Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.

Parings: Fruk en second plan.

Genre UA, Family, Aventure


Chapitre 8: Autonomie


Alfred se leva ce matin là plus tôt que d'habitude. Il était contrarié ces temps-ci, et cela à cause d'Arthur. Les Treize colonies anglaises étaient taxées de façon abusives et cela mécontentait le peuple et par extension la jeune nation. Désormais d'une apparence d'un adolescent de 15 ans, il enrageait de ne pouvoir rien faire. Tout allait bien du côté des colonies françaises mais rien n'allait du côté des colonies anglaises. Il se sentait divisé et détestait ça. Il avait même réclamé plus de liberté à son tuteur alors qu'il n'était pas le responsable.

Francis avait promit qu'il en parlerait à son roi. Même s'il ne promettait rien. Évidement Alfred n'escomptait pas avoir son indépendance, il était réaliste et les colons d'origine française n'en avait aucun désir pour le moment. Non mais il voulait quand même plus de liberté. Il avait même dit qu'il désirait être plus autonome, qu'il n'était plus un enfant et qu'il voulait des responsabilités.

Plus de libertés du côté français ne changerait rien aux problèmes du côtés anglais et il en avait conscience mais réclamer ces libertés était un moyen d'extérioriser sa colère, même envers celui qui n'y était pour rien. Depuis qu'il était intervenu aux côtés de rebelles pour une action d'éclat dans le port de Boston, il se sentait encore plus concerné par la situation du côté anglais. C'était aussi son peuple après tout et il ne pouvait pas l'oublier.


Habillé en indien, debout sur le pont du navire, Alfred tenait une caisse dans ses mains et la lança, dans attendre, à l'eau. Elle coula pendant quelques instants puis remonta à la surface, flottant à la surface, l'eau s'infiltrant peu à peu à l'intérieur de la caisse, gâchant le thé qui était à l'intérieur.

C'était tant mieux.
Une bonne chose de faite.

Alfred n'aimait plus trop le thé en plus, il préférait le chocolat ou le café. Il avait passé l'âge où il avait aimé cette boisson, vestige de l'époque où il avait vécu avec l'anglais. Époque dont il ne se rappelait qu'à peine. Seules quelques images lui restaient. Il avait été trop jeune pour se rappeler bien car il s'était enfui très vite.
C'était mérité.

Il ne faisait pas ça pour rien, sans raison.

Cela apprendrait à Arthur et à son roi à augmenter les taxes, à brimer ainsi les habitants des treize colonies. Sans raison aucune que remplir leurs caisses surement vides. Parce qu'ils pouvaient le faire, ils ne se gênaient pas pour le faire. Ils ne pensaient pas que leurs sujets pourraient avoir du mal à payer ces impôts et ces taxes.
Il avait entendu leur appel et était venu, en cachette, aider à faire un coup d'éclat. Une action qui, de plus, lui plaisait.

C'était très amusant de faire cela.

Fier de lui, Alfred recommença encore une fois. Aidé par d'autres rebelles, ils flanquèrent toutes les caisses à l'eau en peu de temps. Il remarqua alors les soldats qui arrivaient sur les quais. Et une silhouette bien connu parmi eux.
«Arthur.» C'était bien lui, il le voyait de loin, si reconnaissable dans sa tenue de commandant. Il n'était plus un pirate depuis un moment. Il devenu un chef honorable des soldats, plus un voyou ou un voleur, plus recommandable qu'avant.
Son ancien tuteur ne l'avait pas remarqué mais criait visiblement des ordres à ses hommes, pour arrêter les rebelles qui avaient osé jeter la cargaison de thé à la mer. Ils étaient en colère et comptaient bien les mettre aux arrêts.

Une foule assistait à la scène et Alfred sentait qu'elle encourageait ceux qui avaient agi, pas les soldats. Il ne fallait pas qu'il soit attrapé. Si Arthur mettait la main sur lui, il ne le laisserait pas repartir. C'était certain. Et Alfred n'avait aucune envie d'être fait prisonnier par l'anglais. Il avait d'autres préoccupations que celle-là. Et il comptait bien s'échapper et retourner chez lui sans trop de soucis. Il était assez débrouillard pour ça.

Il grimpa sur le bastingage et prit une grande inspiration et plongea. Heureusement il savait nager, Francis lui avait appris quand il était plus jeune, prétextant que c'était utile de savoir cela. Il avait bien raison. Il nagea jusqu'aux quais, plus loin, et se hissa sur la terre ferme, retournant vers son cheval qui l'attendait plus loin.

«Vous êtes revenus monsieur?»

Il se tourna vers l'enfant qui avait gardé ses affaires pendant son absence. Le petit avait du observé tout de loin. Et vu le sourire qu'il avait aux lèvres, le spectacle avait du lui plaire.

