Informations :
Voici déjà le second chapitre de la fiction. Parce qu'il faut bien expliqué comment Harry s'intégre dans l'époque. C'est un chapitre bateau selon moi mais j'ai tenté de le rendre un peu plus original que ce qui a déjà été lu sur le sujet, mais il sera de toute façon redondant par rapport à ce que vous avez déjà pu lire.
La bonne nouvelle ? J'ai écrit le chapitre 3 en même temps. Il ne me reste plus qu'à le corriger, donc il devrait suivre dans un jour ou deux.
Résumé
Le chemin au clair de lune
Parfois, un petit détail peut changer beaucoup de choses. Et si la bataille finale avait eu lieu un soir de pleine lune ? Comment ce petit détail a pu changer absolument tout ce que nous connaissons ? Suivez le périple d'Harry sur un chemin qu'il n'avait pas du tout prévu
Divers
Je vous rappelle que je ne possède pas les droits sur Harry Potter qui appartient à JK Rowling. Cette histoire mettra en scène un couple homosexuel masculin, si vous n'aimez pas, passer donc votre chemin où lisez jusqu'à l'avertissement au choix. Je vous souhaite à tous une bonne lecture.
Attention il s'agit d'une version sans béta. Il reste certainement des fautes d'orthographe, grammaire et ou conjugaison. Je m'en excuse d'avance.
Dans le chapitre précédent :
Harry Potter décide de ne pas revenir à la vie dans son époque après avoir reçu le sort de la mort de la main de Voldemort et avoir été mordu par le loup-garou Greyback. Il a l'occasion de renaitre à l'époque de son choix. Avec l'aide d'Albus Dumbledore et Severus Rogue, il décide de retourner dans le temps, lors de la septième année de ses parents afin de se lier d'amitié avec eux et de les prévenir concernant Peter.
Chapitre 2 : Bienvenu chez moi
Pour le destin qui te blesse
Quelqu'un qui t'aime
Pour les regrets que tu laisses
Si tu peux rester le meme
Toi qui changes tant d'adresses ...
Tu seras bienvenu chez moi
Florent Pagny
La forêt était calme en cette dernière semaine d'aout. Le soleil était encore haut dans le ciel bleu. Ses rayons réchauffaient la terre humide de cette région reculée de Grande-Bretagne. Si on tendait l'oreille, on pouvait entendre le bruit des pas des centaines d'animaux martelant le sol de cet endroit enchanté.
Soudain, une lumière aveuglante envahie le paysage. Ce phénomène fut trop rapide pour qu'un humain ne s'en aperçoive, mais pas pour les habitants de la forêt. Centaures, fées, sombrals, licornes, tous quittèrent vite leurs occupations pour retourner se mettre en sécurité dans leur territoire.
Quand la lumière eut disparu, elle laissa la place à un grand silence. Chaque être magique était curieux de savoir ce qui s'était passé, mais en même temps craignait de s'approcher. Aussi, personne ne remarqua l'arrivée de ce corps qui n'avait rien à faire au milieu de la forêt.
Harry sentit sa conscience se réveiller progressivement. En premier lieu, il eut à nouveau conscience de lui-même. Il était Harry, Harry Potter. Puis, quand la brume qui entourait son cerveau se dissipa, il récupéra progressivement ses fonctions motrices et avec le retour de ces fonctions, il reçut le rappel de ce qu'il avait enduré quelque minutes ou heures plutôt. Il avait perdu la notion de temps. Mais son corps douloureux lui rappela les sorts et blessures reçues.
Sa tête semblait avoir été broyée dans un étau. Son corps entier était parcouru de spasme nerveux, sans doute dus au doloris pensa-t-il dans un coin de sa tête. Mais le pire se trouvait ailleurs. Il avait l'impression que son cœur avait élu domicile dans son épaule gauche tant celle-ci le faisait souffrir.
Toujours allongé sur le sol de la forêt, les yeux fermés, il fit, le plus doucement possible, bouger sa main vers son épaule. Lors que ses doigts arrivèrent en contact avec le membre blessé, Harry sentit un liquide poisseux s'échapper. Du sang constata-t-il sans avoir besoin d'ouvrir les yeux pour confirmer ses soupçons.
Harry décida alors qu'il était peut-être temps de savoir où il se trouvait. Lentement, il ouvrit un premier œil. Ne sentant pas plus de douleur à la tête qu'il n'en avait déjà, il ouvrit plus vite le deuxième.
Il constata en premier lieu qu'il s'agissait sans doute d'une fin d'après-midi, le soleil étant encore relativement visible dans le ciel. Sa deuxième constatation fut beaucoup plus terre-à-terre. Il voyait flou. Portant de manière instinctive sa main à son visage, il découvrit que ses lunettes étaient absentes. Tout comme tes vêtements lui murmura une petite voix dans sa tête.
Se redressant rapidement pour vérifier ces constatations, il poussa un grognement de douleur quand son corps protesta contre ce traitement sévère. Il retourna aussi vite en position couchée. Néanmoins, Harry avait eu le temps de constater qu'il était bien nu, sans baguette, sans lunette dans ce qui semblait être une forêt.
