Note:
Ça fait longtemps n'est-ce pas ? J'avoue que je suis vraiment gênée. Deux mois entre les deux mises à jour, c'est assez long. Les raisons ? Elles sont nombreuses, mais je ne vais pas vous envahir. Sachez simplement qu'avec la mise à jour de Pottermore et l'ajout de l'histoire de Remus, j'ai dû changer beaucoup de choses dans ma fiction et du coup cela m'a bloqué. Pour les lecteurs de Au-delà des sacrifices, j'ai décidé d'attendre d'avoir 5 chapitres d'avance pour publier. Je suis à trois donc ça vient^^
Waouh, déjà 32 review sur cette histoire, vous êtes super.
Divers
Je vous rappelle que je ne possède pas les droits sur Harry Potter qui appartient à JK Rowling. Cette histoire mettra en scène un couple homosexuel masculin, si vous n'aimez pas, passer donc votre chemin où lisez jusqu'à l'avertissement au choix. Je vous souhaite à tous une bonne lecture.
Attention il s'agit d'une version sans béta. Il reste certainement des fautes d'orthographe, grammaire et ou conjugaison. Je m'en excuse d'avance.
Dans les chapitres précédents :
1/Harry Potter décide de ne pas revenir à la vie dans son époque après avoir reçu le sort de la mort de la main de Voldemort et avoir été mordu par le loup-garou Greyback. Il a l'occasion de renaitre à l'époque de son choix. Avec l'aide d'Albus Dumbledore et Severus Rogue, il décide de retourner dans le temps, lors de la septième année de ses parents afin de se lier d'amitié avec eux et de les prévenir concernant Peter.
2/Harry se réveille donc dans la forêt interdite en 1977. Il est soigné par Pomfresh et raconte son histoire à Dumbledore, mais il oblige le directeur à faire un serment inviolable. Contre la promesse d'Harry ne délibérément blesser aucun élève de l'école pendant deux ans, Harry obtient de Dumbledore le secret total sur son identité et son histoire. Néanmoins Harry ne parle pas des reliques de la mort à Dumbledore.
3/Harry fait la connaissance d'Harold Potter le lendemain. Avec l'aide d'Albus, ils mettent en place la nouvelle identité d'Harry. Il sera désormais Harry Jenny Potter, fils bâtard d'Harold Potter et d'une moldue. Harry et Harold se rendent ensuite sur le chemin de Traverse où Harry obtient une nouvelle baguette de chêne blanc et ventricule de dragon. Harold annonce après à Harry que Adélaïde, sa femme, veut le rencontrer.
Chapitre 4 : Fort minable
Formidable, fooormidable
Tu étais formidable, j'étais fort minable
Nous étions formidables
Formidable
Tu étais formidable, j'étais fort minable
Nous étions formidables
Stromae, Formidable
« Pfff, je suis bien content d'échapper à l'ambiance de la maison. » Dit le premier jeune homme à entrer dans le compartiment du Poudlard Express en se laissant tomber sans élégance sur l'une des deux banquettes de cuir beige qui se faisaient face.
« Tu m'en diras tant. Au moins, tu peux dire que la fin de tes vacances a été mouvementée. » Lui répondit le second sorcier, le regard pétillant et un sourire ironique aux lèvres, en s'installant à son tour sur la banquette et fermant la porte derrière lui.
À peine eut-il ôté sa main de la poignée que la porte du compartiment se rouvrit pour laisser passer une troisième personne.
« James, Sirius, j'ai eu peur de ne pas vous trouver. » Dit un jeune homme rondouillet, déposant ses bagages dans l'emplacement prévu, ses gestes maladroits et son souffle erratique contrastant avec l'énergie claire dégagée plus tôt par les deux premiers étudiants.
« Peter, comment pourrais-tu ne pas nous trouver ? Tu pensais qu'on avait abandonné Poudlard. Quoique l'idée ne me semble pas si mal si je peux l'éviter de cette manière. » Répondit le dit James en se passant une main dans les cheveux, le ton de sa voix devenu plus sombre à la fin de sa phrase.
« James. Tu ne voudrais pas rater notre dernière année. Imagine déjà les blagues, les filles les cheveux de Servilus. » Riposta Sirius d'un ton rêveur, imaginant déjà ses futures conquêtes et blagues à venir.
« Sirius, tu veux bien ne pas parler de choses aussi dégoutantes si tôt dans la journée. Je vais être malade. » Lui répondit James en lui mettant une légère claque sur l'arrière de la tête.
Alors que Sirius allait répliquer, la porte du compartiment se délaça une troisième fois pour laisser passer le quatrième membre de la troupe.
« Mumus, tu nous as trouvés. Tu sais James est méchant avec moi, il me frappe. » Expliqua d'emblée Sirius avec un air de chien battu sur le visage, ne laissant même pas le temps à Remus de s'installer.
