Note:
Bonjour à tous. Tout d'abord je voudrais vous dire que vous êtes géniaux. J'ai atteint 47 review et cela me touche. Encore une fois je m'excuse pour les longs moments entre les mises à jour mais la vie est ainsi faite que les imprévus vous empêchent de vous consacrer à vos passions.
J'espère que vous profiterez bien de ce chapitre et qu'il vous plaira.
Divers
Je vous rappelle que je ne possède pas les droits sur Harry Potter qui appartient à JK Rowling. Cette histoire mettra en scène un couple homosexuel masculin, si vous n'aimez pas, passer donc votre chemin où lisez jusqu'à l'avertissement au choix. Je vous souhaite à tous une bonne lecture.
Attention il s'agit d'une version sans béta. Il reste certainement des fautes d'orthographe, grammaire et ou conjugaison. Je m'en excuse d'avance.
Dans les chapitres précédents :
2/Harry se réveille donc dans la forêt interdite en 1977. Il est soigné par Pomfresh et raconte son histoire à Dumbledore, mais il oblige le directeur à faire un serment inviolable. Contre la promesse d'Harry ne délibérément blesser aucun élève de l'école pendant deux ans, Harry obtient de Dumbledore le secret total sur son identité et son histoire. Néanmoins Harry ne parle pas des reliques de la mort à Dumbledore.
3/Harry fait la connaissance d'Harold Potter le lendemain. Avec l'aide d'Albus, ils mettent en place la nouvelle identité d'Harry. Il sera désormais Harry Jenny Potter, fils bâtard d'Harold Potter et d'une moldue. Harry et Harold se rendent ensuite sur le chemin de Traverse où Harry obtient une nouvelle baguette de chêne blanc et ventricule de dragon. Harold annonce après à Harry que Adélaïde, sa femme, veut le rencontrer.
4/ Les maraudeurs et Harry se rencontrent dans le train. Harry s'enfuit et James explique la situation à Peter et Remus, Sirius ayant passé l'été chez les Potter. Harry se remémore la rencontre avec Adélaïde et James, qui ne s'est pas bien passée du tout. Remus retrouve Harry, la main en sang, devant le miroir des toilettes et l'aide à se soigner. Tous les élèves arrivent à Poudlard.
Sad
I'm so sad, sad
Man, it's been a long night
Just sitting here, trying not to look back
Still looking at the road we never drove on
And wondering if the one I chose was the right one
Maroon 5
« ...bienvenue pour cette nouvelle année scolaire... Interdite pour une raison...unis...bon appétit... »
Harry sortit soudainement de ses sombres pensées quand un brouhaha intense se fit entendre dans la grande salle du château de Poudlard. Le professeur Dumbledore semblait avoir fini son discours de rentrée et tous les élèves attaquaient désormais avec envie les mets délicieux qui se trouvaient sur les quatre tables de la grande salle. Assis à la table des rouge et or, Harry posa quelque aliments sur son assiette pour faire bonne figure, sans vraiment prêter attention à ce qu'il prenait puis autorisa son esprit à repartir à l'aventure.
Depuis qu'il avait passé les grandes portes de cette salle, il n'avait qu'une seule envie, et elle n'était pas très Gryffondor : fuir. Ce n'était certes pas dans ses habitudes, mais se trouver ici, entourer de rire et de personnes joyeuses, dans cette salle qui était, pour lui, remplie de cadavre un peu plus d'une semaine avant était un peu trop pour le jeune sorcier.
On parle souvent de mal du pays, de décalage culturel, lorsqu'on effectue un voyage lointain, c'était exactement ce qui arrivait à Harry. Comment ses gens pouvaient-ils être si heureux et insouciants, alors que dans quelque année la plupart auront au mieux perdu un membre de leur famille, au pire seront mort eux-mêmes ?
