Titre : 04/05/06
Couple : Haru X Akito
Me voilà de retour de vacances ! Mais je ne vous aie pas oublié ! J'avais avec moi mon petit carnet à idées et pour me faire pardonner de cette longue semaine d'absence voilà le one-shot le plus long de cette série ! Celui qui dit que le titre est à chier peut sortir ! Grrr ! J'ai mit plus de deux heures à l'écrire et j'ai réveillé ma crampe à l'épaule alors si ca vous plaît pas… Je boude ! Nan honnêtement je suis très très très contente de ce chapitre. J'espère que vous allez l'aimer !
Sinon je remercie les personnes suivantes de m'avoir laisser un commentaire pendant mon absence :
gunblader121 : Une suite au chapitre « Trop de mousse »… ? Dure ! Bon je vais y réfléchir !
Mariannedu30 : Na bah heureuse que le chapitre 4 t'ai plus ! Moi aussi je l'aime beaucoup ! et puis aussi le Chapitre 6 ! Lol Heu… Et puis Le chapitre 8 aussi ! (la fille qui relit c'est review et qui s'aperçoit qu'en fait ca vient d'une seule et même personne.) Oui…. --' Et pour le chapitre 9….. (c'est quel couple déjà le neuf ?)
££££
« Depuis la nuit des temps, chaque chef de la famille Sôma doit tenir un journal ou il consigne ses faits et gestes. Ce qu'il fait, comment il le fait et pourquoi il le fait. A la mort du Dieu son journal est lut et la majeure partie de ses actions sont recopiées dans le grand livre de la malédiction. Le journal est ensuite mis sous celé avec les autres, afin que les pensées intimes des Dieux, leurs motivations et leurs sentiments restent secrets… »
Haru se gratta la tête, fixa son paquet, puis le pavillon. Puis le paquet et à nouveau le pavillon. Cela faisait bien dix minutes qu'il restait planté comme un piquet a attendre que des ailes de courages lui poussent. Pas de chance il était une vache et pas un ange. Il pourrait attendre longtemps… Il fut un tour sur lui-même, tapant un peu des pieds par dépit ou par rage. Pourquoi avait-il fallut qu'il soit sur la route d'Hatori au moment ou celui-ci cherchait un volontaire pour apporter ses médicaments à Akito. Il avait à peine eut le temps de dire « Bonjour Hatori ! » Qu'il s'était retrouvé volontaire désigné ! Et donc, il fixait en cet instant la porte de la demeure de son chef de famille, sans oser la franchir, avec une forte envie de fuir. Mais les paroles du médecin tournoyait encore dans son crâne. « Hastuharu Sôma, si tu n'apporte pas ses pilules à Akito en temps voulu, tu pourrais être responsable de sa mort ! » Haru en aurait pleuré. Il ne souhaitait la mort de personne, sauf peut être de Kyo qui n'était pas gentil avec Yuki, mais certainement pas celle du Dieu des Sôma. Il avait beau savoir que la date de mort de ce dernier était déjà programmée et que son intervention ou non-intervention n'y changerais rien il ne pouvait s'empêcher de se dire « Et si jamais… »
Et il inspira un grand coup, puis expira en trépignant. Il prît son courage à deux mains et se jeta à l'eau. Advienne que pourra ! Plus tôt il se lancerait, plus tôt il en sortirait.
« Pourvu qu'Akito soit de bon poil… » Songea le bœuf en entrant.
« Jeune homme ? » Il tourna flegmatiquement la tête vers une vieille domestique en kimono vert qui le fixait sévèrement. Ce genre de personne lui tapait sur les nerfs.
« Puis-je faire quelque chose pour vous ? »
« Ouais ! Me lâcher les Basques ! »
La femme s'outra face à black Haru. Elle allait répliquer, mais il la coupa :
« J'amène la survit du patron !» Expliqua-t-il en désignant son précieux fardeau.
« Akito-san est absent pour le moment ! »
« Passez-moi vos discours ! J'entre, je dépose ça et je sors. Point barre ! » Il s'engouffra dans le corridor.
« Vous ne pouvez pas entrer sans l'accord d'Akito-san ! » S'exclama-t-elle en le poursuivant.
