Titre : Le médecin et L'Asthmatique
Couple : Ca me paraît évident… Couple certes un peu plus concevable mais pas si courant que ça.
Attention c'est plutôt tragique! (Sortez les mouchoir) Par contre je prévient Jialio que la fin est... enocre... particulière. Lol Sinon je remercie encore une fois tobli, Lara Timguogni, licelice et donc Jialio pour leur gentil message! Bisous!
Le médecin regagna son cabinet en se massant le front. Il était las. L'hiver était toujours une période charger pour les docteurs, mais la troisième grippe du mois d'Akito avait eu raison de ses nerfs. Il s'écroula dans son fauteuil de cuir noir et avala deux antidépresseurs. Il aurait besoin de quelqu'un dans sa vie. Quelqu'un qu'il puisse aimer et chérir. Et non soigner et supporter. Encore qu'il n'avait rien contre soigner les gens, il aimait son métier. Non ! Ce qui l'nsuportait c'était les plaintes interrompues et sans rapport avec leurs maux, de ses patients. Surtout les personnes âgées. Mais personne ne pouvait battre le chef de famille sur le terrain des souffrances psychique et des jérémiades pathétiques. A l'ordre du jour : « Yuki ne m'aime plus, je suis très malheureux ! ». Auquel il est bien sur rigoureusement interdit de répondre « Yuki ne vous a jamais aimé et vous trouvez toujours le moyen d'être malheureux ».Yuki… Voilà un patient plus coopératif. Plus docile. Plus fragile. Plus mignon. Plus désirable. Plus… Hatori se frappa le front avec le plat de la main. Pas bon ! Pas bon !
C'était mauvais pour lui de repenser au rat. Chaque fois cela finissait pareil, a savoir un désir trop ardent qui nécessitait une séance de travaux manuels. En plus c'était le petit frère de son meilleur ami ! Sans parler du fait que s'était son cousin de dix ans son cadet. A savoir impossible sauf en rêve… Et même en rêve c'était immoral ! Il secoua la tête vigoureusement. Il fallait se concentrer sur autre chose. Il alluma la télévision :
« Cette culotte guenante vous ferra perdre vos formes disgracieuses sans efforts ! »
CLIC
« Cette voiture à été faites pour vous ! »
CLIC
« Steeve ! Comment as tu put me tromper avec Marissa ma meilleure amie ? »
CLIC
« Ronpschit, Ernest, Tigrette, Topla, Bijou, Amiral et Chapo ! Pischtron, Gristi, Douhami, Joubi, Minapash, Danpa, Hamtaro ! »
CLIC
« Le rat derrière ses airs de rongeurs paisibles, à en réalité une activité sexuelle extrêmement intense. Les petits étant souvent dévorés par les prédateurs, il faut maintenir la population d'une colonie par une procréation ardue… »
Il éteignit la télé aussitôt, les mains déjà moites. « C'est un appel au vice ce documentaire ! » Songea-t-il encore un peu affolé. Comment ne pas pensé à l'adorable rat quand on lui en mettait sous le nez ? Il se mit à triturer sa cravate. Depuis Kana il n'avait plus vraiment eu de sentiments… Mais Yuki avait fait renaître une flamme sous les cendres. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Il l'ignorait mais ce désir, cet espoir le torturait. Ca cravate toute roulée ressemblait à présent à une corde de pendu.
Le téléphone sonna, l'interrompant dans ses sombres pensées.
« Allô ? »
« Tori! Comment vas tu ? »
« Shiguré… Qu'est ce que tu veux ? »
« Ne fait pas cette tête d'enterrement voyons ! »
Hatori leva les yeux au ciel puis se regarda dans le miroir accroché au fond de la salle, effectivement il n'avait pas l'air très gai.
« Tori ? »
« Hum. »
« Il y a chez moi un malade ! Sur le point de mourir peut être et toi tout ce que tu trouve à dire c'est « hum » ? »
« Désolé. »
« Ah ! On te changera pas, hein ? Tu sais de quoi tu à besoin ? »
« Je suppose que je ne vais pas tarder à le savoir… »
« Une souris ! »
« QUOI ? » S'exclama le dragon en rougissant jusqu'au oreilles.
