Titre : Le chien n'aboiera pas ce soir.

Résumé : Suis-je obligé de préciser que je n'ai pas envie de le mettre ?

Disclaimer : Naruto ne m'appartient pas. Heureusement pour Kiba '

Note : Au début, ce n'était qu'un simple one-shot. Mais, au fur et à mesure, je me dis que ça tourne à la fic.

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« Okay ! Le premier qui l'attrape a double ration de croquettes ! »

La petite balle en caoutchouc vert vola à travers le long couloir du dernier étage de la demeure Inuzuka. Dans un concert d'aboiements, les trois chiots se précipitèrent sur le petit objet rond. Kiba ne put s'empêcher de rire en voyant les animaux exécuter de somptueux dérapages incontrôlés sur le parquet. La pauvre balle était malmenée de coups de crocs et de griffes. Le petit manège dura un bon bout de temps mais tout à coup, les trois petits chiens interrompirent leur jeu, au grand étonnement de leur maître. Ils gémirent un moment en tremblotant, la queue entre les pattes. Le petit chien gris courut comme un fou jusqu'à la grand armoire qui trônait au bout du palier et se cacha dans une boîte à chaussures, rapidement rejoint par ses deux congénères. Kiba ne put rien retirer comme informations : les chiots étaient tellement terrifiés qu'ils balbutiaient des choses incohérentes. Le maître-chien descendit quatre à quatre les escaliers pour avertir sa mère de l'étrange comportement de ses protégés. Il déboula dans la cuisine. Sa sœur était en train de s'acharner à enlever le brûler particulièrement tenace d'une poêle. Hana n'était pas particulièrement douée en ce qui concerne les tâches ménagères : le pantalon de Naruto se souvient encore de l'opération chirurgicale qu'il avait subi. ( 1 ) Le jeune Inuzuka était sur le point d'expliquer énergiquement l'attitude bizarre de Haiiro, Chairo et Makkuro à sa génitrice mais sa sœur lui intima le silence. Akamaru et Kuromaru étaient aux aguets. Le compagnon de Kiba commença à grogner sourdement, dévoilant une effrayante rangée de crocs aiguisés tandis que le grand chien borgne aboyait comme un dément en donnant de violents coups sur la pauvre porte d'entrée. Tsume reposa lentement le journal qu'elle était en train de lire et observa les deux chiens avant de se mettre elle-même aux aguets. Kiba interrogea sa sœur du regard. Celle-ci haussa les épaules et plongea religieusement sa poêle et son éponge dans l'eau savonneuse pour les troquer contre deux couteaux. Kiba fronça ses sourcils et alla chercher rapidement ses armes. A présent, tous les chiens grognaient. Tsume abandonna une fois pour toute son précieux journal et attrapa lestement le katana qui lui avait lancé sa progéniture. Ordonnant le silence, Madame Inuzuka ouvrit la porte d'entrée et les trois maître-chien sortirent de leur demeure. Kuromaru et Akamaru s'étaient aussitôt élancés, toutes dents dehors et se postèrent tous les deux en position d'attaque. Il commençait déjà à faire nuit et c'était la pleine lune. Kiba frissonna et se décala légèrement vers la droite car sa mère lui cachait la vue. Sa sœur fit de même à gauche. A ce moment précis, le jeune héritier du clan Inuzuka ne put réprimer un hoquet de stupeur et d'horreur.

Tout le clan Nekozuka se dressait devant eux. Ils devaient être à peu près une vingtaine de shinobis. Tous des juunins à voir. Ces hommes étaient tous accompagnés de félins de tailles et de races diverses. Au moins une trentaine… Cela partait des simples chats jusqu'aux majestueux tigres. Kiba tilta. Comment se faisait-il qu'il n'ait pas perçu leur présence avant. Ils étaient pourtant nombreux. Un des hommes se détacha de l'étrange groupe et s'avança vers Tsume, un sourire méprisant collé aux lèvres. Sa haute taille ne faisait qu'accentuer l'effet d'intimidation et son imposante chevelure rappelait sans prétention la crinière du lion qui l'accompagnait. La mère de Kiba s'avança à son tour.

