Et voilà, 9ème chapitre, écrit entre les révisions d'histoire et la dissertation de philosophie ( je suis héroïque, non?). Enfin, bon, toujours est-il que la Quête est toute proche cette fois, et oui, on y arrive! je réitère ma demande de reviews pour m'encourager ( et je le répète, non, ce n'est pas du chantage! mais mes chapitres sont tellement plus facile à écrire si on m'encourage...) Bonne lecture et bisous à tous et à toutes!

sam: écoute, pour ma part, ce n'est pas moi qui décide des programmes ou de ce qu'on doit étudier en cours, mais pour arriver à te réveiller... je crois que c'est impossible, tu es plongée dans un coma trop profond pour parvenir à en sortir. En effet, c'est moi l'auteur, c'est moi qui décide, alors il arrivera ce qu'il doit arriver! En tout cas, j'espère que jerry me donnera un peu d'inspiration ( non, faut pas rêver, il n'est là que pour nous faire délirer!)

believe4ever: au CDI de ton lycée? C'est vrai, ce n'est pas très sérieux mais je te pardonne, notamment parce que moi, je ne fais pas mieux pour lire tes chapitres: je passe tous les jours sur le site, et je sacrifie généralement ce temps à mes devoirs qui m'attendent sur mon bureau... en tout cas, j'ai adoré ton chapitre ( comme toujours, tu vas me dire que je ne suis pas très originale...). La Communauté arrive enfin dans le prochain chapitre... pour mon grand plaisir également...je te fais de gros bisous et continue bien ta fiction.

luciole: désolée, là, je suis impardonnable de ne mettre qu'un chapitre mais tu remarqueras que je l'ai fait long, pour compenser l'absence d'un deuxième... tu me pardonne? En tout cas, merci encore pour ta review et le " si je commence dans les compliments, demain je serai encore là" m'a vraiment fait plaisir... je te souhaite une bonne lecture et je te fais plein de grooooooooos bisous.

karmilla: si ça peut te réconforter, moi mon prof de lettres, qui était mon prof de français l'année dernière, a un effet soporifique hallucinant ( la première semaine ça va, la deuxième, bonjour les dégâts!) et mon prof d'histoire est le sosie de Dénéthor ( c'est terrifiant!). J'ai adoré ta review et une de tes phrases est devenue culte " Travailler doit Boro, voler l'anneau c'est pas bô!". Une seconde baffe pour la route? Tu es crueeeeelllllllle! C'est pas une mauvaise idée, mais le faire souffrir autant... il va pas tenir! Merci pour ta review, et bonne lecture.Bisous.

Chap 9 ; Jours heureux et rencontres

Elle découvrit à Fondcombe une paix et une sérénité qu'elle n'avait jamais ressenties. Les jours étaient à la fois longs et courts ; longs car le temps était figé en ce lieu enchanté ; courts car elle toujours occupée et la nuit arrivait sans qu'elle n'ait vu passer la journée.

Les nombreux ouvrages en elfique, qui contenaient une partie de l'histoire de la Terre du Milieu, qui contaient les légendes depuis longtemps oubliées dans les autres contrées, aucun ne lui échappait. Elle n'interrompait sa lecture que lorsque ses yeux criaient grâce et quémandaient un peu de répit.

Elle faisait de longues promenades dans la vallée, continuellement baignée de soleil. Elle montait parfois, et Garth l'emmenait alors dans les clairières. Tout n'était que calme et douceur.

Elle fit la connaissance des enfants d'Elrond ; ses deux fils tout d'abord, si semblables qu'elle n'aurait su dire qui était qui ; Elladan et Elrohir ressemblaient à leur père de manière troublante. Elle ne les vit qu'une fois avant leur départ pour le Nord, afin de rejoindre les Rôdeurs. En revanche, elle croisa bien plus souvent la route d'Arwen, et elles devinrent vite proches. La beauté de l'elfe impressionna la jeune femme. Les tresses de ses cheveux sombres accentuaient la blancheur de sa peau fine et ses yeux, gris comme un matin d'automne où le soleil aurait refusé de se lever, brillaient comme si des étoiles étaient tombées dans ses iris. La pensée et le savoir se reflétaient dans son regard, comme quelqu'un qui a connu bien des siècles. On appelait Undomiel car elle était l'Etoile du Soir de son peuple. Elle avait quitté la Lorien, pays de sa mère, depuis peu pour revenir auprès de son père.

