Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.

Parings: Fruk en second plan.

Genre UA, Family, Aventure


Chapitre 7: La Guerre de 7 Ans II


Alfred se réveilla dans la tente de son père, et s'étira, se demandant quelle heure il était. Il n'y avait personne, signe qu'il ne devait pas être tôt. Il avait veillé fort tard la nuit précédente pour montrer ce qu'il savait à son père. La Bataille avait-elle commencée? Si oui il espérait que tout se passait bien, car il avait tout fait pour et la victoire pouvait être essentielle pour reprendre l'avantage et surtout stopper l'avancée des troupes britanniques sur le sol canadien. Alfred avait tout fait pour que la victoire revienne à son père, il était allé jusqu'à espionner son ancien tuteur, sans aucun remord, pour soutirer des informations essentielles.

Il n'osait imaginer comment avait réagit Angleterre en se réveillant et au fond cela lui était égal. Il ne retournerait pas avec lui alors quelle importance? C'était la guerre et tout les moyens étaient bons pour remporter la victoire.

Et il avait tellement voulu aider en voyant son père passer des nuits blanche à chercher des solutions, à discuter avec ses hommes et à maudire l'anglais. S'il avait pu aller voir les indiens, il leurs aurait demandé d'aider les français, mais il n'avait pas eu besoin de faire ça, ils l'avaient fait d'eux même.

Sautant du lit, il se dirigea vers la table où était posé une assiette avec du pain, du fromage et de la viande séchée, accompagnés d'un verre d'eau et d'une pomme. Ce n'était pas mirobolant mais il avait faim et il ne fit pas le difficile. Il dévora ce petit repas, écoutant avec attention pour savoir s'il restait des gens dans le camps ou pas. Il devait en rester quelques uns pour surveiller, histoire que le camps ne soit pas prit par l'ennemi.

Gardant la pomme, il sortit de la tente. Le peu d'hommes présent lui signala que la bataille devait avoir bel et bien commencée et peut-être depuis un bon moment. Il se dirigea vers son cheval, attaché près d'ici et se mit à le caresser et à lui donner des morceaux du fruit qu'il avait gardé, lui parlant pour passer le temps.
«J'espère que tout va bien pour papa. Il doit gagner ou Mattie pourrait aller plus mal, et peut-être aller avec Arthur si il perd.»

Cette perspective lui déplaisait fortement. Être séparé de son frère ne lui convenait guère. Et il avait peur pour ses sœurs également. Les anglais attaquaient les îles dans les caraïbes d'après ce qu'il avait entendu et d'ailleurs ils s'en prenaient à toutes les colonies françaises dans le monde. Ca ne laissait rien présager de bon. Il s'inquiétait à juste titre pour l'avenir de sa famille.

Il attendit ce qui lui sembla des heures que les français reviennent. Et aux cris de joie qu'il entendait, la victoire était à eux. Heureux, il se précipita vers la source du bruit et les regarda revenir, victorieux du champs de bataille.

Il chercha son père des yeux, espérant déjà qu'il lui raconte la façon dont les combats s'étaient déroulés. Il était impatient de savoir comment cela s'était passé. Francis apparut alors, monté sur son cheval blanc, à la tête des troupes. L'enfant courut à sa rencontre, joyeux et s'exclama, rejoignant son père. «Alors?

- La victoire est à nous. Étrangement, Arthur n'était pas présent dans cette bataille, aurais-tu quelque chose à voir avec son absence?» plaisanta-t-il, un sourire aux lèvres. En ce qui le concernait, que son rival n'ait pas été là était un avantage certain pour lui. Et une bonne claque dans la figure pour l'anglais qui se voyait infligé un sérieux camouflet dans cette guerre en Amérique du Nord.

Alfred répondit par un large sourire, satisfait que son thé piégé ait marché aussi bien qu'il l'espérait. Et cela avait servit à la victoire, il en était donc ravi. «Peut-être mais c'est de sa faute.» Il n'aurait pas du lui faire autant confiance, son attitude avait pourtant été bien louche, trop affectueuse et trop..sage, trop gentille. C'était trop beau pour être vrai. Et pourtant Arthur s'était fait avoir en beauté.

«Sans doute» Francis descendit de son cheval et poursuivit à pieds, accompagné de son fils. «Tu veux que je te raconte comment cela s'est passé n'est-ce pas?

- Oui. Comment était la bataille?

- Grâce à tes informations, nous les avons surpris, ils ne s'attendaient pas à ce que nous les attaquions comme cela. La victoire a été facile.»

Cela avait été la surprise dans les rangs ennemis et cet effet de surprise avait été une des clés de la victoire. Ca et aussi, entre autres, l'absence d'Arthur. Il se demandait ce que faisait son rival à ce moment là et comment il réagissait à cette défaite.


