Un troisième chapitre écrit un peu à la va-vite, juste avant la rentrée! J'espère qu'il ne paraît pas trop bâclé! Mon histoire est un peu longue à se mettre en place... dsl, il faudra attendre pour voir démarrer la Quête mais pas trop longtemps, je le promets!
Les autres chapitres arriveront un peu plus tard, c'est mon année de terminale, va falloir bosser, mais pas d'inquiétude! Je trouve toujours du temps pour écrire... Laissez moi quelques reviews pour m'encourager!
lililil: merci, mon ptit Sam, heureusement que tu es là! Du moment que ça te plaît, tout va bien! Bisous et souviens-toi de notre Quête!
annabanana-the-cold: contente que ma fiction te plaise! Voila un petit cadeau pour ton anniversaire qui te ravira, je l'espère. merci aussi pour les review anonymes, j'aurai pas trouvé toute seule parce que moi et l'informatique... ça fait deux! Alors... Bon anniversaire!
Chap 3: Une discussion animée
Elle sentait de nombreux regards posés sur elle, hostiles ou curieux, qui la mettaient mal à l'aise. Elle ne savait que faire ; elle n'osait s'approcher des femmes, qui ne cessaient de lui jeter des coups d'œil à la dérobée ; quant aux hommes, plus courageux que leurs compagnes, ils l'observaient de la tête aux pieds, sans aucune gêne. Son cousin l'avait quittée pour un groupe d'amis ; elle se retrouvait seule, se trouvant stupide à rester dans un coin de la salle. La grande porte ouverte lui semblait tentante, elle n'avait qu'à s'avancer discrètement et sortir. Le temps était resplendissant, elle avait envie d'admirer la vallée sous le vent, baignée de soleil. Elle étouffait ici. Alors qu'elle arrivait vers la sortie, près de la flaque de lumière, une voix l'interrompit dans sa tentative
« Vous vous échappez ? » Elle se retourna, frappée par le ton profond et grave, et se retrouva face à une paire d'yeux bleus, plus foncés que les siens. Le rouge lui monta aux joues lorsqu'elle reconnut l'aîné de l'Intendant vêtu d'une tunique frappée de l'arbre du Gondor, qu'elle avait autrefois appris à dessiner. Il lui sourit, un peu moqueur, amusé par la situation. Ce sourire lui rendit tous ses moyens, elle se redressa et, glaciale :
« - Que je m'échappe ou non, je ne vois pas du tout en quoi cela vous concerne !
-En aucun cas, c'était une simple question, répliqua-t-il. Veuillez m'excuser si je vous ai offensée. »
La colère commença à l'envahir ; elle avait la sensation d'être humiliée. Alors qu'elle s'apprêtait à répondre vertement, elle croisa les yeux noirs de son cousin, surveillant ses moindres gestes. Elle devina qu'un esclandre devant une foule pareille ne serait pas particulièrement bien vu… aussi, au prix d'un grand effort, ravala-t-elle les paroles acides qui lui venaient à la bouche et se contenta de toiser le jeune capitaine qui n'avait rien perdu de ce combat intérieur. Elle s'attendait à d'autres remarques mais il prit son bras et lui dit :
« Si je vous accompagne, personne ne s'étonnera de votre départ. » Et il l'entraîna doucement dehors, sans remarquer le regard douloureux de son frère.
La fraîcheur la surprit, mais elle respira l'air pur avec délice. Ils marchèrent jusqu'au bord de l'immense terrasse qui dominait toute la ville et sans soucis des convenances, elle s'appuya sur le rempart de pierre. L'herbe verte encore givrée scintillait de milles feux et se courbait sous le souffle du vent. Boromir vint à ses côtés, dans la position d'un roi contemplant son royaume. Elle se tint droite alors, renversa la tête en arrière et se mit à rire, un rire cristallin, presque enfantin.
« Je me sens tellement bien… » Il ne dit rien, charmé par le spectacle de cette femme-enfant qui dévoilait un côté qu'elle ne devait pas laisser voir bien souvent. Elle regrettait cet accès de joie, mais elle en avait tellement peu l'occasion ! Déjà, il commençait :
« - Moi qui croyais que les femmes n'aimaient rien de mieux que faire admirer leurs toilettes, bavarder et jouer les coquettes !
