonies espagnoles tournèrent petit à petit à l'avantage de l'anglais.

Espagne vint un jour chez Francis pour discuter affaires. La situation commençait à l'inquiéter et son frère faisait ce qu'il pouvait pour le rassurer. Mais ce n'était pas évident. Et la crainte de voir Arthur grandir en puissance était bien là. Et l'anglais était d'ailleurs bien partit pour réussir à renverser la situation si cela continuait.

«Je ne sais pas quoi faire Hermano. Si ça continue ainsi, je vais perdre mes colonies. Et ils aura un avantage sur toi.

- Pas immédiatement. Tes colons ne se laisseront pas faire et n'obéiront pas. Il n'aura aucun appuis, et faire venir ses propres colons prendra du temps.

- Tu sais comment Arthur est. Ca ne durera pas s'il y a de la résistance. Je ne peux supporter l'idée que le Texas et la Floride deviennent anglaises.» siffla l'espagnol en tapant du poing sur la table, exaspéré par la situation critique en ce qui le concernait

«Et je suis au bords de la ruine, je ne pourrais pas continuer la guerre longtemps, j'ai déjà perdu des batailles en Europe contre Autriche.» Et penser que Feliciano avait préféré ce musicien qui se cachait derrière l'anglais pour assurer ses arrière l'exaspérait encore plus.

Francis servit un verre à son frère aîné puis signala, lentement:«J'aurais bien une solution. Mais elle est risquée.

- Qu'importe. Dis moi ton idée.» soupira le plus vieux, fatigué, prêt à tout entendre.
Le plus jeune se pencha, sans lâcher la bouteille d'alcool et chuchota:«Vends les moi. Arthur ne pourra plus te les réclamer dans un traité si tu perds contre lui et demande la paix et il ne pourra me les prendre à moins que je ne perde.

- Je perdrais tout appuis en Amérique du nord, je n'aurais plus de colonies au dessus du Mexique. Je ne suis pas certain que cela soit une bonne idée Hermano.

- C'est pourtant une solution qui vous permettrait de vous retirer de la guerre sans perdre une terre à l'ennemi.

- Et je te laisserais seul? Jamais.

- Tes caisses sont presque vides.» soupira son cadet, inquiet pour lui. Il ne voulait pas épuiser son frère plus que nécessaire.

«Si tu m'achètes ces colonies, elles ne le seront plus.

- Il faut d'abord que tu en parle avec ton roi et que j'en discute avec le mien. En attendant, tenons bon contre cet arrogant pirate. Je veux en finir le plus vite possible, ce n'est pas bon pour Alfred qu'il y ait des combats sur son territoire comme ça.»

Antonio soupira et hocha la tête, buvant d'un trait son verre d'alcool. Il préférait voir échoir ses deux colonies américaines aux mains de son frère plutôt que de l'anglais. Après tout leurs rois étaient de la même famille.

Aucun des deux ne vit que Amérique, les yeux plissés, avait écouté toute la conversation, caché derrière la porte, apprenant ainsi les ficelles de la négociation entre nations. Et il apprit aussi que les colonies française, son territoire, allait peut-être s'agrandir.

Quelques mois plus tard fut signé le traité de famille de l'Amérique du Nord, dans lequel l'Espagne cédait le Texas et la Floride à la France en échange d'une sommes d'argent conséquente. Deux mois après, l'Espagne se retirait de la guerre, laissant l'Angleterre et la France face à face. La Prusse et l'Autriche continuait de leur côté. L'Angleterre battit la France en Europe mais perdit en Amérique du Nord. Les deux nations se retirèrent de la guerre après un traité de paix signé à couteaux tirés, sous tension. Aucune n'avait battu l'autre, chacune avait remporté une victoire et essuyé une défaite. La France agrandissait son territoire qui était désormais immense par rapport aux treize colonies, même en ne comptant pas le Canada. La Prusse, de son côté, remporta la guerre mais parvint à un accord avec l'Autriche.


A Suivre