Et oui, voilà le 7ème chapitre! Là, je vous demande une grande indulgence, car il est difficile de rendre intéressant ou captivant un voyage que je ne voulais pas faire traîner en longueur! mais je n'avais pas envie de trahir de trahir Tolkien avec le monde merveilleux qu'il a créé; je vous ai donc épargné certains noms mais j'ai examiné des cartes pendant une heure pour rendre une idée concrète du voyage en terre du milieu. Et si je m'appuie d'habitude plus sur les films, qui ont été une très bonne adaptation, cette fois, je me suis plus inspirée des livres.Je vous pardonnerais de ne pas être captivés par ce chapitre mais ce n'est pas une raison pour ne pas lire les suivants, qui seront plus intéressants ( enfin, je l'espère, lol!).Pour ceux ou celles qui aiment l'action, patience: j'ai compté, encore trois ou quatre chapitres et la Quête de l'Anneau commencera! Allez, je vous laisse à votre lecture et si j'ai quelques reviews, ça m'encouragera à écrire mes prochains chapitres plus vite ( nan, c'est pas du chantage! Juste un besoin d'être soutenue,lol!)

believe4ever: je me suis fait un grand plaisir d'imaginer la tête de Boromir à ce moment précis! la honte mais la femme domine enfin l'homme, lol! Quant au cousin, je voulais venger mon héroïne de cet abruti; c'est réussi, non? J'aime beaucoup Faramir aussi, c'est un personnage complexe, et je voulais absolument qu'il intervienne. Enfin, continue bien ton histoire, t'arrêtes pas en si bon chemin. je passe tous les jours pour voir s'il y a un chapitre! Tu me verras dans tes reviews...

ton sam: ah, ah, ah, je me gausse! t'es dégoûtée, pas vrai! Tu croyais quand même pas que j'allais tout te dire, ça serait plus marrant! Je vais donc te laisser sur des charbons ardents et tu vas appprendre à attendre un peu... Tu trouves pas ça terrifiant d'avoir le sosie de Denethor comme prof?

luciole: merci pour ta review, ça fait plaisir qu'elle te plaise autant! Et voilà, pour te raconter ce qu'il lui arrive pas un mais deux chapitres d'un coup! C'est pas génial? Merci de suivre mon héroïne... gros bisous et lis bien!

karmilla: pour la baffe, je me suis inspirée de celle que j'ai donné à mon ex! j'ai pas eu à chercher bien loin... je te souhaite bien du courage pour la 1ère L, mais on n'en meurt pas, je te rassure, la preuve, je suis encore là! mais n'oublie pas les petis loisirs et détentes de la vie: comme lire la suite d'une fanfiction, lol! Biz.

annabanana-the cold: là, ça m'a vraiment touché! Sans rire, que tu suives aussi bien ma fanfiction... je découvre mon héroïne en même temps que les lecteurs, et si l'histoire plaît aux autres, c'est encore mieux. merci pour tes encouragements, ça me donne envie de continuer... bisous

Chap 7 : Voyage et arrivée en terre lointaine

Les premiers temps furent difficiles ; la chaleur écrasante, la crainte de se faire repérer, tout cela rendait son voyage beaucoup plus compliqué et éprouvant.

Elle avait du éviter de nombreuses cités, toutes gardées. Le plus dur fut de passer l'Anduin ; elle ne pouvait pas se montrer à Osgiliath, ancien joyau du Gondor ; de plus, à l'est, les terres étaient protégées par le mur que les hommes avaient bâti après la chute de l'Ithilien sous l'ombre de l'ennemi. Elle aurait pu traverser le Gondor et se soustraire ainsi au fleuve mais les Montagnes Blanches, dont elle se plaisait à contempler les cimes neigeuses lors de ses promenades dans la vallée, l'auraient arrêtée. Ou alors prendre directement la direction du Nord en suivant la rive ouest, mais là était le chemin que prenaient tous ceux qui voulaient se rendre au pays des Rohirrim ; le danger d'être vue et ramenée de force était trop grand. Elle s'était résignée à franchir le fleuve et le longer jusqu'à devoir le retraverser pour se trouver les plaines de l'Anorien et poursuivre sa route dans le Rohan. Sa route avait été risquée ; elle était descendue au Sud pour traverser, et repris vers le Nord, le long de la rive est, en contournant Osgiliath et ses soldats, tout en veillant à ne pas trop s'écarter ; Minas Morgul n'était pas loin. Et proche de cette cité maudite, l'ombre s'était insinuée dans son esprit et dans son cœur, encore plus profondément qu'auparavant. Elle avait chevauché jusqu'à l'aube du matin suivant ce jour-là, ne prenant aucun repos, tant elle sentait la nécessité de s'éloigner de ce lieu. Autrefois jumelle de la Cité Blanche, sous le nom de Minas Ithil, une sombre terreur y demeurait à présent. On prétendait qu'elle était habitée et dominée par des hommes de Nùmenor, neuf anciens rois, dévorés par des Anneaux de Pouvoir et devenus des spectres vivants. Cela avait beau être considéré par la plus grande partie du peuple comme une légende bonne à effrayer les enfants au coin d'un feu, Hoela y croyait ; ce n'était pas un hasard si personne ne tentait de passer par ces terres…

Repasser l'Anduin ne lui posa pas plus de problèmes que la première fois ; Faramir ne lui avait pas seulement donné une monture fidèle mais aussi courageuse et sensée. Elle avait parfois l'impression que c'était plus le cheval qui la guidait…elle ne cessait de remercier le jeune homme dans ses prières silencieuses et quotidiennes à Elbereth. Elle ne sut jamais que Faramir lui avait confié un cheval venant du Rohan, toutes de magnifiques créatures, intelligentes et bien dressées, que le Gondor acquérait à grand- peine.

