Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.
Parings: Fruk en second plan.
Genre UA, Family, Aventure
Chapitre 9: Confrontation
«Je ne vois pas trop ce que tu viens faire ici Angleterre.
- Je suis venu te faire une proposition.
- Je me doutais bien que tu n'étais pas là pour une visite ou pour discuter autour d'un thé.» railla Amérique en se laissant tomber dans la fauteuil de son père, ses yeux bleus posés sur l'individu face à lui. Celui-ci semblait mal à l'aise, surpris de le voir. S'attendait-il à le voir toujours petit et inoffensif? Sûrement.
Il avait été lui même surpris quand le pays s'était présenté à sa porte, désirant lui parler de pays à pays. Il avait été méfiant mais une promesse sur son identité de nation avait permit à Arthur de s'introduire dans la maison. Assis dans le grand bureau, Alfred se demandait ce que l'adversaire de son père désirait. A peine son autonomie avait-elle été déclaré que l'anglais s'était précipité ici. L'américain se doutait de la raison de sa venue et cela le hérissait d'avance.
«Tu as tellement grandi.
- C'est ce que dit papa, c'est dans un sens pour ça qu'il m'a donné mon autonomie.» Il n'avait pas hésité longtemps à parler à son invité dans la même langue que lui, lui montrant ainsi qu'il maîtrisait toujours l'anglais. «Mais ce n'est pas pour ça que tu es venu n'est-ce pas?
- Mon pays a une proposition.» reprit Arthur, prenant un ton doux pour parler, comme s'il était certain de la portée de ses mots «Maintenant que vous êtes autonomes, nous vous proposons...
- De poignarder mon père dans la dos? Une alliance?» ironisa Alfred en se redressant, fixant son interlocuteur dans les yeux. «C'est ça?
- C'est-à-dire que...
- Et qu'est-ce que ça me rapporterait de trahir mon père?» Il se retint de jeter l'anglais dehors, bien décidé à l'écouter, afin de savoir ce qu'il avait en tête. Il devrait le rapporter rapidement à son père. Qui sait ce que celui en face de lui était capable.
«...De vous libérer du joug de la France. Vous seriez libre.»
Alfred fut prit d'une crise de fou rire incontrôlable. Des larmes en roulèrent sur ses joues et il frappa le bureau de son poing avant de se reprendre, regardant Arthur dans les yeux. «Sérieusement? Le joug? Un pays qui offre l'autonomie à sa plus importante colonie est un pays qui le tient sous son joug, c'est bien connu.» Il pouffa, se laissant aller dans sa chaise, amusé par les paroles de son interlocuteur.
Celui-ci relança aussitôt la conversation, prêt à ne pas lâcher:«Une Autonomie avec des tas de garanties.
- Parce que tu me l'aurais donné toi?» ironisa Amérique, touchant au cœur du problème. Il savait que l'autre n'avait jamais oublié, ni pardonné à France de l'avoir prit sous son aile, de l'avoir prit à lui.
Alfred ne se souvenait pas de la période où il avait vécu avec Arthur, ni même les événements qui avaient conduits à son changement de tuteur mais savait que l'anglais avait fait quelque chose de grave qui avait trahi sa confiance. Il l'avait vu faire deux guerre contre son père, tenter de le reprendre par la guerre, de détruire leur famille pour son propre bonheur. Il avait eu un peu pitié de lui cependant. Et avait toujours pitié de lui. Mais aujourd'hui c'étaient les Treize Colonies qui vivaient sous le joug d'un pays, pas la partie autonome des colonies d'Amérique. Et ce pays tyrannique osait venir lui parler de joug.
Mal à l'aise, l'autre répondit«Enfin ce n'est pas la question.
- Si tout est là. Tu reproche à Francis de m'enchaîner davantage avec cette autonomie, juste pour renforcer ma fidélité.» Il résumait bien les choses, et savait très bien les objectifs de son ancien tuteur. Il était bien décidé à démonter ses paroles les unes après les autres.
Arthur se dressa dans son siège, prêt à défendre sa position «C'est la vérité.
- Venant de toi, ça ne tient pas debout. Tu es l'ennemi de mon père. Évidement que tu vas le critiquer.» Il se retint d'ironiser une nouvelle fois, voulant garder son calme si l'autre y réagissait brutalement. Mieux valait rester de marbre et se défendre calmement. Il regretta de ne pas avoir une tasse de café sous la main.
«Toutes ces garanties, le fait de devoir le garder comme partenaire principal par exemple.» s'obstina l'anglais, bien décidé à ne pas lâcher sa prise. Il voulait faire entendre son point de vue et y arriverait coûte que coûte. Alfred avait besoin de lui, il n'en démordait pas. Il le sauverait de l'influence française et l'adolescent rentrerait enfin à la maison.