« Ce qu'il ne sait pas, ne le dérangera pas ! » Fit-il à l'intention de la femme avec un sourire narquois, tout en lui fermant la porte au nez.
Il se retourna vers l'intérieur de la chambre et frissonna. L'ambiance était sinistre et froide. La pièce lugubre était presque vide à l'exception d'une table recouverte d'un kotatsu et d'un futon déplié. Redevenu tranquille il s'approcha d'un pas craintif de la table. Posé là, les médicaments seraient en évidence. Et bien qu'il ait reçu l'ordre d'Hatori de les remettre en main propre il ne faisait nul doute que le chef de famille les trouverait. Oui, mais s'aurait-il comment les prendre ? Hatori avait dit qu'en principes il savait. Mais il avait jugé bon de préciser les dosages au bœuf, au cas ou. Haru prit un stylo plume qui traînait là et chercha de quoi écrire. Il y avait sur la table un cahier à la couverture fatigué. Il arracha une page et griffonna : « Zovirax : 1 le matin et chaques fois que nécessaire. Bactrime Forte : 1 le soir. Lexomil : 1 matin, 1 midi et 1 le soir » (1)
Il reposa le stylo et jeta un coup d'œil au carnet. Sur la page de garde s'étala une belle ancre noire. L'écriture austère mais élégante décrivait les mots « Akito. 24/12/1985 à 04/05/2006 »
Hastuharu blanchit. En tournant les pages suivantes il eut la confirmation de ce qu'il présentait. Il venait d'arracher une page du journal intime de son chef. Il passa au vert. La coupure n'était même pas propre, c'était manifeste qu'une page manquait. Elle avait beau être vierge, cette audace serait sévèrement punit. La panique le gagnait de plus en plus. Quel idiot ! Il aurait du vérifier de quoi il s'agissait avant de se servir comme ça ! C'était tout lui. Ne jamais réfléchir et toujours regretter !
Il y eut un craquement de l'autre côté du panneau. C'était probablement Akito qui revenait. Haru vit toute sa vie défilée devant ses yeux. Complètement perdu dans sa peur il décida de risquer-le tout pour le tout. Il attrapa le carnet. Et fila par la fenêtre, comme un voleur.
La porte coulissa et la domestique jeta un œil prudent à l'intérieur.
« Mais… Ou est-il passé ? … Quel voyou ! J'espère au moins qu'il n'a rien dérangé ! »
Et elle retourna à ses activités (à savoir laver les innombrables kimonos et yukatas d'Akito) d'un petit pas sautillant sur ses zoris (2)
Haru regagna en courant sa maison. Il ferma la porte et mis une commode devant en regrettant que les baraques nipponnes n'ait pas de serrure et s'écroula par terre, essoufflé. Accroupit par terre il sortit l'objet incriminé de sous sa veste. Merde ! Akito aurait put avoir un journal en meilleur état ! S'il avait une des pages blanches et une couverture neuve, au lieu de ces feuillets jaunâtre et racornit relié par une vieille reluire en cuire marron… Haru se serait sûrement plus méfié.
« Quand Akito découvrira que son carnet à disparu, je peux être assuré qu'il remuera ciel et terre ! Et avec la vieille bique pour complice, il n'aura vraiment aucun mal à me retrouver et alors… Je crois que je ferais bien d'aller dire mes adieux à Yuki ! »
Il allait vraiment le faire quand il se fit la remarque que, quitte à mourir, autant avoir une bonne raison ! Il rouvrit le carnet et commença à le lire avec la peur au ventre. Cela commençait dés les trois ans de leur chef de famille.
« Ca sait écrire un gosse à trois ans ? » S'interrogea-t-il tout haut.
L'enfance d'un dieu… Ca n'avait rien de réjouissant. Les gens qui lui obéissaient au doigt et à l'œil tout en lui interdisant de sortir. Les maudits qui pleurait en le voyant. Sa mère qui semblait être une folle tordue. Seul son père était dépeint comme un être relativement normal. Haru découvrit des choses à faire froid dans le dos. Des choses qu'Akito avait fait en douce, derrière le dos de tout le monde. Des choses parfois si horrible…. Il n'arrivait pas à lire la page entière. Et il n'était arrivé qu'au moment de ses dix ans… Il y avait de quoi craindre le pire pour la suite ! Et en effet… Haru pouvait craindre. Car bientôt, il découvrirai, qu'il était la cause de tout les maux du rat.
