Onzième chapitre et départ de la Communauté! J'ai senti mon petit coeur se serrer en les voyant tous partir! j'ai eu un peu de mal à rendre l'atmosphère qui régnait et j'ai choisi de pas mal condenser... pardonnez moi! Bon, sinon, j'ai plus besoin de vous demander de rendre visite au petit bouton en bas à gauche... bonne lecture!
karmilla: rends toi compte de ta chance! c'est pas tous les jours qu'on peut avoir une nazgûl comme prof ( même si je pense que t'aurais préféré éviter, c'est pas très sympa comme bestiole!) Ta remarque sur les étudiants rougissants ( Boromir et Hoela) me les a fait visualiser de nos jours, l'un devant l'autre, n'osant pas se regarder dans les yeux, le rouge aux joues... très réaliste, lol! C'est vrai, t'avais raison, alors que lui est ravi de la voir, elle... euh... pas. Mais elle cache bien son petit jeu, tu le verras plus tard... Allez, bisous et merci pour ta review.
believe4ever: tes sanglots auraient pu m'attendrir... mais nan! Ecoute, quand il va y avoir du drame, ce sera au prix de grandes souffrances, parce que je me connais, je pleure souvent comme une madeleine... heureusement, que je tape direct mes chapitres, sinon, le papier serait mouillé de larmes! J'ai lu ton chapitre: LA SUITE! Limite, je te supplierai à genoux, c'est même plus être accro à ce point là, je vais devoir me faire désintoxiquer! Tu me verras dans tes reviews... Gros bisous.
seannychéri: bien pour le surnom! T'as trouvé celui qui pouvait me toucher étant donné que Seanny hante mes nuits ( waouh!). J'étais sûre que le cassage de mec te plairait... d'ailleurs, je devrais te demander des conseils! Je pense qu'on devrait trouver un moyen d'éliminer tous les orcs, non? En tout cas, c'est vrai que t'es dure en matière de torture; j'ai vu aujourd'hui en littérature, avec Riri et Arnold le Boursouflet! bah... continue de me torturer, tu sais que j'aime ça ( mon ptit côté sadomaso, hein,Sean?) Bisous
luciole: je me demandais aussi pourquoi j'avais du changer de baskets... j'ai compris maintenant! Mais c'est bon, mes chevilles se dégonflent, pas d'inquiétude, lol( faut que je fasse gaffe, c'est peut-être la grosse tête qui va prendre le relais!)Tu vois, avec le millier d'encouragements, j'ai vite écrit le chapitre; comme quoi, tu as raison de voir les choses en grand voire en très grand! Mais les bisous m'ont encore fait plus plaisir ( un millier aussi, j'espère!) alors moi aussi je t'en fais plein et te souhaite une bonne lecture!
Chap 11 ; Le départ et le début de la Quête
L'automne déclina rapidement ; la lumière dorée fit place aux lueurs froides et un vent glacé s'était mis à souffler des Monts Brumeux. Hoela se demandait quand ils partiraient, mais Elrond était déterminé à attendre le retour des éclaireurs.
Les uns et les autres ne se posaient pas de questions sur le voyage qu'ils devaient accomplir ; soucis et inquiétudes ne venaient que la nuit venue, dans l'obscurité. Elle évita le plus souvent possible la compagnie des gens ; elle avait un besoin immense de solitude. Pour se mettre devant l'évidence ; elle ne voulait pas reculer, malgré la peur qui l'étreignait.
Un soir, alors qu'elle errait sous les arbres nus, elle se rendit compte que les étoiles brillaient de moins en moins comme si la plupart se mourraient. Elle ressentit une infinie tristesse, au vu de ces petites lumières moins nombreuses qu'à l'accoutumée. Au détour d'un chemin, elle entrevit une silhouette, appuyée contre un tronc, assise, les jambes repliées. Elle s'approcha et resta cachée. Ses yeux étaient habitués à l'ombre, elle n'eut aucun mal à reconnaître celui qui méditait. Boromir semblait perdu dans ses pensées, le regard lointain, les mains tournant et retournant un grand cor à bordure d'argent. C'était la première fois qu'elle le voyait ainsi, sans son arrogance, sans sa fierté. Elle recula ; elle n'avait aucune envie de se laisser fléchir.
Décembre touchait à sa fin lorsque les éclaireurs revinrent. Tous avaient suivi des routes différentes et parcouru les moindres parcelles de la Terre du Milieu. Elladan et Elrohir furent les derniers de retour et ils ne voulurent parler de leur mission à nul autre qu'à leur père.