Arthur se versa un verre d'alcool. Il refusait de croire que Alfred l'avait trahi de son plein gré, même si tout semblait le montrer. C'était forcement la faute de Francis, c'était lui qui avait monté son adorable petit garçon contre lui, qui l'avait envoyé faire cette sinistre besogne. Jamais l'enfant n'aurait eu une idée aussi retorde de lui-même.

Il se versa un nouveau verre. Et le but d'un trait.

Depuis qu'il s'était réveillé et avait apprit la défaite de son armée, il avait vite comprit que ses plans avaient été dévoilés à Francis. Et qui d'autre qu'Alfred aurait pu les lui dire.

Il se versa un nouveau verre. Et le but à petites gorgées.

Il avait refusé d'y croire, refuser de croire à cette trahison mais les faits étaient là. Le thé qui lui avait donné tellement sommeil, le fait qu'il ait dormit si longtemps et la disparition de l'enfant, ça et le fait que les français savaient tout de leur stratégie, il ne fallait pas être idiot pour deviner le pourquoi du comment de cette défaite.

Ca avait été dur à admettre.

Alfred avait tellement grandi, tellement changé. Ce n'était plus le petit qui l'avait choisi mais un jeune garçon intelligent et rusé, mais c'était forcement Francis qui avait eu cette idée, qui avait poussé l'enfant à le faire. Alfred était beaucoup trop adorable pour avoir fait ça lui même.

Francis lui parait ça aussi. Il n'était vraiment pas un bon gardien pour élever ainsi ses enfants. Arthur comptait bien sur cette guerre pour au moins lui en prendre un. Il espérait Alfred mais s'il pouvait avoir Matthew, ça serait un coup pour le français qui négocierait peut-être un échange.

Francis avait osé se servir d'Alfred pour l'atteindre. Pour le faire perdre le combat.

Comment osait-il faire une telle chose?

Il se versa un nouveau verre. Il le porta à ses lèvres, pensif et but lentement, plongé dans des pensées vengeresses en tête qu'il comptait bien mettre à exécutions, mais ne savait pas encore comment. Il trouverait bien une occasion pour lui faire payer personnellement. Pas de nation à nation mais de Arthur à Francis. Il avait bien l'intention de lui signifier comment il voyait le fait d'utiliser ses colonies pour obtenir la victoire, ce qu'il pensait de ce plan lâche et cruel. Il n'aurait jamais cru ça du français.

Car pas un seul instant ne lui vint l'idée que ce plan était uniquement l'œuvre d'Alfred. Il ne pouvait pas envisager ça, c'était impossible pour lui d'imaginer une trahison volontaire de la part de son ancien protégé.
C'était forcement la faute de Francis, c'était toujours de sa faute.
Il le paierait très cher.

A la première occasion, Arthur lui ferait regretter d'avoir utiliser la petite colonie pour une action aussi peu digne de lui.


Matthieu était assis sur un fauteuil dans le salon vide, attendant que sa famille revienne. Il avait été surpris en voyant que Alfred n'était plus là, qu'il était partit et il s'inquiétait de l'endroit où il avait pu aller. Avait-il suivi leur père? Mais c'était dangereux et il n'aurait pas du faire ça. Malade d'angoisse pour sa famille et pour ses terres, il avait passé plusieurs jours peu agréables.
Sa famille lui manquait et il n'osait pas sortir seul de la maison, craignant sans cesse que les ennemis arrivent jusqu'ici et l'enlève pour l'amener chez l'adversaire de son père. Il ne savait pas grand chose de lui mais savait qu'il avait fait du mal à Alfred, et beaucoup de peine aussi. Il n'avait pas tout compris mais savait que ce pays était un danger pour lui. Et qu'il ne devait pas l'approcher.

Il ne voulait pas aller vivre avec lui, devenir une colonie britannique. Il voulait rester avec sa famille et comme les choses étaient. Il ne voulait pas de changements.
Il était donc impatient que son père et son frère reviennent, et qu'ils soient à nouveau tout les trois, même si Francis devrait à un moment retourner dans son pays.
Ils lui manquaient. Il n'avait jamais été tout seul depuis qu'Alfred était devenu un membre de la famille. Matthieu avait même l'impression qu'il en avait toujours fait partie. Depuis que son frère était là, il ne s'ennuyait jamais.

Alfred avait toujours une idée de jeu, c'était toujours lui qui avait l'idée de se cacher pour échapper aux travaux d'écriture ou de lectures. C'était Alfred qui imaginait des plans pour chiper des biscuits ou des gâteaux à la cuisine. C'était Alfred qui l'aidait à grimper aux arbres ou à se cacher dans la forêt, comme des indiens ou des trappeurs. C'était Alfred qui se levait parfois secrètement pour écouter les conversations de leur père, pour tout savoir sur sa colonie et la sienne. C'était Alfred qui imaginait toujours les plus grandes excuses quand ils faisaient des bêtises.

Tout seul, il ne savait plus que faire et se demandait parfois si la guerre allait se terminer un jour, car il sentait des batailles sur ses terres trop souvent. Il espérait que son père puisse vite régler la situation et le sauver.

