Douzième chapitre! Celui là a été dur aussi! je découvre ce qui se passe presque en même temps que vous, parce que j'écris rapidement et je me laisse souvent entraînée par le récit. des fois, c'est bon, des fois ça ne l'est pas... Si seulement j'avais la même motivation pour heu... d'autres trucs!( oui, il faut que je fasse cette intro de philo!). je ne vous dérange pas plus longtemps, bonne lecture, pardonnez les quelques fautes ou incohérences qui pourraient s'y trouver, et rendez visite au petit bouton à gauche en bas de la page, histoire qu'il ne se sente pas délaissé!

believe4ever: jamais je ne t'aurai accusée d'être impatiente... quoique, tu es sûre qu'il s'agit de calomnies, lol! Ah, la, la, alors, dois-je faire mourir gandalf et Boromir, telle est la question. Et bien... je ne dirai rien! Na! Pour me venger du fait que ton prochain chapitre ne viendra que pendant les vacances et que c'est mééééééééééchant!( sanglots). Non, mais comment je vais faire jusque là ( ah, je dramatise!). Non, prends le temps qu'il te faudra... et que ça soit toujours aussi bon! Plein de bises et d'encouragments.

karmilla: et oui, believe4ever ( j'ai vu que tu suivais sa fiction par le biais des reviews, t'as raison, c'est trop bien!) m'a donné quelques idées... et là, l'occasion était trop belle pour qu'ils puissent se chipoter! Quant à ta requête... je vais y réfléchir! parce que moi aussi, j'ai eu beaucoup de peine quand Haldir meurt, quel gâchis, un mec, pardon un elfe, choupi-trognon à ce point! Moi, j'étrangle pas Peter jackson, je le mettrai au bûcher, lol! Enfin je te dis ça, mais peut-être qu'il faudra que je me mette au bûcher moi-même! Tu verras bien! mais dis-moi, par simple curiosité: t'aurais pas un petit faible pour Boromir? Jten voudrais pas, moi aussi! mais c'est vrai qu'ils sont mignons tous les deux! ( larme à l'oeil). Bisous.

luciole: c'est vrai que c'est un cruel dilemme! L'elfe aux longs cheveux blonds, aux grandes mirettes bleues, à la voix éthérée, très classe, et qui semble tellement sage... ou l'homme super-baraqué, un peu macho mais très courageux, aux yeux gris-bleus... entre les deux, mon coeur balance! dur choix ; sauf pour toi, tu soutiens à fond l'elfe, pas vrai? je te comprends; combien craquent pour ce joli mignois...? ( soupir). Tu devras attendre pour en savoir plus ( c'est cruuuuuel)... gros bisous.

woodinounet: JE VAIS PAS FAIRE QUOI? non, en fait, je sais à quoi tu penses, lien télépathique... et je te répondrais que... ah, ah, ah, tu devras faire preuve de patience! Moi, j'ai adoré le furet vorace, c'est sympa, pour me débarasser des gens que j'aime pas " Ouvre la cage, ouvre la cage". prête à retrouver les caractères pervers de Riri ou plutôt de " Puisqu'il faut choisir, à mon tour, je peux le dire, sans contrefaçon, je suis un fripon!" ou bien, de notre cher Dénéthor qui nous pousse à la débauche! Allez, je te laisse à ta pauvre vie de Moldu, bezous.

Chap 12 ; La Moria

La nuit était noire et froide. Ils longeaient les murs, au bord des eaux sombres d'un lac, à la recherche d'une entrée. Hoela frissonna ; le lac était lisse, beaucoup trop à son goût. Egarée dans sa contemplation, elle trébucha et se rattrapa in extremis à Frodon, manquant de l'entraîner dans sa chute. Alors qu'elle se confondait en excuses, la voix de Gimli retentit :

« - Les Portes des Nains sont invisibles lorsqu'elles sont closes, dit-il en tapant la pierre avec sa hache.

-Oui, Gimli, répliqua Gandalf, en tête du groupe, et leurs propres maîtres ne peuvent les trouver ou les ouvrir quand le secret en est oublié.

-Pourquoi cela ne me surprend-il pas ? » soupira Legolas, ce qui provoqua des grognements incompréhensibles de la part du Nain.

Juste au milieu de deux arbres, il y avait un espace lisse, sur lequel le magicien passa la main.