Harry autorisa son regard qui n'était plus encombrer de lunette, à errer dans la grande salle. Les premières années avaient tous été réparties et chaque table avait été gonflée par la présence d'une demi-dizaine d'enfants, mais aucune tête rousse ne venait encombrer les bancs de la table des Gryffondors, tout comme aucun sorcier aux cheveux blond platine n'était présent à la table des Serpentards, et il y avait encore mois de jolie sorcière rêveuse chez les Serdaigle.
Pourquoi Harry avait-il pensé à Malfoy maintenant ? Sans doute parce que celui-ci était indissociable de son époque. Après tout, si Malfoy n'avait pas été un petit con arrogant peut-être qu'Harry aurait fini à Serpentard. Cela aurait-il changé les choses ? Certainement. En mieux ? Harry en doutait fortement.
Harry était heureux que Dumbledore ne lui ait pas fait prendre le risque d'une répartition. Jamais il n'aurait pu affronter une année scolaire complète dans l'antre des Serpentards. Harry frissonnait rien qu'à l'idée de devoir partager un dortoir avec Rogue, Rosier ou autre. Une petite voix mesquine se fit entendre dans sa tête, lui rappelant que sa présence dans le dortoir des septièmes années de Gryffondor n'allait sans doute pas être des plus faciles non plus.
Ces réflexions obligèrent les yeux d'Harry à se poser sur le groupe de quatre personnes qui se trouvait un peu plus loin.
Remus Lupin était calmement assis, dos au Serpentards, rassurant un élève de première année qui pleurait. Pourquoi le garçon pleurait, Harry n'aurait su le dire, mais le sourire doux et franc du plus âgé sembla faire son ouvrage, et bien vite le petit sorcier rejoignit ses nouveaux camarades de classe, le visage plus détendu. Harry était surpris par l'apparence de Remus. Il n'avait jamais imaginé que son ancien professeur puisse avoir l'air si jeune et détendu.
À la droite de Remus se trouvait Sirius Black. Un sourire bien différent s'accrochait aux lèvres du sorcier. Il discutait avec son voisin de droit, un jeune sorcier qui devait être en deuxième ou troisième année selon les estimations d'Harry. Tous deux semblaient avoir une conversation de la plus haute importance, un air conspirateur sur le visage. Harry vit Sirius passé quelque chose dans la main du plus jeune. Celui-ci hocha la tête en guise de remerciement et se tourna vers ses amis. Ce Sirius était vraiment un bel homme. Les cheveux coupés courts, savamment coiffé, les yeux pétillants et un air malicieux accroché à son visage d'aristocrate. Azkaban avait fait de vrais ravages sur lui.
En face de Remus se trouvait James Potter. Les cheveux en bataille, les yeux entourés de lunette d'acier, il était réellement le portrait craché d'Harry, sauf les yeux. Il semblait songeur. Son regard était plongé dans son assiette où trois haricots se partageaient la place avec une malheureusement pomme de terre. Clairement, le jeune Potter n'avait pas d'appétit et s'évertuait à réduire en petit morceau le contenu de son assiette. Est-il préoccupé par l'arrivée de son « frère » ? Par Lily ? Par autre chose ? Harry n'aurait pas pu le dire.
Alors que son regard se dirigeait vers le dernier membre du quatuor, de sombres pensées faisant leur chemin en sachant qui il allait regarder, Harry fut brusquement sortit de ses pensées
« Elles ont dû être vraiment méchantes, non ? » Demanda soudain une voix provenant de la gauche d'Harry. Le sorcier se tourna vers la provenance du bruit, un regard clairement interrogateur sur le visage.
« Quoi ? » Demanda-t-il.
« On ne doit pas quoi, on dit s'il vous plait ma mère m'a toujours dit. Et je te demandais ce qu'elles avaient fait pour mériter un tel traitement ? » Répondit une sorcière d'environs 17 ans, aux cheveux blonds et aux yeux noisette.