« S'il t'a frappé, c'est que tu l'as mérité vilain chien. Et pour te répondre, j'aurais eu difficile de ne pas vous trouver avec le boucan d'enfer que tu fais Siri. » Dit Remus en levant les sourcils comme pour réprimander un enfant difficile tandis qu'il prenait place à côté de Peter sur la banquette.
Peter et James ricanèrent doucement tandis que Sirius croisa les bras sur son torse, une expression boudeuse sur le visage.
« Vous êtes méchants avec moi. Personne ne m'aime ici. » Dit-il d'une voix enfantine.
« Mais non mon amour, moi, je t'aime. Viens, je vais te le prouver. » Répondit James en se lançant, les bras en avant, pour enlacer le sorcier. Mais Sirius fut plus vif et sauta de sa place, laissant ainsi James s'étaler sur la banquette. Un grognement peu distingué s'éleva de la bouche du jeune Potter lors que son visage entra en contact avec le cuire du siège.
« Pas touche à mon corps de dieu vivant Cornedrue, sale pervers. » Dit Sirius en secouant la tête pour dégager son visage des cheveux qui l'encadrait et prenant la pose.
Les quatre amis éclatèrent de rire. Alors que les éclats de rire faisaient encore écho dans la petite pièce, la porte du compartiment s'ouvrit à nouveau sur un sorcier. Il semblait avoir à peu près le même âge que les occupants du compartiment, les cheveux en bataille et les yeux d'une couleur oscillant entre le vert et l'ambre. L'air un peu perdu, il mit quelque secondes avant de laisser son regard glisser sur les occupants de la pièce. Lorsqu'il vit qui occupaient l'espace, le rouge monta aux joues d'Harry et ses mains commencèrent à se tordre entre elles. Tournant la tête comme un animal cherchant à échapper à un piège, il se mit à babiller.
« Oh, hum... désolé, je cherchais ...euh... une place, je vais aller voir ailleurs. » Dit-il en refermant la porte vivement sans laisser le temps aux occupants de répondre et filant plus vite que son ombre.
L'intrusion semblait avoir profondément modifiée l'atmosphère joviale de la minute précédente. Sirius et James avaient désormais une expression dure sur le visage, tandis que Peter et Remus étaient totalement surpris. Le temps sembla se figer quelque instant. Ce fut Remus qui décida de rompre le silence que l'arrivée du sorcier avait créé.
« C'est moi où ce garçon, qui soit dit en passant est ton sosie James, avait l'air d'avoir peur de nous ? » Demanda-t-il en se tournant vers ses trois amis.
« Oui, et puis c'était qui ? Je ne l'avais jamais vu avant ? » Ajouta Peter qui lui concentra son regard sur James, semblant estimer qu'il devait en savoir plus à cause de sa ressemblance avec l'intrus.
Voyant que James, la mâchoire serrée et les mains ramenées en poing, ne comptait pas prendre la parole, Sirius entreprit de mettre ses amis au courant des derniers évènements. Ils n'avaient pas encore eu le temps, ni James, ni lui, de leur envoyer un hibou, sachant en plus qu'ils les retrouveraient dès le 1er septembre. Essayant de trouver la meilleure manière d'expliquer les choses, il se décida pour une approche franchement et directe.
« Peter, Mumus, vous venez de rencontrer le frère de James. » Dit-il avec tout le tact dont il était capable, mais curieusement sans le petit sourire narquois qu'il abordait habituellement.
Les mâchoires des deux maraudeurs semblèrent se décrocher de concert. Avaient-ils bien entendu ? Le frère de James ? C'était une blague ? Ils n'osaient ni l'un ni l'autre s'adresser à James directement, étant donné que celui-ci était désormais tendu comme un arc dans le coin de la banquette, mâchoire et poings serrés mais la curiosité l'emporta vite et les questions commencèrent en direction de Sirius.
« Depuis quand est-ce que James a un frère ? » Demanda Peter en regardant Sirius, mais ce fut finalement James qui lui répondit
« Depuis que mon père n'est pas foutu de garder ses attributs masculins dans son pantalon. » Répliqua aigrement James. Peter déglutit à la réponse et préféra ne pas en demander plus.
Remus pour sa part était intrigué. Un bon mystère ne faisait jamais de mal. Et même si son ami ne semblait pas apprécier ce frère tombé du ciel, Remus lui aimerait justement bien savoir comment il était arrivé là.
« Tu veux dire qu'il a trompé ta mère ? » Demanda Remus, grandement étonné de cette attitude de la part de Harold Potter.
« Non, il a fait un gosse à une autre femme sans la toucher. Oh non encore mieux, c'est mon jumeau perdu à la naissance. À ton avis Remus ? » Dit agressivement James. Alors que Remus levait les deux mains devant lui en signe de paix, James se rendit compte du ton qu'il avait employé et il se reprit.