« De l'ithildin, murmura le vieil homme. Cela ne reflète que la lumière des étoiles et de la lune. Regardez bien. Ne voyez-vous rien ? »

La pleine lune glacée apparut, illuminant l'endroit comme en plein jour. Des lignes se dessinèrent alors, comme de minces veines d'argent. Au sommet, un arc de lettres en elfique ; en dessous, une couronne avec sept étoiles qui surmontait un marteau et une enclume. Enfin, deux arbres, portant chacun un croissant de lune. Et plus distincte que tout le reste, au milieu, brillait une unique étoile à multiples rayons. Hoela en eut le souffle coupé. Elle avait envie de tendre la main et de caresser les contours de ces dessins.

« - Ce sont les emblèmes de Durïn ! s'exclama le Nain.

-Et l'Arbre des Hauts Elfes ! ajouta Legolas.

-Et l'Etoile de la Maison de Fëanor, acheva Gandalf. Il est écrit Les Portes de Durïn, Seigneur de la Moria. Parlez ami et entrez. »

La jeune femme laissa échapper un petit rire :

« - Voilà qui est clair ! Mais encore ?

-Qu'est-ce que cela veut dire ? demanda Merry.

-C'est très simple. Si vous un ami vous donnez le mot de passe, et les Portes s'ouvriront »dit Gandalf.

Il s'approcha un peu plus et tout en appuyant son bâton, prononça des paroles d'une voix forte, dans une langue inconnue. Il fit plusieurs tentatives, sans succès. « Au moins, il paraissait convaincant » songea Hoela, qui ne fit pourtant pas la remarque tout haut. Pippin n'eut pas le même tact.

« - Rien ne se passe.

-Autrefois, je connaissais les incantations dans toutes les langues des Elfes, des Hommes et des Orques.

-Alors qu'allez-vous faire ? insista le Hobbit.

-Cogner sur les portes avec votre tête, Peregrïn Touque ! Mais si cela ne les fracasse pas et qu'on me libère un peu des questions stupides, j'essaierai de trouver la formule d'ouverture, » s'énerva le Magicien.

Et pendant qu'il faisait d'autres essais, ils trièrent leurs effets, car ils devaient emporter le moins de choses possibles. Sam eut le cœur brisé lorsqu'ils relâchèrent Bill, le courageux poney qui les avait suivi bravement jusqu'ici. Aragorn le réconforta.

Hoela, perdue dans ses pensées, sursauta au bruit d'éclaboussures. Pippin jetait des pierres dans l'eau, troublant la surface noire. Elle se leva du rocher où elle s'était assise pour le réprimander mais le Rôdeur prit les devants. Il attrapa la petite main « Arrêtez avec ces pierres ». La jeune femme vint plus près du rivage.

Gandalf se laissa tomber à terre, cédant au découragement. « Je n'y arrive pas ». Frodon se répéta « Parlez ami et entrez ». Puis, comme pris d'une inspiration subite :

« - C'est une énigme ! Quel est le mot elfique pour ami ?

-Mellon, » répondit le vieil homme.

A ce mot, les portes s'ouvrirent, jusqu'à ce que les deux battants fussent repliés sur le mur. Hoela, qui comme les autres membres n'avait pas quitté le lac des yeux,eut un sursaut. Elle ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Ils n'étaient pas en sécurité .

Ils entrèrent tous, les uns à la suite des autres.

« - Bientôt Maître Elfe, vous allez pouvoir apprécier l'hospitalité légendaire des Nains, se vanta Gimli. Un bon feu, une bière brassée, une belle pièce de viande… car ceci est la demeure de mon cousin Balin. Et ils appellent ça une mine ! Une mine !

-Ce n'est pas une mine… c'est un tombeau ! » s'écria Boromir.

Et des squelettes apparurent, à la lumière du bâton de Mithrandir, et qui avaient dû connaître une mort atroce. Legolas arracha une flèche plantée dans l'un des cadavres.

« - Des Gobelins !

-Allons vers la Trouée du Rohan ! dit Boromir. Nous n'aurions jamais dû venir ici ! »

Les deux Hommes et Hoela avaient dégainé leurs épées. La jeune femme cherchait à apercevoir quelque chose, en haut de l'escalier de pierre qui se trouvait juste en face d'eux. Ils reculaient mais un cri retentit soudain. Elle se retourna et eut juste le temps de voir Frodon traîné sur le sol. Hors de l'eau avait rampé un long tentacule sinueux, vert pâle, qui entraînait le Hobbit dans l'eau. Sam le trancha, mais l'eau bouillonna et vingt autres bras surgirent et s'emparèrent de Frodon.