« Magnifique. Ce genre de chose n'arrive qu'à moi. » Grommela-t-il en se relevant cette fois beaucoup plus lentement cette fois.
Harry décida de se mettre en marche. Vers où, il ne savait pas, mais de toute façon il n'allait pas rester ici et s'il voulait arriver quelque part avant la nuit, il devait se décider, et puis il n'avait pas spécialement envie de passer la nuit dans une forêt pleine de bête sauvage.
A nouveau son subconscient lui joua un tour et lui signala que la bête sauvage s'était désormais lui, mais Harry l'ignora.
Il continua à avancer, toujours tout droit, espérant être découvert ou découvrir un être vivant. Son épaule le faisait horriblement souffrir et sans s'en rendre compte il avait porté sa main droite à la rencontre de la blessure, soutenant du même coup son bras qui pendait le long de son corps. Harry se fit la remarque, inutile, que Greyback avait dû sectionner des tendons.
Malgré son corps qui lui hurlait d'arrêter, il continuait de clopiner doucement. Quelques minutes ou heures plus tard, Harry n'aurait pas pu le dire, une souche d'arbre se mit en travers de sa route. Il ne l'avait pas vue, trop concentrer sur sa marche.
Haryr chuta lourdement au sol. Il pencha les bras pour se retenir, mais lorsque sa main gauche entra en contact avec le sol, la douleur fut trop forte et il s'évanouit.
Harry se réveilla dans un endroit qui lui était malheureusement familier. Le rideau blanc placé à sa droite et à sa gauche, les draps légèrement rugueux qui recouvraient son corps, l'odeur de désinfectant et de potion mélangés. Il était définitivement à l'infirmerie de Poudlard. Harry voulu se redresser, mais il se rendit vite compte que ses mouvements étaient entravés. Déposant son regard sur ses poignets, il se rendit compte qu'on l'avait attaché avec des sangles à son lit. Poussant un soupir, il s'obligea à se recoucher et à attendre.
Son cerveau enregistra au passage que le monde semblait bien moins flou qu'avant. Harry secoua la tête, mais il ne put que constater l'absence de lunette. Repoussant cette question à plus tard, il continua l'inspection de son corps.
Sa migraine semblait avoir franchement diminuée, il ne restait qu'une légère douleur sourde, rien d'insurmontable. Son épaule au contraire était toujours aussi douloureuse, mais il constata qu'un pansement, ayant une légère couleur rosée, avait été apposé. Harry supposa que la couleur provenait du sang qui devait encore s'écouler de la blessure. Un instant, il se demanda pourquoi Pomfresh ne l'avait pas soigné avec un sort, puis il se souvint de son essai de troisième année sur les loups-garous et soupira une seconde fois. Les blessures infligées par les loups-garous ne pouvaient pas être soignées par voie magique. Puérilement, il se demanda s'il pourrait rejouer un jour au Quidditch malgré cette blessure.
Il continua néanmoins son inspection. Son torse le grattait en certains endroits, sans doute les lieux où il s'était écorché en passant dans les ronces de la forêt. Sa cheville gauche était posée sur un cousin. Harry ne se souvenait plus s'être blessé à cet endroit, mais avec toutes les blessures qu'il avait subies, cela n'avait rien d'étonnant.
Soupirant une nouvelle fois, il laissa son esprit dériver puisqu'il ne pouvait rien faire d'autre en attendant que quelqu'un constât son réveil.
Il se souvenait de la discussion qu'il avait eue avec Dumbledore et Rogue juste après avoir reçu le sort mortel. S'il n'était pas totalement fou, il devait actuellement se trouver à Poudlard, au début de la 7e année de ses parents. En observant la salle, aucun indice ne pouvait laisser envisager un voyage dans le temps. La salle semblait identique à celle qu'il avait fréquentée durant ses années à Poudlard. Sauf que si on était bien le 2 mai, elle devrait être en pleine effervescence.
Soudain, toutes les images de la bataille assaillirent Harry. Les blessés, les morts, le visage de Fred figé dans un dernier rire, Remus et Tonks allongés main dans la main, Colin, les autres.
Paniquant, Harry commença à se battre contre les sangles qui l'empêchaient de bouger. Il devait se lever, il ne parvenait plus à respirer, il avait des frissons qui lui descendaient le long de la colonne vertébrale et l'impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine. Autour de lui, les objets commencèrent à se soulever.
Soudain, une porte s'ouvrit à toute volée, mais Harry ne pouvait pas le voir ni l'entendre. Il était totalement submergé par un sentiment d'angoisse énorme, il tentait de respirer et se battait de plus en plus pour sortir de son lit.
« Il fait une crise d'angoisse. » Constata une première voix, légèrement inquiète.
« Détachez-le, on dirait que ce sont ces liens qui le paniquent. » Dit une deuxième voix, masculine cette fois.
« Mais si jamais il nous attaque. » Répondit une troisième voix.
« Je pense être en mesure de nous défendre. Détachez le Poppy. »
« Bien » dit la première voix qui appartenait à l'infirmière.