« Désolé, Remus, je n'avais pas à m'énerver sur toi. Oui, il a trompé ma mère, on l'a appris il y a trois jours. » Dit-il d'un ton beaucoup plus calme. Il se rendit alors compte que Sirius avait posé sa main sur son avant-bras en signe d'apaisement et soupira.
« Pas de soucis James, je peux comprendre. Et tu l'as déjà rencontré si je comprends bien ? » Demanda Remus espérant profiter de l'apaisement momentané de James.
« Oh ça, tu peux compter qu'il se souvient bien de sa rencontre avec James. » Ricana Sirius.
« Que veux-tu dire ? Que s'est-il passé ?» Interrogea Peter qui osait à nouveau parler maintenant que la tension entre les différentes personnes s'était calmée.
« Rien. » Répondit Sirius avec un air de conspirateur.
« SI tu ne veux pas nous le dire, je comprends, pas de soucis. » Répondit Peter, vexé par la manière dont son ami lui avait répondu, tandis que James semblait à nouveau décider à ne plus parler.
« Non, ce que je voulais dire, c'est qu'il ne s'est rien passé. Mr Potter est arrivé avec lui, l'a présenté à James et puis James est parti. Il ne lui a pas dit un seul mot. » Expliqua Sirius.
« Waouh. Ce n'est pas un peu dur tout de même ? » Demanda timidement Remus qui savait ce que cela pouvait faire d'être rejeté par sa famille. Il trouvait d'ailleurs qu'étant donner les conditions dans lesquelles il avait dû vivre, Sirius aurait pu, lui aussi, être plus compréhensif vis-à-vis du nouveau venu. Mais en même temps, il connaissait le lien fraternel qui unissait les deux maraudeurs, et il savait que Sirius supporterait James, quoi qu'il fasse.
« Et j'aurais dû faire quoi d'après toi Remus. Lui dire Oh génial un frère depuis le temps que j'en rêvais, ce qui est faux soit dit en passant. Ce gars débarque d'on ne sait où, met ma famille sans dessus dessous, fait pleurer ma mère et j'aurais dû l'accueillir les bras ouverts ? » Demanda James s'étant levé durant son discours.
« Non, mais ... bref tu sais sans doute ce que tu fais. « Dit Remus n'osant pas contrarier plus son ami. Il n'allait certainement pas se mettre à dos ses trois meilleurs amis pour un étranger.
« Et on sait pourquoi il a débarqué soudainement ? » Demanda Peter plus terre-à-terre.
« Sa famille a été tuée si j'ai bien tout compris. Mais il ne parlait pas beaucoup. » Expliqua Sirius, l'air songeur.
« Oh, tu étais présent quand il est venu ? » Demanda Peter, une pointe de jalousie dans la voix.
« Oui, il fallait bien un support moral à James. N'est-ce pas Jamichou. » Répondit Sirius en ébouriffant les cheveux du dit James.
« Appelle-moi encore une fois comme cela et tu pourras être certain que tu n'auras jamais de descendance Black. » Répliqua James et se battant avec les mains de Sirius qui étaient toujours dans ses cheveux tout en lui lançant un regard noir.
« Houhou, Evans commence à déteindre sur toi Potter. » Sirius ne put retenir un éclat de rire quand James stoppa toute tentative de bataille.
« En parlant de Potter, quel est son nom à ce nouveau frère ? » Demanda Peter en toute délicatesse, s'accordant de ce fait trois regards noirs.
« Harry Potter » répondit sèchement James
« Ton père l'avait reconnu ? » S'étonna Remus.
« Apparemment. » Répondit succinctement James, visiblement pas à l'aise.
« Vois le positif dans l'histoire James. SI jamais on te voit faire une bêtise, tu pourras toujours dire que c'était lui. » Dit Peter.
« Peter, petit sournois, je n'y avais même pas encore songé moi-même. » dit Sirius en sautant de sa place en frappant des mains.
« Ce ne serait pas vraiment correct. » Dit doucement Remus.
« Oh Mumus, on ne parle pas de le faire renvoyer. Hein, James. » Répondit Sirius, mettant un coup de coude amical au sorcier.
« Hum, excuser moi, je dois aller à la réunion des Préfets-en-chef. » Dit l'intéressé en sortant du compartiment.
Une fois que James fut sorti, sous le regard stupéfait de trois amis qui se demandaient pourquoi James était parti si soudainement, l'atmosphère devint directement beaucoup plus lourde et sérieuse.
« Il le prend vraiment mal hein ? » Demanda Peter
« On peut le comprendre. Apprendre du jour au lendemain que tu as un frère, que ton père à tromper ta mère et que ce dit frère va se retrouver dans la même école que toi, ça ne doit pas être des plus plaisant. Je sais de quoi je parle, pourtant, je suis au courant de l'existence de Regulus depuis 16 ans. » Dit Sirius, toute trace d'humour ayant quitté sa voix.
« Je pense tout de même qu'il devrait essayer de lui parler. Après tout, il est de sa famille. » Répondit Remus de manière un peu plus sèche que voulue.