Hoela se précipita à la suite d'Aragorn et de Boromir. L'eau gelée s'infiltra dans ses bottes, mais ellen'y prêta pas garde.Ils lardaientle monstre de coups d'épée, et tout d'un coup, il lâcha prise et Frodonchuta dans les bras de l'Homme du Gondor.

« - Dans les Mines, hurla le magicien. »

Ils s'y ruèrent tous, couverts par les tirs de l'Elfe. Ils n'avaient fait que quelques pas, lorsque retentit un grand bruit et que l'entrée s'effondra, les plongeant dans l'ombre.

« Bon, je choisis les Mines… » ironisa Hoela. Gandalf soupira « Nous n'avons plus le choix désormais. Il nous faut affronter les Ténèbres de la Moria. » Et la pointe de son bâton s'illumina d'une lumière bleue. Il se tourna vers la jeune femme. « Hoela ? Nous aurons besoin d'être précédés ». Tous la regardèrent d'un air étonné. Elle se mordit les lèvres ; et comme si elle avait toujours su quoi faire, elle murmura des paroles incompréhensibles pour ses compagnons tout en agitant ses mains fines. Alors, comme jaillie de ses paumes, une petite boule de feu naquit et alla se percher juste au-dessus de leurs têtes. « Demeure devant nous »chuchota la jeune femme. Le magicien hocha la tête, satisfait. « Elle ne pourra nous guider, mais au moins nous donnera-t-elle un peu plus de lumière. » Et il s'avança vers l'escalier, tout en proférant des mises en garde.

« Soyez sur vos gardes. Il y a des êtres plus anciens et plus répugnants que les Orques dans les profondeurs du Monde. Ne faites pas de bruit. Il nous faudra quatre jours de marche pour atteindre l'autre côté. Espérons que notre présence passera inaperçue. »

Hoela, qui se trouvait proche de Boromir ne résista pas à la tentation. Elle lui flanqua un petit coup de coude dans les côtes, et avec un sourire sarcastique « Ce qui veut dire : pas de cor… » Et elle s'éloigna avant que l'Homme put faire quoi que ce soit, mais eut le temps de le voir prendre un air pincé.

Sans la lueur de la minuscule boule de feu qui les veillait comme un soleil miniature ou sans le bâton de Gandalf, ils auraient été dans le noir complet. Seul le Nain semblait ne pas craindre l'obscurité, qui troublait les autres. Ils marchèrent de nombreuses heures car tous voulaient sortir le plus vite possible. Hoela admirait le fabuleux travail des Nains, qui lui faisait oublier sa fatigue et la douleur lancinante dans tous ses membres.

Trois jours s'étaient écoulés. Ils n'avaient pris que peu de sommeil, et comme reflétant l'état de la jeune femme, la boule de feu perdait de sa vigueur et sa lumière déclinait. Gandalf interrompit la marche, se pencha légèrement vers le fond.

« La richesse de la Moria ne vient pas de l'or ou des joyaux. Elle vient du mithril. » Et iléclaira le gouffre qui paraissait sans fin. Tous se penchèrent, impressionnés. Hoela en avait presque le vertige. Puis, alors qu'ils continuaient :

« - Bilbon avait une côte de maille en mithril que Thorin lui avait offerte, dit le vieillard.

-C'est un cadeau royal ! répondit Gimli.

-Oui. Je ne lui ai jamais dit mais sa valeur était plus importante que celle de la Comté entière, » rit Gandalf.

« Voilà qui aurait pu nous être utile » pensa Hoela. Légère, et aussi dure que la peau d'un dragon. « Je me demande bien ce que Bilbon en a fait. » Et durant un long moment, ils ne parlèrent plus. On n'entendait plus que le bruit de leurs pas ; clopinement sourd des bottes de Gimli, pas lourd de Boromir, doux trottinement des Hobbits, pas clair de Gandalf, pas ferme et lent d'Aragorn qui avançait à grandes enjambées et enfin la marche légère de Legolas et d'Hoela.

Ils montèrent un grand escalier aux marches escarpées ; arrivés en haut, Gandalf parut perplexe. Trois arches s'élevaient ; toutes menaient à l'est, mais l'une d'elles plongeait, l'autre montait et la dernière était étroite et horizontale. Mithrandir tourna sur lui-même. « Je ne me souviens pas de cet endroit ; puis après un moment d'hésitation ; passons la nuit ici. Reposez vous et je chercherai. »

Ils s'assirent tous ; et chacun se perdit dans ses songes. Hoela ferma les yeux ; elle n'en pouvait plus. La petite boule de feu qui demeurait au-dessus de leurs têtes s'affaiblit de plus en plus et finit par disparaître. Ils se tournèrent vers elle, inquiets. Et sans ouvrir ses beaux yeux bleus : « Désolée. Je n'ai plus assez de force. » Et elle resta ainsi ; on aurait pu la croire endormie si ses narines n'avaient pas été aussi frémissantes, ou ses lèvres aussi serrées. Comme dans un demi-sommeil, elle écouta Merry et Pippin :

« - Sommes nous perdus ?

