Et voila la suite . J'espere que cela va vous plaire toujours autant .
Pour les reviews anonymes, s'il vous plait, mettez votre adresse mail pour que je vous réponde, c'est vexant de ne pas vous remercier.

Chapitre 1, fin

Ce fut ainsi que c'écoulèrent une matinée, Harry restant avec son camarade de Gryffondor, l'aidant en DCFM, bien que cela soit peu utile, vu l'année passé dans l'AD… Que des anciens souvenirs, tous a effacer, a regarder de loin, recommencer de nouvelles amitiés.

Chapitre Deux : Le camp de la Liberté

Recommencer sur de nouvelle base, tel avait été la décision d'Harry.

Que les Gryffondors suivent obstinément Dumbeldore, lui ne le ferait plus. Non ! Sa décision était prise, il ne se battrait pas pour les idées de Dumbeldore, même si certaines étaient respectables et lui plaisaient.

S'allier a Voldemort ? Même pas en rêve ! Il était l'assassin de ses parents, celui qui avait essayé de le tuer cinq fois, et qui jusqu'à maintenant n'avait jamais réussi. Soit Voldemort était un piètre assassin, soit il avait une chance inhumaine… Deuxième solution, même si cette même chance ne s'appliquait pas a ceux qu'il avait toujours aimé, et qui l'avait laissé. Sirius était mort, tout au moins l'avait-il cru, l'année précédente. Comment avait-il pu survivre, ou même revenir, alors que tout le monde l'avait considéré comme mort ? Même le fan hystérique aux bonbons l'avait cru.

Sortant une plume et un parchemin, le jeune adolescent profita de l'heure du repas pour répondre au courrier du matin, envoyé par son cher parrain.

« Patmol ! Tu es a nouveau ici. Je suis ravi, c'est la meilleure nouvelle que je pouvais avoir, surtout ces temps-ci. Mais comment ça se fait ? Tu avais pourtant traversé le voile !

Lunard est en sécurité ? Tant mieux ! Je n'ai pas envie qu'il lui arrive quoique ce soit.

Les deux autres que je fréquentaient m'ont laissé tomber… Cela ferait bien rire le monde que leur Survivant soit seul… J'espère seulement que tout marchera quand même… »

Le jeune homme qu'était Harry, s'arrêta, mordillant le bout de sa plume. Oui, il espérait y arriver, mais il craignait tant ce dernier combat… Même si Remus et Sirius l'aidait, il ne voulait pas risquer leurs vies. Mais seul, jamais il n'abattrait Voldemort et ses Mangemorts. Non… Mais sacrifier les siens, était-ce la meilleure idée… Il ne compterait pas sur l'aide de l'Ordre. S'il restait fidèle a Dumbeldore, alors ils ne méritaient pas qu'Harry les aide. Vouloir la mort des Loups-Garous. Et Rémus aussi ? Jamais il n'aiderait des idiots doublés d'une andouille !

« Harry ! »

Le jeune homme qui mordillait sa plume et rêvassait releva le regard, voyant Neville s'approcher de lui. Il esquissa un faible sourire a ce Gryffondor. Il était bien l'un des rares a ne pas avoir retourner sa chemise quand d'autres l'avaient trahi.

« Je… Pourrais te parler ? » demanda d'une voix timide le jeune Longbottom.

« Bien sur, viens »

« Hum… Voilà… J'ai vu qu'Hermione, Ron et toi, vous vous étiez disputés. C'est a cause de ce qu'a dit le directeur ? Quoique c'est stupide comme raison… Ils aiment bien le professeur Lupin, eux aussi. »

Harry ne répondit pas immédiatement. Neville ne pensait pas qu'ils puissent trahir aussi facilement. Il avait bien tord…

« En fait, c'est pour ça qu'on s'est disputés… Visiblement, le professeur Lupin ne les préoccupe pas plus que cela. » relevant son regard vers le jeune adolescent qui aurait pu être la victime favorite de Voldemort a sa place. Le jeune homme l'ignorait totalement, jamais Harry ne lui en avait parlé. « Que ferrais-tu, si ceux qui sont sensés t'aider te trahissent, et que le seul autre camp existant, serait celui de ton pire ennemi ? »

Neville le regarda. S'il se trouvait a sa place ? Sans alliés, et avec des ennemis… Se battre ! Comme l'avait toujours fait le Harry Potter qu'il connaissait. Combattre contre Voldemort en première année, trouver et sauver Ginny de la chambres des Secrets en seconde année, echapper a son parrain assassin en troisième année, survivre a Voldemort en quatrième année, combattre contre lui et ses mangemorts en cinquième année.