Quand il entendit des chevaux, il se méfia d'abord et alla jusqu'à la fenêtre, craignant que cela soit l'ennemi. Si tel était le cas, il devrait se cacher et ne pas sortir de sa cachette. Son père l'avait prévenu que Angleterre tenterait de l'enlever s'il le pouvait.

Il regarda par la fenêtre, discrètement et soupira de soulagement en reconnaissant les uniformes français. C'était son père qui rentrait, et il distingua bien vite le cheval de son frère qui marchait à côté de celui de son père.

Un large sourire illumina son visage et il sortit en vitesse de la maison, se précipitant à la rencontre de sa famille, fou de joie de les revoir.«PAPA! ALFRED!

- Mon petit Matthieu.» s'exclama Francis en descendant de sa monture et attrapant l'enfant dans ses bras. Il était heureux de le voir en si bonne santé malgré les attaques qui avaient frappé le Canada.

«Papa. Alfred était avec toi tout le temps?

- Oui il m'a suivit. Rien de grave finalement.

- J'ai été un héros.» crut bon de signaler Alfred, un large sourire aux lèvres, descendant de son propre cheval, rajustant sa toque en feutre. «Grâce à moi, papa a gagné la bataille.» fit-il d'un ton légèrement orgueilleux, fier de lui.

Le petit canadien ouvrit de grands yeux surpris:«Ha bon?» Il avait du mal à croire que son frère, malgré son tempérament ait pu aider leur père de façon si importante.

«Oui c'est une longue histoire qu'on va te raconter Matthieu, mais rentrons d'abord.» renchérit Francis, reposant son fils au sol et les accompagnant à l'intérieur de la maison.

Matthieu hocha la tête, impatient d'en savoir plus que cette victoire qui avait repoussé les anglais de ses terres, du moins en partie.


Les combats durèrent encore un temps mais finalement les batailles s'achevèrent alors que les deux parties tentaient de trouver un accord. La France perdait tous ses comptoirs en Inde ainsi que la plupart de ses îles, sauf la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Pierre et Miquelon. Les Anglais remportaient une petite portion de terre sur le continent américain, agrandissant un peu les Treize Colonies mais dans l'ensemble, cette guerre, ailleurs qu'en Europe, s'acheva sans qu'un des deux partis n'ait vraiment pu l'emporter sur l'autre. N'ayant pu prendre l'avantage en Amérique, Arthur ne pu réclamer aucune terre là-bas, sauf le petit morceau conquit.

«Nous sommes d'accord?

- Oui.» grogna l'anglais, déçu d'en arriver juste ici. Il avait espéré plus, bien plus. Et se retrouvait avec un agrandissement ridicule, comparé à ce qu'il avait voulu. Et les deux petites colonies restaient évidement avec Francis.

«Quoi? Tu m'a battu en Europe, cela devrait te suffire.

- Ce n'est pas ce que je voulais. Je voulais...

- Ca va, je sais ce que tu voulais, mais ce n'est pas arrivé. Admet-le.

- Avec toutes les bêtises que tu lui a mis dans la tête, tu...

- Je ne lui ait rien mit dans la tête.

- Tu l'emmènes sur un champs de bataille.» siffla l'anglais, bien décidé à avoir le dernier mot là-dessus. C'était encore trop frais dans sa mémoire pour qu'il oublie si facilement.

«Il m'a suivit.» protesta Francis, qui en avait été le premier surpris. Lui-même n'aurait jamais imaginé que son fils le suivrait si loin, par lui-même, sans aide autre que celle d'un soldat. Il avait été ébahi par son audace et son courage.

Mais Arthur n'en avait pas fini là-dessus. «Tu l'a envoyé m'espionner en me prenant par les sentiments.» cria-t-il en se levant, poings serrés, comme prêt à s'en servir pour frapper son rival «Je ne te le pardonnerais jamais.

«Crois-le ou non, je n'y suis pour rien là-dedans.» reprit le français d'une voix douce, compatissant à ce que devait ressentir son rival. Il le plaignait quelque part. Mais il était trop heureux d'avoir pu tenir face à lui et de n'avoir rien perdu là-bas pour éprouver réellement des remords.

Arthur plissa les yeux, sifflant d'un ton mordant: «Mensonge.

- Crois que je mens si tu veux mais tu te trompes. Ce qu'il a fait, il l'a bien fait de lui-même.

- Non. Il n'aurait jamais fait ça seul. C'est toi qui lui a mit toutes ces idées ridicules en tête.

- Je vois que parler avec toi ne mènera nul part. Nous en avons fini avec le traité. A bientôt Arthur.» fit Francis, se levant de sa chaise et sortant de la pièce, laissant l'anglais seul.

«Tu fuis toujours la conversation.» murmura ce dernier, essuyant des larmes rageuses du dos de la main. «C'est toujours pareil avec toi.»


A Suivre