Harry émit un espèce de son ressemblant à un quoi étouffé. Il n'observait pas des filles, pourquoi cette question alors ?
« Pff, je vois monsieur est un terre-à-terre. Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de plaisanterie, mais cela en était une. Faudra d'ailleurs que tu te mets vite à jour si tu comptes rester en vie chez les Gryffondor. Avec le groupe d'énergumènes de septième année auquel on a droit, les blagues sont aussi répandue que les grippes sorcière dans nos rangs. Enfin bref, tout cela pour dire, pourquoi massacres-tu avec tant d'application ces pauvres pommes de terre, qui soit dit en passant son délicieuses ? »
Harry regarda son interlocutrice les yeux écarquillés. Sérieusement, on pouvait parler aussi longtemps sans reprendre son souffle ? Et c'était quoi cet air supérieur ? Il avait l'impression de parler avec Malfoy. Sauf que Malfoy n'aurait pas parlé de blague, il ne lui aurait pas non plus demandé pourquoi il massacrait ses pommes de terre, non çà se serait Hermione qui l'aurait fait. Harry se perdit à nouveau dans les méandres de sa mélancolie et ne répondit pas à la jeune sorcière.
« Ooookk. Je vois. Dumbledore a décidé de faire preuve de charité cette année et il a décidé d'intégrer un élève muet, c'est ça ? C'est génial en fait. Tu parles comment avec les autres ? Tu utilises un sort ? Le langage des signes. Tu sais mes parents sont des sangs purs mais ils vivent dans le monde moldu et ils m'ont expliqué comme les muets communiquaient entre eux. C'est ça alors, j'ai bien deviné ? Réponds-moi ! Ah non, tu ne peux pas, hoches la tête alors. »
Harry était totalement perdu. D'où par Merlin sortait cette fille ? Il ouvrit la bouche pour lui répondre, la referma, la rouvrit, mais ne savait toujours pas quoi dire.
« Oh, ça veut dire quoi ça ? C'est bonjour en langue des signes ? Super. Au fait comment tu t'appelles ? Tu peux me l'écrire si tu veux.» Demanda-t-elle en penchant la tête sur le côté et en sortant une plume et un parchemin sur la table.
Harry secoua la tête et un sourire se fit sur son visage. Il aimait bien cette fille. Elle lui rappelait un peu Luna, sans les animaux imaginaires. Harry décida de saisir l'occasion de se faire accepter par les élèves de cette époque.
« Non, en réalité je ne suis pas sourd ni muet mais épaté par ta capacité oratoire. Je pense que le débit doit être d'au moins 500 mots à la minute non ? » Lui dit-il finalement un sourire légèrement moqueur aux lèvres.
Il espérait que son approche était la bonne. Il n'était pas Harry Potter, le sauveur ici, il était Harry tout court. Et Dumbledore lui avait dit de profiter de son année. Alors au diable les tracas, sa pseudo famille, ses obligations. Il venait de rencontrer une jeune sorcière très amusante, qui pour la première fois de sa vie ne lui posait pas des questions idiotes concernant son enfance, ses parents ou autre et qui ne fixait pas sa cicatrice comme la huitième merveille du monde.
Harry se rendait compte que pour la première fois de sa vie, il allait pouvoir réellement faire la connaissance de quelqu'un et cela le ravissait autant que ça l'effrayait.
Ce fut au tour de la jeune sorcière d'imiter le poisson hors de l'eau, ne sachant pas quoi dire. Un rire s'éleva de la table. Le garçon en face de la jeune fille, un très beau sorcier aux cheveux noirs et aux yeux vert bleu, s'était mis à rire face au spectacle offert par les deux personnes face à lui.