Dans aucune région, les messagers n'avaient découvert un signe, ni une nouvelle des Cavaliers ou des Serviteurs de l'Ennemi. Elrond annonça alors à la Communauté que leur départ était proche. Chacun prépara ses affaires. Hoela plia et rangea les robes elfiques qu'elle n'aurait plus l'occasion de porter. Elle remit des vêtements d'homme avec un certain plaisir, se sentant plus libre de ses mouvements. Elle abandonna à regret les cartes, les livres, bref, tout ce qu'elle aurait voulu conserver. Mais elle devait se contenter du strict nécessaire Elle sortit l'épée de son père, effleura la lame de l'index, en prenant garde de ne pas se blesser et la glissa dans son fourreau. Le lendemain, il ne resterait rien d'elle ici, peut-être un parfum léger qui finirait par s'évaporer. Quelqu'un frappa, quelques coups légers. Elle ouvrit et se retrouva face à Arwen. Celle-elle ci entra dans la chambre ; elle avait une robe sur son bras et son poing était refermé sur quelque chose. Hoela eut son premier vrai sourire depuis des jours en voyant son amie.Elle posa la robe sur le lit ; Hoela n'en n'avait jamais vue de plus magnifique. Chaque fil était d'argent, des broderies d'or et des rubis sertis aux manches et au décolleté. Arwen ajouta à côté l'objet qui était dans sa main. Un collier, fait d'une mince chaîne d'argent, avec un pendentif ; une émeraude taillée en forme de feuille. Hoela le prit et caressa les courbes et les pointes. Arwen, de sa douce voix, expliqua :
« Eithne laissa ceci à Imladris lors de son dernier passage. Elle savait qu'elle ne reviendrait pas, mais avait l'espoir que ses descendants parviendraient jusqu'ici. La robe fut brodée ici ; quant au collier, nul ne sait d'où elle le tenait mais je peux vous dire que l'émeraude avait la couleur exacte de ses yeux. Je pense et mon père également, que vous devriez les prendre. »
Hoela accrocha la chaîne autour de son cou et rangea la robe dans son sac. Elle aurait voulu la remercier, mais sa gorge refusait tout service. Un mince sourire se dessina sur le visage de la belle elfe :
« - Je comprends ce que vous ressentez.
-Je… merci.
-Je vous en prie. Votre départ m'attristera, croyez le.»
Elles se regardèrent un long moment et après un instant d'hésitation, Hoela serra Arwen dans ses bras. Elles se séparèrent vite.
La jeune femme dormit d'un sommeil de plomb. Ce fut un pâle soleil rose qui la réveilla. Elle frissonna, se lava le visage à l'eau froide. Elle ramassa son sac, l'épée et sortit. Ils étaient déjà tous dehors. Pippin et Merry paraissaient être tout juste tombés du lit. Legolas plaçait les flèches dans son carquois ; Gimli accrochait sa hache à sa ceinture. Frodon était pâle, les traits tirés, et emportait Dard avec lui. Sam s'occupait d'un poney. Gandalf s'appuyait sur son bâton. Ils emportaient peu d'attirail de guerre, car leur espoir résidait dans le secret non dans le combat. Aragorn avait l'épée d'Elendil reforgée, mais aucune autre arme ; il partait seulement vêtu de vert et de brun rouilleux, comme un Rôdeur. Boromir avait une épée, et il portait aussi un bouclier et son cor.
« Il sonne haut et clair dans les vallées des collines, et qu'alors tous les ennemis du Gondor s'enfuient ! » affirma-t-il. Et le portant à ses lèvres, il le fit retentir.
« - Vous devrez réfléchir avant de sonner de nouveau de ce cor, dit Elrond, jusqu'au moment où vous serez aux frontières de votre terre et à ce qu'une nécessité implacable vous presse.
-Peut-être, répondit Boromir. Mais j'ai toujours laissé crier mon cor en me mettant en route, et bien qu'après cela nous puissions marcher dans les ténèbres, je ne peux pas partir comme un voleur. »
Hoela fit une grimace à ce discours et elle ne put s'empêcher de mettre son grain de sel.
« - Bien sûr, et le fait que le son de votre cor puisse ameuter des gens à dix kilomètres à la ronde ne vous est pas venu à l'esprit, ironisa-t-elle. J'ose espérer que vous serez plus discret à l'avenir.
-Je n'ai nul besoin de vos commentaires ! répliqua-t-il, furieux. Vous faites partie de la Communauté mais cela ne vous donne pas le droit de faire la moindre réflexion à propos de ce que je fais !
-Désolée, je pensais que cela pourrait vous servir !
-De toute façon, peu m'importe ce que vous dites. Alors si vous voulez parler à quelqu'un, oubliez moi et épargnez moi vos babillages!
-Il n'y aura aucun problème ! »
Et se tournèrent ostensiblement le dos, pendant que les autres se jetaient des regards à la dérobée et retenaient à grand-peine leur rire, malgré les heures sombres qu'ils allaient affronter.