Dès que Madame Pomfresh eut détaché les bras d'Harry, celui-ci sauta du lit et alla se réfugier dans un coin de l'infirmerie, provoquant une belle peur à la troisième personne présente, qui s'avérait être Minerva Mc Gonagal. Mais Harry ne s'en aperçut même pas.
Il se recroquevilla dans son coin, enlaça ses genoux avec ses bras et commença à se balancer d'avant en arrière, les mains plongées dans ses cheveux, enfouissant son visage sur son torse.
Albus Dumbledore n'était pas directeur d'une école pour rien, et s'il avait bien une chose à laquelle il était habitué en ces temps difficiles, c'était aux crises de panique des élèves qui étaient envoyés dans son bureau où les mauvaises nouvelles défilaient depuis quelque année maintenant. Aussi reconnu-t-il les symptômes lui aussi. Sachant qu'il ne servait à rien d'obliger le jeune homme à parler ou de tenter de raisonner avec lui dans l'immédiat, il s'approcha doucement, essayant de ne pas effrayer le garçon.
Il fit signe à Minerva et Poppy de s'éloigner, tout en restant à portée de baguette en cas de problème.
Lentement, comme pour apprivoiser un animal sauvage ou blessé, il s'agenouilla pour que son visage se retrouve à la même hauteur que celui du garçon. Il se rendit alors compte que le jeune sorcier marmonnait quelque chose et tendit l'oreille.
« Tous morts. Ils sont tous morts. Je les ais... oh par Merlin, je les ai abandonnés. ... j'ai eu peur ... je suis désolé... je ne pouvais pas... c''était si ... Et mes parents ... Oh et Teddy... Pourquoi... »
La litanie continuait, des bouts de phrases, sans queue ni tête. Toujours avec beaucoup de précaution, Albus tendit la main pour la poser sur l'épaule du garçon qui releva la tête d'un coup sec.
Albus pu voir une grande quantité d'émotion passée dans ses grands yeux verts en quelque instant. La peur, la colère, la résignation, l'espoir, le désespoir, la tristesse, et finalement la compréhension.
Doucement, une petite voix timide et enrouée lui parvint.
« Professeur Dumbledore ? »
Il semblait y avoir tant de questions non dites dans cette simple petite phrase. Le directeur devait avouer être perdu. Il ne savait pas réellement comment répondre. Mais puisque le dialogue semblait possible avec cet étrange visiteur, il décida de ne pas le rompre.
« Oui. Je vois que tu me connais jeune homme, mais j'avoue ne pas savoir à qui je m'adresse. »
Dumbledore avait choisi de tutoyer le garçon. C'était une manière de le mettre à l'aise, la situation n'était des plus propice aux formalités.
« Vous ne savez vraiment pas qui je suis hein. » Répliqua Harry.
Albus fronça les sourcils. Encore une fois cette phrase semblait avoir un sens caché. Il nota néanmoins que les balancements frénétiques semblaient se calmer et que les objets étaient à présent de nouveau à leur place sur les étagères.
« Je suis désolé. Ma mémoire doit me jouer des tours, mais non, je ne me souviens pas que l'on se soit déjà rencontré. Devrais-je me souvenir de toi ? » Demanda-t-il curieux de connaitre la réponse du garçon.
« Oui ... Non ... C'est compliqué. » Déclara le jeune homme, accentuant encore un peu plus si s'était possible le trouble du directeur.
« Je pense que nous avons le temps d'entendre tes explications. » Dit un peu plus sévèrement le directeur, montrant clairement au jeune homme qu'il entendait bien connaitre le fin mot de cette histoire.
À ces paroles, le garçon sembla se reprendre encore un peu plus, et posant son regard sur Minerva et Poppy, il répondit
« Je pense que mes explications pourront attendre d'avoir une audience un peu plus restreinte. » Le regard braqué sur les deux sorcières.
« Oh, je te présente Minerva Mc Gonagall et Madame Pomfresh. Tu peux parler devant elle, je leur accorde toute ma confiance. » Commenta Albus en souriant, espérant précipiter les confidences du sorcier.
« Ce n'est pas une question de confiance professeur. Parfois, toute vérité n'est pas bonne à dire. Et puis je ne voudrais pas mettre tous mes œufs dans le même panier. »
Harry avait délibérément utilisé la phrase que Dumbledore avait dite à Rogue dans son époque, espérant piquer la curiosité du directeur. La stratégie sembla payer et les yeux du directeur se mirent à pétiller comme Harry l'avait si souvent observé de la part de son ancien mentor. Harry ferma les yeux à ce souvenir douloureux.
Dumbledore vit la souffrance qui passa dans le regard du garçon avant que celui-ci ne referme ses yeux. Il fut aussi interloqué par les paroles qu'il avait dites. Décidant de ne pas rompre le dialogue, il fit signe à Minerva et Poppy de l'attendre dehors. Les deux sorcières obtempèrent tout de suite.
« Bien, mon garçon, nous sommes seuls maintenant. Consentirais-tu à me donner ton nom ? » Demanda Albus en laissant le garçon au sol, mais décidant que désormais, il n'y avait plus de risque de crise, se plaçant lui-même sur une des chaises de l'infirmerie.