La traversée de l'Anorien fut aisée ; elle allait grand train, de nuit, cette fois, car elle empruntait un passage utilisé par tous les voyageurs. Elle vit défiler le vert tendre des prairies, le bleu scintillant des ruisseaux, et l'or doré des champs de blé.

Près de deux mois s'étaient écoulés lorsqu'elle parvint en Rohan. Là, elle prit grand soin d'éviter les villages et n'avançait plus qu'avec d'infinies précautions, la peur au ventre de rencontrer quelqu'un du pays, qui aurait pu arriver beaucoup plus rapidement qu'elle, en utilisant les chemins les plus courts alors qu'elle ne passait que par tours et détours. Elle ne croisa que des enfants, qui avaient tous les cheveux de même nuance que les champs de blé. Ils ouvraient de grands yeux sur cette femme, juchée sur un étalon, aux yeux aussi bleus et clairs que l'eau de leurs rivières. Elle leur souriait et partait avant qu'ils n'aient pu la scruter plus attentivement. Plus tard, ils raconteraient à leurs parents leur rencontre avec « une belle dame » et ceux-ci croiraient à quelque invention issue de leur imagination.

Arrivée vers les Monts Brumeux, elle ignora l'Isengard, demeure d'un grand magicien, aux pouvoirs puissants, qu'on disait sage. Elle eut la désagréable sensation d'être observée tout le long que dura son voyage en cette contrée. Elle dépassa ce pays et là, elle ne vit plus âme qui vive durant des semaines. Animaux, plantes en abondance mais pas d'êtres humains.

Les terres d'Eregion apparurent alors que les feuilles avaient depuis longtemps pris leurs teintes automnales et avaient fini par joncher le sol de roux, de jaune et de brun. Le matin, le givre recouvrait le sol ; mais le soleil brillait encore haut et chaud, mais elle savait que cela ne durerait pas et qu'il lui fallait atteindre un abri le plus vite possible. Elle pressentait que le froid en cet endroit serait plus mordant, plus cruel, qu'au Gondor. L'Hiver l'empêcherait de cueillir des herbes pour se nourrir car malgré les restrictions qu'elle s'était imposée, ces long mois de voyage avaient eu raison de ses provisions. Il lui restait de quoi tenir pour quelques temps encore mais trop peu pour durer jusqu'à la nouvelle année.

Une nuit, couchée sous un arbre, elle sentit des gouttes lui tomber sur le bout du nez. L'averse se transforma en déluge et elle avança sous une pluie battante et glacée durant plus d'une semaine. L'air se rafraîchit subitement, et un matin, les gouttes étaient devenus flocons.

Garth trouvait de quoi se nourrir sous la neige et elle s'émerveillait de son habileté. Elle avait appris à monter à la Cité, avec son cousin, malgré les remontrances et les soupirs de sa tante. Au plus fort de l'Hiver, c'étaient les réserves de foin qui permettaient aux chevaux de subsister. « Sans doute s'en seraient-ils très bien sortis sans nous », songea-t-elle.

Le manteau blanc brillait de tous ses feux les jours où le soleil daignait se montrer. Mais les journées étaient souvent grises et mornes. La lassitude s'emparait d'elle, et le vent glacial la faisait souffrir. Elle dénichait quelques fois un peu de bois sec dans les sous-bois et le feu qu'elle allumait la réconfortait immédiatement mais cela se faisait de plus en plus rare et elle était terrifiée à l'idée de mourir de froid.

Un matin de novembre, six mois jour pour jour après son départ, elle entra dans une forêt épaisse qui, pensait-elle, la protégerait de la tempête de neige qui arriverait. Elle erra quelques jours avant d'admettre qu'elle était perdue. Elle continua de s'enfoncer à travers les arbres et remarqua une chose étrange qui ne l'avait pas frappée au début. Si, en lisière, les arbres étaient nus et couverts de neige, ils avaient encore leurs feuilles ici. Pas des feuilles vertes de printemps, mais encore des feuilles rousses et dorées. Le temps semblait s'être arrêté en ces lieux. Elle ressentait moins la morsure du gel et peu à peu, elle peut ôter ses vêtements chauds. Elle n'osait croire qu'elle était à Fondcombe, ou du moins tout près. Sa mère ne lui avait-elle pas dit que le temps était suspendu en ces lieux ? Mais d'après ses cartes, cette cité elfique aurait dû être beaucoup plus loin. A moins qu'elle ne se soit trompée…

Les arbres masquaient le ciel, elle ne réussissait à apercevoir que de temps à autre un bout de bleu, de gris ou de noir. Elbereth lui manquait, elle se sentait abandonnée. Ce jour-là, ses pas légers se joignaient à ceux, plus lourds, des sabots. Elle allait à pied. Ils s'arrêtèrent un moment ; elle se tourna vers Garth, le caressa et tendrement : « J'ai bien peur qu'on ne soit perdu ! Heureusement que tu es là, je mourrais de peur si j'étais toute seule ! » Le cheval pencha la tête de côté comme s'il comprenait les paroles de la jeune femme. Elle baissa les yeux et sourit « Regarde Garth ! De l'athelas ! De la feuille de roi ! J'ignorai qu'il y en eut encore ! » Elle s'éloigna, se baissa mais à peine avait-elle posé sa main sur la tige que la pointe d'une flèche s'appuya sur sa gorge et qu'une voix ferme lança : « Debout, étrangère ! »