Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec.

Parings: Fruk en second plan.

Genre UA, Family, Aventure


Chapitre 10: Déclaration


Alfred descendit de cheval, se dirigeant vers la pièce où avait lieu la réunion. Il avait communiqué par lettres avec Washington depuis un moment et l'avait même rencontré à plusieurs reprises. Au début l'homme avait été septique quand à la nature du jeune homme mais l'autre avait réussi à le convaincre, spécialement en s'effondrant brusquement, prit de malaises, au moment où un massacre, une répression avait lieu à Boston. Des cicatrices étaient apparus sur la peau du jeune pays, cela avait convaincu le général. Bien vite ils s'étaient entendu sur beaucoup de choses et l'homme avait voulu lui faire rencontrer ses amis, ceux qui voulaient se libérer du joug anglais et créer une nouvelle nation. Il avait invité Alfred à venir assister à cela.

«Alfred. Vous avez pu venir sans encombre?

Oui. Le chemin était long depuis la nation autonome mais personne ne sait que je suis ici.» répondit le jeune blond, serrant la main du vieux général.

«Vous êtes vraiment notre nation.» demanda un autre homme du nom de Jefferson, le fixant avec un mélange de méfiance et de scepticisme.

«Tout a fait. Je représente à la fois les Treize Colonies et la Nation Autonome de Nouvelle-France.

- Si cela est vrai, que faîtes-vous ici? Vous êtes déjà une nation autonome non? Et vous êtes un territoire français.

- Je suis ici parce que vous êtes mon peuple.» répondit Alfred en le regardant avec un regard sans âge, ces mots venant du fond de son cœur. «Je ne peux ignorer les sentiments qui sont si forts en ces terres.» Cela devait si fort qu'il commençait à avoir des envie d'indépendance. Mais il n'osait en parler avec son père. C'était trop tôt, il était autonome depuis juste 2 ans.

«Très bien.» fit le général, souriant «Nous sommes ici pour parler de l'avenir de nos terres. L'Angleterre refuse d'écouter nos revendications. Il va falloir agir.

Déclarons notre indépendance. Nous pouvons exister comme notre propre nation.» lança Adams, avec assurance. Plusieurs personnes approuvèrent cette prise de parole. Le jeune pays plissa les yeux, écoutant avec sérieux.

Washington l'observa et dit, d'un ton paternel «Avez-vous quelque chose à dire Alfred?»

Celui-ci se leva, croisa les mains dans son dos et commença: faisant face aux hommes «Vous avez plusieurs solutions. Vous pouvez tenter de discuter avec l'Angleterre. Je doute cependant que cela fonctionne. Vous pouvez déclarer votre indépendance mais je ne sais pas si vous pourrez vous en tirer seul, sans aide. Vous pourriez demander l'aide de la France (et nous vous aiderons aussi) Mais j'ai une proposition.

- Laquelle?

- Séparez-vous de l'Angleterre et créons un état avec les deux anciennes colonies. Vous vous séparerez les anglais et vous serez réunie avec les territoires déjà autonomes. Bien entendu ce ne sera pas encore l'indépendance mais...ça en sera très proche.

- Vous ne pouvez pas déclarez votre indépendance?» questionna le général. S'il était intéressé, il ne le montrait pas. Il était prêt à écouter le jeune pays jusqu'au bout.

Le jeune état répondit, haussant les épaules: «Je viens juste de me voir offrir mon autonomie. Je sais que j'aurais ma totale liberté un jour si je le demande. Pourquoi me rebeller dans ce cas?

- Mais vous semblez le souhaiter, vous voulez votre indépendance.»

Alfred sourit. Ce Washington était très perspicace«Oui. J'aimerais l'avoir mais je sais que je peux l'obtenir sans en passer par les armes. Que je pourrais l'avoir sans problèmes d'ici peut-être une décennie. Je vais juste attendre une génération pour que les idées de liberté continuent à affluer. Et alors je demanderais à avoir mon indépendance. Je sais que je l'aurais alors.

- Vous semblez bien sûr de vous.» remarque le dénommé Adams, un fin sourire aux lèvres.

- J'ai confiance. Tout dans ma situation laisse présager une préparation à cette liberté.

- Mais quels avantages aurions nous à faire cela plutôt que déclarer notre indépendance?

- Et bien...Déjà vous pourrez penser à l'expansionnisme. Les terres autonomes bloquent toutes possibilités d'avancée de la part des treize colonies.» Expliqua Alfred, s'aidant pour appuyer ses dires de la grande carte accrochée au mur. Les terres du sud de la Nouvelle-France s'étendaient en effet à l'ouest des terres de la colonie anglaise, empêchant pour agrandissement du territoire. «Nous montons déjà des expéditions pour aller acheter des terres. Ce serait un avantage pour vous.