« Hé, Apolline, tu devrais te regarder. On dirait que c'est toi la muette maintenant. Ne fais pas attention au grand discours d'Apo, elle parle beaucoup mais elle n'est pas méchante. Elle a juste une imagination débordante. Au fait, je me présente, Dimitri Rindone, 5e année et la jeune sorcière qui semble avoir perdu sa langue est … AIE»
Dimitri fut coupé dans son élan par un coup dans le tibia provenant de la charmante demoiselle face à lui. Apolline, sourit à Dimitri, ayant visiblement reprit ses esprits et se tourna vers Harry.
« Ce que Dimitri voulait dire c'est que la sublime créature qui est à côté de toi, c'est-à-dire moi bien entendu, s'appelle Apolline Fawley, 7e année. » lui dit-elle en lui tendant la main.
Harry lui prit la main puis décidant de se divertir et de se lâcher un peu et suivant son instinct, déposa un baiser dessus.
« Madame, je suis charmé par votre éloquence. Parlez-vous toujours de vous à la troisième personne où est-ce juste réservé au bas peuple ? » Demanda-t-il le regard brillant de plaisir.
Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas amusé de cette façon, qu'il n'avait pas pu être aussi spontané. Cela faisait un bien fou. Désormais ce fut deux rires qui se firent entendre.
« Oh oh Apolline, tu viens de trouver quelqu'un à ta taille ma chère. Alan Struman, 5e année. Enchanté. » Dit le nouveau venu en tendant à son tour une main qu'Harry serra.
« Hé, regardez, le gang n'aime pas que d'autre qu'eux se fassent remarquer en riant on dirait. » dit Dimitri en dirigeant son regard vers les maraudeurs qui regardaient tous dans la direction d'Harry désormais. Le regard de James était noir.
« Je ne sais pas si on te l'a déjà dit, mais tu ressembles beaucoup à James Potter. Et à propos quel est ton nom ? » Demanda Alan en jetant des regards peu discret en direction des septième années.
« Hum, je vais te répondre dans le désordre ce sera plus logique. » répondit Harry avant de prendre une grande inspiration espérant que son nom ne mettrait pas fin à l'ambiance légère de la table.
« Je m'appelle Potter, Harry Potter, et oui on m'a déjà dit que je ressemblais à James. » dit-il en guettant les réactions.
Un nouvel éclat de rire se fit entendre de la part d'Alan.
« Tu te prends pour James Bond. Mon nom est Bond, James Bond. » Ria celui-ci en se leva et en joignant ses deux mains, les index vers l'avant mimant un revolver.
« Waouh, je ne savais pas que les Potter avaient un deuxième fils. » répondit Dimitri.
« Je ne suis pas le fils d'Adélaïde Potter. » expliqua Harry, voulant mettre les choses aux clairs dès le début.
« Oh, ça va faire du grabuge dans les rangs des sang-pur cette histoire. » déclara Apolline.
« Cela te pose un problème ? » demanda Harry, beaucoup plus sèchement.
« Hé, monte pas sur tes grands hippogriffes. C'était un simple constat. » Répondit Apolline en levant les mains en signe de réédition.
« Ça c'est un scoop n'empêche. Le fils caché d'Harold Potter rejoint les rangs des Gryffondors. Je suis certain que je pourrais sortir un super article à ce sujet. Tu m'offres l'exclusivité Harry ? » Demanda Alan
Dimitri frappa Alan à l'arrière de sa tête en signe de désapprobation tandis qu'Harry avait fait une grimace involontaire à l'évocation de la presse.
« Fais pas attention à Alan, Harry. Depuis que ses parents lui ont payé ce stage de journalisme en 3e année, monsieur pense qu'il va devenir le plus grand reporter de tous les temps. »
« Hé, je suis un grand reporter. Regard le scoop qui vient de se présenter à moi Dimitri. Je suis certain qu'avec un article sur Harry, je pourrais battre Rita au prochain concours de jeune talent. »
Harry tenta de repousser l'idée que Rita était présente à cette époque le plus loin possible dans sa tête. Il avait eu assez d'article sur lui pour le reste de sa vie, merci bien. Mais contrairement à ce qu'il avait imaginé, il ne se fâcha pas à cette idée. Était-ce l'ambiance de cette époque, beaucoup plus sereine ? Où le calme et l'innocence dégagé par les trois amis ? Quoi que ce soit, Harry se sentait léger pour la première fois depuis bien longtemps, et il n'avait nullement envie de gâcher ce moment en se fâchant à l'idée d'un article.