« Me battre ! Harry ! Tu t'es toujours battu contre Tu-sais-qui, ce n'est pas maintenant que tu vas abandonner ? Il a tué tes parents et a rendus fous les miens ! Si tu fais rien, alors a quoi aura servi l'AD l'année dernière ? On n'a pas appris pour rien ! »

Le timide Neville avait laissé place au courageux Gryffondor inconscient, mais qui au moins, le soutenait pour le moment.

« Tu as raison… Mais il n'y a pas de on cette fois-ci, Neville… »

« Ca, c'est ce que tu crois. Saches que moi, même si cela déplait a d'autres, je t'aiderais. Grand-mère serait d'accord avec mon choix. »

Décidément, il était bien loin, le jeune garçon réservé des années précédentes. Neville avait mûri pendant les vacances, et Harry n'allait pas ce plaindre. Regardant L'autre Gryffondor, il lui lança une question :

« Tournerais-tu le dos a Dumbeldore ? »

Neville le regarda. Il envisageait donc de faire bande a part ?

« Qui d'autres nous aiderait ? » fut l'unique réponse de Neville, qui fit étrangement sourire Harry.

« Ca, on verra en temps et en heure, mais je pense que deux autres se joindraient a nous. »

La sonnerie retentit, interrompant les deux jeune hommes dans leur conversation. Se regardant, il partirent en courant vers les serres, où il avait cours de botanique, et ce, dès qu'Harry eut pu prendre ses affaires dans ses bras. Ce furent deux jeunes essoufflés qui arrivèrent pile poil lors de la seconde sonnerie. S'asseyant côte a côte comme pour les autres cours, les deux jeunes hommes écoutèrent Mme Chourave parler sur une plante… Harry avait hâte que le double cours de botanique prennent fin, pour finir sa lettre a Sirius. Il était certain que ce dernier allait se joindre à eux deux. Et Rémus aussi. Mais qu'en serait-il des fameux amis dont ils ne savaient rien ? Celui qui cachait le lycanthrope devait ne pas soutenir l'accro-aux-bonbons.

Les deux heures se finirent, et Harry profita de la pause avec Neville pour aller bavarder dans un coin, tout en finissant sa lettre.

« A ton avis, pourquoi Snape était si bizarre hier ? »

« Aucune envie, et je suis content qu'il n'ait fait aucune remarque… »

Harry se le demandait bien. Ce n'était pas le genre de leur si sadique et adoré professeur de potions que de ne pas vouloir s'en prendre aux Gryffondors. Mais bizarrement, Neville ne semblait absolument pas intéressé par cela. Peut-être était-ce du au fait que Snape jouait le rôle de mauvaise chauve-souris hystérique qui s'abattait sur le dernier Longbottom… et accessoirement sur lui-même. Mais il s'était habitué a ce que cette hystérique le compare a un être mort alors qu'il n'était qu'un tout petit enfant âgé d'une quinzaine de mois. Mais Snape oubliait une différence fondamental : Harry était vivant, James, six pieds sous-terre, et ce depuis des années.

Deux lettres envoyées plus tard -une pour chaque Maraudeur- la fin de la journée arrivait tranquillement, laissant les deux comploteurs tranquilles, pour continuer a parler de leur dernière idée. Assis dans la grande salle, ils profitaient de la fin d'un repas ou peu de monde séjournait encore a leur table, pour bavarder, jusqu'à devoir remonter dans leur salle commune, pour y travailler. Ils devaient finir leur devoir de sortilège à rendre le lendemain matin.

La nuit s'écoula aussi tranquillement que possible, entre les devoirs a finir, les conversations et les heures de sommeil. Totalement excité et surtout impatient d'avoir une réponse des deux Maraudeurs, Harry n'arrivait plus a dormir. Il était cinq heures et demi du matin, et sa nuit était désespérément trop courte. Sentant qu'il ne ferait que de se tourner et retourner, il finit par se lever, s'empara de sa robe de chambre, et descendit dans la salle commune des Gryffondors.

Le jeune homme s'arrêta en cours de route. Il aurait du demander a Sirius s'il avait son miroir a double sens. Le sien était dans sa valise et n'y bougeait plus. Le sortir lui avait toujours donné le cafard, et il n'aimait pas particulièrement se sentir aussi responsable. Il aurait du veiller a reprendre l'occlumencie cette année, mais il n'en avait aucune envie. Snape le tuerait sur place s'il lui demandait, quant à Dumbeldore, plutôt mourir que de se faire aider par lui. Il fallait qu'il compense l'absence de professeur par les livres. Il n'avait pas de choix.