«30 Mars 1995.
J'avais interdit qu'on les laisse se rencontré. Je savais bien qu'il n'en résulterait que de mauvaises choses pour moi. Mais aujourd'hui c'est arrivé. Ces domestiques sont des incapables ! Ne même pas pouvoir empêcher deux enfants de sept et six ans de se voir ! Il mérite une brimade ! Mais peut importe. Maintenant c'est trop tard… Yuki et Haru se sont rencontré et par-là même se sont fait un allié dans la solitude. C'est inadmissible ! L'un comme l'autre sont à moi ! A moi ! Comment leur faire comprendre ? Quand cela s'imprimera-t-il dans leur petite tête ? Ils m'appartiennent ! Mais… Yuki… je ne te pardonnerai pas. Non. Jamais… Ca n'aurait jamais du se passer ainsi. Donc maintenant le rat… le noir et la souffrance seront tes lots. »
Haru était blême. Etait-ce possible que se soit vraiment sa faute ? Bien sur ! C'était écrit noir sur blanc ! S'il n'avait pas échappé à sa gardienne et qu'il n'avait pas choisit de hurler sur son cousin. Yuki n'en serait probablement pas là où il en était aujourd'hui. Il sauta de nombreuses pages. Il arriva à peu près à l'époque des quinze ans d'Akito. Ce qui lui en faisait onze.
« 15 Juin 2000
En plus de cette chaleur étouffante il faut que je supporte la libération de Yuki. Shiguré a vraiment sut manœuvrer habilement pour me convaincre. Je ne me suis rendu compte de rien. Je me suis laissé posséder ! Et maintenant… Maintenant ils vont avoir la possibilité de se voir tous les jours ! Je ne peux pas l'accepter ! Je ne puis supporter qu'il soit aussi proche ! Pourquoi ? Hastuharu pourquoi ? »
Haru remarqua une tache d'encre comme si le stylo avait dérapé, coupé dans un fort élan et juste à côté un rond. Un petit rond plus sombre que le papier. Le bœuf passa son doigt sur le contour et le recula brusquement en réalisant qu'il s'agissait d'une larme. Jamais, au grand jamais il n'avait vu leur Dieu pleurer. Surtout à cause de lui !
« Oh bigre ! » Hastuharu n'était certes pas très vif d'esprit mais il commençait quand même à se douter de quelque chose. Il devait en avoir la confirmation. Il continua à feuilleté nerveusement le journal en priant pour ne pas la trouver. Hélas…
« 01 Mai 2006
Je détestais Yuki… je déteste Momiji aussi. Il est tout le temps collé à Hastuharu. Quand il rentre du lycée côte à cote, j'ai envie d'étriper le premier et d'embrasser le deuxième. Je sais que ca m'est impossible. De toute façon, il me déteste… Ils me détestent tous ! Comme je l'avais prévu ! C'est parfais, ils n'auront pas trop de peine. Peu être les aînés un peu plus… Eux ils savent… Ils savent que j'étais différent avant. Ayame, il faudra que je lui dise un jour que je déteste son thé… Hatori… Lui il faudra que je pense à lui dire merci de sa patience. Pourquoi les malades doivent-ils toujours s'opposer à leur médecin ? Hum et Shiguré…. Qu'est ce que je devrais lui dire ? D'arrêter de courir les lycéennes sinon il finira par être coffré pour perversion. Oui ! Voilà un bon conseil ! Ensuite, Ritsu. Lui ne se souvient plus comment j'étais. Voyons, quel est la dernière chose que je voudrais lui dire ? Que ses kimonos le rendent très mignon ! Hum… je deviens mièvre. Ce n'est pas digne d'un Dieu des Sôma. Bof qu'importe si aujourd'hui mon masque s'effrite. Bientôt je n'en aurais plus besoin. Kuréno, lui je n'ai rien à lui dire, ca fait longtemps qu'il est libre et qu'il se moque de ma parole. Rin… Qu'elle arrête de faire la tête ou elle ne trouvera jamais de petit copain ! Hiro et Kisa ? Je pense que je devrais leur écrire des excuses et… Une bénédiction. Je me demande s'ils vont croire que c'est moi qui aurais rédigé tout ça ? Bon ensuite Momiji… Celui là a l'air heureux quoi qu'il arrive ! Sauf bien sur quand il s'agit de sa mère et de sa petite sœur. C'est peut être à son père que je devrais écrire ? Bah j'y réfléchirais demain. J'ai mal à la tête. Kagura ? Le mal de crâne s'intensifie ! Kyo… lui je devrais l'enfermer. Mais est ce que j'en aie vraiment envi ?. Au fond je m'en contrefiche ! Autant qu'il reste libre avec sa poupée humaine. Mais eux il est hors de question que je les bénisse ! Et Yuki… J'ai intérêt à lui faire une dissertation d'excuses en alexandrins à rîmes embrassées. Et Haru… Juste deux mots. Ca suffira. Juste « je t'aime ». Il ne comprendra pas mais qu'importe. A-t-on besoin de se faire comprendre quand on est plus de se monde ? »
Haru réalisa brusquement. Les dates sur la page de garde représentaient le jour de naissance d'Akito et… son jour de mort.