« Que signifie cette mascarade, Oni ? »

La voix rauque de Tsume résonna dans le jardin. Oni ricana. Le gros lion émit un long rugissement.

« Ne sois pas impatient, Shikyo. Ils comprendront dans quelques minutes. »

Hana fronça les sourcils.

« Et que sommes-nous censés comprendre Nekozuka-sama ? »

C'était étrange pour Kiba d'entendre la voix de sa sœur aussi froide, elle qui, d'habitude, était si chaleureuse.

« Nous somme simplement venus pour tous vous tuer, ma chère Hana.

- Il me semble pourtant que nous avions passé un pacte de non-agression, Oni, reprit Tsume.

- Qui t'as dit que j'allais le respecter.

- Te connaissant, cela ne m'étonne point. Tu n'as jamais tenu tes paroles.

- Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Personnellement… J'ai un tout autre point de vue de la situation, Tsume.

- Lequel ?

- Nous sommes venus tout simplement pour nous venger. C'est de bonne guerre. Après le massacre qui s'est déroulé il y a une centaine d'années.

- Vous parlez de la façon dont s'est conclu l'affrontement entre Nekomata et Houkou ? »

C'était sorti tout seul. Kiba se souvenait de toutes les fois où sa mère lui avait raconté la légende du démon chien à cinq queues et de sa victoire écrasante face au démon chat à deux queues.

« Ton fils est vif, Tsume. J'apprécie. Effectivement gamin, tu as raison. Après que Houkou ait battu Nekomata, ce démon chien a quasiment tué tous les membres de notre clan parce que nous étions sous la tutelle de son ennemi juré. Nous avons mis beaucoup de temps pour retrouver notre puissance d'antan et nous avons continué de cultiver cette haine envers Gobi et ses alliés. Votre clan s'est dispersé dans les quatre coins du pays. Une belle erreur. Nous les avons tous tué. Il ne restait plus que vous : la principale lignée. »

Le lion rugit de nouveau.

« Oui Shikyo… Tu as raison. Le meilleur pour la fin. C'est vraiment dommage, Tsume. Dans d'autres circonstances, je t'aurais apprécié... »

Un coup de patte du fauve le rappela à l'ordre.

« Hum ? Oh, c'est vrai. J'ai failli oublier tellement l'excitation me gagner. Je te propose un deal.

- Je t'écoute, répondit Tsume sachant bien qu'elle allait refuser.

- Je vous propose de vous épargner à une condition. Celle de nous révéler l'emplacement de Gobi. »

Tsume tressaillit. Houkou vivait dans un arbre géant près des volcans de Kyushu. Elle essaya le mensonge.

« Houkou a été enfermé dans un réceptacle. Comme tous les autres démons. Il y a bien longtemps que nous avons perdu sa trace.

- Ouh la menteuuse… »

Kiba et Hana regardèrent simultanément leur mère qui commençait légèrement à paniquer.

« Shukaku a été extrait par l'Akatsuki. Tout le monde le sait. Ensuite, nos espions nous ont informés de la capture de Isonade, le démon requin à trois queue par Deidara et Tobi. Le réceptacle dans lequel votre clan a enfermé Nekomata a lui aussi été pris d'assaut par la Lune Rouge. Quand à Kyubi… Inutile de t'apprendre que le Yondaime l'a scellé dans le corps d'un garçon nommé Uzumaki Naruto. »

Kiba ouvrit légèrement la bouche de stupeur. Pourquoi n'était-il pas au courant ? Il fut, tout de même rassuré de voir que sa sœur restait bouche bée. Dire qu'elle avait anéanti le pantalon orange de la plus puissante des créatures peuplant le monde… Indirectement.

« Tes enfants ont l'air surpris. Mais, passons. Sokou, Houkou, Raijuu, Mujina et Hachimata, les cinq derniers sont toujours en liberté. Alors, Tsume, ton mensonge est inutile. »

En bon chef de clan, la mère de Kiba, dégaina son sabre.

