Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.

Parings: Fruk en second plan.

Genre UA, Family, Aventure


Chapitre 6: La Guerre de 7 ans I


La guerre avait reprit et une fois encore Angleterre et France était dans deux camps opposés, et le conflit s'étendit un peu partout dans le monde, à chaque endroit où ils avaient des colonies. Le conflit le plus important entre ces deux belligérants était bien entendu en Amérique du Nord. Arthur avait, depuis les 13 colonies, attaqué le Canada, espérant sans doute s'emparer d'un des deux frères pendant cette guerre et en même temps il avait attaqué les colonies française voisines des siennes. Francis passait des nuits entières à réfléchir à des solutions, des nuits entière à élaborer des stratégies. Matthieu se sentait fatigué car des conflits avaient lieu chez lui et des villages avaient été brûlé par les anglais.

Alfred n'aimait pas ça. Il craignait le pire et voir son père et son frère si fatigués, faible même pour son cadet, le remplissait de rage car il ne pouvait rien faire.

Il avait beau réfléchir, rien de lui venait à l'esprit, aucune idée ou aucune solution.
Rien n'était simple. Et il ne pouvait même pas encore se battre, il apprenait pourtant à se battre avec une épée mais Francis ne le laissait pas utiliser un pistolet ou un fusil, le disant trop jeune.

Et puis un soir que son père parlait un peu trop fort d'Arthur dont l'armée avait piégé la sienne, l'idée lui vint et il sut ce qu'il devait faire pour sauver la situation et être le héros de sa famille et de la colonie. Il attendit que Francis soit partit et décida de le suivre, en cachette, jusqu'au champs de bataille, et là il appliqua son plan.

Francis gagnerait grâce à lui.


Arthur ne parvenait pas à y croire. Son petit Alfred était revenu de lui-même. Cela voulait-il dire qu'il lui avait pardonné ou qu'il en avait assez du français? Peu lui importait, et il était top heureux pour se poser des questions. Questions auxquelles l'autre refusait de répondre, prenant une adorable petite moue. Son petit Alfred (il avait tant grandit) ne lui avait pas tout dit, disant juste qu'il revenait. Et qu'il ne voulait pas en parler.

Arthur avait voulu tout savoir. Ce qu'il aimait, les jouets qu'il appréciait, ce qui s'était passé depuis leur séparation. Alfred avait tout dit. Il restait un peu méfiant mais acceptait de lui parler. C'était comme si tout était redevenu comme avant. Comme si ce drame n'était jamais arrivé. Alfred semblait avoir pardonné ou tout du moins oublié cet incident avec les indiens. Il ne parlait même pas d'eux quand il disait ce qu'il faisait.

Et c'était là qu'il avait fit ces mots, un grand sourire aux lèvres «Pour te prouver ma bonne foi, je vais te dire les plans des français.» Il avait même commencé à sortir une carte de sa besace, l'air décidé.

Arthur n'avait pas voulu y croire tout de suite. C'était presque trop beau pour être vrai. Cependant, il vit l'air qu'avait son fils et préféra ne pas prendre la perche tendue, craignant un test du garçon. Oui c'était surement un test. Il ne fallait pas qu'il tombe dans ce piège. Il était impossible que le petit trahisse son second père si facilement. Il préféra donc refuser la proposition «Non j'ai déjà un plan pour les défaire. Ne le trahit pas. Tu n'as pas besoin de faire ça, je le battrais de toute façon.» Il fut certain que cette réponse était la meilleure à faire.

Alfred eut une moue indéchiffrable mais hocha la tête «Des plans? Francis est très fort tu sais. Montre moi et je te dirais si ça marchera, je connais tout des emplacements des troupes française, Francis me montre tout pour m'apprendre ce genre ce chose.»
Se réjouissant qu'Alfred n'appelle plus le français papa, fier de la maturité du petit,

Arthur ne se méfia pas et se mit à parler des projets de batailles pour le lendemain. Il ponctuait ses phrases de grands mouvements de la main «Je n'aurais même pas besoin d'y participer en plus, la victoire nous tends les bras.»

Il ne vit pas le sourire calculateur d'Alfred qui releva la tête, un large sourire enthousiaste aux lèvres «C'est vrai?

- Bien entendu, les français vont tomber tout droit dans notre piège.» Arrogant, il ne vit pas l'air que faisait celui qu'il considérait toujours comme son fils, trop sûr de lui pour s'en apercevoir.


Alfred courrait dans la forêt, rejoignant la clairière où il avait laissé son petit cheval, et un soldat français qui avait accepté de l'accompagner, après l'avoir surpris en train de partir, et refusant de le laisser seul.

«Je l'ai. Papa sera fier de moi. J'ai peut-être permis de gagner la guerre.