«Oui et le thé est désormais éparpillé dans la mer.

- Tant mieux, ce n'est pas bon le thé.

- Tout à fait, cela apprendra aux anglais à ne pas nous taxer sans raison.» Comme ce ''nous'' lui était venu facilement aux lèvres. C'était bel et bien son peuple. Il n'y avait aucun doute là-dessus. «Rappelle-toi» dit-il en sortant trois pièce de sa bourse «Tu ne m'a pas vu.»

L'enfant prit hâtivement l'argent et hocha la tête «Vous êtes recherché?

- Pas vraiment mais je préfère qu'on ne sache pas que j'étais là.

- N'ayez crainte, je ne dirais rien.» Et le petit partit en courant sans attendre de réponse. Bientôt seul, l'adolescent se rhabilla et enfourcha son cheval pour prendre la poudre d'escampette. Il fallait mieux qu'il parte avant qu'on le voit. Et il ne voulait pas qu'Arthur sache qu'il avait été ici, même s'il s'en fichait au fond, mais préférait être dans les colonies françaises quand l'anglais l'apprendrait, s'il l'apprenait.


Alfred sortit de ses pensées et se dirigea vers la ville. Il aimait se mêler à la population et écouter les discussions dans les tavernes. Cela lui apprenait comment les gens voyaient la colonie et les problèmes qu'ils avaient, si problèmes il y avait. Et en l'absence de Francis, il avait beaucoup de liberté et passait le temps comme il le pouvait. Canada était retourné chez lui et ils vivaient séparément désormais. Mais tout deux attendait le retour de leur père avec la même impatience.
Alfred se demandait quand Francis reviendrait avec des nouvelles. Cela faisait un an, presque deux, qu'il était repartit dans son pays et il commençait à trouver le temps long, même s'il devait s'habituer. Un grand pays ne devait pas se laisser materner comme ça.

Il était grand désormais.

Et impatient d'en savoir le plus possible sur comment être une grande nation.
Il ne pouvait pas tenir, voulant savoir ce qu'avait décidé le pays de Francis pour lui, mais craignant aussi d'être déçu. Il ne voulait pas être déçu.
Bien évidement, il ne s'attendait pas à avoir son indépendance, il n'était pas fou et le peuple de ce côté-là ne le voulait pas. Mais il sentait en même temps les tensions du côté anglais et se demandait comment réagirait les colons anglais s'il obtenait des libertés supplémentaires.

Au bout de quelques heures de marche, il décida de retourner chez lui, dans la belle maison que Francis lui avait fait construire. Il se sentait un peu seul ces temps-ci et il décida de passer par les écuries pour s'occuper des ses deux chevaux. Ca lui ferait passer le temps.

Entrant dans le bâtiment, il remarqua la présence d'un cheval blanc qui occupait le box réservé à la monture de France. Fou de joie, il sortit rapidement des écuries pour se précipiter dans la maison pour retrouver son tuteur.

«Francis.»

La nation se retourna vers lui et lui sourit, se levant de la table où il buvait une tasse de chocolat en attendant surement le retour du jeune garçon. «Bonjour Alfred, tu as grandit non?

- Oui je me mesure tout les jours. J'ai 15 ans physique maintenant.

- Tu en avais 14 la dernière fois que je t'ai vu.» répondit le français en souriant, ébouriffant les mèches blondes de son fils. Il était heureux de voir que la colonie grandissait bien toute seule, et il se sentait fier de cet état de fait également.

Songeant à son frère et pensant que son père était d'abord allé le voir, Alfred demanda:«Tu as vu Matthieu avant de venir ici?Comment va-t-il?

- Je passerais le voir après toi. J'ai décidé de commencer par toi cette fois ci. Et de passer Noël avec toi cette année. Mais vous ne correspondez plus par lettres?

- Si mais ça met du temps. C'est pour ça que je voulais savoir si tu avais des nouvelles.» C'était vrai que le temps était long entre chaque lettres, il fallait attendre que le courrier arrive, que son frère réponde et que cette réponse arrive. Ca prenait du temps. Et parfois le courrier se perdait, donc Alfred réécrivait quand l'attente était trop longue.

Il se fit lui-même une tasse de chocolat, voulant se réchauffer après la longue balade qu'il avait faite dans la ville et la nature. «Alors, quelles sont les nouvelles?

- J'ai parlé avec mon roi. Des choses ont été décidées.»

Reposant sa tasse, Alfred sentit un sentiment bien connu l'envahir: l'impatience. Et aussi l'appréhension. Il pouvait y avoir de mauvaises nouvelles, même si Francis n'avait pas l'air négatif. «Comme quoi?»

France soupira, sachant qu'il ne pouvait plus repousser la discussion. «Allons dans notre bureau pour en discuter.»