« Même si nous te disions où il s'abrite, tu nous aurais tué une fois Houkou abbatu. »

Une grimace carnassier éclaira le visage malveillant de Oni Nekozuka. Tsume se tourna vers sa progéniture, un léger sourire triste aux lèvres.

« Fuyez à mon signal. »

Kiba et Hana se figèrent.

« Mais Maman…

- Même à trois accompagnés des chiens, nous n'avons aucune chance. Faîtes ce que je vous dis. Ce sont les dernières paroles de votre mère. »

Avec les années, Kiba et Hana avaient appris à ne jamais désobéir à leur mère. Ils pouvaient pas contester ses ordres. Le fait aussi que Tsume soit la dominante du clan accentuait cette impression. Et même dans ce genre de situation, ils étaient résignés à obtempérer. Oni leva son bras et fendit l'air du plat de sa main.

« ATTAQUEZ !

- MAINTENANT ! »

Tsume se lança corps et âme dans la bataille, le katana prêt à découper tout ce qui s'approchait. Les larmes aux yeux, Kiba et Hana se précipitèrent dans la maison après avoir entendu le cri de leur mère. A peine arrivé, Hana éteignit la lumière.

« Cachez-vous les gosses… »

Kiba se retourna pour faire face à Kuromaru.

« Akamaru n'est pas avec toi, demanda Kiba à voix basse où perçait la panique.

- Il est resté avec ta mère. »

C'en était trop pour Kiba. D'abord sa mère. Ensuite Akamaru. Il voulut retournait sur les lieux du combat mais Hana le plaqua contre le mur.

« Chut ! »

Des bruits pas. Des halètements. Des rugissements. Le cœur de Kiba fit des bonds dans sa poitrine. Hana poussa Kiba dans un placard et partit se cacher.

« Ils se sont planqués ces petits merdeux... Bon, cherchez-les et tuez tous les clebs au passage… » grogna une voix éraillée.

La peur se distillait comme un poison dans toutes les parties du corps de Kiba. L'obscurité l'empêchait d'avoir une vision objective des choses. De l'endroit où il était caché, Kiba entendait distinctement les sons du combat. Les rugissements se combinaient aux aboiements. On entendait des cris d'hommes, du sang qui coule, des armes qui grincent… Et puis cette horrible odeur de sang… Métallique comme les armes. Enfermé dans son cagibis, le maître-chien constata avec horreur que les Nekozuka se rapprochaient. Il se figea en entendant les râles d'agonie des petits chiots qui s'étaient réfugiés dans la maison. Bloquant sa respirant lorsque les shinobis passèrent devant sa cachette, il essaya de se saisir d'un de ses kunaï.

« Alors, ma jolie ? On se cache ?

- Lâchez-moi ! »

Le visage de Kiba passa d'un nouveau cran dans le niveau de la pâleur. Pas encore cadavérique car il était vivant mais plutôt du genre spectral. Il avait trouvé sa sœur. Ne tenant plus , il surgit de son placard et se jeta sur les deux hommes qui maintenaient Hana.

« Tiens, tiens. Voilà le petit frère de la demoiselle. »

Dans l'obscurité, leurs yeux étaient semblables à des taches vertes et jaunes phosphorescentes.

« Lâche ma sœur, enfoiré ! »

L'un des deux hommes s'approcha du jeune Inuzuka.

« Occupe toi de la fille. Je vais corriger cet insolent petit chiot.

- Très bien. Allez viens ma belle. Je vais bien m'occuper de toi.

- Nooon ! »

Les cris perçants de sa sœur s'ajoutèrent au brouhaha général. Peut-être qu'avec tout ce bruit, des renforts viendraient. Kiba immobilisa l'ennemi et lui sauta à la gorge pour y enfoncer ses crocs. Le sang s'échappa en jet et cela rappelait à Kiba une étrange chanson qu'Ibiki Morino avait chanté avec Anko pendant une mission particulièrement barbare :

« Le sang coule et puis s'écoule, fait des bulles et coagule… »

Et pourquoi cette stupide chanson revenait dans un moment aussi critique. Les cris de sa sœur avait redoublé depuis que le Nekozuka s'était enfermé avec elle dans une chambre. Kiba courut aider sa sœur mais il se retrouva collé sur la dalle froide du sol. Kuromaru le prit par la peau du cou.

