Titre : La délicieuse recette des raviolis au coca (HUm... -- ce titre n'a rien à voir avec l'histoire)
Couple : Ayame/Yuki… Bon bah vous êtes prévenu allez pas vous plaindre que c'est immoral et dégueulasse !
Ouais! Aujourd'hui j'ai 17 ans! Aussi voilà mon cadeau for me de ma part à moi! Lol (Tu t'est pas foulé...) Oh ca va hein!
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Il s'immobilisa devant la boutique et fixa l'enseigne : « Ayame Votre boutique préférée. Nous vous accueillerons à bras ouverts. » Son abrutit de frère aurait put choisir plus discret et moins égocentrique… Enfin. Ayame étant Ayame… Ce n'était certainement pas maintenant, alors qu'il avait vingt sept ans que Yuki le changerait. Il aurait bien aimé pourtant… La porte était ouverte malgré la pancarte « fermé » dessus. Le mardi était le jour de fermeture de la boutique d'Ayame, mais logiquement si la porte était ouverte Yuki avait de grande chance de trouver le serpent chez lui. Il jeta un coup d'œil au manuscrit qu'il tenait : « Romance à Waikiki » Il avait honte de transporté ça. C'était la dernière histoire de Shiguré qui tenait absolument à avoir l'avis d'un ami avant publication. Hatori étant automatiquement exclu dans une pareille situation, le pauvre rat avait été éjecté de chez lui pas encore très bien réveillé sans même avoir eu le temps de petit déjeuner pour apporter en urgence « l'œuvre » à la seule personne chez les Sôma capable de l'apprécier à sa juste valeur. La pièce était vide. Yuki avisa la porte de l'appartement de son frère. Il n'y était jamais monté. La curiosité l'attirait vers cette porte, bien qu'il ait toujours tout fait pour sans tenir le plus loin possible. Mais aujourd'hui, la situation était différente. Il frappa trois coup puis entrouvrit.
« Ayame ? » Appela-t-il dans la cage d'escalier. Il n'y eut pas de réponse. Bien qu'il ne fut pas très proche de son frère, il doutait que celui si lui en tienne rigueur s'il entrait sans y avoir été invité. Il gravit donc les quelques marches d'un pas hésitant. En haut de l'escalier il y avait un mince interstice qui longeait la rampe et qui menait à la porte d'entré. Yuki frappa à nouveau. Toujours pas de réponse. Il tourna la poignée : c'était ouvert. Yuki ne pouvait croire que son frère était assez irresponsable et inconscient pour laisser toutes ses portes ouverte alors qu'il était sortie. Il fit trois pas dans l'entrée. Face à lui un salon classique, avec des tatamis, un meuble à thé, une table basse et une télé. Le jeune garçon s'avança encore un peu. Un bruit attira son attention sur sa gauche, il se retourna vers une cuisine à l'Américaine pour y découvrir, refermant la porte du frigo, un homme complètement nu qui buvait une canette de coca cola.
« Hey ! Mais tes qui toi ? D'où tu sors ? » S'exclama le colosse brun.
Yuki tétanisé, fut incapable de répondre.
« Qu'est ce qui se passe ? »
Yuki tourna la tête en provenance de la voix. Ayame sortant de la salle, nu également, poussa un exclamation fort peu viril en reconnaissant son petit frère. Alors que ce dernier lâchait les feuilles qu'il tenait sur ses pieds.
Ayame attrapa un serviette et se la mit autour de la taille.
« Yuki, qu'est ce que tu fais là ? » Interrogea le couturier mal à l'aise.
Le jeune homme rougissant, balbutia en désignant les feuillets : « Waikiki, Shiguré… Je… »
Puis il tourna à nouveau son regard vers le type qui ne faisait pas grand cas de sa nudité. Yuki fixa la canette que l'homme portait à nouveau à ses lèvres. Il pâlit brusquement et s'exclama :
« Désolé ! » Avant de s'enfuir.
Ayame resta un moment immobile. Quelle stupidité qu'il avait de ne jamais fermé ses portes à clefs ! Maintenant tout rapprochement avec son petit Yuki était fichu. Retenant sa mince serviette, il se pencha pour ramasser les feuilles éparpillés du roman.
« C'était lui ? » Interrogea le grand type.
« Hum. »
« Mouaih. T'arrive vraiment à te faire pas mal d'illusion quand tes avec moi, pour répété son nom… parce que vraiment y a pas photo… »
« Ca va, je sais. »
« Tes sacrement narcissique comme gars quand même ! C'est ton portrait craché ton p'tit frère! »
« N'enfonce pas le couteau dans la plaie, je te prie! Je suis déjà assez déprimé comme ça. »
« Si tu veux je peux aller le voir et lui dire à qui tu pense quand on couche ensemble… »
« Non mais ca va pas ! » Le serpent balança le programme télé qui traînait là, dans la figure de son partenaire.