Leur bureau était une pièce importante de la maison. Un large tapis coloré couvrait le sol, deux bureau de bois étaient présents avec des fauteuils confortables. Des bibliothèque couvrait certain murs, d'autres étaient recouvert par des cartes. Le bureau de Francis était bien rangé, celui d'Alfred un peu en fouillis. C'était une pièce où la jeune colonie aimait passer du temps avec son tuteur, où celui-ci lui apprenait ses devoirs de nation. Alfred aimait y passer lui-même du temps seul, là il étudiait l'Histoire et la géographie, la philosophie et d'autres matières intéressantes.

Francis s'assit à son bureau sur lequel des papiers avaient déjà été posé récemment. Il prit une grande inspiration «Bien.»

Alfred prit sa chaise et s'assit face à son père «Alors, qu'avez-vous décidé?»

Le français eut un sourire espiègle «Version officielle ou version officieuse?

- Les deux.

- Très bien, la version officielle: Les colonies américaines ont prouvé leur fidélité à plus d'une reprise, leur développement est bon, les gouverneurs font du bons travail. Accorder plus de libertés est une chose possible, du moment qu'il y a des garanties. C'est ainsi que le 4 Juillet 1773 a été signé un traité garantissant l'Autonomie des Colonies françaises d'Amérique. C'est à dire que toute les terres françaises que tu représente sont autonomes. Ca n'a pas été facile de convaincre le roi mais j'y ai réussi.

- Et la version officieuse?» demanda Alfred, se doutant bien qu'il y avait quelque chose de louche là-dedans. Il demanderait quelles seraient les garanties plus tard. Il toussota et se pencha, attentif à la réponse que son père allait lui dire.

Francis se laissa aller dans son fauteuil, se massant les tempes:«Outre ce que je t'ai déjà dit, une des raisons majeures est la révolte qui couve dans les Treize Colonies anglaises. Si on vous donne l'autonomie, c'est aussi dans l'espoir de déclencher une révolte plus forte chez eux. Il y a déjà des tensions et s'ils voient leurs voisins obtenir l'autonomie alors que eux sont surchargé de taxes, cela pourrait créer des révoltes ou des soulèvements.

- Les faire perdre foi en l'Angleterre hein?» fit le plus jeune avec un pauvre sourire. Il s'en doutait, il savait que le vraie raison, c'était ça ou du moins une des raisons.
L'autre soupira «Que veux-tu, il y a toujours des tensions entre le pays d'Arthur et le mien et la moindre occasion pour affaiblir l'autre est valable.

- Et si ça va trop loin la révolte? S'ils veulent leur indépendance?

- Alors l'Angleterre pourrait perdre ses colonies, mais...

- Mais nous, que ferions nous? On les aiderait?» Il voulait savoir, savoir ce qui se passerait dans ce cas là. Il voulait entendre son père dire qu'il les aiderait.

«Le problème, Alfred c'est que si de trop grosses divisions apparaissent entre les colonies françaises et les Treize Colonies, cela pourrait avoir un effet négatif sur toi. Ou alors faire apparaître une nouvelle nation pour représenter ces terres libres.

- Mais qu'est-ce que vous feriez? Parce que moi je les aiderais à avoir leur liberté s'ils le veulent, s'il veulent la liberté, je les aiderais.» Il se sentait plus fort au fut et à mesure qu'il disait ces paroles.

Francis soupira de nouveau«Alfred.

- Quoi? Tu ne m'en crois pas capable?

- Ce n'est pas ça. Tu ne m'a pas laissé finir. J'arrivais aux garanties pour que vous ayez votre autonomie. Ce que j'entends par là? L'administration locale disposera de nombreux pouvoirs, par exemple en matière de développement économique, mais elle dépendra de mon pays pour certaines compétences, généralement les relations avec d'autres pays, la défense de la colonie, le commerce.

- Ce que tu veux dire...» Commença Alfred, les yeux plissés par la concentration «C'est que je ne pourrais pas entrer dans un conflit sans ton accord?» Il ne comprenait pas tout. Mais il voulait comprendre mieux ce que sa métropole voulait dire par ces paroles.

Son père hocha la tête, rassemblant ses papiers sur le bureau«Ni faire du commence avec un autre pays que le mien sans accord.

- Pour tout ce qui concerne d'autres pays, je ne pourrais rien décider seul, c'est ça?

- Mais tout ce qui concerne la colonie elle-même, vous serez autonome.»

Alfred n'allait pas faire la fine bouche, c'était déjà bien ce qu'il avait. Mais il y avait encore quelque chose qu'il voulait savoir «Et pour intervenir pour aider les Treize Colonies?

- Ils n'ont pas demandé leur indépendance pour le moment n'est-ce pas? On verra si cela arrive. A ce moment-là, on décidera de ce que l'on fait.»


A Suivre