Les adieux se firent. Elrond parla de sa voix grave :
« Le Porteur de l'Anneau part en Quête de la Montagne du Destin. Vous qui voyagez à ses côtés, aucun serment, aucun engagement ne vous oblige à aller plus loin que vous ne le souhaitez. Adieu, ne vous détournez pas de votre but. Que la bénédiction des Elfes, des Hommes et de tous les peuples libres de la Terre du Milieu vous accompagne »
A ses mots, Legolas, Aragorn et Hoela s'inclinèrent profondément, la main sur le cœur.
« La Communauté attend le Porteur de l'Anneau » dit Gandalf. Frodon se retourna et prit la tête du groupe. Ils se mirent en route, Aragorn fermant la marche. Il se tourna vers Arwen et inclina la tête. Hoela ne put que remarquer la souffrance qui imprégnait les traits de l'Elfe, comme si elle recevait les adieux d'un aimé. « Se pourrait-il… » s'interrogea la jeune femme.
Ils passèrent le pont et montèrent les longs sentiers escarpés qui menaient à la demeure d'Elrond. Arrivés sur une haute lande, ils contemplèrent une dernière fois Imladris, qui brillait sous les rayons du soleil. Puis, ils partirent à grands pas en direction du Sud. Ils voulaient maintenir le cap à l'ouest des montagnes durant de nombreux jours. Le pays était rude et aride, mais inconnu des yeux hostiles. Les Hobbits faisaient preuve d'une grande résistance, sans aucune plainte.
Un couple de semaines plus tard, aux frontières de l'Houssaye, ils prenaient un peu de repos, au sommet d'une falaise, où des rochers blancs se dressaient. Sam avait préparé de quoi manger. Lui, Frodon, Aragorn et Hoela étaient assis et occupés à regarder Boromir donner des cours d'escrime à Pippin et Merry. Pendant ce temps, Gimli tentait de convaincre le magicien de prendre une autre route que celle qu'il avait choisi de suivre. Hoela tendit l'oreille et les écouta. Mais un coup un peu trop bien placé de Boromir et il se retrouva aux prises avec deux Hobbits. Elle rit, accompagnée d'Aragorn qui se leva pour aider le Capitaine du Gondor, qui avait vaincu maints ennemis et qui était mis à terre par deux petits Hobbits! Mal en prit au Rôdeur ; avant qu'il ait pu comprendre ce qui lui arrivait, il fut pris par les deux jambes et mordit la poussière. Mais Legolas ne participait pas à l'allégresse générale ; il observait au loin une tache noire qui s'approchait.
« - Qu'est-ce que c'est ? demanda Sam
-C'est rien, c'est qu'un petit nuage, répondit le Nain, sûr de lui.
-Qui avance vite… et contre le vent, le contredit Boromir, qui s'était relevé.
-Des Crébains du pays de Dain, annonça Legolas.
-Cachez vous, »ordonna Aragorn.
Hoela attrapa le sac à côté d'elle et se dissimula sous le rocher le plus proche. En quelques secondes, il n'y eut plus aucune trace de la Communauté. Les oiseaux volèrent au-dessus, dans des croassements grinçants. Hoela eut une moue de dégoût en voyant ces volatiles noirs, présage de quelque sorcellerie. Ils quittèrent leur cachette.
« Des espions de Saroumane, dit Gandalf. Le passage par le Sud est surveillé. Il faut passer par le col de Caradhras » La haute montagne désignée s'élevait fièrement devant eux, la pointe enneigée et disparaissait sous les nuages.
Le chemin fut dur ; les pentes étaient raides, et le vent soufflait par bourrasques. Au bout de quelques jours, la neige tomba. Ils échangeaient peu de mots, gardant leurs forces. Un matin où le bleu du ciel s'accordait parfaitement avec la nuance froide des yeux d'Hoela, elle prit conscience du pouvoir que l'Anneau exerçait sur les esprits. Frodon glissa et trébucha dans la neige ; il dévala quelques mètres et fut relevé par Aragorn. Mais l'Anneau lui avait échappé et Boromir le ramassa. La jeune femme était trop loin pour entendre les paroles qui fusaient entre le Rôdeur et le Capitaine du Gondor, mais elle se rendit compte de la fascination de Boromir. Il rendit l'Anneau à Frodon mais à contrecœur. Elle aurait pu jurer que la main d'Aragorn était crispée sur son épée…
Ils finirent par se retrouver contre le flanc escarpé de la montagne. Les flocons leur fouettaient cruellement le visage et ils s'enfonçaient tous jusqu'à la taille dans la masse blanche. Tous… sauf Legolas, à qui sa légèreté d'Elfe lui permettait de marcher sur la neige, sans s'enfoncer, ce qu'Hoela considérait par ailleurs comme une insulte personnelle. Etant petite et mince, elle avait tenté d'imiter l'Elfe, sans succès. Elle n'avait pu faire que deux ou trois mètres avant de se retrouver complètement ensevelie. Il lui avait fallu plus d'une demi-heure pour arriver à se dégager, en pestant et jurant. Cela avait au moins eu le mérite de dérider ses compagnons...Les Hobbits étaient portés par les deux Hommes. Hoela tentait d'ignorer la morsure du gel. Une voix résonna soudain, dans une langue étrange, qu'elle ne connaissait pas.