« Qu'est-ce que tu fous Kuro ! Nee-Chan a besoin d'aide ! »

Le grand chien noir ne répondit pas et traîna en un temps record Kiba dans les escaliers et l'emmena à l'étage.

« J'obéis aux ordres de ta mère. Cache-toi ici. Je vais voir si je peux faire quelque chose pour Hana… »

Les hurlements de la vétérinaire étaient mêlés à des pleurs. Kiba eût la nausée en entendant l'homme jouir. Hana se faisait violer. Le jeune Inuzuka éclata en sanglot. Il n'était même pas fichu d'aider sa sœur. Bientôt les cris d'Hana se firent de plus en plus faibles jusqu'à disparaître totalement jusqu'au silence total. Vint ensuite un hurlement qui déchira ses tympans. La voix de sa mère. Anormalement aigu pour cette femme au timbre si grave. Kiba se colla à la fenêtre. Sa mère était à terre. Dans une grande flaque de sang. Akamaru gisait un peu plus loin.

« Où est ce clebs ! Il a tué Tora ! Trouvez-le ! »

La voix de Oni ? Kiba n'eût pas le temps de se cacher que deux ninjas accompagnés de leurs fauves ainsi que Oni et Shikyo pénétrèrent dans la petite pièce. De la période qui a suivi, Kiba ne souvint que des coups, des griffes, des morsures, du sang et de la douleur.

« Le sang qui coule et puis s'écoule, fait des bulles et coagule… »

Un coup de griffes particulièrement violent lui traversait la partie gauche du visage. La souffrance était atroce. Kiba n'eût pas la force de résister comme au départ. Alors que le gros lion s'acharnait à lui donner des derniers coups de griffes, Oni l'appela.

« On y va. Il devrait crever d'ici deux trois minutes. J'espère pour vous que vous avez trouvez des informations sur Houkou et son lieu de refuge…ajouta-t-il à l'adresse de ses hommes. Emmenez aussi le cadavre de Tora. »

S'en suivit une longue attente. Dans le noir. Dans le froid. Dans la douleur. Dans le silence. Dans le sang. Dans la honte. Le visage de Oni et de son sourire méprisant revenait irrésistiblement hanter Kiba. Des bruits de pas ? Il se souvint vaguement d'un léger affrontement et du visage d'un brun aux yeux bleus. Une voix lui disait qu'un clone allait chercher de l'aide. Mais, il était trop tard… Tout à coup, le visage d'Oni se greffa sur celui de l'inconnu et éclata d'un ricanement à présent trop familier….

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Un long hurlement fit éclater en morceaux le silence de la demeure Aburame. Kiba se réveilla, tremblant, en sueur. Une immense panique se lisait dans ses yeux cernés qui n'avaient plus connu le sommeil depuis longtemps. Ses mains se crispèrent sur le drap et un sanglot silencieux le secoua. Shino apparût à l'encadrement de la porte de la chambre. Les cauchemars de l'Inuzuka souvent suivis de réveils en fanfares et de crises d'angoisse étaient devenus choses courantes chez les Aburame. Deux mois s'étaient écoulés depuis la nuit meurtrière au clan Inuzuka et l'état psychologique de Kiba ne semblait guère s'améliorer. Haiiro, Chairo et Makkuro se collèrent à leur maître pour le rassurer. Shino s'avança et s'assit sur le bout du lit de son coéquipier.

« Il est vraiment temps d'aller chercher des somnifères à Tsunade-sama, tu ne crois pas ? »

Kiba ne put qu'acquiesçait difficilement. Chaque nuit, il revivait cette horrible scène. Chaque fois qu'il voyait son reflet, la cicatrice infligé par le lion Shikyo lui rappelait qu'il n'a pas été à la hauteur. Shino avait été la seule personne à qui le maître-chien avait raconté la scène macabre. Et encore… Dans les grandes lignes : la discussion à propos des démons et du deal de Oni avaient été passés sous silence.