Arwen aida Hoela à perfectionner son elfique ; et bien qu'elle parla peu, sa présence était précieuse pour la jeune femme. Les semaines s'écoulèrent, puis les mois. Hoela commença alors à se sentir prisonnière de cet endroit. Elle aurait pu y rester encore de nombreuses années, mais, et elle ne se l'avoua que très tard, elle n'était pas faite pour ce genre de vie. Elle n'avait pas hérité du caractère doux et sage de sa mère, mais plutôt du tempérament fougueux de son père. Elle prit sur elle de ne rien dire à personne. Elle ne voulait pas se montrer ingrate, et de toute façon, elle n'avait nulle part où aller.

Ses sentiments étaient confus ; elle avait connu les jours les plus heureux de son existence à Fondcombe mais elle n'arrivait pas à se faire à cette nouvelle vie. Un soir, assise au bord d'une cascade, son pied fin immergé dans l'eau fraîche, elle entendit un bruit de pas derrière elle. Elle se retourna et fut saisie. Elle ne connaissait pas celui qui se tenait devant elle ; ce n'était pas un elfe. Grand, le visage ridé et buriné, des yeux perçants, des cheveux blancs et une longue barbe. Vêtu de gris, un bâton à la main, il lui faisait penser à un vieillard. Il la regarda et sourit. Pas un de ces minces sourires elfiques, non, un vrai sourire. Il s'approcha d'elle et ce fut en langage des Hommes qu'il s'exprima :

« Je comprends pourquoi le seigneur Elrond m'a dit que je vous reconnaîtrai au premier coup d'œil. » Il s'assit sur un rocher plat recouvert de mousse, ni trop proche ni trop éloigné d'Hoela. Elle fronça ses fins sourcils.

« - Qui êtes vous ?

-Je ne sais quel nom vous donner car de par nombreux je fus appelé.

-Donnez moi le plus usité.

-On m'appelle Gandalf en ce pays, mais de là où vous venez, vous me connaissez peut-être sous celui de Mithrandrir. »

Hoela ouvrit tout grand ses yeux clairs, sous l'effet de la surprise.

« - Le Pèlerin Gris !

-Exact.

-La cité n'a pas connu votre visite depuis longtemps !

-En effet, mais un magicien a beaucoup de choses à faire... Je suis ici sur l'appel d'Elrond et pour rendre visite à un ami.

-En quoi cela peut-il me concerner ? »

Le vieillard se rembrunit subitement. Le souci et le chagrin s'étaient abattus sur lui. Il se releva et fit signe à Hoela de le suivre. Elle hésita un instant et se plaça à ses côtés. Il soupira.

« - Votre voyage fut long pour arriver en pays elfique. Vous avez bénéficié d'une chance insolente ; vous auriez du mourir durant votre périple, tant il est dangereux de s'aventurer hors de chez soi par les temps qui courent.

-Quels dangers ?

-Me ferez-vous croire que vous n'avez point senti la menace qui planait sur votre cité et sur les lieux que vous avez traversés ?

-Non, je ne le vous ferai pas croire. L'ombre grandit. Je le ressens.

-Oui, l'ombre grandit, répéta le vieil homme. Le destin de la Terre du Milieu sera bientôt forgé. Toutes les races devront combattre pour leur salut.

-Cela est-il proche ?

-Plus proche que vous ne le pensez. Dites-moi, Hoela, est-ce qu'Eithne vous raconta les vieilles légendes ?

-Je m'en souviens très peu. Mais j'en ai lu énormément ici.

-Oui, je n'en doute pas. Mais je ne pense pas que vous connaissiez celle dont je veux vous entretenir.

-Je vous écoute »

Et, tandis qu'ils marchaient, Hoela écouta passionnément le magicien lui dépeindre la Terre du Milieu telle qu'elle était au Deuxième Age, les périls qu'elle avait dû affronter. La chute d'Isildur, la lignée brisée des rois. Et un anneau. Elle l'interrompit :

« Un anneau ? Quel anneau ? » Il se tut un moment et d'une voix ferme :

« Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,

Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,

Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,

Un pour le Seigneur Ténébreux sur son sombre trône

Dans le Pays de Mordor où s'étendent les Ombres.

Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver,

Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

Au Pays de Mordor où règnent les Ombres. »

Un grand silence suivit ses paroles. Hoela eut froid tout d'un coup, et son cœur se serra. La même angoisse qui l'avait saisie lors de son passage vers Minas Morgul pesait sur elle. Elle secoua la tête.

« - Voilà un mauvais présage.

-Il ne s'agit pas d'un mauvais présage. Jurez moi à présent que ce que je vais vous dire restera sous le sceau du secret.