« Harry, professeur, je m'appelle Harry. » Répondit le sorcier les yeux à nouveau clos depuis le départ des deux sorcières, comme si cette conversation lui était douloureuse nota Dumbledore.
« Un nom de famille peut-être ? » Poussa le directeur, voulant pouvoir enquêter sur le passé du sorcier.
« Vous n'allez jamais me croire. » Répondit Harry, ce qui intrigua encore plus le plus âgé.
« Essayons tout de même » encouragea-t-il toujours plaisant.
« Potter. Je m'appelle Harry Potter. Harry James Potter. » Déclara Harry sa voix diminuant au fur et à mesure de l'énoncé de son nom.
Un oh de stupeur suivit d'un long silence succéda à sa déclaration. Le directeur semblait digérer l'information. Après quelque seconde, il reprit néanmoins la parole.
« Et bien Harry, hum, Potter, pourrais-je en savoir un peu plus. J'avoue ne jamais avoir eu connaissance d'un autre membre de la famille Potter, bien que ton physique tente à prouver que tu dis vrai. »
Albus ne comprenait pas encore tous les tenant et aboutissant de cette histoire, mais il était certain que quelque chose de grand était en route à l'instant même. Et il devait bien l'avouer, le jeune sorcier était le clone de James Potter. Tout ceci en plus de la sincérité qu'il lisait dans l'attitude du jeune homme lui donnait envie de le croire et au moins d'écouter son histoire avant de mettre en doute ses paroles.
« Avant de vous en dire plus, j'aimerais, hum. » Harry était gêné.
Il ne voulait pas que tout le monde soit au courant de son histoire. Dumbledore l'avait bien mis en garde à ce propos et un petit coin dans la tête d'Harry lui murmurait qu'en plus de cela, il ne faisait plus totalement confiance au directeur. Certes les intentions du directeur avaient été bonnes, mais il ne fallait tout de même pas oublier qu'il avait été prêt à le sacrifier pour « le plus grand bien ». Non pas qu'Harry en voulait à Dumbledore, pas du tout, mais il aurait apprécié un peu plus de franchise. Et en cet instant, Harry avait peur que Dumbledore joue à nouveau avec sa vie sans le tenir informer quand il connaitrait son histoire. Harry ne voulait plus être considéré comme une arme passive. Il voyait une manière de s'assure que son identité reste cachée tant qu'il le voulait et d'être tenu informer de toute décision qui le concernait, mais c'était un sujet délicat à aborder avec le plus grand sorcier de tous les temps.
Voyant les hésitations du jeune homme, Dumbledore voulu l'encourager à se confier.
« N'aie pas peur, dis-moi ce qui te tracasse. »
« Professeur. C'est délicat à demander, et je sais que vous n'avez aucune raison de me faire confiance, mais ... J'aimerais ... Enfin, j'apprécierais ... Je voudrais être certain que ce que je vous dirais restera entre nous. Et qu'une fois que je vous aurais tout dit, vous me fassiez part de vos décisions, me concernant, pas toutes les décisions que vous prenez bien entendu, ce serait stupide, mais ... Hum... Je voudrais être certain ... Enfin, vous voyez. »
Harry commençait à babiller. Faite que le directeur me coupe vite pensa-t-il.
« Si je comprends bien ton raisonnement, tu voudrais que je fasse la promesse de ne rien révéler de ton identité, de ton histoire et que je te tienne au courant de toutes les décisions que je pourrais prendre à ton sujet. C'est une grande demande que tu me fais là. Pourrais-je savoir les raisons qui te pousseraient à vouloir cacher ton identité ou ton histoire ? »
Dumbledore avait repris un ton un peu plus sévère, faisant clairement comprendre à Harry qu'il ne souhaitait pas s'engager dans de telle promesse sans garantie. Après tout, il ne pouvait pas promettre de cacher l'identité d'un garçon inconnu, débarqué d'on ne sait où sans être certain de ses allégeances.
« Vous ... Vous pensez que je suis un partisan de Voldemort ? Que je suis un mangemort ? » S'indigna Harry qui avait compris le cheminement d'idée du directeur. Il était tellement stupéfait qu'on puisse seulement imaginer cela de sa part, lui qui avait passé ses 7 dernières années à combattre le mage noir. Sur le coup de la colère, il se leva brusquement, mais sa cheville foulée lança douloureusement et il perdit l'équilibre.
Heureusement, malgré son grand âge, Dumbledore était encore vif et il empêcha le sorcier de chuter en plaçant ses deux mains sur ses épaules, ce qui provoqua un nouveau cri de douleur de la part d'Harry. Le plus âgé nota au passage que le garçon avait appelé le mage noir par son nom, ce que peu de gens, même dans l'ordre du Phœnix faisait. Mais cela pouvait aussi être une ruse. Avant de continuer la conversation, il dirigea le garçon vers son lit, l'obligeant à s'y assoir.