« C a tombe bien, je devais allez voir l'Hokage aujourd'hui… »

Shino parût surpris.

« Vraiment ?

- Oui. Elle m'avait convoqué à neuf heures ce matin.

- Je ne savais pas. Moi, je dois aller voir Kurenaï-senseï à sept heures. Tu te lèves maintenant ? Je doute que tu dormes encore.

- Mouais… »

Shino retourna dans sa chambre pour se changer. Kiba jeta d'un geste rageur ses couvertures et s'habilla. Il descendit les escaliers en baillant : c'est tout juste s'il dormait deux heures par nuit. Les chiots le suivirent accompagnant leur maître partout où il allait jusque dans la salle de bain. Shino et son père étaient déjà en train de déjeuner. Kiba fit une grimace contrite.

« Désolé.

- Désolé de quoi ? fit Shibi. D'avoir un comportement tout à fait humain après ce que tu as vécu ? C'est tout à fait normal de réagir de la sorte.»

Kiba ne répondit pas. Les Aburame sont vraiment des gens étranges… Le dernier des Inuzuka prit place et entama son repas.

« De toutes façons, je vais demander de quoi dormir à Tsunade-sama. Je n'en peux plus de ses cauchemars.

- C'est la meilleure chose à faire. »

Ainsi s'acheva la discussion du petit déjeuner. Il était six heure du matin lorsque Shino et Kiba sortirent de la demeure Aburame.

« Tu peux aller voir Kurenaï-senseï. Je vais promener les chiots.

- On ne peut pas dire qu'ils se promènent fort… » fit le ninja aux insectes en regardant d'un œil critique les trois chiots.

En effet, le petit chien noir, Makkuro était planqué dans la veste de Kiba. Haiiro, le gris, somnolait dans sa capuche et Chairo, le marron, était fièrement perché sur la tête de son maître.

« Maman m'a chargé de te dire que le repas est fixé à midi pile. Et, elle te demande d'être à l'heure pour une fois.»

Kiba esquissa un léger sourire. La mère de Shino était une femme particulièrement charmante et chaleureuse. Et visiblement, elle avait été heureuse d'avoir trouvé une seconde personne à couver. Shino s'éclipsa et Kiba se retrouva à errer dans Konoha en attendant neuf heures. Réprimant un nouveau bâillement, l'Inuzuka se dirigea dans l'allée commerciale de Konoha. La délicieuse odeur de viande provenant du restaurant de grillades lui rappela toutes les fois où il était allé manger un bon steak saignant avec sa mère et sa sœur. Lâchant un gros soupir, il allait reprendre sa route mais Chairo trépignait sur son crâne et Makkuro s'agitait dans le col de sa veste. Les deux chiots sautèrent et coururent tous les deux comme des fous. Seul Haiiro dormait encore dans sa capuche. Suivant de loin Makkuro et Chairo, Kiba passa devant Ichikaru où l'équipe sept et l'équipe dix étaient attablés. Naruto et Choji étaient pliés de rire mais les regards courroucés de Sakura et de Ino les firent taire.

« C'est valable aussi pour toi, Shikamaru ! Enlève ce sourire de ton visage. »

Haiiro aboya, mécontent de tout ce bruit.

« Laissez-moi deviner : Sasuke est encore en train de se faire courser par Chairo et Makkuro ? » s'enquit Kiba.

Les deux chiots éprouvaient une affection particulière envers Sasuke et dès qu'ils sentaient l'odeur de l'Uchiwa, cela se terminait généralement en course poursuite. Kakashi sourit à travers son masque.

« C'est pas que cela m'ennuie, bien au contraire, mais si tu pouvais me ramener mon élève pour qu'on puisse terminer notre mission, nous te serions extrêmement reconnaissant. »

Kiba sourit faiblement et bailla à s'en décrocher la mâchoire.

« Okay, je vous le ramène.

- Au fait, Kiba ! »

Le maître-chien se retourna et posa ses yeux cernés sur Sakura.