-Non !

-Moi je pense que si.

-Chut ! Gandalf réfléchit !

-Merry ?

-Quoi ?

-J'ai faim… »

Elle aurait sans doute rit si elle n'avait pas été aussi épuisée. Aragorn et Legolas lacontemplaient d'un air soucieux.Elle était blême.Elle sentit alors une main fraîche se poser sur son front.

« - Elle est fiévreuse,annonça Boromir.

-Elle a accompli un effort trop grand ; cette lumière prenait son énergie pour arriver à briller, répliqua Aragorn. Mais n'ayez pas de crainte. Quelques heures de repos et elle ira mieux. »

Elle entrouvrit ses paupières ; Boromir retirait sa main, comme à regret. Finalement, le sommeil prit le dessus.

Elle n'était pas dans la clairière qui avait tant de fois accueilli ses jeux ; mais dans une grande chambre. Un lit prenait la majeure partie de l'espace ; couché, un homme. Une femme se tenait à ses côtés, sa main dans la sienne. Ses longs cheveux bruns masquaient son visage mais Hoela voyait les larmes couler jusque dans son cou et les sanglots soulever ses fragiles épaules. L'homme était blond, la peau hâlée. Aucune respiration ne soulevait sa poitrine. Les draps étaient tachés de sang. « Père… » murmura Hoela. Et le décor changea. La pièce était toujours la même ; mais à la place de l'homme, c'est la belle brune qui était couchée. Hoela s'approcha. La femme tourna ses yeux vert clair, fragiles vers elle.

« - Ma petite fille…

-Maman… ne me laisse pas.

-Je ne te laisse pas…je serai toujours là, tu le sais bien. Ma chérie, si tu le peux, rends toi chez les Elfes. Là-bas, tu seras la bienvenue. »

Une main se posa sur son épaule. Une main d'homme, ferme et puissante.

« - Je dois te conduire en Gondor, selon la volonté de ton père.

-Pas avant que ma mère…

-Elle est déjà morte. »

Elle scruta le beau visage ; les yeux verts s'étaient voilés. Elle se releva, ne voyant toujours pas qui était venu la chercher dans un lieu aussi reculé où ne vivait que quelques personnes qui avaient fui le monde des Hommes, ou les endroits trop habités.

« Je te déteste. Tu n'as pas le droit de m'abandonner. » Et elle hurla cette fois « Je te déteste ! Je te déteste ! Je te déteste ! »

Hoela se réveilla brusquement, en nage. Autour d'elle, personne n'avait bougé. Elle grimaça ; une roche lui labourait le dos. Elle avait envie de pleurer. Combien de fois avait-elle fait ce cauchemar ? Au moins des centaines de fois… Les derniers mots qu'elle avait adressés à sa mère, à la dépouille de sa mère, alors que celle-ci venait tout juste de mourir. Ils la hantaient. Eithne avait succombé à son chagrin ; mais par cela même, contribué au malheur de sa fille. La mort de Budic avait entraîné celle de la magicienne et la disparition de ses pouvoirs. Elle se souvenait du long chemin qu'elle avait eu à parcourir pour se rendre en Gondor. Là-bas, à la Cité Blanche, on pleurait le fier guerrier, qui, bien qu'il n'ait pas mis les pieds depuis des années en ce lieu, n'avait pas été oublié. Et son frère, sachant que sa nièce serait bientôt orpheline, était parti récupérer l'enfant. Hoela l'avait peu connu ; il avait succombé à une maladie seulement quelques mois après son arrivée, la laissant à la merci de la vieille Dylis.