« Je pense que Madame Pomfresh ne me pardonnerait pas si je lui rends un de ses patients abimés. Assieds-toi. »
Harry accepta l'aide et s'installa donc sur le lit, retenant une grimace de douleur.
« Je n'ai pas pu m'empêcher de noter que tu prononçais le nom de Voldemort. Peu de sorcier ont le courage de le dire de nos jours. » Dit Albus lorsqu'Harry fut installé.
« Un grand sorcier m'a un jour dit que la peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même.. »
« Un homme très sage. » Déclara Albus, légèrement étonné de retrouver les paroles qu'il répétait à toutes les réunions de l'ordre dans la bouche d'un autre.
« En effet. » Répondit simplement Harry.
« Harry, voici ce que je peux te proposer comme serment. J'accepte de te promettre de ne rien révéler de ton identité et ton histoire si celle-ci ne met pas en danger les élèves de cette école. Est-ce acceptable ? »
Harry réfléchit longuement à la proposition de Dumbledore. Pouvait-il accepter cela ? Non pas vraiment, car son identité et son histoire mettaient en danger des élèves de l'école. Peter Pettigrow pour commencer, et la bande de mangemort. Et si on y réfléchissait bien, son identité mettait aussi en périls ses parents, non James et Lily, se reprit Harry.
« Non, professeur. Mon histoire, mon identité, ma présence même à cet instant mettent en danger certain élève de cette école. » Déclara Harry, sachant parfaitement que cela allait seulement attiser la méfiance du directeur, mais il préférait être honnête.
« Pourrais-tu m'expliquer en quoi ? » Demanda Dumbledore, cette fois franchement sur ses gardes.
« Eh bien, je sais des choses, des choses qui pourraient nuire à certain élèves, et pas seulement au mangemort. »
« Je vois » fut le seul commentaire du directeur.
Oui, il comprenait le garçon. Lui-même n'avait-il pas des connaissances qui pourraient mettre certaine personne de son entourage en danger ? Mais encore une fois, peut-être s'agissait-il d'une ruse pour ne pas devoir dévoiler ses plus sombres secrets. Albus n'était pas sot, et il avait déjà vérifié le bras du jeune homme. Cela n'avait pas été bien difficile puisque celui-ci avait été ramené par Minerva complètement nu, mais le doute était tout de même présent. Albus réfléchit plusieurs minutes au problème, avant de parvenir à une solution qui lui semblait correcte.
« Et que dirais-tu de ceci Harry. Je pourrais te promettre de garder ton identité et ton histoire secrète tant que tes actes ne mettront pas délibérément un de mes élèves en danger durant cinq ans ? »
Harry réfléchit à cette proposition. Il savait qu'il devait gagner la confiance des maraudeurs, et peut-être aussi de Rogue s'il y parvenait. Cela lui prendrait sans doute un certain temps, et pendant ce temps, il ne pourrait pas agir contre Peter et en ce qui concernait les futurs mangemorts, tant qu'ils n'auraient commis aucun délit il ne pouvait rien faire non plus. On n'emprisonne pas quelqu'un sur des faits qu'il aurait pu commettre. L'idée du directeur était donc séduisante. Mais il fallait raccourcir le délai. Harry réfléchit au meilleur délai possible. Il avait jusqu'en 81 pour prévenir ses parents concernant Peter, non Lily et James se reprit-il une nouvelle fois, mais il préférait le faire plus tôt, agir avant que la prophétie soit énoncée. D'après ce que Rogue et Dumbledore lui avaient dit, la prophétie serait énoncé avant sa naissance, donc avant 80. Il se décida donc pour un délai.
« Deux ans. »
« Pardon ? » demanda Albus, ayant lui-même été plongé dans ses pensées pendant la réflexion d'Harry.
« Pendant un délai de deux ans, je m'engage à ne pas nuire à un élève de votre école, sauf si je dois me défendre bien entendu. Mais ce que je vais vous raconter va nuire à certaine personne. »
« Ce sont des paroles Harry, pas des actes. Puis-je te demander pourquoi ce délai ? »
« Je vous promets de vous l'expliquer si vous me promettez de tenir votre engagement. »
« Je pense que nous sommes tous les deux forts prudents sur le sujet. Je suppose donc que de simples paroles ne seront pas suffisantes ni pour toi ni pour moi. Un serment va s'avérer obligatoire. »
« Je m'en doutais oui. » Répondit seulement Harry, pas totalement rassurer par l'idée.
« Il nous faut une troisième personne présente pour celer le pacte Harry... » Dumbledore fut coupé dans son élan par la réponse d'Harry.
« Le professeur Mc Gonagal. » Répondit-il rapidement.
Albus fut surpris que le jeune homme connaisse l'identité de son professeur de métamorphose, mais il avait l'impression que toutes les réponses lui seraient données dans peu de temps. Il était aussi content de ne pas devoir argumenter plus sur le sujet.
« Très bon choix Harry. Bien, je vais faire venir Minerva pour celer ce pacte. Cela te convient ? »
Harry hocha la tête. Il se sentait soulager que le directeur lui accord un peu de confiance, même si elle n'était pas totale.