« L'Hokage décale ton rendez-vous à huit heure.

- Haï… »

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Souvent les courses poursuites endiablées entre Sasuke et les chiots se terminaient devant le petit étang qui jalonnait le domaine Uchiwa. Effectivement, Sasuke était assis sur le petit ponton et les chiots lui tournaient autour.

« Tu sais pourquoi ils te collent autant ? »

Sasuke se retourna.

« Non, pourquoi ?

- Parce que comme eux tu as l'odeur du sang de ta famille collé à toi. Et ça les attire.»

Sasuke ne répondit pas et Kiba s'assit à côté de lui. Il y eût un moment de silence que l'Uchiwa rompit.

« Notre situation est étrangement semblable, Inuzuka.

- Je ne te le fait pas dire. Pourtant, il y a beaucoup de différences.

- Lesquelles ?

- Les enjeux de ce massacre étaient plus importants qu'il n'y paraît. »

Makkuro s'installa de nouveau dans la veste de Kiba et Chairo escalada son maître et se réinstalla sur son crâne, donnant des coups de pattes à Haiiro au passage. Sasuke eût un rire amer.

« Ca ne fait qu'une différence.

- Contrairement à toi. Je ne pourrais jamais refondre mon clan et je ne suis pas sûr de pouvoir me venger… »

La montre de Kiba émit un petit bip.

« Déjà huit heure ? Ton équipe t'attend à Ichikaru. Je dois aller voir l'Hokage. »

Le maître-chien s'éloigna mais Sasuke l'interpella une dernière fois.

« Inuzuka ?

- Haï ?

- Ne fais pas la même connerie que moi... Mieux : ne fais pas de conneries tout court.

- J'y veillerais. »

Kiba se dépêcha d'arriver à la Tour de l'Hokage. Tsunade l'attendait déjà dans son bureau avec Shizune.

« Désolé pour le retard, Hokage-sama.

- Ce n'est pas grave. »

Tsunade posa ses coudes sur le bureau inondé de paperasses et joignit ses mains.

« Si je t'ai fait venir ici, c'est parce que je juge qu'il est temps pour toi de reprendre les missions. Rester à Konoha à ruminer ne fera pas avancer les choses, Inuzuka.

- Oui. »

Trois coups retentirent sur le porte. Kiba put entendre la douce voix d'Ino hurler à son coéquipier d'attendre que l'Hokage ait fini son entrevue.

« Entrez. »

La voix d'Ino se tut et les deux ninja entrèrent dans le bureau.

« Tous les trois vous allez m'accomplir une petite mission. Il s'agit d'apporter ce remède à Kiri no Kuni pour soigner la fille du Mizukage. Vous allez devoir faire attention car beaucoup de shinobi sont prêt à tout pour déstabiliser le Mizukage, y compris à tuer sa fille. Soyez prudent.. Nara, tu seras le chef de cette unité. »

Shikamaru acquiesça et prit le rouleau de parchemin et le flacon de liquide rosâtre.

« Vous pouvez disposer. »

Ino et Shikamaru s'avancèrent vers la sortie.

« Tsunade-sama, j'ai deux choses à vous demander.

- Je t'écoute, Inuzuka.

- J'aimerais explorer ce qui reste du domaine Inuzuka. »

Tsunade fronça ses sourcils.

« Tout accès est interdit. Et ceci est valable pour toi. Je doute que le fait de revenir sur le lieu du massacre soit une très bonne chose. Ca fait la sixième fois que je te le répète.

- Je dois vérifier quelque chose de très important. Vous ne pouvez pas me refuser ça. »

Tsunade soupira en voyant le regard ferme de Kiba. Ino et Shikamaru se regardèrent, gênés.

« Accordé. Shizune t'accompagnera lors de ton retour en mission. Quelle est ta deuxième requête ?

- Des somnifères. Je ne pense pas que les Aburame supporteront encore longtemps mes hurlements à chaque fois que je me réveille.

- Donne moi juste le temps de le préparer. Autre chose ?