« Je pense que je vais passer l'idée de l'article si cela te dérange pas. » répondit donc diplomatiquement Harry.
« Et un prix de journalisme en moins, et un. » rigola Dimitri.
« Dis-moi Harry, comment se fait-il qu'on ait jamais entendu parler de toi avant ? Pourquoi n'étais-tu pas à Poudlard ? » Demanda Apolline qui avait envie d'en savoir plus sur le sorcier.
« J'ai vécu à l'étranger jusqu'à cet été, personne ne connaissait mon existence. » Répondit évasivement Harry.
« Oh. Et comment tu en es venu à débarqué en Angleterre. Tu es arrivé un jour devant la maison des Potter et tu as dit : Je suis ton fils Harold ? » Demanda à nouveau Apolline.
« Hé ça ferait une super réplique de film ça. » déclara Alan songeur.
« Vous êtes désespérant. » commenta simplement Dimitri posant sa main sur son front de manière théâtrale.
Avant que les trois sorciers puissent commenter plus amplement la vie d'Harry, le professeur Dumbledore se leva et invita chacun à rejoindre son dortoir. Harry baissa alors les yeux sur son assiette et constat qu'en effet, le festin était fini.
Les entrailles d'Harry se serrèrent d'un coup. Rejoindre son dortoir, celui des septièmes années, avec les maraudeurs. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait envie de faire. D'un seul coup toute la légèreté de l'instant fut envolée et Harry avait de nouveau l'impression qu'un poids était posé sur ses épaules.
Les trois sorciers se levèrent tandis qu'Harry était resté assis, comme pour retarder l'inévitable.
« A propos Harry tu nous as pas dit en quelle année tu étais. » interrogea Dimitri.
« En septième année. » répondit Harry d'une voix blanche qui laissait transparaitre son angoisse.
« Ah, et tu es blanc comme un linge parce que … » demanda Apolline qui avait attrapé le bras d'Harry pour l'obliger à se lever.
« Parce que mes compagnons de dortoir ne sont pas mes plus grands fans. » expliqua Harry tandis que le quatuor se dirigeait vers la tour des Gryffondor.
« Ah ça, James ne doit pas apprécier d'avoir un double qui se balade. Il n'aime pas partager la vedette. » Dit Alan.
« On peut comprendre aussi. Ne te vexe pas Harry, mais l'apparition d'un fils hors mariage n'est sans doute pas la chose la plus facile à gérer. Surtout quand tu as été enfant unique toute ta vie. » Dit Dimitri.
« En tout cas, à ta place, je mettrais des sorts de protection autour de mon lit. On ne sait jamais avec eux, tu pourrais te retrouver avec des cheveux roses au réveil. Et ce n'est pas le pire qui pourrait arriver. » Dit sombrement Alan.
Harry se tourna vers le jeune sorcier étonné. Il avait toujours imaginé que son père et ses amis avaient été les vedettes des Gryffondors. Voyant qu'Alan n'allait pas développer le sujet, il se tourna en quête de réponses vers Dimitri et Apolline.
Apolline avait perdu son air rêveur à la Luna, et portait désormais une expression plus sévère sur le visage. Elle regarda Alan qui approuva d'un hochement de tête, comme pour lui donner l'autorisation de parler.
« Ne te méprends pas Harry, si une guerre devait se déclarer ouvertement entre toi et ton frère, tous les Gryffondors soutiendraient James sans aucune hésitation. Mais ils ont parfois dépassé les bornes dans leurs plaisanteries. Quelque unes ont été franchement méchantes. Et Alan a fait les frais d'une plaisanterie de mauvais gout. » Expliqua-t-elle.
