13ème chapitre, pour votre plus grand plaisir et le mien! Alors là, je m'attends à un maximum de critiques, parce que c'est vraiment très dur de rendre :
a) des émotions ressenties par les personnages.
b) scène de bataille, dur à rendre ça intéressant et à montrer la violence qui peut s'en dégager.
Alors, je vous demande une grande indulgence ( limite, je me mets à genoux... heu, non, gardons un semblant de dignité,lol!). Et je vous demande: les affreuses bêbêtes de Saroumane, c'est Orcs ou Orques? J'ai choisi la première solution, même si en français dans le livre, ils écrivent Orques ( ça sonne trop "Sauvez Willy" à mon avis, mais bon, je suis pas traductice...) Dites moi si ça vous choque, au cas où...
Enfin, bon, c'est pas une raison pour oublier Mr " petitboutonenbasàgauche" qui se sentirait délaissé...
Bonne lecture!
believe4ever: mais donne moi l'adresse de tes profs qui te font crouler sous le boulot que j'aille les lyncher! C'est à cause d'eux qu'on a pas ton chapitre! Ils ne se rendent pas compte de tous les malheureux qu'ils font, lol! Merci beaucoup pour ta review, je te promets d'autres petites scènes de jalousie... hi, hi,hi ( rire sadique!), enfin, pas ici, là, c'est plutôt tragique... je te fais de gros bisous et je te "revois" sur ton chapitre!
karmilla: enfin quelqu'un comme moi! Moi aussi, c'est pareil ,j'ADOOOOOOOORE Boromir et Haldir. Je te raconte pas dans quel état je suis quand je regarde les films et que je les vois mourir ( bouhhhhhhhhhhhhhhhh!)! Quel gâchis! Alors, tu le trouve choupinou le " petit couple étudiants rougissants à leur premier rendez-vous"? Mon petit coeur palpite quand j'écris leur histoire... Bisous, bonne lecture, et bienvenue au fan-club de "celles qui adorent Boro et Haldinounet!"
luciole: bien vu à propos de Boromir qui se laisse de plus en plus dévorer par les affres de la jalousie; que les hommes sont faibles, lol! Je suis sadique mais pas cruelle; je te ferais pas attendre 20 chapitres pour avoir le fin mot de l'histoire, ça serait trop méchant! Prends ton mal en patience, pas trop longtemps, je te promets, tu verras bien ce qui se passera... si Boromir meurt pas de jalousie avant ou tue pas Legolas ( crime passionnel!). Gros bisous et merci pour ton millier d'encouragements!
Quant à toi, petite traitresse, tu te reconnaîtra aisément, comment ça tu laisseras pas de review avant de savoir pour Boromir et Hoela? C'est du pur chantage ma parole! T'as de la chance que je te bénisse grâce à la bande annonce d'Harry, je t'absous de tous tes péchés... ce qui t'empêche pas de laisser un petit mot, sinon, Sean te jettera encore dans le fleuve, lol! Bisous quand même à celle qui éclaire mes heures sombres de lycéenne et m'empêche de mourir d'ennui!
Chap 13 ; La Chute
Un grand silence s'installa, seulement interrompu par les lamentations de Gimli. Hoela se dégagea doucement du bras de Legolas, et s'approcha du caveau. Gandalf se pencha alors vers un squelette, qui tenait entre des mains les restes d'un livre. Il avait été lacéré, en partie brûlé, et était souillé de noir et d'autres marques sombres comme du sang séché. Il l'ouvrit et les pages crissèrent, papier jauni par le temps. Boromir se tenait à présent aux côtés de la jeune femme, la main sur l'épaule de Gimli, et tous regardaient le magicien, attendant qu'il lise. Et, d'une voix légèrement rocailleuse, qui résonna : « Ils ont pris le pont et la deuxième salle. Nous avons barricadé les portes mais cela ne les retiendra pas très longtemps. » Personne ne se rendait compte que Pippin reculait tout près d'un puits, et qu'il se tournait vers un squelette assis en équilibre. « Le sol tremble et les tambours viennent des profondeurs. Nous ne pouvons plus sortir. Une ombre s'avance dans le noir. Nous ne pouvons plus sortir. Ils arrivent ».La tension était à son comble tandis qu'ils mesuraient le poids de ces paroles .