« La famille, c'est celle que l'on choisit Remus. » Lui répondit Sirius.
Remus ne répondit pas tout de suite, mais hocha la tête. Remus ne pouvait pas s'empêcher de penser à ses parents. Il n'avait pas été renié par eux, non, bien au contraire, mais la peur et la crainte qu'il voyait dans leur regard chaque fois qu'il leur rendait visite étaient claires même si Espérance et Lyall Lupin faisaient tout pour la cacher. Et depuis l'incident avec Severus Rogue, c'était bien pire. Son père avait mis plusieurs jours à se remettre de la nouvelle. Il soupira.
« Tu as sans doute raison Sirius. Bon, je vous laisse, vous deux. Je dois aller à la réunion des préfets. » Répondit finalement Remus en soupirant.
« Tu es encore préfet Remus ? » Demanda Peter, étonné.
« Oui pourquoi ? » Demanda Remus, la main sur la poignée.
« Et bien, j'avais pensé qu'avec James Préfet en chef, enfin, tu vois. »
Remus regarda plus amplement Peter, ses yeux étaient désormais plus durs.
« Non Peter, je ne vois pas où tu veux en venir. » Dit-il d'un ton très calme.
« Et bien, tu sais, te faire préfet, c'était une manière pour le directeur de nous empêcher de faire des bêtises. » Répondit l'animagus rat, puis se taisant se rendant compte de la manière dont sa phrase sonnait.
« Donc si je te suis bien Peter, le fait que je travaille, que je respecte le règlement beaucoup plus que vous, que j'ai des excellents résultats n'a rien avoir avec ma promotion. C'est juste parce que je suis ami avec vous que j'ai eu le badge de préfet, c'est bien ça que tu essayes de dire ? Et puisque désormais James est préfet en chef, on aurait dû me retirer ma fonction. »
Les yeux de Remus commencèrent à prendre une légère coloration d'ambre tandis qu'il sentait sa rancœur montée en lui. Depuis l'incident Rogue, Peter avait été celui qui semblait le plus penser que Remus n'avait pas sa place dans l'école parmi les personnes qui connaissaient le secret de Remus. Parfois, Remus pouvait jurer voir la même lueur de peur et de crainte dans les yeux de son ami que dans les yeux de ses parents, et ce malgré le fait que c'était lui, Remus qui avait permis à Peter d'intégrer les maraudeurs.
Sirius voyant que la confrontation entre les deux amis risquaient de tourner mal, posa une main sur l'épaule de Remus pour lui montrer son soutien.
« Non Remus, les résultats scolaires n'avaient rien à voir, j'aurais été nommé Préfet. Imaginez, moi l'incroyable Sirius Black pouvant donner des punitions aux élèves pas sages. Humm mm le rêve. » Dit-il en ayant maintenant un regard lointain.
Remus secoua la tête devant l'air ahurit de son ami. Sirius avait le chic pour le calmer et le distraire. Souriant finalement, il rejeta la main de Sirius sur son épaule.
« Ne prends pas cet air lubrique en ayant ta main sur mon épaule Patmol. Pervers. » Lui dit Remus
Sirius redescendit sur terre, et fit un sourire éblouissant à Remus.
« Et fier de l'être Mumus. » Lui répondit-il sur le ton de la confidence.
Remus qui était toujours près de la porte, l'ouvrit avant de se tourner vers Sirius, un air taquin sur le visage.
« Tu sais ce que l'on dit Sirius. Ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. »
Il referma aussi vite la porte du compartiment. Quelque fraction de seconde après un bruit de livre écrasé lui apprit qu'il avait bien fait.
Remus, toujours souriant grâce aux facéties de ses amis, se dirigea vers le compartiment des préfets*. Passant devant le wagon WC. Il entendit un grand fracas provenir de l'intérieur. Remus n'étant pas un Gryffondor pour rien, il sortit sa baguette de sa poche, prêt à intercepter les étudiants qui se bagarraient dans les toilettes.
Quelle ne fut pas sa surprise de ne trouver dans la pièce qu'un seul élève, Harry Potter, le poing ensanglanté devant le lavabo.
Il n'avait pas voulu entrer dans leur compartiment. Il n'avait pas eu dans l'idée de se faire connaitre des deux autres amis de James aussi vite. En vérité, s'il avait pu éviter de faire le voyage dans le Poudlard Express, il l'aurait fait avec plaisir, mais NON, monsieur Dumbledore avait estimé que ne pas faire le voyage dans le train aurait provoqué plus de questions.
Harry devait avouer que cet argument n'était pas totalement dénué d'intérêt, mais cela ne rendait pas la chose plus facile à affronter pour autant.
En réalité, si Harry avait pu passer le premier septembre et directement se rendre en classe pour se fondre dans l'obscurité des derniers bancs, il aurait signé des deux mains. Mais la vie d'Harry étant ce qu'elle est, il était désormais là dans les couloirs du train à rôder s'en savoir où aller.