« Mais ne t'en fais pas. Ils ont été punis. Un mois de retenue. » Dit Alan, retrouvant son air enjoué.
« Sans oublier la baffe mémorable que James a reçu de Lily Evans. » ajouta Dimitri avec un regard entendu en direction d'Alan.
« Oh, ma Lily. » soupira-t-il.
Harry sentit un poids s'ajouter dans son estomac. Il n'avait pas vu sa mère ce soir, volontairement il avait évité de chercher après elle. Il avait à la fois hâte et peur de la voir. Les quatre sorciers firent leur chemin jusqu'à la tour des Gryffondors et arrivèrent finalement devant le portrait de la Grosse Dame.
« Le mot de passe. » dit-elle d'une voix mielleuse.
Harry se rendit compte qu'il ne connaissait pas le mot de passe.
« Patientia sit virtus » dit Apolline.
« C'est correct. Passez une bonne soirée jeune gens. »
Arrivée dans la salle commune, les trois sorciers quittèrent Harry, chacun se faisant appelé par ses condisciples. Les retrouvailles étaient plus bruyantes que celle qui avait eu lieu dans la grande salle. Les étudiants riaient, parlaient forts se racontaient leur vacances certain avaient même sortie des Bierrabeurre.
Harry se sentit retombé dans la mélancolie quand son regard se posa sur Peter Pettigrew. Un sentiment de rage et d'impuissance envahit Harry. Il posa sans même s'en rendre compte sa main sur la baguette. Il aurait été si simple de le tuer là, maintenant. Ses parents, non James et Lily, pourraient peut-être survire. Peut-être, c'était le mot important de la phrase. Et puis il avait promis à Dumbledore. Soupirant, il s'obligea à se calmer, tenta de contrôler sa rage et ôta sa main de sa baguette.
Retournant à ses pensées il observa tour à tour le canapé où Hermione avait l'habitude de s'installer pour lire un livre, le coin près de la fenêtre où ils avaient installés une petite table où Ron enchainait les parties d'échecs gagnantes. Et puis le tapis rouge sur lequel Ginny s'asseyait le soir en riant avec ses amies. Harry sentit les larmes lui piquer à nouveau les yeux. Il s'en gifla mentalement. Il devait absolument arrêter de penser au passé, ou au futur dans ce cas, mais rien y fit et son cœur était toujours aussi lourd.
Il voulait juste trouver son lit et s'endormir pour oublier tout ce qui se trouvait autour de lui.
Voyant qu'Harry semblait perdu dans la foule, Apolline s'approcha de lui.
« Troisième escalier à droite, deuxième étage. » lui chuchota-t-elle discrètement dans l'oreille.
Harry la remercia d'un sourire crispé.
Le destin ne voulait-il pas être encore plus cruel ? C'était SON dortoir. Celui qu'il partageait avec Neville, Dean Seamus et Ron depuis leur première année.
D'un pas lourd, Harry se dirigea dans la direction indiquée. Lorsqu'il passa devant la porte du dortoir du premier étage, son cœur se serra un fois de plus. C'était là, dans cet endroit que Fred et George avaient inventé beaucoup de leur gadget. L'un était mort et l'autre défiguré, et aucun des deux n'étaient assez grands pour arpenter les couloirs de Poudlard. Harry se promit de faire en sorte de changer leur destin à eux aussi.
Il continua son chemin et poussa avec appréhension la porte puis poussa un ouf de soulagement quand il remarqua que les maraudeurs n'étaient pas présents. La pause fut cependant de courte durée puisque déjà leurs voix se faisaient entendre dans les escaliers.