-Je vous le promets.

-Il ne s'agit point d'une légende et si le péril est grand, c'est que l'Unique a été retrouvé.

-Vous plaisantez ?

-Absolument pas.

-Mais qui ? Comment… je veux dire…

-Je vais vous emmener auprès de mon ami. Il est ici depuis bien plus longtemps que vous mais je ne sais si vous l'avez aperçu. »

Il la conduit alors à l'intérieur de la demeure d'Elrond ; et au détour d'un couloir, il poussa une porte. Elle eut le temps d'entendre une voix flûtée :

« Gandalf, mon ami, vous êtes de retour ! » Elle chercha d'où pouvait parvenir la voix et baissa les yeux. Sa surprise fut totale. Jamais elle n'avait vu un tel être. Un petit homme, ridé, des cheveux neigeux, de la taille d'un enfant d'une dizaine d'années. Alors qu'elledemeurait les bras ballants, Gandalf le présenta :

« - Hoela, voilà Bilbon Sacquet, un Hobbit de la Comté.

-Un Hobbit ? s'étonna la jeune femme. Un Semi Homme ? Je croyais qu'ils n'existaient que dans les contes !

-Absolument pas, jeune demoiselle, répliqua Bilbon. Je suis arrivé avant vous ici, mais je passe mes journées au bord des rivières pendant que vous lisez, mes soirées auprès du feu, et vous auprès des arbres, et la nuit… et bien, nous dormons tous deux !

-C'est impossible. Cela fait plus d'un an que je suis à Fondcombe et je ne vous aurai pas aperçu ? Ma foi, cela doit être vrai, et je le regrette. »

Elle fut charmée par le naturel et la naïveté déconcertante de Bilbon. Gandalf et elle prirent congé une heure plus tard environ et elle demanda :

« - Sont-ils tous comme lui ?

-Les Hobbits ? s'amusa le vieil homme. Oui, mais moins téméraires que celui-ci. Ils quittent rarement leur contrée.

-Est-ce lui qui trouva l'Unique ?

-Oui, mais vous en saurez plus dans quelques mois. Elrond va réunir un Conseil. Je pars dans la nuit mais il me reste nombre de choses à vous dire. La première, c'est de découvrir les pouvoirs que vous avez en vous.

-Quoi ? Je ne…

-Vous avez beau nier ne pas avoir hérité des dons de votre mère, je vous assure qu'il vous en reste des traces. Mais je ne puis vous aider, pas pour le moment. Vous devrez commencer votre apprentissage seule.Deuxièmement et il m'en coûte de vous annoncer cela aussi brusquement : tenez vous prête. Vous aurez un rôle à assurer dans cette histoire.

-Mais…

-Je ne peux vous en dévoiler plus pour l'instant. Je vous demande simplement d'être prête.

-Très bien.

-Avez-vous des questions ?

-Puisque vous me le dites, j'aimerai être éclaircie sur ce que vous venez de me di...

-Je vous le répète. Je ne peux rien vous dire de plus, la coupa-t-il.

-Bien, alors je ne pense pas avoir de questions, ronchonna-t-elle. Si, attendez ! Vous connaissez la Cité Blanche, et le Seigneur Dénéthor, et ses fils, n'est ce pas ?

-Oui.

-C'est de Faramir dont je veux vous parler. A-t-il le don de voyance ? demanda-t-elle, un peu nerveusement.

-Pourquoi cette question ?

-Il a su que j'allais partir et il m'a dit… qu'il l'avait vu.

-Dans les veines de Faramir coule presque intact le sang de l'Ouistrenesse comme chez son père. Ils peuvent discerner, s'ils s'y appliquent leur volonté, une bonne part de ce qui se passe dans la tête des gens. »

Hoela ne répondit rien à cette révélation. Chose étrange que le père aime le moins celui qui, pas en apparence, mais en profondeur, lui ressemblait le plus. Elle s'appuya au rebord s'une fenêtre, contemplant les étoiles scintiller.

« - Des heures sombres se préparent. Devrons nous tous périr ?

-Gardez espoir, rien n'est encore joué. Je me rends en Comté, pour instruire le nouveau propriétaire de l'Anneau de la tâche qu'il aura à accomplir. Je serai vite de retour.

-Qu'Elbereth veille sur vous et sur tous ceux qui se préparent à venir ici, » murmura-t-elle.

Le vieillard hocha la tête et sortit. Elle le regarda, par la fenêtre, chevaucher une monture et s'éloigner, jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement dans l'obscurité.