« Mais… Le quatre mai 2006… C'est demain ! »
Akito devait mourir demain. A quelle heure ? Comment ? Ou ? Sans réfléchir, il prit sa veste le journal et il s'enfuit chez Shiguré.
Lorsqu'il arriva, il fut heureux de constater que le médecin était bien là.
« Hatori ! J'ai fait une grosse bêtise ! Ce matin quand tu m'as dit d'apporter les médicaments… j'ai emporté quelque chose aussi. » Il tendit le journal. A voir la taille qu'atteignirent les yeux du dragon. Il savait parfaitement de quoi il s'agissait.
« Tu es cinglé ou quoi ? »
« Je savais pas ! J'ai arraché une page par accident ! Il fallait pas qu'il voie ça ! »
« Ne me dit pas que tu l'as lu ! »
« Heu… Si. » Admit-il en rougissant.
« Haru la lecture du journal d'un Dieu avant sa mort est punit.… D'une manière que je n'ose même pas te raconter. »
« Je m'en doute mais… »
« Si tu ne l'avais pas lu seulement… Tu viens de signer la vente de ton âme au diable. ! » Se mit à hurler le médecin en secouant son cadet par les épaules.
« Ce journal est le bien le plus précieux d'Akito. C'est toute sa vie que tu tiens entre tes mains. Depuis des siècles et des siècles les dieux Sôma sont tenus de tenir ces journaux. La première chose qu'on leur apprend est lire et la seconde écrire. On ne peut lire leurs écrits qu'après leur décès, afin de faire avancer l'histoire de la malédiction ! »
« Je suis désolé. » Se lamenta le bœuf.
« Allons, du calme. » Fit Shiguré qui observait la scène d'un air beaucoup plus tranquille qu'à son habitude.
Le dragon et le bœuf s'assirent.
« Haru tu à la chance de pouvoir savoir ce que traficote notre cher dieu ! Alors ? »
« Heu… »
« Shiguré tais-toi ! Et toi Haru tu n'as pas intérêt à révéler ce que tu as appris ! »
« Non bien sur… »
« J'imagine bien que ca ne doit pas être jolie, jolie ce qu'il y a écrit la dedans. Je connais Akito ! »
« En effet… »
« Mais crois moi c'est loin d'être le pire ! »
« C'est exact ! » Intervint le chien.
Le jeune homme dévisagea ses aînés.
« Tu sais Haru le journal que tu tiens entre tes mains, servira lui aussi après la mort d'Akito à écrire notre histoire. L'histoire des dieux et de leurs maudits. Tout est consigné dans un très vieux livres… »
« Il y a eux des dieux bien plus tyranniques ! L'un d'entre eux à tué tout les maudits pensant ainsi annulé la part de la malédiction qu'il subissait et ainsi survivre. »
« Un autre a emprisonné tous les douze et le chat dans des cages de verres. »
« Comme un zoo ? » S'horrifia le bœuf.
« C'est cela même ! »
« Le pire est encore à venir ! » Renchérit Shiguré. « L'un des dieux est célèbre pour ses dissections… »
« Quoi ? » Fit Haru horrifié.