« Bah… Une fille. Une fraîche fleur. Une petite amie en somme. »
« Ah. Enfin, tu n'appelais pas pour ça. Qui est malade ? »
« Yuki. »
« Yuki ? » Hatori voulait masquer son inquiétude par un ton détacher, il n'était pas sur d'avoir réussi.
« Quelle froideur ! » Peut être bien que si en fait.
« Qu'est ce qu'il a ? Une grippe ? »
« Non, non. C'est… bizarre. »
« Dans ta bouche ce mot n'a pas tout à fait le sens conventionnel… »
« Tori je suis sérieux. Yuki est enfermé dans sa chambre depuis deux jours sans manger. Ca fait un petit moment déjà qu'il a une attitude curieuse… Mais je pensai que ca passerait. Enfin, Torhu est très inquiète. »
« Tu es sur que ce n'est pas d'un psychologue dont il à besoin ? »
« Tori, tu me vois le collé chez un psy pour qu'il lui dise : « Bonjour je suis maudit par l'esprit du rat, aucune fille ne peut m'enlacer sans que je me transforme en boule de poil, mon chef de famille est sadique et trop possessif vis à vis de moi, ma mère me déteste et je suis condamné à vivre caché ! A part ça je suis normal docteur ? » »
« … »
« Tu vois ! Et puis c'est vraiment sa santé qui m'inquiète. Il ne mange plus, je crois qu'il ne dort plus, non plus. Il refuse de voir qui que se soit, même Torhu. Et puis il fait des trucs étranges. Ont entend des bruits curieux de sa chambre la nuit. »
« Quel genre de bruit ? » Questionna le médecin suspicieux. Il connaissait la tournure d'esprit de son ami.
« Des chocs, des objets qui raclent au sol… »
« Hum… amène-le-moi cet après midi et on verra ça. »
« Heu… C'est à dire qu'il refuse. »
Hatori se gifla mentalement. Bien sur que Yuki refusait de revenir dans la résidence, il avait trop peur de voir Akito.
« Bon, je vais venir alors. »
« Non, non tu ne comprends pas ! Il refuse de te voir. Quand Torhu lui a demandé s'il était malade et s'il avait besoin de toi, il à hurler que si tu m'étais un pied à la maison il se tuerait. Il n'a plus rien dit depuis. »
« Mais pourquoi m'appelle tu alors ? »
« Je… voudrais que tu viennes, mais je voulais aussi que tu sois prévenu de son état d'esprit. »
« J'arrive ! »
« Tout de suite ? »
« Bien sur tout de suite ! C'est grave!» S'énerva Hatori qui avait de plus en plus de mal à contenir ses sentiments.
« Je le préviens ? »
« Il vos mieux qu'il ignore ma venue. A tout de suite ! » Et il raccrocha sans prendre la peine d'écouter la réponse du chien.
Yuki voulait se suicider ? Son beau, son tendre, son délicat Yuki. Non mauvais ! Pas SON Yuki ! Yuki tout cours ! Mais pourquoi ne voulait-il pas le voir ?
Alors qu'il s'engouffrait dans sa voiture la réponse lui vint.
« Il n'a pas oublié… »
Une dizaine de minutes plus tard, il arrivait chez son ami d'enfance.
« Monsieur Hatori ! Dépêcher vous ! Yuki fait encore des bruits inquiétants ! » S'exclama Torhu dés qu'elle l'aperçu. La jeune fille l'entraîna à l'étage devant la porte de la chambre du rat. Shiguré se trouvait déjà là. Il eut un sourire crispé pour son camarade et frappa au montant de la porte.
« Yuki ? Ouhou ! Yuki chéri sort ou Torhu m'épousera ! »
« Ce n'est pas le moment de plaisanter. » Souffla Hatori.