Pendant ce temps Yuki courrait comme un dératé en direction de la demeure du chien. Il avait les larmes aux yeux et se répétait comme un litanie : « Mon frère fait ça avec un type qui boit du coca ! Mon frère fait ça avec un type qui boit du coca ! Mon frère fait ça avec un type qui boit du coca ! »
Lorsqu'il arriva enfin chez lui, Tohru et Shiguré étaient là pour l'accueillir :
« Alors Yuki-kun ? Ca lui à plus ? »
« Buvait du coca… après avoir ça… à mon frère… »
« Hein ? »
« Yuki-san ? Tout va bien ? » S'inquiéta la jeune fille. Le garçon passa devant eux sans les voir en répétant.
« Du coca… Il a salit un ange… et il boit… du coca… »
Le chien et la brune se regardèrent interloqué.
« Hum… Je vais appeler Aya, pour savoir de quoi il retourne. »
Tohru acquiesça frénétiquement.
Le téléphone sonna dans l'appartement désormais vide de tout individu buvant du coca.
« Moshi-moshi ? »
« Aya-chan ? »
« Guré-san ! Je suppose que tu appel… pour Yuki tout à l'heure. »
« Hum… En partie ! Tu aime mon histoire ! »
« Ton histoire est… fantastique ! » S'exclama le serpent en jetant un regard lamentable au paquet de feuilles désordonnées.
« Ecoute, je suis embêté de te demander ça mais… il s'est passé quelque chose tout à l'heure ? Parce que Yuki n'arrête pas de déblatérer sur un ange et du coca… »
Ayame eut un mouvement de sursaut. Non ! On allait quand même pas lui faire croire que son adorable Yuki considérait le balourd avec qui il prenait un peu de bon temps comme un ange ! Impossible ! Yuki était trop… pur pour avoir ce genre de pensée vis à vis d'un tel type.
« Hum… Eh bien… Trois fois rien Guré-san… Ahah ! »
« Aya… Qu'est ce que tu as encore fait ? »
« Disons que quand Yuki est venu… je n'était pas… tout à fait seul ! »
« QUOI ? Il ta surpris au pieux ! »
« Non quand même pas ! Juste nu comme un vers… »
« Et l'autre aussi ? »
« Oui… »
« Aya ! Nom de dieu je t'ai déjà dit de fermé ta porte quand tu fais ça ! Quand c'est moi qui te surprends dans le feu de l'action c'est pas bien grave, mais lui ! Bon sang, il est sensible ! »
« Je sais… » Geignit Ayame. Beaucoup trop sensible. Trop délicat. Trop délicieux. Trop tentateur. Trop… Aaah ! Il perdait les pédales. Il secoua la tête.
« Je ne pouvais pas deviner ! »
« C'est bien pour ça que la majorité des gens tourne le verrou. Et puis… Je croyais que tu n'avais personne c'est dernier temps. »
« Je n'ai personne. »
« Et le gars avec lequel ta vu Yuki ? »
« C'est juste… un substitut. »
« Tu es désespérant. »
« Guré-san. Sans entraînement on perd de l'endurance. Il faut se maintenir en forme pour quand on fait cela avec la personne qu'on aime vraiment. Pour qu'à ce moment ce soit vraiment… »
« Agréable ? »
« Le pied d'enfer ! »
Tohru se demandait de quoi pouvait bien parler Shiguré-san et Ayame-san, le chien avait l'air atterré.
Au même instant à l'étage supérieur. Allongé à même le sol Yuki se répétait inlassablement : « Ce type répugnant, boit du coca après avoir… dans le corps de mon frère ! » Cela lui donnait des envies de meurtre ! Mais surtout des envies de vomir… Alors quoi ? Voilà on baisse et hop un petit coup de cola ! Et quand il repensait à son frère… Nu… les cheveux ruisselant d'eau. Le gouttelettes coulants lentement le long de son corps parfait. Cela lui donnait des bouffées de chaleurs et de honte. Son frère, depuis toujours il avait plutôt été comme un lointain parent. Un étranger. Depuis les efforts de ce dernier pour se rapprocher, Yuki avait commencé à ressentir des choses. Mais sa n'avait rien de fraternel. Voilà pourquoi sans cesse et sans relâche, Yuki repoussait son frère. Ce curieux sentiments lui faisait peur. Il désirait voir Ayame. Mais pas que celui si l'appel « petit frère adoré ». A chaque pas qu'il faisait pour le connaître un peu mieux, il le regrettait amèrement. Car son cœur devenait de plus en plus torturé. Mais cette sensation au creux de ses reins depuis ce matin. Ce désir brûlant d'être dans les bras de son frère… La vérité le terrassait. Il était amoureux d'Ayame. Il le voulait auprès de lui, mais pas en tant que frère. En tant qu'amant. Cela lui faisait horreur. Il était un abominable pervers ! Un monstre de vice… C'était répugnant. Le pêché distillé par le démon lui même. Et si jamais quelqu'un l'apprenait… Yuki frémit à cette seule hypothèse. Non ! Personne ne devait jamais savoir !