« Il a torturé tout le maudits dans le but « d'extraire le mal ». »
« Mais c'est… »
« Un autre a ordonné un suicide collectif ! »
« Quelle ho… »
« Mais je crois que l'histoire la plus répugnante que j'ai lut est celle de Masato-san. Ce chef de famille là était persuadé que le diable s'incarnait en la personne du chat. »
« Et… ? »
« Et ? Il l'a découpé en rondelle et l'a mangé afin d'absorber le démon comme il disait ! »
Le jeune garçon poussa un cri d'horreur.
« Tu vois. » Reprit placidement Hatori. « Nous ne sommes vraiment pas les plus à plaindre. Maintenant Haru ramène ce journal et pris pour ton salut. Tu peux plaider coupable, innocent ou la folie comme tu veux mais tu dois le rendre ou sinon… »
« C'est bon ! J'ai compris ! »
Il ne put s'endormir ce soir là. Akito avait été tyrannique certes mais d'après ce qu'il avait put lire, il le déplorait. Et demain il serait mort… Non ! Pas comme ça ! Ca ne se pouvait pas ! N'importe qui a le droit d'être heureux. Il avait de la peine pour son chef de famille, d'autant plus maintenant qu'il savait que ce dernier était amoureux de lui. Il rumina toute la nuit.
Le lendemain fut une journée morne et triste pour tout le monde le ciel était gris et orageux. Mais elle le fut bien plus pour Hastuharu qui ne cessait de se répéter. « C'est peut être maintenant ! C'est peut être maintenant ! » A la sortie des cours Momiji lui sauta dessus.
« Haru ! Ca va pas ? Tu broie du noir depuis ce matin ! »
« Haru-san, vous êtes malade ? » S'inquiéta Torhu. Le bœuf fixa la jeune fille puis le lapin, le chat et enfin le rat. Rat qui avait une expression de peur tétanique sur le visage.
« Mais qu'est ce qu'il fou là ? » S'exclama Kyo.
Haru se retourna vivement. Prêt du portail, sous la pluie et sans parapluie en plus, Akito le fixait froidement.
Ils s'avancèrent prudemment.
Arrivé à son niveau, Akito attrapa le bœuf par le col et lui siffla agressivement :
« Rends- le moi ! »
« Quoi ? » Fit Haru en se disant que c'était le meilleur moyen de souffrir.
« Ne fait pas 'l'innocent ! Je sais que c'est toi qui l'as ! »
'Comment il a fait pour le savoir ?' S'interrogea soudainement le garçon. Il laissa sa tête retomber sur son épaule tandis qu'il réfléchissait. Etant devenu un point mort, Akito ne put le tenir encore très longtemps à bous de bras. Il le lâcha et sortit de sa poche un morceau de papier.
« Tu as laissé ta signature ! Idiot ! »
C'était les dosages médicamenteux.
'Il me parle durement pour quelqu'un qui m'aime.' Ce fit remarquer fort stupidement Haru.
A ce moment Akito éternua. Haru se pencha vers lui soudain inquiet.
« Akito-san qu'est ce qui vous à pris de sortir par ce temps. » Paniqua-t-il. « Vous allez attraper la mort ! » Il mit sa veste sur les épaules de son chef qui eut alors un imperceptible rougissement.
« Je sais. » Souffla le plus vieux.
Haru écarquilla les yeux. Bien sur ! C'était aujourd'hui ! Sans prendre le temps de réfléchir à ce qu'il faisait, il passa un bras sous les jambes d'Akito et l'autre sous ses bras, le souleva et se mit à courir en direction de la résidence Sôma.
Ce ne fut que dans la chambre du dieu que Haru le posa par terre.
« Merde ! Qu'est ce qu'il faut faire ! Appelez Hatori ! » S'énerva le jeune homme en voyant son jeune chef s'écrouler à terre en toussa.
« Il n'y a rien à faire. » Réussit à articuler Akito. « Tu le sais. Je le sais. Ils le savent. Ca devait finir comme ça. »
« Non ! Pas comme ça ! Pourquoi vous avez fait ça ? Pourquoi vous ne m'avez rien dit ? Et puis… C'est pas à cause de tout le mal que vous nous avez fait qu'on ne pleurera pas ! »
Akito le dévisagea tranquillement. Sa mort imminente ne semblait pas le préoccuper. Et pour la première fois de sa vie Haru vit Akito sourire. Un vrai sourire franc et chaleureux.