Quelque minutes plus tard, Harry arriva face au wagon toilette du Poudlard Express et s'empressa de s'y engouffrer. Il déposa son sac et sa malle à terre, dans un coin de la pièce, bien décidé à passer le reste du voyage caché ici.
Il s'approcha alors du lavabo et se passa un peu d'eau sur le visage. Il était tellement fatigué et ces dix minutes passées dans le train à chercher un compartiment l'avaient totalement vidé de son énergie. À chaque compartiment, il avait eu un nouveau coup au cœur, une nouvelle vague de nostalgie. Cela avait commencé avec le compartiment des Serpentards où l'absence de Malfoy l'avait malgré tout rendu mélancolique.
Stupidement, quand il avait poussé la porte du compartiment qu'il occupait habituellement avec Ron et Hermione, il s'était attendu à la voir là, l'attendant. Mais c'était quatre autres personnes qui occupaient les lieux. Les dernières personnes qu'Harry avait eues envie de voir. Il avait été choqué de voir une version plus jeune de son père être assise à l'endroit même où il s'asseyait généralement. Avec Sirius, Peter et Remus, il avait un instant cru voir Ron, Neville et Hermione à la place et cela lui avait donné envie de pleurer.
Pleurer, car il avait devant lui des membres de sa famille qu'il avait cru ne jamais revoir.
Pleurer, car il n'avait pas eu devant lui les membres de sa famille de cœur qu'il ne pourrait jamais revoir.
Pleurer, car cette apparition lui avait rappelé avec la violence d'une claque que désormais, il était seul malgré l'aide de Dumbledore et d'Harold Potter.
Harry releva la tête pour s'observer dans le miroir. Le spectacle n'était pas des plus réjouissant.
Son visage était toujours pareil, mais l'absence de lunette rendait ses yeux encore plus visibles. L'un des seuls aspects bénéfiques de la lycanthropie, désormais, il voyait parfaitement sans ses verres correcteurs et ses yeux étaient mis en évidence. Ses yeux, hérités de sa mère, qui désormais ne brillaient plus de leur éclat d'émeraude. Leur couleur avait changé suite à la morsure de Greyback. Ils étaient désormais un subtil mélange de vert et d'ambre. Harry se demanda soudain quelle était la vraie couleur des yeux de Remus. Il pourrait lui poser la question, il n'y avait jamais pensé avant.
Un rire triste l'éleva de sa gorge. Il ne poserait pas la question à Remus, car il était très peu probable que lui ou Sirius lui parle. La rencontre à la demeure des Potter s'était mal passée et Harry doutait fort que James accepte que ses amis parlent avec le bâtard d'Harold.
C'était ce qu'il était désormais. Harry Potter, ancien élu, ancien garçon qui a survécu, bâtard d'Harold Potter et loup-garou. Un fameux pedigree pensa-t-il amèrement. Harry repensa alors à sa visite chez les Potter.
Harold était venu le chercher dans le bureau de Dumbledore. Il avait expliqué à Harry qu'Adélaïde les attendait mais qu'il n'avait pas prévenu James de leur arrivée. Il avait aussi expliqué à Harry qui ne se rendaient pas au manoir Potter, qui était fermé pour rénovation depuis le début de l'été. Harold avait acquis une nouvelle maison afin de loger la famille pour la durée des travaux. Il avait expliqué qu'il comptait en faire cadeau à James à la fin de l'année scolaire. Harry avait hoché la tête, ne sachant pas quoi dire.
Ils avaient utilisé la poudre de
cheminette et le cœur d'Harry s'était stoppé net dans sa poitrine quand il avait dû énoncer le lieu.
GodricHollow
De tous les endroits de la Terre, sa première rencontre avec la jeune version de James
Potter devait se dérouler sur le lieu même de sa mort. Parfois, le destin est une vraie catin avait pensé Harry.
Perturbé et désorienté par cette nouvelle, Harry avait pris la poudre comme un automate et récité l'adresse.
Lorsque la sensation de nausée qui accompagne généralement le voyage par cheminée s'était dissipée, Harry avait osé lever les yeux.
Il remarqua d'abord les lieux.
Il était dans ce qui semblait être le salon et tout de suite, l'image d'un petit Harry
Potter d'à peine un an, volant sur un balai miniature à travers le salon, tandis que James et Sirius riaient et que Lily Potter rouspétait, lui sauta devant les yeux.
C'était ici, à cet endroit même qu'il avait passé 15 mois avec ses parents. C'était ici que la famille
Potter avait vécu cachée, mais heureuse pendant le peu de temps que la vie avait daigné leur accorder.
Harry avait senti les larmes lui piquer les yeux, mais la voix d'Harold
Potter le sortit de ses souvenirs et il s'obligea à rester stoïque. Il pourrait craquer plus tard, quand il serait seul, quand il ne serait pas observé pas Harold Potter et sa femme.