Ensuite vous auriez un avantage dans le jeu des alliances. Je suis allié avec la France, je peux facilement convaincre mon père de convaincre son roi et de lever des troupes. Vous auriez aussi un supplément non négligeable d'hommes.»

Alfred se tût et regarda fixement ses interlocuteurs, avant de dire, d'une voix implacable «Vous ne pouvez pas gagner sans aide.»

Il y eut un silence puis Washington reprit, regardant la nation dans les yeux «J'entends bien mais...

- Je pourrais convaincre mon père de vous aider dans la guerre, je pourrais vous aider moi aussi si vous préférez votre indépendance. C'est comme vous le préférez.» Intérieurement Alfred craignait la division. Et si une nouvelle nation apparaissait pour représenter ce nouveau territoire. C'était ses terres, il ne voulait pas se les faire voler. Il aimait son peuple. Il ne voulait pas être abandonné pour un autre par celui-ci. «Mais j'ai peur de la division. Nous pourrions créer une grande nation.

- Nous sommes tous unis autour de cette idée d'indépendance. Je ne sais pas comment les colonies prendraient cette idée d'union.

- Elle ne présente que des avantages pourtant.» répondit Alfred. « Il pourrait y avoir une égalité au niveau des religions, le pays résultant de cette union pourrait être bilingue. Un mélange des cultures en créant une troisième, qui nous représenterait. Nous pourrions être un exemple de liberté et d'égalité .

- Vous êtes quelqu'un de passionné Alfred.

- Quand cela concerne mes terres et mon peuple, je le suis toujours.

- Vous feriez un merveilleux pays indépendant.

- Cela arrivera un jour.» il ne doutait pas que son père lui offre sa liberté quand il la demanderait, mais tout de suite c'était trop tôt. Il venait juste d'avoir son autonomie, il ne pouvait pas demander, comme ça, une nouvelle chose si peu de temps après la première.

Washington soupira et dit «Nous allons en discuter. Votre proposition est intéressante.» Il regarda le jeune pays dans les yeux et reprit, sérieusement «De votre côté, préparez tout avec France, que tous se tiennent prêt à combattre.»

Alfred savait qu'il faudrait en passer par là. Jamais Arthur n'accepterait cela. Il tenterait de rependre ses colonies et peut-être même de conquérir les terres autonomes. Il fallait être là pour l'arrêter et le vaincre. L'Empire Britannique avait besoin de tomber de son piédestal. Francis lui avait dit que l'anglais devenait trop puissant, trop fort. Il serait d'accord avec lui sur ce point.

Papa,

J'ai parlé avec les insurgés américains et je leurs ai fait des propositions pour fusionner avec nous. Ils auraient la liberté, ne seraient plus rattaché à l'Angleterre. Ils vont en discuter entre eux et me donneront leur réponse bientôt.

S'ils préfèrent l'indépendance, je les soutiendrais. Je sens au fond de moi que c'est mon destin de les aider. Je ne peux regarder cela sans intervenir. Je sens dans mon cœur qu'il faut que je fasse quelque chose. C'est une sorte d'instinct qui me dit que je dois le faire.

Peu importe ce qui arrivera, je ne laisserais pas mon peuple se débrouiller seul, sans aide.

Dis-moi, penses-tu que je pourrais avoir mon indépendance un jour? D'après toi, je pourrais la demander avec ton prochain roi? Désolé mais les idées des insurgés m'influencent un peu. J'ai des envies de libertés très fortes. Les idées de tes philosophes m'influencent également. Je pense beaucoup à tout ça depuis peu, je ne peux m'en empêcher. Je suppose que c'est mon destin.

Il faudrait que tu parles avec ton roi des idées présentes ici et que tu envisages une intervention en faveur des insurgés s'il y a la guerre contre l'Angleterre, car j'ai bien l'intention de les aider en ce qui me concerne, qu'ils me rejoignent ou pas. C'est mon peuple, je ne peux pas les laisser seuls dans cette situation. Je suis certain que tu comprend ce que je ressens.

D'ailleurs je voudrais te demander quelque chose. Puisque je suis autonome, je voudrais avoir un nom à moi. Non pas que je ne veuille plus m'appeler Bonnefoy mais je pense qu'il est temps que j'ai mon propre nom. J'ai pensé à Alfred. F. Jones. Oui F comme Francis. Qu'en penses-tu?

A propos de nom. Il faudrait, puisque je suis autonome, que mes terres en ait aussi un non? Tu as donné le nom unique de Canada à Matthew, à la place de Nouvelle-France. J'ai pensé à plusieurs nom pour mes terres et j'en ai parlé avec mes gouverneurs. Après de nombreuses discussions, nous avons pensé à «États-Unis» . Qu'en penses-tu? Nous sommes aussi en train de rédiger une déclaration des droits.

Je te tiens donc au courant de la situation chez moi et dans les treize colonies.