« Tu es vraiment quelqu'un d'exceptionnel Haru. Gentil. Toujours a te soucié des autres. Toujours un peu en marge mais au fond tellement concerné. C'est pour ça que je t'aime. »
Haru le prît dans ses bras.
« Je ne veux pas que tu meurs ! Pas maintenant ! »
« Je serais mort maintenant de toute façon. »
« Tu ne devrais pas du mourir comme tu va le faire! »
« Et je n'aurai pas du vivre comme je l'ai fait ! Il faut bien mourir un jour, je suis heureux que se soit dans tes bras. »
Il leva fébrilement la main vers le visage d'Hatsuharu mais ne put aller au bous de son geste. Son bras retomba mollement sur le sol, sa tête roula sur le côté. Les yeux clos. Haru fixa le corps de son chef. Un cadavre. Il se pencha sur le visage d'Akito et lui donna un premier et dernier baiser. Froid. C'est toujours froid la mort. Il se leva. Déphasé, il tituba jusqu'au salon ou Ayame préparait du thé sous l'œil attentif d'Hatori.
« C'est finit ! » Il tomba genoux à terre et laissa enfin libre cours à ses larmes.
Ayame bondit sur ses pieds et courut dans la chambre. Un cri s'en suivit. Hatori se précipita à sa suite. Il prît dans ses bras le serpent pour étouffer ses cris, ses pleures et sa peine.
Bientôt tout les maudits Sôma furent en larmes, éplorés, souffrant, sous l'œil critique des domestiques qui décidément, n'avait rien compris.
Ce ne fut que le lendemain qu'on retrouva des lettres adressées au maudit de la part de leur dieu. Une pour chacun, sauf pour Kuréno qui était partie juste après l'incinération (3). Quand Haru ouvrit la sienne, il n'y lut que deux mots d'une écriture austère mais élégante : « Je t'aime »
FIN
Pour ceux que ça intéresse, les produits cités ici sont de vrais médicaments. Le Zovirax est un petit comprimé ovale de couleur jaune orangé et agit contre les nausées. La Bactrime Forte, de la marque « Roc », est une couverture médicamenteuse pour palier la déficience immunitaire, c'est un gros cachet blanc et ovale que vous avez intérêt à coupé en deux si vous ne voulez pas qu'il vous reste coincé dans la gorge (et encore…) et le Lexomil est un tout petit comprimé entre l'ovale et le rectangle, blanc et poudreux, qui peut se couper en deux et qui à pour but de calmer les angoisses. Bien sur toutes ces substances ne sont à utiliser que sous traitements (on sait jamais, je préfère prévenir)
(2) Le zori est un tong japonais qui se porte avec une chaussette avec un doigt marqué pour laisser passer l'entre doigt. (Oui parce que moi… Je me passionne pour les chaussures !)
Je me plais à imaginer que Kuréno est partie sur fond de soleil levant un grand pardessus qui lui bas les talons pour rejoindre sa belle Arisa. Lol
££££
Je crois que je vais pleurer ! Oh bordel Tatoo' c'est émouvant ! Oui, oui j'arrête de m'envoyer des fleures ! En tout cas moi je me suis ému moi-même. J'espère que j'aurai sut en faire de même avec vous. Alors tout à vos claviers pour une review en bonne et du forme (s'il vous plaît Lol) Ca me ferait super plaisir ! Hum par contre oui Akito est redevenu un mec… Ah bah que voulez vous… J'essaye de me soigner mais… C'est dur la cure de désintox. Et là je vais m'adresser à Marianne (Du 30 tout à fait, c'est toujours la même, j'en aie pas cinquante !) Tu de doutais de l'appartenance à la gent féminine d'Akito, bah moi aussi en fait un peu. Mais tu sais c'est un peu comme quand… Tu es gay ! Au début tu te dis « Non, ca peut pas être ça ! C'est pas possible ! Ca va passer ! » Et tu refoule et puis au final… ca passe pas ! Hum… bon je m'excuse pour cette digression final.