« C'est une blague, voyons Hatori. Torhu ne peut pas m'épouser, elle est déjà fiancée avec Kyo. »
Le médecin écarquilla les yeux. Et se tourna vers la demoiselle qui rougissait. Il comprit tout. Il avait déjà soupçonné Yuki d'être amoureux de la jeune fille mais en avoir la preuve tangible lui brisait le cœur. Peut importe maintenant que Yuki le déteste ou non, qu'il lui pardonne ou non, pour lui cela revenait au même. Il ouvrit la porte et pénétra la chambre baignée dans l'obscurité.
Il comprît aussitôt la provenance des « bruits bizarres ». Au milieu de la pièce trônait une chaise sur laquelle un drap était attaché de manière à se pendre. Manifestement Yuki n'avait pas trouvé le bon endroit ou l'accrocher. Heureusement d'ailleurs. Il distingua dans l'ombre la frêle silhouette du jeune homme secoué de sanglots sur son futon. Son cœur se sera à cette vue. Il fit un pas et cogna quelque chose. Il le ramassa.
« Ce n'est pas avec de l'aspirine que tu arriveras à te suicidé. » Constata-t-il en fixant les cachets étalés par terre.
Yuki se retourna vivement.
« Qu'est ce que tu fais là ? »
« Je fais mon métier. Désolé, je sais que tu ne tenais pas spécialement à me voir. Essaye d'oublier l'homme que tu à en face de toi et de ne voir que ma fonction. » Cela lui déchirait le cœur de parler aussi durement, mais il savait que s'il se laissait aller, il voudrait toucher le jeune homme, l'enlacer, l'embrasser…
« Oublier… » Yuki déglutit.
Hatori savait pourquoi il y avait autant d'amertume dans le ton du rat. Comment oublier l'homme qui malgré nos supplications effaça la mémoire de nos seuls amis ? Comment pardonner ? Il soupira. Et s'agenouilla. Yuki se recroquevilla contre le mur. Prît d'un élan de tendresse incontrôlable, le médecin tandis la main vers le visage de son cousin. Celui-ci la repoussa d'une tape.
« Ne me touche pas ! »
« Je ne vais rien te faire. »
« Yuki… » Dit-il avec amour. « Qui a t-il ? Je sais que c'est difficile pour toi de me pardonner et de me faire confiance, mais essaye au moins… » Il mettait beaucoup d'espoir dans cet entretien.
« Non ! Tu ne peux pas comprendre ! »
« Tu crois cela vraiment ? Yuki j'ai eu ton âge. On est en pleine adolescence, on voudrait des relations plus poussées avec certaines personnes, mais tous contacts nous est interdits. On craint que la vérité ne soit dévoilé… On à honte… Et finalement on se déteste… Ainsi que son entourage… »
L'adolescent fixai l'homme des larmes dans les yeux. Hatori pensa qu'il avait touché juste.
« C'est à cause de Torhu et Kyo, c'est ça ? » Demanda-t-il doucement en tentant une caresse dans les cheveux du jeune homme. Celui-ci ne le repoussa pas mais ouvrit grand les yeux.
« Torhu ? Kyo ? » Il semblait ne pas comprendre.
« Tu l'aimais n'est ce pas ? Tu aime Torhu. » Reprit l'adulte avec un sourire triste.
« Non. Pas Torhu ! » S'exclama le garçon en essuyant ses larmes.
« Quoi… Kyo alors ? » S'étonna le médecin.
« Non ! » Hatori était perdu. La tête lui tournait. Mais qui alors ? Shiguré ? Absurde ! Kagura ? Ridicule ! Arisa ou Saki les amies de Torhu ? Inimaginable ! Aki… NON ! Momiji ? Kisa ? Haru ? Oui peut être Haru… Ayame ? Hein ? Mais ca va pas la tête ! Et pourquoi pas sa mère pendant qu'il y était !
« Mayuko… »
« Quoi ? » Yuki était amoureux de son professeur ? Hatori se dit tristement qu'il aurait du être professeur. Hélas pour les peines de cœur il n'avait pas de remède. Ni pour lui, ni pour son cher Yuki. Il contemplait langoureusement son jeune cousin quand brusquement celui ci se jeta sur lui et l'attrapa par la poitrine.