Harry releva la tête et ses yeux partirent à la recherche d'Adélaïde. Il la trouva figée devant le sofa.
Elle s'était visiblement levée pour les accueillir, mais le choc de la vision d'Harry l'avait paralysée. Elle avait les yeux écarquillés et les deux mains posées sur sa bouche comme pour retenir un cri de stupeur.
Harry prit le temps de l'observer, gravant chaque détail dans sa mémoire.
Adélaïde était une femme ravissante pour son âge. Les fils argentés et blancs qui envahissaient sa longue crinière rousse lui donnaient un air mystérieux des plus réussi. Son visage avait une forme de cœur et malgré les mains qui cachaient une partie de celui-ci, une aura de douceur se dégageait de celui-ci. De grands yeux
bleu gris fixaient Harry.
Elle était belle, Adélaïde
Potter, sa grand-mère. Harry sentit son cœur se remplir d'amour pour elle instantanément. Il aurait tant aimé la connaitre. Il se voyait âgé de 10 ans, apparemment à confectionner des gâteaux avec cette sorcière aux traits si doux, il aurait aimé cela.
Se rendant compte de l'atmosphère délicate qui s'était installée, Harold avait décidé de faire les présentations.
« Harry, je te présente Adélaïde ma femme. Adélaïde, je te présente Harry... » Harold fit une pause, comme pour trouver le courage de poursuivre sa phrase tandis que des larmes apparaissaient dans les beaux yeux de son épouse. «
Potter, mon fils. »
« QUOI ? »
Les trois occupants de la pièce se tournèrent vers la personne dont la voix se fit entendre.
Harry était figé désormais. Il ne les avait pas entendus arriver. La situation ne pouvait pas être pire. Là, dans l'encadrement de la porte se tenaient
Sirius Black et James Potter. Les vestiges d'un rire étaient encore visibles sur les lèvres de Sirius tandis que le regard de James était rempli d'effrois.
« James... » Tenta Harold, mais déjà son fils ne l'écoutait plus. Il avait le regard visé sur Harry, l'étudiant sous tous les aspects.
Harry ne pouvait pas supporter cette inspection. Il baisa la tête, ses cheveux recouvrant légèrement ses yeux. C'était horrible. Cette situation était insupportable. Il n'aurait jamais dû accepter de venir s'était-il dit.
Puis, sans un mot, James quitta la pièce.
Sirius était encore présent, détaillant le nouveau venu. Adélaïde se tourna vers son mari, le visage ravagé par les larmes.
« Je suis désolée Harold, je ne peux pas... » Lui dit-elle avant de partir à la suite de son fils.
Les derniers occupants du salon se regardèrent quel instant, puis Harold décida de prendre la situation en charge. Il posa une main sur l'épaule d'Harry qui était aussi choqué que les deux autres membres de sa famille.
« Ce n'était peut-être pas une bonne idée après tout. » Dit-il sur le ton le plus doux qu'il put.
« Viens Harry, je te ramène à
Poudlard » ajouta-t-il en poussant légèrement Harry vers la cheminée sous le regard interrogateur de Sirius.
Les deux
Potter rentrèrent au château. Dès l'instant où ses pieds touchèrent le sol du bureau de Dumbledore, Harry s'enfuit. Il courut dans tout le château, à la recherche de la salle sur demande. Quand la porte apparue et qu'Harry l'eut franchie, il se retrouva dans un lieu étrangement familier.
Le placard sous l'escalier.
Il s'y engouffra et pleura pendant des heures.
Harry secoua la tête pour tenter de s'ôter de la tête les souvenirs douloureux de cette rencontre.
Quand il se regarda dans le miroir, il se rendit compte que des larmes avaient envahi ses joues. Il resta une seconde là, sans bouger, à regarder la personne faible et minable qui se tenait devant lui avant qu'une vague de rage l'envahisse.
Il était Harry Potter, il était là dans un but bien précis, il avait eu un choix et il avait fait le bon, il était plus fort que ça, il DEVAIT être plus fort que ça. Un grognement sourd sortit de sa gorge et son poing se dirigea vers le visage de cet être pathétique qui lui faisait face.
Le miroir vola en éclats dès l'impact.
Les morceaux de verre volèrent dans toute la pièce tant Harry avait mis de la force dans son coup. Il avait évacué toute sa rage et sa frustration dans ce coup. Il n'avait pas compté sur ses nouvelles capacités qui décuplaient sa force.
Harry se rendait bien compte que depuis la morsure, ses colères étaient bien plus violentes qu'avant. Elles avaient besoin de s'évacuer physiquement, mais il n'avait pas pensé que ce serait à un point pareil.
Choqué, Harry regarda son poing qui se trouvait toujours contre le miroir. De nombreux éclats étaient venus s'y loger et du sang s'écoulait par les plaies.
Hypnotisé, Harry regarda les gouttes de liquide carmin tâcher le blanc du lavabo.