« Merci » dit-il quand Albus se leva pour aller chercher Minerva. Le directeur ne répondit rien, mais il prit note de la sincérité du regard qu'Harry lui envoya à ce moment-là.
Le professeur de métamorphose arriva quelque instant après, la mine sombre. Elle n'appréciait clairement pas la décision du directeur, mais refusait de commenter.
« Bien, Minerva, nous allons prononcer une première fois les deux serments et puis vous pourrez jeter le sort du serment inviolable. Oh, Harry, tu dois savoir que le nom des deux parties doit être dit lors du serment. »
Harry hocha la tête. Il ne savait pas encore comment il expliquerait son nom à son ancienne directrice de maison, mais il était au courant de ce fait.
« Voici ce que je propose Harry. Moi, Albus Dumbledore, je m'engage à ne pas révéler de manière délibérée l'histoire et l'identité de Harry Potter sans son consentement tant que ses actions ne nuisent pas de manière intentionnelle aux élèves de Poudlard, passé ou présent, et cela, pour un délai de deux ans. Cela te va ? »
Minerva eut un hoquet de stupeur à l'énoncé du nom du garçon, mais encore une fois, elle garda le silence, Albus lui dirait ce qu'il lui serait nécessaire de savoir en temps utile.
« Oui. Pour ma part, je propose : Moi, Harry James Potter, je m'engage à révéler mon identité et tout ce qu'il met permis de dire sur mon histoire à Albus Dumbledore et à ne pas nuire de manière délibérée à un élève de Poudlard, passé, présent ou futur, à l'exception de Tom Jedusor et pour me défendre ne cas d'attaque et cela pour un délais de deux ans. »
Cette fois-ci, ce ne fut pas un, mais deux hoquets de stupeur qui suivirent la déclaration d'Harry. Le directeur regarda Harry d'une manière plus approfondie. Harry comprenant la question posée par ce regard se justifia.
« Vous comprendrez tout avec mon histoire professeur. »
Dumbledore hocha la tête et pria Minerva d'exécuter le sort, maintenant plus qu'impatient de connaitre l'histoire de ce curieux sorcier.
Dès que le sort cela le serment entre les deux sorciers, Albus se tourna vers Minerva.
« Je suis désolé ma chère, mais je pense qu'il vaut mieux que vous oubliez l'identité de notre invité pour le moment. »
Minerva pinça des lèvres, clairement pas d'accord avec l'idée du directeur, mais se résigna encore une fois.
« Je vois. Et bien fait Albus si vous estimez cela nécessaire. J'espère juste que vous savez dans quoi vous vous engagez. »
« Je vous remercie pour votre sollicitude Minerva. Oubliette. »
Les yeux de l'animagus chat furent vitreux pendant quelque instant, puis redevinrent normaux. Elle haussa les sourcils dès que son esprit fut revenu à lui.
« Minerva, je vous ai lancé un sort d'oubliette avec votre consentement afin de cacher l'identité de ce jeune homme. » Expliqua Albus, ne voulant pas perturber plus que nécessaire son enseignant.
« Je vois. Et bien Albus, je suppose que vous avez fait ce que si vous estimez nécessaire. » Répondit la sorcière.
Harry ne put empêcher un rire étouffer qui lui valut un coup d'œil noir de Minerva. Le rire cessa aussitôt
« N'en veuillez pas à notre invité pour ce rire Minerva, vous venez juste de répéter pratiquement mot pour mot ce que vous avez dit avant que je vous jette le sort. »
« Ravie de voir que je suis en accord avec moi-même. Puisque tout est en ordre, je vous laisse. »
Lorsque Minerva fut sortie de l'infirmerie, Albus se tourna à nouveau vers Harry après s'être installé dans une des chaises de l'infirmerie, transformé en fauteuil.
« Et bien Harry, je t'écoute. »
« Vous ne voulez pas que je prenne du véritaserum ? » Demanda le jeune sorcier, intrigué.
« Non, tu as promis de me révéler ton identité et ton histoire, je sais donc que tu me diras la vérité. »
« Bien. Je ne sais pas par où commencer » dit le jeune sorcier en se tortillant les mains.
« Commençons par le plus simple, le début. Qui sont tes parents ? »
Harry ricana à cette question. Le plus simple disait-il ! Harry prit une profonde inspiration, ce disant que de toute façon, il allait falloir y passer.
« Je m'appelle donc Harry James Potter, je suis, j'étais, le fils de James Potter et Lily Evans. »
« Continue, Je poserais mes questions au fur et à mesure si tu n'y vois pas d'inconvénient » dit simplement Dumbledore alors qu'Harry avait fait une pause pour voir si le directeur le croyait toujours.
« D'accord. Je suis né le 31 juillet 1980 et je suis mort de la main de Voldemort le 2 mai 1998. »
« Tu ne sembles pas étonné de te retrouver ici. Tu ne m'as même pas demandé la date, alors que je suis certain que tu sais que tu ne te trouves pas dans ton époque. » Constata le directeur.
« J'ai choisi de revivre dans cette époque. » Répondit simplement Harry.