Sirius et Peter avaient décidé de trainer dans les couloirs en attendant que James et Remus aient fini leur devoir de Préfet et Préfet en chef. Les deux amis avaient parlé de tout et de rien, Peter évitant soigneusement le sujet famille sachant que Sirius avait encore du mal à accepter l'attitude de ses parents vis-à-vis de lui.
Dès que leur devoirs furent remplis, Remus et James rejoignirent Peter et Sirius devant la tapisserie de la Grosse Dame.
« Je disais justement à James que vous aviez été très calme ce soir au festin. » dit Remus à Sirius, un sourire taquin aux lèvres.
« Que veux-tu mon cher Lunard, nous devons bien tous grandir un jour » répondit l'interpelé.
« Oh attention Sirius si tu continues comme ça, tu vas finir par parler comme Evans. » déclara à son tour Peter.
« Alors je vais continuer sur cette voie, ainsi mon petit Jamichou n'aura pas le cœur brisé par madame crinière de feu. Tu veux que je remplace Lily Belle dans ton cœur mon amour. » Dit Sirius en s'approchant de manière aguichante de James.
« Et dire qu'il parlait de grandir il y a deux secondes. » murmura Remus à Peter qui hocha la tête en approuvant.
Le James en question ne répondit pas à la blague de son ami. Il était plongé encore toujours dans ses pensées. Une main sur son épaule le ramena à la réalité.
« James, est-ce que ça va ? » demanda un Sirius soudain beaucoup plus sérieux.
« Oui Sirius, c'est juste, je me demandais dans quelle année, enfin je veux dire dans quel dortoir, il … enfin si il allait être avec nous. » tenta d'expliquer James.
« Qu'il ? Outch» demanda bêtement Peter, récoltant une claque à l'arrière de sa tête de la part de Remus qui se demandait s'il devait ou nous prévenir ses amis concernant leur nouveau compagnon de dortoir.
Tandis que les maraudeurs faisaient route vers leur dortoir, la réponse à la question trouva seule sa réponse puisqu'une silhouette familière se tenait devant la porte du dortoir, semblant hésiter à entrer ou non.
Un grognement se fit entendre de la part de James et de Sirius.
« Evidement. De toutes les années, de toutes les maisons, il a fallu que cet envahisseur tombe dans MON dortoir, dans Mon année, dans MA maison. » Dit James avant de passer brusquement devant Harry, le bousculant au passage. Harry étant tout de même bien plus frêle que James se retrouva au sol.
« JAMES » cria Remus, choqué par le comportement de son ami.
Il pouvait comprendre que James n'accepte pas Harry, mais de là à le bousculer de cette manière, cela choquait Remus. James ne se retourna même pas et fut suivit quelque instant plus tard par Sirius et Peter qui passèrent devant Harry, Peter esquivant tout de même un timide sourire, tandis que Sirius ignora royalement Harry.
« Magnifique, il manquait plus que cela.. » grommela Harry en se relevant.
« Ne t'inquiète pas, ils changeront de comportement. » lui dit doucement Remus en lui passant sa baguette qui était tombée.
« Merci. » lui dit Harry sans oser le regarder dans les yeux et ils firent tous deux leur entrée dans le dortoir.
Le lieu était exactement comme dans les souvenirs d'Harry. Cinq lits, les couleurs rouges et or. Harry nota que James occupait le lit de Dean, Sirius celui de Neville, Remus celui d'Harry, Peter celui de Seamus, et Harry allait occuper le lit qui avait été celui de Ron dans son temps. Son cœur se serra pour la centième fois en cette journée et cette fois il sentit qu'il ne pourrait pas retenir ses larmes.
Harry décida qu'il en avait assez. Laissant ses affaires tomber au sol devant ses pieds, il fit demi-tour et s'enfuit du dortoir en courant.
Dans le dortoir, les quatre sorciers avaient regardé étonné le boulet de canon traverser la chambre et partir sans même fermer la porte.
« Et bien dites donc, il est rapide. » commenta Peter.