Ayant trouvé ce qu'il verrait, le jeune adolescent se leva et regagna le dortoir, où il prit de quoi se vêtir, et alla se noyer sous la douche à prendre au sens figuré. Après une douche qui acheva de le réveiller, le jeune adolescent récupéra sa cape d'invisibilité, et s'en alla vers la bibliothèque, où il commença a dévorer un livre de DCFM pour la septième année. Il n'avait pas encore fini la sixième, mais cela n'était pas trop grave : il n'avait rien trouvé de très intéressant dans les sorts encore non appris. Il apprenait les informulés en cours, ce qui était des plus utiles, mais plus vite il en maîtriserait d'autre, mieux ce serait.

Quelques heures plus tard, moment ou le petit déjeuner commençait, et où le courrier arrivait, Harry était assis, presque intenable, attendant qu'Hedwige revienne, avec deux réponses. Il avait hâte d'avoir ses deux lettres. Ce fut donc un véritable soulagement qu'eurent les deux Gryffondors, en voyant la chouette blanche rapportée deux lettres. S'emparant de la première, Harry put lire l'écriture de Rémus.

« Mon cher Harry,

En effet, Sirius est bel et bien vivant, et j'en ai été agréablement ravi. Ceux qui nous hébergent sont dignes de confiance, ne t'inquiètes pas pour nous, fait quand même attention a toi. Ainsi donc, tu as perdu tes deux amis –et oui, Sirius m'en a parlé- et tu as des idées toutes très diverses…

Sache que si tu mènes ton projet, je t'aiderais, car ce ne serait que normal. Jamais tes parents n'accepteraient que nous te laissions seul dans cette histoire ! Sache que tu pourras toujours compter sur moi.

Mais n'oublies pas pour autant tes cours. Il ne faut pas que les autres se doutent de cela pour le moment, ça peut-être trop dangereux si Voldemort l'apprend, il pourrait vouloir te déstabiliser davantage en te pensant trop solitaire. Ne fait pas que de te plonger dans les études, trouves-toi des amis dignes de confiance, contrairement aux deux autres. Et qu'ils fassent attention a eux s'ils osent te trahir ! »

Harry esquissa un faible sourire, visiblement, ses deux ex-meilleurs amis avaient intérêt a éviter de croiser Rémus, sous peine d'affronter la colère du doux professeur qu'avait été le lycan. Ce serait bien amusant, mais bon, il appliquerait la longue liste de conseils de Rémus. Veiller a tester ses 'futurs' amis, bien que pour l'instant, la simple compagnie de Neville suffirait. Le jeune Longbottom serait une bien meilleur compagnie que d'autres. S'emparant de la seconde lettre, Harry reconnut l'écriture de son parrain.

« Harry,

Quels jeunes indignes de t'avoir eu comme ami ! Ils sont presque aussi immondes que ce sale rat. Ils ne méritent même pas que tu leur disent bonjours ou le moindre mot. A ce rythme la, le QG va aller voir ailleurs s'il y a de la place.

Ainsi donc, tu veux jouer concurrence, je te soutiens a 100 ! Et Rém' aussi, il avait intérêt ! Es-tu libre à minuit ce soir, je préfèrerais te parler par miroir interposé. Tu as encore le tien ?

Gros bisous,

Sir' »

Sirius ne s'était pas foulé, mais bon, ils pourraient bavarder ensemble. Il ne manquait qu'un lieu pour être tranquille : la salle sur demande serait le lieu idéal pour parler sans être gêner.

Les deux Gryffondors parlèrent pendant le repas, évitant le sujet de leur petit plan en devenir, et pour cause : tous les deux avaient vu les deux curieux installer trop près d'eux : Ron et Hermione surveillaient et écoutaient leur conversation.

« Prêt a affronter la divination ? »

« Oh ! mince ! On commence par ça ? J'avais oublié ! T'as fini ? »

« Oui ! On y va ! »

S'éclipsant rapidement, les deux comploteurs se dirigèrent vers la tour de divination, en surveillant que des curieux ne prennent pas leur suite.

« Alors, t'as trouvé une idée de nom ? »

« J'hésite. A ton avis, qu'est-ce qui représenterait le mieux notre idée ? »

Neville s'arrêta quelques secondes et médita, avant de questionner l'autre Gryffondor.

« Si un Serpentard vient, l'accepterais-tu ? »

« S'il est prêt a nous aider, pourquoi pas ! Après tout, ils ne sont pas tous pro- mangemorts ! Mais je n'imagine pas beaucoup de Serpentards se lier avec des Gryffondors ! »

« Et si on leur tend la main vers la liberté ? »

« On ne perd rien a essayer… Le camp de la liberté ? »

« Le camp de la liberté ! » reprit Neville, avec un faible sourire. Ils avaient leur idée et leur camp, ne manquait plus que les autres qui s'allieraient à eux.

Et voila la fin de ce chapitre, la suite la semaine prochaine . Je sais que ça avance lentement, mais les révélations arrivent à grand pas, comme vous avez pu le comprendre .

Lothy