Il descendit.
« Yuki-san, cela va mieux ? »
« Oui merci Honda-san. Je vais aller faire un petit tour. J'ai besoin d'air. Tu veux que je te ramène quelque chose ? »
« Oh oui ! Du poireau et de la pâte de miso pour le dîner de ce soir ! »
Le rat eut un sourire sarcastique en pensant à la tête que ferait son cousin.
« Bon très bien. »
« Yuki ? J'ai eu ton frère au téléphone. Il voulait savoir si tu allais bien. »
Yuki blêmit.
« Oui très bien. »
Puis il s'enfuit.
Lorsqu'il mit une botte de poireau dans son panier, le jeune homme pensait à tout autre chose que ses légumes grotesques. Ayame s'inquiétait de son état. Cela lui faisait chaud au cœur et en même temps le peinait. Après tout le serpent ne faisait rien de plus que ce que l'on attendait d'un grand frère digne de ce nom. Il soupira. Yuki n'avait pas l'habitude de boire mais aujourd'hui… il se dit qu'une bouteille de saké afin de noyer son désespoir serait une bonne idée. Il s'engouffra dans le rayon boisson et fut frapper par un éclair. Là. Le type. Qui achetait. Un pack de canette de Coca-Cola. Yuki devint vert de rage. Quoi ? Il avait l'intention de recommencer ? Non ! Yuki ne le laisserait pas faire ! SON frère. SON Ayame. Méritait mille fois mieux qu'un type coca-colaphile. Il lâcha ses provisions au sol, fonça vers l'homme brun. Et lui décocha un magistrale coup de poing dans la mâchoire. Sous l'œil effaré ou terrorisé des autres clients. La victime fit un vol vers l'arrière et percuta le rayon de pattes de plein fouet. Une pile de boite de raviolis bolognaise chancela sous le choc. Puis s'écroula sur Yuki.
Les lumières bleues balayaient par alternance la voie. On transporta le corps de Yuki dans une ambulance blanche, alors qu'on prévenait sa famille.
Quelques heures plus tard le personnel de l'hôpital vit débarquer un homme en furie, vêtu d'une robe chinoise, ses cheveux argenté en désordre. Il déboula dans la petite chambre ou on avait installé Yuki brisant la silence reposant du chien.
« Yuki ! Mon dieu on ta tué ! » Il se jeta sur le corps de son petit frère en sanglotant. « Mon Yuki, mon petit frère chéri. Ma merveille du monde ! »
« Ayame… Du calme. » Murmura Shiguré.
« Tu veux que je me calme alors que l'amour de ma vie est dans le coma ! Entrain d'affronter la mort ! »
« Mais non… L'amour de ta vie ? » S'interrompit Shiguré surpris.
Ayame arrêta de geindre. Il venait de se rendre compte de ce qu'il avait dit.
« Je… »
« Ayame… ne me dit pas que tu éprouve plus qu'un fort sentiments fraternel à l'égard de Yuki ? »
« Si . » Chuchota le serpent honteux.
« Beaucoup plus ? »
« Et encore plus. »
«Aie ! »
«Je voulais juste me rapproché de lui. Joué mon rôle de grand frère mais… le fossé était trop profond. Nous n'avons jamais été comme deux frères alors… Voilà. Je suis tombé amoureux. Je l'aime Shiguré ! J'aime Yuki ! Je l'ai… »
Il fut coupé dans son élan par un douce main qui vint se posé sur la sienne. Il s retourna vivement vers le lit. Le rat le fixait de ses beaux yeux mauves en souriant.
« Moi aussi je t'aime, Ayame. » Susurra-t-il alors que son aîné rougissait comme une pivoine.
Shiguré ajouta alors dans un fou rire réfréné : « Tu ne m'as pas laisser le temps de finir, Aya-chan ! Yuki-kun n'était pas du tout dans le coma ! La pile de raviolis là assommé. Il était juste endormit ! »
Dans n'importe quelle autre situation les deux frères aurait transformé l'écrivain en brochette de chien mais à cet instant précis. Il préférèrent ignoré son existence pour échanger leur premier baiser.
FIN
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Youpi ! Ah ! Celui là j'en suis contente ! Hum… bon voyons… le problème c'est que j'arrive plus trop a allé au bous d'une idée ! Mais que se passe-t-il… J'ai l'impression d'être Willy Wonka : « J'ai toujours fait les bonbons comme je le sentais ! Et comme je vais mal, les bonbons sont très mauvais ! » Lol Enfin…