« Comment cela est-il possible ? » Demanda Albus fasciné.
« C'est l'une des seules parties de mon histoire que l'on m'a interdite de vous dévoiler. » Dit Harry.
« Et qui donc te l'a interdit ? » Demanda le directeur. »
« Vous. Enfin votre ancien futur vous. » Harry leva alors les yeux vers le directeur, une moue boudeuse sur son visage.
« La conversation va être compliquée je pense. Entre les anciens et les futures, je ne sais pas comment m'expliquer. » Dit-il pour expliquer son arrêt.
« J'ai plusieurs questions à ce propos. Pourquoi dis-tu mon ancien futur moi ? Et pourquoi t'aurais-je interdit d'en parler. »
« Pour la première question, je ne pourrais jamais rentrer dans mon époque, vous m'avez expliqué cela avant mon arrivée ici... »
« Donc le Dumbledore que tu as connu n'existe plus. Cette conversation en elle-même a déjà modifié le futur tel que tu l'as connu. »
« Oui, c'est ce que vous, enfin il m'a expliqué. » Acquiesça Harry, admirant la capacité de Dumbledore à rendre des choses compliquées si simple.
« Quant à la raison pour laquelle il t'a interdit de m'en parler ? » Demanda Albus,
« Il ne voulait prendre le risque que des erreurs de jeunesse se reproduisent. » Dit Harry baissant les yeux, mal à l'aise de mettre en évidence un passé révolu pour le directeur.
Albus digéra ses mots. Ainsi, il ne se faisait pas confiance à lui-même, malgré les années passées. Il soupira.
« C'est sans doute une sage décision. Tu devais être proche de lui pour être au courant de ça, ma jeunesse. »
« Non, enfin oui, mais ce n'est pas lui qui me l'a dit. Enfin pas tout. C'est une journaliste qui a écrit sa biographie après sa ...hum... mort. » Harry se rendit compte de la difficulté que représentait cette conversation pour lui. Comment allait se dérouler la conversation avec James et Lily le jour où elle serait nécessaire se demanda-t-il.
« Tu ne dois pas avoir pitié des morts Harry. Après tout, pour un esprit équilibré, la mort. »
« La mort n'est qu'une grande aventure de plus. » Compléta Harry un sourire timide sur ses lèvres.
Albus Dumbledore comprit à ce moment-là que le jeune homme qui se trouvait devant lui devait avoir été plus qu'un élève pour son alter ego du futur. Il sourit à son tour au jeune homme. Voyant que Harry ne savait pas où reprendre son récit, il décida de poser des questions.
« Tu m'as dit être mort de la main de Voldemort, peux-tu m'en dire plus à ce propos ? »
Harry prit une profonde inspiration. On y était, le cœur du problème, la raison pour laquelle il était venu dans le passé.
« Dans à peu près deux ans, une prophétie va être faite. Elle contiendra ces termes :
Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois ...
Voldemort a eu connaissance de la première partie de la prophétie, via un de ses espions. Deux enfants correspondaient à cette description. Moi et Neville Londubat. Voldemort a décidé de s'attaquer à mes parents. Le professeur Dumbledore m'a dit qu'il avait choisi le sang-mêlé, comme lui. »
Albus Dumbledore fut pour l'une des premières fois de sa vie à cours de mot pour exprimer ses émotions. Quel poids énorme sur les épaules d'un jeune.
« Et il t'a attaqué le 2 mai suite à cette prophétie ? » Demanda le directeur, encore sonné par les révélations.
« Non. Il a attaqué mes parents le 31 octobre 1981. Il a d'abord tué mon père, et ensuite ma mère s'est sacrifiée pour moi. Elle a eu l'occasion de s'en sortir vivante, mais elle a refusé. Après l'avoir tué, il m'a lancé le sort de la mort. Mais le sacrifice de ma mère m'a protégé. Voldemort a été réduit à néant, pendant un certain temps, mais il a pu revenir à la vie plus tard, au cours de ma quatrième année à Poudlard, grâce aux horcruxes qu'il avait réalisé. »
Dumbledore se releva de son fauteuil. Choqué par la découverte et ses implications. Puis il se remémora la phrase et pâlit légèrement.
« Aux horcruxes as-tu dit ? Il y en a plusieurs ? »
« Oui. Je ne sais pas combien il y en a actuellement, mais le 1e novembre 1981 il y en avait sept. Mais je ne suis pas certain qu'ils existent tous actuellement. »
« Quels sont les objets qui les contenaient ? » Demanda le directeur, devenu extrêmement sérieux.
« La bague des Gaunt, le médaillon de Serpentard, la coupe de Poufsouffle, le diadème de Serdaigle, un journal intime et Nagini son serpent de compagnie. »
« Il a mis un de ses morceaux d'âme dans un être vivant ? Quelle folie. Et le septième ? » Demanda Albus, après avoir récapitulé la liste.
« Je... le soir où Voldemort a tué mes parents, il a accidentellement créé son septième horcruxe. » déclara Harry en baissant la tête. « Mais je ne le suis plus. Il a été détruit lors de ma mort. » Continua-t-il de peur de la réaction du directeur.