A ce moment précis, il y eut un grand fracas. Pippin, après avoir effleuré le cadavre, dévoré par sa curiosité maladive, l'avait fait tomber. Le bruit de l'armure, et du seau qu'il entraînait, retentit longuement. Ils sursautèrent tous et dans un brusque élan, Hoela saisit le bras qui se trouvait le plus proche d'elle et s'y agrippa. Ils retinrent leurs souffles ; mais rien ne répondit à ce vacarme qui aurait pu réveiller les morts. Ils poussèrent, à l'unisson, un soupir de soulagement. Hoela se rendit compte qu'elle serrait toujours le bras de Boromir. Elle retira prestement sa main, rougissante. Son cœur battait la chamade, prêt à briser ses côtes pour s'enfuir, mais elle ne savait pas trop si c'était à cause du fracas qu'avait causé le Hobbit… Gandalf, furieux, referma le livre brusquement et lança : « Crétin de Touque ! Jetez vous dedans la prochaine fois, cela nous débarrassera de votre stupidité ! ». Le Hobbit baissa la tête, penaud et honteux. Mithrandir fit volte-face, prêt à partir.
Mais un bruit sourd l'arrêta. Hoela tendit l'oreille. Un roulement grondant semblait provenir des profondeurs lointaines et faire vibrer la pierre, comme si toute la Moria n'était devenue qu'un tambour. Et à ces roulements répondaient des cris stridents, à glacer le sang. Frodon tira l'épée de son fourreau. La lame était devenue bleutée, annonçant la proximité d'Orcs. Boromir n'hésita pas un seul instant et se précipita vers la porte. Il évita de peu des flèches qui se fichèrent dans le bois pourri. Aragorn arriva et ils fermèrent l'entrée, pendant que Boromir disait « Ils ont un Troll des cavernes ». Ils firent reculer les Hobbits et chacun dégaina son arme. Hoela et Boromir en première ligne avec leurs épées ; Legolas et Aragorn bandant leurs arcs ; Gandalf et les Hobbits avec leurs lames ; et enfin Gimli, debout sur la tombe de son cousin, éructant des menaces « Qu'ils approchent ! Il y a encore un Nain dans la Moria qui respire ! ». La porte tremblait sous les assauts, et des haches fendaient sans difficulté le vieux bois. Plusieurs flèches tuèrent des Orcs avant même qu'ils n'aient pu entrer. Et la porte céda soudainement, laissant apparaître des créatures qu'Hoela n'avait jamais vues, mais d'un aspect si horrible qu'elle n'eut aucun mal à se convaincre qu'elles étaient résolument mauvaises. Et chacun se jeta dans la bataille ; le bruit du fer s'entrechoquant, les cris de douleur ou de rage, et les corps qui s'amoncelaient.
Jamais elle ne s'était battue avec autant de conviction qu'à ce moment. Elle déversait sa violence et la mettait au service de sa lame. Mais soudain, une ombre se dessina sur le sol. Hoela leva la tête et le cri mourut dans sa gorge. « Un troll ! » ; la créature faisait plusieurs mètres de haut, hideuse, le faciès stupide. Traîné au bout d'une chaîne par des Orcs, il serrait un gourdin dans une de ses mains dont le moindre coup suffisait à abattre plusieurs personnes. Les Orcs le lâchèrent et en poussant des râles affreux, il commença à donner des coups, au hasard. Sam lui échappa en ayant le bon sens de passer entre ses jambes ; mais alors le Troll se retourna, prêt à frapper. Hoela voulut lui porter secours, mais un Orc lui coupa le chemin ; il le regretta ! Et du coin de l'œil, elle vit Aragorn et Boromir tirer sur la chaîne ; c'eut l'effet escompté. Mais Boromir s'aperçut qu'il tenait encore la chaîne ; et un brusque mouvement du Troll l'envoya s'écraser sur un mur. Hoela acheva l'Orc et se précipita vers l'Homme du Gondor, en se répétant « Non, je vous en prie ! Par les Valars ! Je vous en prie ! » Mais déjà, un autre Orc arrivait ; et Boromir aurait sans doute été tué sur place, si Aragorn n'avait pas eut la main aussi habile ; un couteau se planta dans la gorge de la créature. La jeune femme parvint vers lui, et s'agenouilla ;
« - Vous allez bien ?