Il n'entendit pas la porte du compartiment s'ouvrir ni se refermer.
Il regardait son sang s'écouler de son bras. Ce sang qui portait la protection de sa mère, même si elle était inutile désormais, ce sang qui avait servi à Voldemort pour renaitre, ce sang qui était désormais souillé par la morsure du loup-garou. Et soudain, les larmes envahirent à nouveau ses yeux.
C'est ainsi que Remus trouva Harry Potter.
Le poing collé au reste du miroir au-dessus du lavabo, le sang s'écoulant de ses blessures, la tête baissée et les larmes coulant sur ses joues.
Le spectacle était pathétique. Remus se demanda ce que la vie du sorcier avait bien pu être pour qu'il en arrive à être aussi détruit. Ce mélange de rage et de tristesse était familier à Remus. Combien de fait n'avait-il pas maudit Merlin et tous les sorciers à cause de sa vie, de sa condition.
Le loup en lui hurlait à Remus ne pas laisser le jeune homme seul dans sa misère, lui criant de prendre soin d'une personne qui était membre de sa meute. Remus mit cela sur le compte du lien de parenté entre James et Harry. Sirius, James et Peter était sa meute. Un frère de sang était sans aucun doute reconnu par Lunard.
Remus écoutait très rarement son instinct. Après tout, les loups-garous sont des bêtes sanguinaires, et faire confiance à l'avis d'une bête sauvage ne semblait pas être une bonne idée pour Remus. La meilleure preuve était sa méfiance vis-à-vis de Peter depuis trois mois. Remus luttait de toutes ses forces contre son instinct qui lui dictait de mettre en pièce son meilleur ami. C'était difficile, et il n'avait pas osé en parler aux autres maraudeurs.
Mais cette situation était différente non ? se dit Remus. Le loup en lui ne le poussait pas au meurtre mais lui demandait d'aider quelqu'un, il ne pouvait pas y avoir de mal.
Remus prit alors une résolution qu'il espérait ne pas regretter plus tard. Jamais encore, il n'avait été à l'encontre de ses amis. Il les avait toujours suivis fidèlement tout en essayant de les canaliser. Il avait bien compris par les paroles et la manière d'agir de Sirius qu'Harry Potter n'était pas le bienvenu parmi eux.
Mais en voyant ce jeune homme défait devant le lavabo, le cœur de Remus ne put que compatir à l'unisson avec ses instincts.
Lui, le loup-garou, l'enfant solitaire, le rejeté de la société, il savait comment on peut se sentir quand vous n'avez personne autour de vous pour vous soutenir, vous aider à sortir la tête de l'eau.
Alors Remus décida de donner une chance à Harry.
Il aurait pu faire demi-tour, le sorcier ne s'était même pas rendu compte de son arrivée, mais il décida de rester.
Lentement, comme pour apprivoiser un animal blessé, Remus s'approcha d'Harry. Quand il fut assez proche, il posa sa main sur le bras encore tendu au milieu du miroir d'Harry pour qu'il le baisse.
Comme s'il avait été touché par une décharge électrique, Harry se recula d'un bond et sortit sa baguette avec sa main gauche.
La prise n'était pas sûre et le mouvement brusque avait dû tirer sur les plaies, car le jeune homme grimaça, mais la baguette était tout de même dirigée vers Remus, attendant son prochain mouvement.
« Tu es blessé. Je connais un sort pour stopper l'écoulement du sang en attendant que tu puisses aller voir l'infirmière une fois que nous serons arrivés. Laisse-moi faire. » Dit doucement Remus en sortant sa baguette, gardant un œil sur Harry pour pouvoir esquiver si jamais le garçon lui lançait un sort.
Harry semblait étudier Remus, puis finalement, il baissa sa baguette.
« Pourquoi ? » Dit-il simplement tandis qu'il rangeait sa baguette.
« Pourquoi quoi ? » Demanda Remus ne comprenant pas la question.
« Pourquoi voudrais-tu m'aider alors que tes amis me détestent ? » Compléta Harry.
« Mes amis ne te détestent pas. » Lui répondit Remus en faisant signe à Harry de s'asseoir sur sa malle.
Harry se dirigea vers l'endroit proposé, toujours soupçonneux. Il haussa un sourcil à la déclaration de Remus, et le jeune loup ne put s'empêcher de remarquer la ressemblance flagrante entre James et Harry dans ce geste. Il soupira intérieurement, espérant que le plus jeune Potter serait un peu moins têtu que son homonyme.
« Bon, je te l'accorde, James n'est pas ravi de ta présence. Mais ils s'habitueront. Et puis j'ai le droit d'agir comme bon me semble. » Dit-il en sortant un mouchoir propre de sa poche et en se dirigeant vers le lavabo.
Harry trouvait cette conversation intéressante. D'après ce que son Remus lui avait dit, il n'agissait pratiquement jamais contre James et les autres. Il n'aurait jamais aidé une personne déclarée ennemi, alors pourquoi Remus était-il encore présent dans cette pièce ?