« Pourquoi il est partit comme ça ? Pas que je me plaigne.» demanda Sirius.
« Tu te le demande ? » répliqua sèchement Remus.
« Oh ça va Remus, je ne vois pas pourquoi on devrait faire copain copain avec lui. » répondit Sirius piqué au vif par le ton que Remus avait utilisé.
« Il ne s'agit pas d'être copain-copain. » rétorqua Remus. « Il s'agit de se comporter civilement avec un être humain. Il n'est pas responsable de sa situation. » Ajouta Remus qui ne savait pas réellement pourquoi il prenait la défense du nouveau frère de James, mais son instinct lui dictait que c'était la bonne chose à faire.
« J'en ai rien à faire qu'il soit responsable ou pas, Remus. Son existence même me dérange. » Répondit James, sa voix claire et fière.
« Donc tu estimes que même s'il n'est en rien responsable de la situation, même s'il n'a pas choisi ses parents ou ce qui lui est arrivé, il est tout de même une personne indésirable à cause de sa naissance ? » demanda Remus d'un ton de plus en plus sombre.
Peter, qui était loin d'être aussi idiot que certain le pensait, comprit bien vite où Remus voulait en venir, et même s'il avait toujours eu au fond de lui un peu peur de Remus, il ne voulait pas que leur amitié se brise. Aussi tenta-t-il de s'interposer.
« Remus, James ne veut pas… » Mais il fut coupé dans sa réponse par un sort de silence lancé par Remus.
« Sois poli Peter et laisse donc James répondre. » dit Remus sourdement.
Sirius aussi avait bien remarqué ce que Remus tentait de leur faire voir, et il aurait aimé en avertir James, l'empêcher de répondre quelque chose de regrettable à cette question, mais James était tellement troublé et plongé dans ses pensées qu'il répondait instinctivement, aussi ne réalisa-t-il pas tout de suite l'impact des mots qui sortirent de sa bouche.
« Bien entendu ! Je me fiche que rien ne soit de sa faute, il n'aurait jamais dû exister, je ne suis pas un puriste sang-pur, mais avoir un bâtard dans la famille c'est déshonorant et je ne comprends pas que mon père ai accepté d'afficher son existence en publique. Il aurait dû rester cacher dans son trou ou l'envoyer loin. Il n'a rien à faire à Poudlard ! » Dit James avant que ses yeux ne s'agrandissent sous le choc lorsqu'il entendit la porte du dortoir claquée violement sous l'impulsion donnée par Remus.
« Je ne voulais pas parler pour lui. » dit James d'une toute petite voix, n'arrivant pas à croire ce qu'il avait dit en présence de Remus.
« On le sait bien James, t'inquiète pas. Et Remus a juste besoin de temps pour se calmer et puis il reviendra et il comprendra que tu ne parlais pas de lui. » Répondit Sirius, s'installant à moitié couché sur son lit.
« Eh bien, ce début d'année est vraiment mouvementé. J'espère que cela va se calmer un peu. » Déclara Peter.
Les trois amis hochèrent la tête.
Alors qu'avez-vous pensez de ce chapitre ?
J'ai un coup de cœur pour Apolline, ce ne sera pas un personnage principal de la fiction, mais je pensais la faire apparaitre en récurent (un peu comme Dean et Seamus), j'espère que vous l'aimez bien.
Qu'avez-vous pensez du passage dans le dortoir ? J'ai eu beaucoup de mal à le rédiger car à la basse, Remus devait s'allier à Harry et dire à ses amis qu'il savait ce que c'était que d'être rejeter par sa famille, puis Pottermore à modifier la donne, donc j'ai vraiment sécher sur les 2 dernières pages.
Le chapitre suivant est déjà bien avancé et ne devrait pas trainer autant que celui-ci. J'espère.
En attendant je vous souhaite un joyeux Halloween mes petits sorciers et sorcières.