- Il doit être fou d'inquiétude oui, qu'est-ce qui m'a prit d'accepter de vous accompagner? Et si vous n'aviez pas pu revenir?» Alfred eut un sourire malicieux. Lui n'avait jamais douté de sa réussite. Il savait qu'il réussirait et que tout irait bien, qu'il repartirait sans mal.

Son père serait fier qu'il ait parfaitement jouer les espions et permit de sortir de la situation. Sans lui, les français tomberaient dans un piège lors de la bataille à venir. Il avait d'abord prévu de donner de mauvaises informations à son ancien tuteur mais finalement l'arrogance de celui-ci allait lui coûter la victoire. Trop heureux de le revoir, il lui avait tout dit sur le plan de la bataille.

Cette nouvelle guerre qui avait commencé alors que tout allait si bien. Et ce qui avait débuté en Europe avait eu un écho ici.

Arthur avait attaqué les colonies française et le Canada. Au début, tout allait bien pour Francis mais il avait récemment perdu une bataille et il fallait qu'il reprenne l'avantage. En voyant son père si bouleversé, veillant parfois toute la nuit pour trouver une solution, en voyant que son frère souffrait des combats chez lui, Alfred avait voulu faire quelque chose.

Et ce quelque chose avait été de partir discrètement alors qu'il aurait du aller se coucher pour entrer directement dans le camps ennemi.

Et embobiner Arthur. Le piéger avec de belles paroles. Utiliser les moyens à sa disposition pour le tromper et obtenir ce qu'il voulait.

C'était fait.

Et l'anglais n'était pas prêt de participer à la bataille, avec ce qu'il avait avalé. Ou au moins, pas le jour qui arrivait. Et lui avait plein de choses à dire à son père. Il fallait qu'il l'avertisse de la situation et qu'il lui dise où étaient les anglais.


«Laisse moi te préparer du thé, j'en fais toujours chez Francis.»

Arthur ne protesta pas, trop heureux d'avoir retrouvé son petit Amérique pour ne pas le laisser lui faire du thé. Et puis s'il semblait savoir le faire, autant le laisser le faire.

Il retourna à son bureau dans la petite maison requestionnée, laissant le petit dans la cuisine. Alfred fit chauffer de l'eau sur le feu avec habitude. Francis le laissait souvent l'aider à faire la cuisine et parfois Matthieu et lui lui préparait un bon repas de matin. Il fit infuser les feuilles de thé et, au dernier moment, rajouta une herbe en poudre.

«Avec ça, tu vas faire de beaux rêves Arthur.»

Il n'en avait mit que dans la tasse de l'anglais, sachant que le sommeil ne viendrait pas immédiatement mais petit à petit. Et s'il buvait tout, il ne serait surement pas réveillé pour la bataille du lendemain. Et cela serait à l'avantage du français qui pourrait, avec ses informations, renverser la situation en sa faveur. Il n'avait aucune envie de changer de métropole maintenant. Il était bien comme il était.
Mais n'avait-il pas dit qu'il n'était pas indispensable, avec tellement d'arrogance? Il allait voir ce qu'il en coûtait de tenter de voler ses terres. Elles étaient à Francis et à lui.

«Arthur, le thé est prêt.» fit-il joyeusement en entrant dans la pièce où l'anglais signait de la paperasse. Il posa le plateau sur le bureau, tendant la tasse à son ancien tuteur avec un air adorable.

L'anglais, ravi, sourit et dit, d'un ton chaleureux «Merci Alfred, il a l'air délicieux.

- Francis adorait mon thé, j'espère qu'il te plaira aussi.» répondit le plus jeune, ravi de voir que tout se déroulait selon son plan.


Il eut un petit rire en y repensant: ça avait été si simple. Arthur avait bu le thé, l'avait complimenté et avait finit par aller se coucher après lui avoir montré sa chambre. Il n'avait pas eu à attendre longtemps avant que l'anglais ne s'endorme. Il avait vérifié avant de partir. Arthur dormait à poings fermés, écroulé tout habillé en travers de son lit. Il avait pu ainsi quitter la demeure où vivait Arthur pendant les affrontements et il avait pu rejoindre l'endroit où l'attendaient le soldat et son cheval.

Alfred murmura, timidement: «Désolé de vous avoir inquiéter monsieur. Merci de m'avoir accompagné. Je n'aurais pas pu venir à cheval sinon.» Il préférait s'excuser pour les soucis occasionnés. Cet homme avait prit des risques en le suivant, et en ne l'empêchant pas de faire ce qu'il avait fait. Mais il était un colon né sur ces terres, et le considérait comme sa nation, refusant de le laisser seul face à un danger. Il l'avait accompagné, l'avait attendu et aurait du faire face aux conséquences si Alfred n'avait pas pu revenir.

Et aussi parce que laisser son cheval tout seul dans la nature pendant la nuit n'était pas conseillé à cette époque. Et il avait conscience des risques de rester seul ainsi dans la forêt. Il était, quelque part, rassuré de ne pas être seul dans un moment pareil.