« Tu n'as pas peur que tes amis t'en veuillent si jamais ils apprennent que tu m'as aidé ? » Demanda Harry, voulant creuser un peu plus les motivations de Remus.
Le sorcier grimaça. Harry avait frappé juste là où il fallait. Remus revient près d'Harry après avoir mouillé le mouchoir et il commença à ôter le premier morceau de verre du la main d'Harry.
« Je ... » Remus ne savait pas quoi répondre, en réalité, il n'y avait pas pensé réellement. Et si jamais James et les autres lui en voulaient ?
« Tu agis en bon Gryffondor et tu viens à ma rescousse sans penser aux conséquences n'est-ce pas ? Aider les autres sans imaginer ce qui se passera si jamais quelque chose tourne mal. »
Le ton d'Harry devenait de plus en plus sévère au fur et à mesure qu'il parlait. Harry ne parlait plus réellement au jeune Remus. Non, il réprimandait son Remus. Celui qui avait sacrifié sa vie dans une bataille qui n'aurait pas dû avoir lieu si Harry n'avait pas été aussi égoïste et s'il s'était rendu tout de suite. Il en voulait à Remus d'avoir fait de Teddy un orphelin, comme lui.
Remus quant-à lui ne comprenait pas l'attitude d'Harry. Il était perdu et ne savait pas comment réagir. Il décida de simplement répondre à la question.
« Je ne pense pas que soigner un élève blessé puisse avoir de graves conséquences. « Dit-il en nettoyant la plaie suivante.
« Et pour être honnête, je m'en serais voulu si je n'avais rien fait. »
Combien de fois Remus n'avait-il pas pris sur lui lors des blagues de ses amis et s'en était voulu après ? Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, il avait décidé de passer à l'acte et d'agir différemment ? Il ne pouvait pas le dire de manière certaine, mais cet Harry, ce sorcier, il l'intriguait. Il sentait que le jeune homme était sans doute beaucoup plus que le frère caché de James. Il avait envie de le connaitre, constata-t-il.
« Et puis, j'ai envie de connaitre le frère de James. » Ajouta Remus plus légèrement.
« Le bâtard d'Harold Potter, tu veux dire » répliqua sèchement Harry, n'ayant pas envie de devenir une bête de foire comme à son époque.
« Non, lui, il ne m'intéresse pas. En réalité, le frère de James non plus ne m'intéresse pas. Mais j'aimerais beaucoup faire la connaissance d'Harry Potter. » Lui dit Remus en lançant le sort qui refermerait la dernière coupure.
Harry sentit son cœur s'alléger à la phrase de Remus. Remus avait envie de faire sa connaissance à lui ? La connaissance d'Harry Potter et non pas de l'un de ses nombreux surnoms ? C'était plus qu'il ne pouvait l'espérer et toute sa tristesse se trouva un peu atténuée grâce à cela. Harry sourit à Remus.
Remus lui rendit son sourire et lui tendit la main.
« Enchanté, je suis Remus Lupin, 7e année Gryffondor. » Lui dit-il.
« Enchanté, Remus Lupin, je suis Harry Potter, 7e année Gryffondor. » Répondit Harry.
« Tu as déjà été réparti ? » Lui demanda Remus, étonné.
« Oui, j'ai passé la dernière semaine au château, le professeur Dumbledore a préféré me répartir en privé pour éviter d'éveiller plus de curiosité. » expliqua Harry guettant la réaction de Remus à cette annonce.
« Et bien Harry, nous nous reverrons dans notre dortoir alors. À bientôt » répondit Remus en partant laissant Harry à son observation.
Lorsqu'il eut fermé la porte, Remus relâcha le souffle qu'il avait retenu depuis l'annonce d'Harry.
Ils allaient partager un même dortoir ? James, Sirius, Peter Remus et Harry. Remus n'osait même pas imaginer la tête que feraient James et Sirius à cette annonce. Fini les escapades nocturnes discrètes.
Et soudain, toute la complexité de la situation se fit dans l'esprit de Remus.
Comment allait-il bien pouvoir cacher à sa condition au nouveau venu.
Remus soupira en reprenant sa route vers la réunion des préfets.
Par Merlin pensa-t-il. Cette année s'annonce mouvementée.
Note d'auteur.
*Concernant les préfets, et préfets en chef, je me réfère aux informations fournies par les livres et par l'encyclopédie HP. Je sais qu'il existe un débat quant à savoir combien de temps on restait préfet, qui devenait préfet en chef etc., mais j'ai choisis de faire de Remus et James un préfet et un préfet en chef car je ne pouvais pas Dumbledore rétrogradé Remus. De plus, si on se réfère à l'anglais, la fonction n'est pas la même, puisque le Préfet en chef est plutôt une sorte de représentant des élèves, une personne ressources, tandis que le préfet gère plutôt l'aspect disciplinaire.