Alfred haussa un sourcil, et fit, amusé:«Je n'allais pas faire commerce avec toi, tu es l'ennemi de mon père, tu es donc le mien.» Il avait accepté cette entrevue par politesse mais l'idée de jeter dehors son invité le démangeait.
«Ha mais tu n'es pas obligé d'avoir les mêmes relations que lui avec les autres pays.
- Je suis autonome, pas indépendant.» rappela le plus jeune, se levant pour se diriger vers le fenêtre, regardant à l'extérieur. Il faisait en sorte de rester calme et courtois mais l'autre n'avait probablement pas vu à quel point il était agacé par son attitude.
Arthur sauta sur l'occasion «Justement tu pourrais av...
- Non, ne dis rien. Si c'est pour me mentir et me faire des fausses promesses, ce n'est vraiment pas la peine.» Le coupa le plus jeune, fronçant les sourcils, sans même daigner se retourner, regardant juste les reflets dans la vitre.
«Quoi? Mais...
- Non tu n'as aucune intention de me donner mon indépendance. Tu veux juste chasser les français de mes terres pour t'en emparer et ainsi te faire bien voir des Treize Colonie en leur donnant des terres supplémentaires.» Il avait asséné ça d'un ton calme, sans regarder son interlocuteur. «Tu ne devrais pas me mentir. C'est déjà comme ça que tu m'as perdu une fois.» Il n'avait aucune honte à revenir là-dessus, même s'il ne s'en souvenait pas vraiment.
«Je n'ai jamais eu l'intention de faire ça. Mais pour ton bien, il serait bon de réunir les colonies non?
- Pourquoi je m'allierais avec toi, je n'ai aucune raison de le faire. France m'a donné mon autonomie, chose que tu n'aurais jamais fait.
- Je...
- Inutile de mentir tu sais? J'en sais assez sur toi et la politique de ton pays. Tu tyrannise les Treize Colonies, des taxes et des taxes c'est tout ce que tu semble avoir à la bouche les concernant. Je suis au courant de la façon font tu les gères. C'est mon peuple aussi et si tu continue, tu risque de tout perdre.» Sa voix avait prit une teinte sombre, presque menaçante. Il ne pensait à cet instant plus qu'à ce peuple tyrannisé par sa métropole. Il sentait sa colère revenir quand il pensait à ça, et se contenant pour ne pas dire le fond de sa pensée à son visiteur.
Arthur se leva, blême de colère, et articula, d'une voix sourde «C'est une menace?
- Non, un avertissement. La colère gronde en ces terres et je le sens. Je t'avertit, c'est tout.» Alfred se retourna vers l'anglais et fit, l'air de rien «Je pense que nous nous sommes tout dit, je te raccompagne?
- Alfred.» La voix de Arthur tremblait légèrement, comme s'il ne savait plus que dire, se retrouvant non pas devant son petit Alfred mais devant un inconnu capable de discuter avec lui. Il se s'attendait pas à ça, il pensait voir le même enfant que celui qu'il avait revu pendant la dernière guerre. Il était déstabilisé par ce qu'il avait devant les yeux.
L'américain soupira et fit, d'un ton légèrement exaspéré «Quoi?
- Tu ne veux pas te libérer de l'influence de Francis?
- Quel influence? Je le redis, il m'a offert plus de libertés que tu ne l'aurais jamais fait. Je ne le trahirait pas. La discussion est close. Tu sais où est la sortie.»
Quand la porter claqua au loin, Alfred ne se retourna même pas, regardant partir l'ennemi de son père par la fenêtre. Il resta silencieux, plongé dans ses pensées, réfléchissant à ce qu'il convenait de faire pour les Treize Colonies. Il avait des idées et en avait déjà parler avec des gens sur ses terres, des gens qui avaient des contacts dans les territoires anglais et il communiquait depuis peu avec certains. En secret, il préparait, avec ces personnes, une action qui changerait peut-être les choses. Il ne les avait pas encore vu en personne mais savait que ce serait nécessaire un jour.
«Désolé Arthur, je ne suis pas ton allié, je ne suis même pas neutre à ton égard. Tu es mon ennemi à cet instant, tant que les Treize Colonies seront tyrannisé de la sorte et auront tant de taxes.»
Seul le silence lui répondit.
Il soupira et s'éloigna de la fenêtre, retournant à son bureau pour écrire une lettre. Sortant un papier vierge, il s'arma d'une plume qu'il trempa dans l'encre et écrivit, lentement et soigneusement, une lettre adressé à George Washington.
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