« C'est pour cette raison que tu es mort le 2 mai n'est-ce pas ? » Questionna Albus, craignant la réponse.
« Oui. Le professeur Dumbledore a fait en sorte que je le sache le plus tard possible, pour que je puisse vivre une vie plus ou moins normale. Mais quand j'ai sur ... hé bien je n'avais pas vraiment le choix. » Dit Harry en posant une main sur sa cicatrice sans s'en rendre compte.
« Tu n'as pas eu une vie facile n'est-ce pas ? » Demanda doucement le directeur qui avait bien vu les yeux tristes du jeune sorcier.
« Non, pas vraiment. »
Et durant plusieurs heures, Harry raconta à Dumbledore sa vie. Il parla de son enfance, de Sirius, de ses aventures à Poudlard, de Voldemort, des visions, de la mort orchestrée du directeur, pour finalement en arrivée à la bataille du 2 mai.
« Et donc après avoir vu les souvenirs de Severus, tu t'es rendu dans la forêt ? » Interrogea le directeur, impressionné par la force de caractère de ce petit bout de sorcier.
« Oui. J'avais espéré que Voldemort me tue rapidement, mais je suis tombé sur Bellatrix Lestrange et Fenrir Greyback. » Dit Harry en fermant les yeux de peur que des larmes s'échappent. Il était difficile de repasser sa vie en revue à un si jeune âge, et les souvenirs de la douleur provoquée par la morsure et les doloris étaient encore cuisant.
« Ce qui explique ta blessure et les traces de sort de torture que Pomfresh a détecté sur toi. » constata simplement le directeur.
Harry hocha la tête, une boule d'angoisse se formant dans sa gorge. Et si jamais le directeur ne l'acceptait pas ?
Soudain, une main se posa sur son épaule. Harry rouvrit les yeux, craignant de rencontrer un regard noir, mais il ne croisa que de la compassion dans les yeux de ce directeur plus jeune.
« Harry, je ne peux malheureusement pas effacer ce qui a été fait, et crois-moi que s'il était dans mon pouvoir de le faire, je le ferais sans hésiter. Mais je peux t'offrir de l'aide. Tes décisions jusque maintenant ont été sages. Ce serment que tu as demandé était totalement justifié, le délai de deux ans bien réfléchi, et le fait d'attendre avant de changer les choses est sans doute une excellente idée. Voici ce que je te propose. »
« Je vous écoute » dit Harry, sa foi en son directeur clairement mise en évidence dans ses yeux.
« Je ne peux qu'être d'accord avec mon double, et je pense donc que le mieux pour toi est d'intégrer les septièmes années de Gryffondor. Nous ne passerons pas par une répartition via le choipeaux. Tu as déjà été réparti dans le futur, et nous ne pouvons pas prendre le risque que tu rejoignes les Serpentards. Merlin seul sait ce qu'il pourrait t'arriver si par inadvertance ton identité ou ta nouvelle condition était connue. »
Harry acquiesça. Il avait craint de se retrouver à Serpentard. Avec quelqu'un comme Severus Rogue comme compagnon de dortoir, sa nouvelle condition aurait très vite été connue.
« De plus, je te laisse le libre choix de raconter ton histoire à qui tu le souhaites, même si je te conseillerais d'attendre avant de mettre d'autres personnes dans la confidence. Mais je ferais cela à une seule condition Harry. »
Harry regarda le directeur avec appréhension. C'était trop beau, il devait y avoir un, mais, il aurait dû s'en douter.
« Harry, regarde-moi. » Dit Dumbledore alors que le jeune homme avait baissé la tête. Harry releva la tête et fit ce qu'on lui avait demandé.
« Pendant cette année Harry, je veux que tu sois un étudiant comme les autres. Est-ce que tu comprends. Je veux que cette année, tu la vives comme tu l'as toujours voulu, comme quelqu'un de normal. Par de Voldemort, pas d'ordre du Phœnix, juste un adolescent qui va faire la connaissance de nouveaux amis, accepter sa nouvelle condition, se fondre dans la masse. Je veux que tu vives cette année pour toi. Tu auras bien assez de temps pour te battre à mes côtés à la fin de l'année scolaire. Dix mois Harry, je te demande d'être un étudiant comme les autres pendant dix mois. Cela te semble acceptable ? »
Harry ne savait pas s'il devait être en colère d'être écarté ou se réjouir de la chance qui lui était offerte de vivre son rêve. Certes, cela n'allait pas être facile. Ses amis allaient lui manquer, sa nouvelle condition de loup-garou allait lui poser des problèmes, mais il avait la chance d'être un garçon normal pour une fois dans sa vie.
Et cela le réjouit peut-être encore plus que l'idée de rencontrer Lily et James
« Professeur, il reste un détail à régler. »
« Il en reste plusieurs, je pense, mais quel est celui qui t'inquiète ? »
« Je ne peux pas me présenter comme Harry Potter. Comment vais-je faire ? Je dois changer d'apparence, de nom. »
« Oh çà Harry, j'y ai déjà pensé pendant notre conversation. »