« Ne le refait plus jamais ! » Cria-t-il en larmes.
« Quoi ? » Demanda l'aîné perdu dans ses sentiments et dans ceux de son interlocuteur.
« Avec le professeur Mayuko… Je vous aie vu vous embrasser l'autre jour ! »
L'esprit du médecin fila à toute allure. Effectivement trois jours plutôt il avait été à la librairie des parents de Mayuko et… Elle l'avait embrassé. Et sur la bouche en plus. Pas de doute la dessus. Il l'avait repoussé gentiment, ses sentiments n'étant pas réciproques. Mais ou pouvait bien être Yuki pour les avoir vu ? Cela importait plus. Hatori comprenait à présent pourquoi Yuki ne voulait pas le voir. Cela n'avait rien a voir avec son enfance, mais c'était dû à la jalousie.
« Yuki… Je suis désolé. Je ne savais pas que tu étais là, ni… que tu l'aimais. Je ne partage pas ses sentiments, je ne suis pas un rival. Mais… peut être est-elle un peu vieille pour toi non ? »
« Je me fiche d'elle ! » Hurla Yuki fou de rage le visage couvert de pleure. « Je ne veux pas que TOI tu l'embrasse ! »
Une ampoule s'alluma brusquement dans la tête du médecin. (Nda : pas trop tôt) Yuki l'aimait ? Yuki l'aimait ! Ce n'était pas un rêve. C'était… Il devait être mort. Le paradis était plus sombre qu'il ne l'aurait pensé, mais les anges étaient plutôt à son goût…
« Hatori ! » L'appel de Yuki le ramena au présent. C'était donc bien réel. Il avança à nouveau sa main vers la joue du jeune homme qui cette fois ne la repoussa pas.
« Imbécile ! Le seul que j'ai envie d'embrasser c'est toi. »
Et il prît le visage de l'enfant dans ses mains afin de s'exécuter. C'était si doux, su chaud, les larmes de Yuki roulaient le long de ses doigts. Il les essuya du pouce. Il accentua le baiser en plongeant sa langue presque dans la gorge du jeune homme. Celui-ci n'eut alors pas la réaction espérée. Au lieu de gémir doucement, il se mit à tousser bruyamment. Hatori se décolla brusquement inquiet. Le jeune homme sifflait à présent, en ce tenant la poitrine. L'évidence frappa de plein fouet Hatori, le second amour de sa vie faisait une crise d'asthme. Après des années c'était le jour de leur union qu'il choisissait de manquer de souffle. Le médecin retourna sa sacoche et en extirpa un inhalateur. Hors de question que Yuki meurt, maintenant qu'il connaissait ses sentiments. Il mit le tube dans la bouche diaphane et appuya un grand coup. Quelques secondes. Le souffle reprit. Le rythme se ralentit. Et la crise passa.
« Plutôt musclé comme premier rendez-vous. » Plaisanta doucement Yuki.
« Idiot ! » Répliqua l'autre encore inquiet en le serrant contre son cœur. « Je t'aime… » Et il se pencha pour l'embrasser avec délicatesse. Soudainement un flash illumina la pièce.
« Qu'ils sont mignons ! Voilà une magnifique photo souvenir de votre mise en couple ! Alors contents ? On dit merci qui ? Merci Tonton Guré ! »
FIN
Pendant que j'écrivais ce chapitre je ne mâchais pas moins de 14 chewm-gum. A la cerise si vous voulez tout savoir ! aaaah ! La cerise et Tatoo' une passion destructrice :
Le chocolat : NooOOOOoooNNNnn ! Tatoo' ! Ne m'abandonne pas !
TatooLight : Désolé mais tu as tendance à devenir un peu trop coulant c'est temps si !
Donc voilà ! Vous pouvez laisser une review pour l'histoire, ou pour l'exploit buccal, ou par compassion pour le chocolat !
