Titre : A trois heures du matin

Couple : Rin/ Saki : Deux chevelures noires, deux regards stoïque… Hum… Jolie couple non ? (Un brin narcissique peut être…)

Blabla : Amis d'la poésie bonsoir. Le One-shot que vous allez lire aujourd'hui est la description d'un coup de foudre ou d'un coup du destin, comme vous préférez.. Je remercie gunblader121qui a eu la bonté de me reviewé et en plus de me complimenter. (Merciiii! Merci! Merci! Merci!)

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Saki planta un dernier bâton d'encens dans le sol et contempla le cercle ainsi tracé. La nuit était opaque et l'orage tonnait au loin. Des flashs bleutés illuminait le ciel par intermittence. Les gouttes de pluie n'atteignaient pas les mèches des brins odorants. La jeune fille serra les pans de sa cape sur son corps et eu un sourire. Torhu n'aurait rien à craindre des esprits cette nuit. La maison de Shiguré était protéger par une barrière de porte-bonheur disposé selon la forme d'un pentacle par les soins de la brune. Saki n'aimait pas cet endroit. Reculé de tout. Savoir son amie, seule dans une maison entourée de trois hommes ne lui plaisait guère. Il pourrait arriver n'importe quoi…

De l'autre côté de la propriété une autre jeune fille aux cheveux d'encre avançait furtivement. Elle finirait par le faire parler. Ce maudit chien cracherai le morceau. Avec habileté elle évitait les pierres et les ornières. Elle avait marché pendant plusieurs heures avant d'arriver là. Sa crinière ruisselait d'eau glacée. Elle secoua la tête. Ses longues mèches folles virevoltèrent autour d'elle, projetant une nuée de goutte. Elle s'essuya le visage d'un revers de bras et poursuivit sa course discrète. Elle arriva derrière la maison du chien. D'un geste leste, elle monta sur la terrasse. Ses yeux habitués à l'obscurité cherchèrent la porte. Rin émit un sifflement de protestation. Bien sur ! Avec un tel orage ils avaient protégé les murs avec des panneaux de bois. Impossible d'entrer par-là. Elle longea le mur, fit un bond et se hissa sur le toit à la force de ses poignets. Doucement, prudemment elle l'explora. Il s'agissait de ne pas alerter toute la maisonnée. Seul Shiguré l'intéressait, les deux autres ne savaient rien sur la malédiction et Torhu lui importait peu. Elle savait qu'il y avait un velux quelque part. Elle l'avait vu la dernière fois. Mais ou?

Soudain Saki aperçu une forme indistincte sur le toit. Un ennemi avait-il réussi à franchir ses protections ? Etait-il déjà dans le périmètre lors de la sécurisation? L'ombre rampait le long des tuiles. Saki eut un frisson. Chose rare. Elle fit quelques pas en avant et plissa les yeux, tentant de distingué plus nettement la chose. Mais celle-ci semblait ne plus bouger.

Rin s'immobilisa. Elle avait senti une présence. Un regard sur elle. Quelqu'un l'observait. Elle scruta la forêt alentour. Oui ! Là bas un tissu bougeait. Une cape balayer par les vents. Elle se redressa brusquement. Debout, raide, elle défiait son adversaire.

Saki eut un sursaut lorsque la forme jaillit du toit. C'était une jeune fille. Sa silhouette se découpait sur la lune pleine, ses cheveux fouettaient l'air sous la pluie battante. La spirite écarquilla les yeux. Se fut une réminiscence.

Saki se revit enfant, s'asseyant face à une vieille diseuse de bonne aventure sous une tente de fête foraine. La femme avait un air un peu fou sous ses châles et ses colliers de perles, mais ses paroles s'était inscrit à jamais dans l'esprit de Saki.

«A trois heures du matin, sa forme élancé se détachera sur la lueur de la lune. La pluie trempera ses cheveux de cheval fou. C'est la personne pour qui tu donneras ta vie. »

La jeune fille cligna des yeux et revint à l'actualité de sa vie. Sans s'en rendre compte elle avait marché jusqu'au pas de la porte. La créature sur le toit la fixait froidement. Saki pouvait à présent distinguer ses yeux sombres.

Rin dévisageait la jeune fille. Maintenant qu'elle était plus proche, elle pouvait observer son visage, ses longs cheveux noirs et ondulés. Qui était-ce? Elle se laissa glisser du toit.