Fièrement il annonça, tout en montant sur son cheval «Je sais tout des mouvements de l'ennemi. Je sais les projets des anglais. Leur plan pour la bataille du jour à venir.

- Comment avez-vous fait?

- Arthur est trop crédule, j'ai utilisé un beau mensonge et je l'ai trompé.» Il se sentait un peu coupable d'avoir ainsi trompé l'anglais mais celui-ci voulait détruire sa famille. Il voulait les arracher à Francis, Matthieu et lui. Il voulait voler ses territoires à son père.

Non il avait bien fait.

Arthur leur faisait du mal à Matthieu et à lui en attaquant leurs terres. Il méritait ce qui venait de se passer. Tant pis pour lui, ça lui apprendrait à tenter de briser leur bonheur et leur famille.


Francis avait passé une nuit blanche, à réfléchir à la situation quand on annonça que quelqu'un voulait lui parler et que c'était important. Quand il demanda des précisions sur la personne qui voulait lui parler, on lui répondit que c'était Alfred.

«Quoi? Amenez le.»

Le petit se retrouva vite devant son père, l'air piteux. Il avait soudainement un peu peur de la réaction de Francis devant ses nouvelles. Comment réagirait-il en apprenant ce qu'il avait fait? Serait-il fier ou fâché des risques qu'il avait prit? Francis posa ses mains sur les épaules de son fils, ne sachant pas quoi dire sur le coup, hésitant entre la colère pour avoir désobéit et être fier de le voir si mature.

Il finit par hausser les sourcils et demanda, prenant un ton ferme «Alfred qu'est-ce que tu fais là? Pourquoi as-tu quitté la maison, c'est dangereux ici. C'est la guerre, il y aura une bataille difficile demain. Tu n'as aucune idée de...

- Je suis venu t'aider. Je sais tout des mouvements des anglais pour la bataille d'aujourd'hui.» Fit Amérique en sortant la carte de sa besace, la posant sur la petite table et commençant à la déplier pour montrer sur elle où étaient les troupes. Il préférait essayer de couper court à la discussion car il sentait qu'il risquait un savon pour ce qu'il avait fait.

Mais Francis n'allait pas le laisser s'en tirer comme ça. Fronçant les sourcils, il demanda «Comment as-tu su cela? Même mes meilleurs espions n'ont pas toutes les informations.

- Je...

- Tu n'es quand même pas allé espionner les anglais, tu n'es quand même pas allé espionner Arthur?» comprit le français, s'alarmant devant cette possibilité. L'idée que son fils ait prit tant de risques l'effrayait. Arthur aurait pu le garder prisonnier, il aurait pu ne pas pouvoir repartir. Quand le plus petit hocha la tête en souriant, il reprit«Tu te rends compte des risques que tu as pris? Il aurait pu t'enfermer, te faire surveiller et tu aurais pu ne pas pouvoir repartir. Qu'est ce qui t'es passé par la tête?» fit le français en élevant la voix, voulant faire entrer dans la tête du plus jeune ce qu'il avait prit comme risques et lui faire comprendre qu'il avait été inconscient et imprudent.

«Je...Je voulais...t'aider?» balbutia le plus jeune, prenant tout de même conscience des risques qu'il avait prit. Mais il était persuadé d'avoir bien fait.

«J'ai bien comprit mais te rends-tu compte des risques que tu as prit?» soupira Francis, portant une main à son front, s'éloignant un peu de son fils.

Souriant fièrement, Alfred rit et répondit, sûr de lui: «T'en fais pas. Il m'a tout dit, pensant que j'étais de son côté.» Ça avait été lâche et fourbe mais il était fier d'avoir été utile. Utile pour la colonie, utile pour Francis, utile pour la guerre. Il se sentait fier d'être indispensable. Il pouvait enfin agir pour ses territoires.

Francis préféra ne pas s'étendre là-dessus, puisque les choses s'étaient arrangées. Il faudrait cependant qu'il fasse en sorte que l'autre ne recommence plus ça, il faudrait qu'il lui fasse la leçon, même si pour le moment autre chose était à dire:«Mais il va tout de suite comprendre si tu es reparti. Et tout va changer.

- Non, il va dormir un bon moment, j'ai mis des herbes pour dormir dans son thé. Il ne va peut-être pas se réveiller à tant pour la bataille. Personne ne saura que je sais tout.»

Francis n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Ce n'était pas possible que Alfred ait fait quelque chose de si roublard, de si fourbe. Cependant il pouvait prendre l'avantage ainsi. Et battre Arthur. Bien entendu, il avait un peu de peine pour l'anglais d'avoir été trompé ainsi mais il ne pardonnait pas à son rival de tenter de lui voler Canada. Prenant une grande inspiration, il dit, un sourire calculateur aux lèvres «Dis moi tout.»


A Suivre