- Non. »

Les trois ninjas étaient sur le point de s'en aller lorsque Tsunade posa ses yeux ambrés sur l'Inuzuka.

« Kiba. Je vois bien qu'il y a quelque chose que tu caches.

- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. »

La sannin secoua sa tête, passablement fatiguée. Elle ne lui fera pas cracher si facilement le morceau. La mission se passa sans encombre. Ce fut une occasion pour les chiots de s'entraîner un peu. Bien que quelques ninjas vinrent épicer un peu la mission, la remède fut rapidement dans les mains du Mizukage. A son retour, Kiba accompagna Shikamaru jusque chez lui, c'était sur sa route pour aller voir Shizune. A peine, les deux garçons eurent-ils approché de la maison que les cris de la mère de Shikamaru se firent entendre.

« SHIKAMARU NARA ! »

Yoshino Nara sortit en trombe de la maison, attrapa son fils par la peau du cou et lui montra une lettre.

« Qu'est-ce que cela signifie ! »

Un étau se forma autour du cœur de Kiba. Yoshino lui rappelait douloureusement sa mère.

« Bon, je te laisse Shika. »

Un cri étranglé lui répondit. A la tour de l'Hokage, Kiba fut accueilli par Shizune qui l'emmena directement au domaine Inuzuka. Tous les cadavres avaient été emmenés et toutes les tâches de sang avaient été nettoyées. La première chose qui frappa Kiba, ce fut l'odeur qui régnait. Voyant le maître-chien humer l'air, Shizune s'inquiéta :

« Quelque chose ne va pas ? »

Kiba eût un faible sourire.

« Je crains que tout nettoyer avec de la Javel n'ait été inutile. L'odeur du sang et encore plus tenace que celle de la cigarette sur les vêtements d'Asuma-senseï. »

Le cœur de Kiba se serra. Il restait plus aucun trace mis à part cette odeur. En voyant son ancienne demeure ainsi, Kiba eût l'impression que sa mère et sa sœur étaient juste parti en mission. Soupirant, Shizune tourna la clef dans la serrure.

« Je t'attends à l'extérieur. Tu n'as le droit qu'à une seule heure. »

Kiba pénétra dans la silencieuse demeure et courut directement dans le bureau de sa mère. C'était une pièce où trônait un superbe bureau en merisier et où les murs étaient tapissés de livres. Le maître-chien fouilla aussitôt dans les archives de sa mère. Il n'avait qu'une misérable heure. Il trouva finalement la liste de tous les livres et vérifia que rien ne manquait dans les étagères. Il faillit manquer un battement en voyant quels livres avaient disparu…

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Alors que Tsunade donnaient les instructions aux équipes de Kurenaï, Asuma, Kakashi et Gaï pour une mission de groupe, la porte du bureau s'ouvrit avec fracas laissant place à une Shizune complètement paniquée.

« Inuzuka Kiba a déserté ! »

A suivre…

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( 1 ) Dans l'épisode 184 de l'animé, Naruto est attaqué par Akamaru et le chien lui a carrément déchiqueté le pantalon. Et lorsque Hana s'évertue à le recoudre, on ne peut pas dire qu'elle brille par sa performance

Explication des noms :

Haiiro, Chairo et Makkuro signifient respectivement « gris », « marron » et « noir de jais ». J'avoue : ce n'est pas l'originalité qui m'étouffe.

Oni Nekozuka : Tout le monde sait que « Neko » veut dire « chat ». Ensuite pour « Oni » c'est un jeu de mot assez douteux. Il signifie « démon » ou « ogre » et qualifie « le chat » dans le jeu du chat perché.

Shikyo est l'équivalent de « mort ». Là aussi ça sort de l'ordinaire. Ironie quand tu nous tiens…

Tora Nekozuka :Tora veut dire « tigre » Mais bon, on ne s'éternise pas dessus vu que Kiba l'a tué

Et voilà que se termine sur une petite note de suspens ce qui était censé être une séquelle et que j'appellerais plutôt second chapitre des désastreuses aventures d'Inuzuka Kiba ! Si vous avez le temps, laissez moi une petite review !