Saki suivit le gracieux mouvement des yeux. La créature atterrit face à elle campé sur ses deux pieds.

Elles se fixèrent muettement. Puis brusquement la plus jeune des deux tomba à genou dans la boue.

« Je t'aime ! »

« Quoi ? » S'exclama le cheval sans plus se soucier de la discrétion.

« Tu m'étais destiné, la voyante l'avait prédit. »

« Mais je ne sais même pas qui vous êtes ! »

« Je m'appelle Saki Hanajima. Je suis une amie de Torhu Honda qui habite ici. Et toi ? »

« Je… Suis Rin. »

Saki eut un sourire énigmatique. « C'est joli. »

« Peut importe ! J'ai des choses à faire ! Ficher le camp! »

« Non. »

« Quoi ? »

« Je te suivrai jusqu'au bous du monde. Je tuerai pour toi. Je mourrais pour toi ! »

« Mais… pourquoi ? »

« Parce que je t'aime. »

« Pourquoi ? »

« Parce que c'est comme ça. »

« On se connaît même pas. Vous êtes folle ! »

« Tutoie-moi ! »

« Si je vous dis « tu » vous me ficherez la paix ? »

Saki eut un sourire enfantin.

« Va t-en ! »

La jeune fille ne bougea pas.

« Je t'ai tutoyé. Alors laisse-moi ! »

« Je n'ai plus de raison de le faire puisque tu me tutoie. »

Rin s'en serrait arracher les cheveux. Elle ne comprenait rien au délire mystique de cette uluberlu et s'en fichait royalement. Elle voulait voir son cousin avant le matin et filer.

« Je peux t'aider. » Fit Saki interrompant le flux de pensé du cheval.

« A quoi ? »

« A trouver la clef à ton problème. »

« Je n'ai aucun problème ! »

« Tu es venu trouver des réponses ici. Je peux t'aider… »

La spirite poussa un panneau de bois et pénétra la maison. Rin l'observa faire, stupéfaite. Elle ma suivit dans le couloir jusqu'à la chambre de Shiguré. Saki se pencha sur le chien et apposa son index entre ses deux yeux. « Libère-nous la clef ! »

Rin s'approcha et vit les yeux de son cousin s'ouvrirent mais restèrent vides. Elle jeta un coup d'œil à sa compagne qui l'incita d'un hochement de tête.

« Comment levé la malédiction ? »

« Elle se lèvera d'elle-même. Elle s'estompe de plus en plus et bientôt elle disparaîtra. Nous serons tous libre. Comme Kuréno. » Les yeux se clorent. Rin resta interdite. Kuréno ? Le coq ? Libre ? Elle ne comprenait rien. Elle s'élança au dehors.

Saki la poursuivit.

« Attend ! »

« Quoi ? » S'énerva la plus grande.

« Je voudrais que tu exhausse mon vœu en échange. »

Rin soupira, mais comme elle n'était pas chienne :

« Bon, qu'est ce que tu veux ? »

« Un baiser. » Le souffle de l'aîné se bloqua dans sa gorge. Mais sa vis à vis avait l'air sérieuse. Elle prît donc sur elle, se pencha et posa légèrement ses lèvres sur la bouche rose de Saki. Ce fut un effleurement léger, tel un pétale de fleur. Elle se redressa. Ca n'avait pas été désagréable.

« Voilà. Je peux partir ? »

« Oui. »

Elle se retourna et s'engouffra dans la forêt. Mais, elle s'aperçut que l'autre fille la suivait.

« Mais… »

« J'ai juré de te suivre ou que tu aille. »

Rin leva les yeux au ciel, désespéré. Manifestement cette Saki avait bien l'intention de tenir paroles. Mut par la pitié, l'émotion ou peut être un sentiment plus diffus et encore inavoué, elle attrapa la jeune fille par la main et dit :

« Vient, on va attraper la mort ! »

Et elle coururent s'abriter.

FIN

Ouh que c'est niais comme fin. Bah ca change de la fin burlesque. J'aime cette idée de couple. (Bien que je ne sois pas particulièrement fan de Rin. D'ailleurs elle est mieux les cheveux court… Pourquoi je lui aie fait les cheveux longs moi ?)