Oui, elle se souvenait du chemin ; Eithne était morte au crépuscule. Et ils étaient partis tout de suite ; elle n'avait pu que prendre l'épée de son père, trop lourde pour elle, mais son oncle s'en était chargé. Les autres habitants de cette contrée s'étaient chargés de brûler le corps de l'enchanteresse. Et tandis qu'ils marchaient, les arbres gémissaient, une pluie d'étoiles tombait ; comme si tout pleurait la mort de la jeune femme et reflétait le désespoir de sa fille…

Boromir ne l'avait pas lâché du regard. Il l'avait vu s'endormir, ses traits s'étaient détendus. Puis se réveiller soudainement. A présent, elle semblait au bord des larmes. Il n'arrivait pas à la cerner, si forte et si fragile à la fois. Comment pouvait-elle avoir un sourire aussi doux et des yeux aussi durs ? Mais ce sourire lui était malheureusement rarement adressé, alors qu'elle ne se privait jamais de le fusiller de son regard bleu glacier. Il regrettait à présent son arrogance ; mais elle avait le don de le mettre hors de lui et apparemment, c'était réciproque.Et il avait trop d'orgueil pour s'excuser et elle également…

Elle le fixait à présent, toute trace de chagrin ayant disparu :

« - Pourquoi me regardez-vous ?

-Je vois que vous allez mieux ! » railla-t-il.

Elle haussa les épaules, sans rien ajouter. Elle avait bien mieux à faire que de se disputer une nouvelle fois avec lui. Frodon et Gandalf parlaient à voix basse ; tellement basse qu'elle n'aurait rien entendu si elle n'avait eu l'ouïe aussi fine, et une curiosité aussi… mal placée :

« - Gollum ? interrogea Frodon.

-Cela fait maintenant trois jours qu'il nous suit.

-Il s'est échappé des donjons de Barad- Dûr ?

-Echappé… ou relâché. C'est l'Anneau qui l'a mené jusqu'ici. Il ne se débarrassera jamais de sa dépendance. Il l'aime et il le hait, autant qu'il s'aime et qu'il se hait. La vie de Smeagol est une bien triste histoire… »

Hoela n'entendit pas le reste ; Pippin et Merry se chipotaient, couvrant les voix. Gollum ? N'était-ce pas cette créature dont Gandalf avait parlé au Conseil ? A qui Bilbon avait dérobé l'Anneau ?

Elle s'était retournée vers le couple étrange que formaient le Hobbit et le magicien. Celui-ci lui fit alors signe d'approcher. Elle se leva, sourit à Frodon et s'agenouilla.

« - Allez-vous mieux ? s'enquérit le vieillard.

-Bien mieux, l'assura-t-elle.

-Je n'aurai pas dû vous imposer un tel effort…

-Ce n'est pas grave !

-Vous avez autant de talent que votre mère… et autant de courage et de résistance que votre père… ils seraient fiers de vous. » affirma-t-il en lui jetant un regard perçant.

La jeune femme hocha la tête ; et dans un élan impulsif, elle serra le vieil homme dans ses bras.

« Je peux y avoir droit moi aussi ? » quémanda Pippin.

Mais Gandalf eut soudain un sourire.

« - C'est par ici, désignant l'arche qui plongeait.

-Cela lui revient ! s'exclama Merry.

-Pas du tout. Mais l'air est moins nauséabond en bas. Dans le doute, Merriadoc, il faut toujours suivre son flair. »

Et ils descendirent une volée de marches, jusqu'à parvenir dans ce qui semblait être une salle immense.

« Risquons nous à faire un peu de lumière. Regardez, le grand Royaume de la Cité des Nains de Cavenain. » Et le bâton illumina ce qui semblait être une salle sans fin ni commencement, aux colonnes immenses, à la beauté brute et impressionnante. Aucun mot n'aurait pu définir ce qu'ils ressentaient. Et ils avancèrent, lentement. Mais Gimli se dirigea tout d'un coup sur ladroite dans une petite pièce. Ils l'entendirent pousser des gémissements et ils entrèrent à sa suite.Ils mirent un moment à distinguer quoi que ce soit, car à leurs yeux habituésà l'ombre, elle paraissait d'une luminosité éblouissante.Il était à genoux devant un caveau, éclairé par un rai de lumière. Des runes étaient profondément gravées dans la pierre. Gandalf lut :

« -Ce sont des runes de Daeron, telles qu'on les employait jadis dans la Moria. Il est écrit là, Balin fils de Fundil, Seigneur de la Moria. Il est mort. C'est ce que je craignais. »

Hoela soupira, le cœur lourd, partageant la peine du Nain. Mais un soupir d'inquiétude également. N'allaient-ils pas connaître le même sort ? Pour la première fois, elle eut peur. Mais, comme s'il avait entendu les pensées de la jeune femme, Legolas passa un bras autour de ses épaules, en un geste protecteur. Un simple sourire le remercia ; mais derrière, Boromir n'avait rien perdu de la scène, et il bénitle coin d'obscurité dans lequel il se trouvait, qui cachait le dépit que son visage devait exprimer…