Avec toute mon affection,

J'espère te revoir bientôt,

Alfred.

Alfred attendait la réponse de son père, les nouvelles lui parvenant des treize colonies devenaient de plus en plus fortes et il se sentait fébrile, impatient. Il lisait des livres français traitant des droits, de l'égalité, de la liberté. Il brûlait de se battre pour ses idéaux. Et il se demandait comment allait réagir son père aux nouvelles. Il fallait qu'il accepte de combattre, sinon la victoire serait trop dur à atteindre.

Il avait assisté à d'autres réunions avec ceux qui représentaient les colonies américaines et son idée plaisait de plus en plus. A chaque fois, il apportait de nouveaux arguments. Son sérieux, ses discours passionnés, ses connaissances lui avaient attiré la sympathie. Il devenait de plus en plus confiant, de plus en plus sûr de lui. Il n'était plus l'enfant naïf qu'il était avant.

L'année 1776 connaissait des tensions de plus en plus forte entre l'Angleterre et ses colonies. Les colons, frustré de se voir tant taxés enviaient leurs voisins de leurs libertés et enviait leur autonomie. Beaucoup commencèrent à trouver l'idée de fusion plus intéressante que l'idée d'indépendance. Il se chuchotait des choses dans les tavernes, dans les salons. Les idéaux de libertés et d'égalités devenaient de plus en plus forte. Alfred grandit, il atteignit les 16 ans physique. Il passait son temps libre à attendre à se battre, sentant qu'une guerre serait inévitable. Il passait aussi beaucoup de temps dans les salons, à débattre mais aussi à travailler sur la Déclaration des Droits qui était toujours en préparation. Parfois, il demandait leur avis aux représentants des insurgés. Leurs idées étaient ajoutés au papier. Certains idées furent malheureusement trouvés trop dangereuse à exploiter pour l'unité des terres. C'est ainsi que Alfred dut renoncer à celle sur l'esclavage, qui lui tenait pourtant à cœur. Il se dit que ça serait pour plus tard, que ça n'était que partie remise.

Enfin en mai 1766, Alfred reçut enfin la réponse de Francis à sa lettre.

Alfred,

Excuse moi pour le retard dans ma réponse. Il y a eu beaucoup de discussions à la cour à propos de la situation en Amérique. La cause des insurgés a été entendu. Ta suggestion plaît mais l'idée d'indépendance a aussi fait son chemin. Les deux propositions se valent aux yeux de mon roi. Il soutiendra les colons.

Nous attendons toute action des colonies maintenant.

A propos de renommer ta terre, j'ai eu du mal. Mais j'ai réussi à faire entendre raison à la cour, et ça n'a pas été facile. Le nom de «États-Unis» peut être utilisé. Vous êtes autonomes, il est tant que tu te détache un peu de moi si tel est le cas. C'est pourquoi j'accepte aussi ton changement de nom. Tu as bon goût. Je suppose que tu as choisi un nom à consonance anglaise car tu représente aussi les 13 colonies?

Tu as raison, tu ne dois pas rejeter ton peuple.

Alfred Jones, ça sonne bien. Et je suis flatté pour ton deuxième prénom. Merci mon petit.

J'aime l'idée d'un peuple égal en tout, où des religions se partageraient également le pouvoir. Cette idée d'égalité plaît beaucoup chez moi aussi. Si tu savais comme j'ai souffert des guerres de religion chez moi et de la révocation de l'édit de Nantes.

Ne laisse jamais quelque chose comme ça arriver chez toi, c'est la pire chose qui peut arriver de sentir son peuple partir, nous abandonner parce qu'il est persécuté.

Et ce sera la première fois qu'il existerait un état bilingue.

J'espère que les choses se passeront bien pour toi.

Le rosbif ne se laissera pas faire sans combattre. Tiens-toi prêt à tout de sa part.

Je te souhaite beaucoup de courage. Dès que les choses seront lancées, je viendrais te voir avec des hommes pour te porter assistances.

Avec affection,

Francis

Alfred eut un sourire et replia la lettre. Il avait été inquiet de l'absence de réponse mais venait d'être rassuré. Toutes ses paroles avaient été prises en compte. Ses demandes avaient été accordées. Il se leva et se dirigea vers les écuries. Il avait un dernier rendez-vous avec ce qu'il avait appelé lui-même les père fondateurs. Les insurgés des treize colonies et des représentants des terres autonomes pour publier le premier acte d'une nouvelle ère.

Le 4 juillet 1776 fut publié la Déclaration des Droits du territoire autonome des États-Unis d'Amérique. De même fut publié la Déclaration de Séparation des Treize Colonies avec l'Angleterre et celle de fusion avec les États-Unis.

Les choses sérieuses allaient commencer.

On ne pouvait plus renoncer désormais.

A Suivre