-Hum ? Comme…comme… comme un charme, balbutia-t-il, complètement sonné.
-Vous êtes vraiment… et puis flûte ! »Elle résista à l'envie de l'assommer contre la pierre pour se montrer aussi insolent, mais elle avait mieux à faire. Elle se releva pour aider leurs compagnons.
Elle vit Legolas envoyer des flèches au Troll ; Sam donner de vigoureux et efficaces coups de poêle ; Gimli distribuer les coups de hache ; Gandalf user aussi bien du bâton que de la lame ; Aragorn, c'était bien simple, les Orcs le fuyaient ; Pippin et Merry dans un coin. Et… Frodon ? Mais déjà, elle devait parer d'autres attaques.
Il y eut un cri, de Pippin et de Merry qui se jetaient sur le Troll avec un courage et une inconscience sans bornes ; elle comprit pourquoi ; Frodon était dos à un mur, une lance en pleine poitrine et s'écroulait lentement face contre terre. Et chacun s'ingénia à mettre à bas l'ennemi, tant leur colère était grande. Le Troll s'effondra. Et il ne resta plus qu'eux et de nombreux cadavres. Tous se réunirent autour de Frodon. Aragorn retourna le petit corps.
Mais le petit corps en question respirait normalement et se redressa seul, la main posée à l'endroit où la lance était plantée quelques secondes plus tôt.
« - Il est vivant, soupira joyeusement Sam.
-Je vais bien, confirma Frodon. Je n'ai rien.
-Vous devriez être mort ! s'écria Aragorn, exprimant la pensée de tous. Cette lance transpercerait un sanglier !
-Je crois que ce Hobbit est bien plus solide qu'il n'y paraît, » dit Gandalf.
Et Frodon ouvrit sa chemise, révélant une cotte qui ressemblait à s'y méprendre à de l'argent.
« Du mithril, s'émerveilla le Nain. Vous êtes très surprenant Monsieur Sacquet. »
Hoela en aurait presque rit nerveusement tant elle était soulagée de voir que son ami allait bien. « Qu'Elbereth soit louée ! » Mais d'autres cris retentirent. Ils ne devaient pas demeurer ici. « Au pont de Kazâk-Dum ! » ordonna le magicien.
Ils quittèrent la pièce et se mirent à courir à grandes enjambées ; mais la salle était immense et les Orcs arrivaient de tous côtés, et même du plafond. Hoela se souvenait avoir entendu dire que la peur donnait des ailes, mais elle fut convaincue qu'elle donnait surtout de bonnes jambes ! Le souffle lui manquait, sa gorge la brûlait ; néanmoins, elle ne se serait arrêtée pour rien au monde ! Mais ils se retrouvèrent vite encerclés, par ces ignobles créatures qui se faisaient un plaisir de les tuer, au vu de leurs mines réjouies. Il y eut alors un mugissement ; et les Orcs sursautèrent ; un second, et ils tremblèrent. Et enfin un troisième qui les fit tous fuir. En quelques instants, ils avaient tous disparus, comme mus par une sombre terreur. La Communauté se tourna vers l'endroit d'où provenait le grondement ; une lueur rouge orangée, comme un coucher de soleil sanglant, leur apparut, se reflétant sur les hautes colonnes. « Quel est ce nouveau maléfice ? » demanda Boromir, en fronçant les sourcils. Hoela et Gandalf eurent la même réaction. Ils fermèrent les yeux, pendant que la rougeoyante lumière avançait. Gandalf fut le premier à les rouvrir et murmura « Un Balrog. Un démon de l'Ancien Monde. Cet adversaire est plus fort que vous. Courez ! » Et suivant son ordre, ils s'enfuirent.