-Peut-être les femmes que vous connaissez sont ainsi mais pas moi.
-C'est ce que je constate. Alors qu'aimez- vous faire ?
-Lire, murmura-t-elle. Courir dans l'herbe par une chaude journée d'été et se rafraîchir dans l'eau d'une rivière. Etudier, apprendre tout ce qu'il y a à savoir.
-Vraiment ? Voilà qui est… atypique, dit-il, ne cherchant pas à masquer son étonnement.
-Atypique ? Pourquoi ?
-Et bien…
-Une femme est faite pour servir seulement de compagne et de mère, appuyer son compagnon dans les moments difficiles, c'est cela ?
-A peu près, oui, répond-il, condescendant.
-Et j'imagine que vous attendez de rencontrer une femme qui admirera vos exploits mais aura le bon goût de rester dans l'ombre, derrière vous, invisible ?
-C'est le rôle d'une femme. Et croyez moi, elle aura de nombreux exploits à raconter ! »
Il avait pris un air satisfait qui mit Hoela hors d'elle. Elle lui tourna le dos et retourna vers la salle du trône. Il l'appela, et la rattrapa :
« -Vous aurais-je vexée ?
-Vous êtes un homme arrogant, prétentieux et j'imagine que vous vous plaisez à séduire les femmes pour mieux les abandonner… je n'ai rien à faire avec vous, ne serait-ce que pour converser ! »
Elle eut le temps de l'entendre rire et dire : « Vous verrez, je n'ai pourtant pas que des défauts ! »Elle entra, sans tenir compte des chuchotements qu'elle suscita et se dirigea tout droit vers Bearach.
« - Je veux partir !
-Et je … quoi ?
-Je veux rentrer !
- Pas question, la coupa-t-il, péremptoire.
-Très bien, je me passerai de ta permission. »
Et elle commença à partir. Estomaqué, il mit quelques temps à reprendre ses moyens et cria :
« - Hoela, tu sais ce qui t'arrivera si tu pars !
-Je m'en fiche ! »
Sur le seuil de la porte, elle croisa Boromir. Impossible de savoir s'il avait entendu. Il se courba devant la jeune femme, ironique. « A bientôt j'espère… » Elle eut l'impression d'une gifle. Elle crispa les poings, ses ongles s'enfoncèrent dans ses paumes et elle mordit ses lèvres tellement fort qu'elles prirent une teinte rubis dans son visage pâle. Arrivée dehors, elle courut, courut, dévala les rues, ses pas claquant sur les pavés, bousculant les gens qui faisaient la fête, passant les sept niveaux de la cité et finit au dehors.
Les gardes la laissèrent passer ,ahuris. Elle tomba dans l'herbe, sa robe étalée comme des pétales de fleurs, et pleura longuement. « Non, maman, je n'aurai jamais ma vie en main… »
Elle laissa couler les larmes brûlantes sur ses joues glacées. Puis elle se reprit ; ce n'était pas dans sa nature de céder au découragement ou à l'abattement. Elle se releva et éprouva deux sentiments contradictoires. La peur tout d'abord. Sa tante lui ferait payer ce qui venait de se passer, sans aucun doute et elle se demanda quel serait son degré de fureur. Le second sentiment, elle tenta de le repousser…elle n'avait pu s'empêcher d'être flattée par l'intérêt que lui portait Boromir ; mais elle lui en voulait aussi. Il voulait la revoir ? Lui montrer qu'il n'avait pas que des défauts ? Grand bien lui fasse ! Elle n'avait pas l'intention d'être un jouet qu'on délaisse une fois qu'il ennuie… S'il essayait de l'approcher, elle ferait tout pour être odieuse.
Ces résolutions prises, elle marcha dans la vallée, sans trop s'éloigner car la nuit arriverait vite. Lorsque le soleil toucha l'horizon et prit une teinte rouge, elle se décida à rentrer. Elle hésita longuement ; elle prit une grande inspiration et pénétra dans la maison, la tête haute, prête à affronter les cris et les reproches.