« C'est Saroumane, » cria Gandalf, répondant à sa question silencieuse. Des blocs se détachèrent et plongèrent dans l'abîme. « Il essaie de déclencher une avalanche ! Il faut faire demi-tour, »invoqua Aragorn. Mais le Pèlerin refusa, et tenta de contrer la voix sinistre par la sienne. Mais un éclair déchira le ciel et vint frapper le sommet. Hoela poussa un cri de frayeur et se jeta contre la pierre. La neige les recouvrit, pour peu de temps. Elle claquait des dents, gelée ; et les autres étaient dans le même état.
« - Il faut quitter la montagne ! hurla Boromir pour couvrir le vent. Prenons par la Trouée du Rohan ! Faisons un détour par ma Cité !
-La Trouée du Rohan nous rapproche trop d'Isengard, répliqua Aragorn.
-On ne peut pas passer par-dessus la montagne alors passons par-dessous. Passons par les Mines de la Moria. » dit Gimli.
Hoela regarda Gandalf. La méfiance et une certaine frayeur s'étaient peintes sur son visage.
« - Laissons le porteur de l'Anneau décider, dit-il.
-On ne peut pas rester ici ou ce serait la mort des Hobbits, affirma Boromir, frictionnant Merry et Pippin dont les faces avaient pris une couleur blême qui n'annonçait rien de bon.
-Nous passerons par les Mines ! décida Frodon.
-Qu'il en soit ainsi, » acheva Gandalf.
La descente se révéla toute aussi périlleuse mais ils se sentirent soulagés d'abandonner la neige et le froid. Sauf Gandalf. Hoela se plaça à ses côtés un soir et lui demanda :
« - N'est-il pas vrai… que… qu'il se cache une créature dans ces Mines. Je l'ai lu. N'est-ce pas… encore plus dangereux ?
-Assurément mais nous n'avons plus le choix Vous pourrez utiliser ce que vous avez découvert en vous. Je vous fait confiance pour nous aider.»Il ne dit rien de plus, laissant la jeune femme rongée par le doute.
Elle s'était rapprochée des autres membres. Gimli lui racontait les légendes qui couraient sur les Nains; Merry et Pippin l'amusaient, surtout lorsqu'ils évoquaient la faim qui les dévorait... alors qu'il venaient de manger une heure plus tôt, ce qui lui fit décréter qu'ils avaient des estomacs sans fond. Sam était timide, mais elle avait vite réussi à gagner sa confiance, en n'oubliant jamais de le complimenter pour ses tâches, ou pour les poèmes qu'il récitait. Frodon parlait peu; mais il montrait toujours heureux de la voir à ses côtés. Aragorn et Legolas savaient de quoi elle était capable car Elrond leur avait expliquénombre de choses sur la jeune femme. Aussi la considéraient-ils comme leur égale, ce qu'elle appréciait. Quant à Gandalf...souvent, elle le percevait inquiet. Elle avait peur de le décevoir car elle ne comprenait pas à quoi ses pouvoirs pourraient servir... ni même si elle pourrait les utiliser correctement. En fait, le seul qui restait méfiant et passablement désagréable était Boromir. Il l'ignorait purement et simplement, ce qui valait sans doute mieux, car les réflexions qu'il aurait fait à Hoela n'auraient pas été très amicales... Une nuit, assise près du feu, Legolas et elle avaient eu une longue conversation.
" - Et vous n'avez aucun sang elfique dans vos veines... mais vous nous ressemblez de manière frappante! Dans votre allure...
- Mais je n'ai pas le don de ressentir les émotions d'autres personnes, je n'ai pas une vue perçante, je ne suis pas immortelle... et je ne suis pas aussi belle que le sont les Elfes! rit-elle.
- Moi, je vous trouve aussi belle que les dames qui vivent en mon pays... peut-être même plus, "affirma-t-il
Hoela rougit à ces mots et le remercia maladroitement. Mais elle avait la sensation d'être observée. Elle tourna légèrement la tête et surprit le regard bleu de Boromir, assombri,par ce qu'elle crut être de la jalousie...
Quelques journées plus tard, après être descendus dans une sombre vallée, où tout était noir et mort, ils parvinrent aux rives d'un lac.
« Nous y sommes, murmura Gimli. Les Murs de la Moria »