Ils arrivèrent à une haute porte qu'ils franchirent ; un escalier donnait dans le vide. Legolas rattrapa Boromir, entraîné par sa vitesse, avant qu'il ne tombe et tous les autres s'arrêtèrent à temps. Hoela regarda vers le magicien. Il repoussait Aragorn « Faites ce que je vous dit ! Les épées ne vous sont plus d'aucun secours ici ! » Et le Rôdeur mena le groupe. La jeune femme plongea ses iris clairs dans ceux du vieil homme ; ils n'eurent pas besoin de mots pour se comprendre davantage. Elle hocha la tête et ils partirent à la suite de leurs compagnons.
Ils dévalèrent les nombreuses marches des nombreux escaliers, s'efforçant de ne pas regarder en bas, manquant de se rompre le cou. Mais un escalier brisé interrompit leur course. L'Elfe sauta le premier, souplement, tel un félin et atterrit sans dommage de l'autre côté. Gandalf le suivit. Hoela protesta :
« - Eh ! Normalement, ce sont les femmes qui passent les premières !
-Bonne idée ! affirma Boromir. Venez là !
-Je… pardon ! Mais… laissez-moi, se débattit -elle pendant qu'il l'attrapait par la taille.
-Honneur aux dames ! » Et il la lança en face. Legolas eut juste le temps de la rattraper, mais elle trébucha contre une marche et dévala l'escalier, avant d'atterrir douloureusement sur le ventre. Elle ne vit pas les autre passer mais entendit un effondrement et Aragorn crier à Frodon de se pencher.
Finalement, ils parvinrent à sa hauteur et une main la releva fermement par le collet pour la remettre sur ses deux jambes. Il lui paierait ça ! Des flèches pleuvaient sur eux. Ils finirent par atteindre le pont, bon gré mal gré. « Quelques mètres et nous serons sauvés ! Quelques mètres et nous serons sauvés ! » se répéta Hoela, ignorant ses pieds qui gémissaient et les goulées d'air qui lui râpaient la poitrine.
Elle vit sur sa droite un grand rideau de flammes ; Gandalf stoppa lui aussi. La chaleur était insupportable. Comme un ballet de feux follets, les flammes se condensèrent. Elles s'enroulèrent autour d'une immense ombre noire ; une crinière s'embrasa et flamboya derrière elle ; de la main droite, l'ombre tenait une lame qui ressemblait à une langue de feu perçante et de la gauche un fouet à multiples lanières.
Ils reprirent leur course,et alors qu'ils arrivaient juste devant la porte qui menait au dehors, Gandalf resta sur le pont, au milieu. Le Balrog était à sa hauteur. Il leva son fouet et les lanières claquèrent sinistrement, mais le vieillard demeura ferme. « Vous ne passerez pas ! Je suis un serviteur du Feu Secret, détenteur de la flamme d'Anor ! Le feu sombre ne vous servira à rien, flamme d'Udün ! Retournez dans l'ombre ! » Et tandis qu'il faisait face seul et qu'ils étaient spectateurs, impuissants, Hoela voulut l'aider. Elle s'élança, mais Aragorn la retint.
« - Laissez moi ! cria-t-elle. Il a besoin de moi !
-Vous ne pouvez y aller ! »
Le Balrog s'avança et grandit ; mais Gandalf était toujours visible, faible lueur dans les ténèbres, et semblait petit et gris. Hoela réussit à se libérer de l'étreinte du Rôdeur ; à cet instant, le magicien leva son bâton et frappa le pont devant lui. Un aveuglant rideau de flammes blanches jaillit. Le pont se craquela. Il se rompit devant le Balrog et la pierre sur laquelle il se tenait s'écroula dans la gouffre, tandis que le reste demeurait en un équilibre frémissant.
Gandalf se tourna vers ceux qui l'attendaient ; le Balrog tomba, mais dans sa chute même, il fit tournoyer son fouet, et les lanières fouettèrent le magicien et s'enroulèrent autour de ses chevilles, l'entraînant vers le bord. Il chancela et tenta de se raccrocher à la pierre. Hoela ne bougea pas, pétrifiée. Ses ongles raclèrent sur le sol ; et dans un dernier souffle « Fuyez, pauvres fous ! ». Et il bascula dans le vide.
Le même hurlement sortit de la bouche de Frodon et d'Hoela ; Boromir rattrapa le premier et Aragorn la deuxième. Le Hobbit fut emmené dans les bras de l'Homme, à la suite des autres. Aragorn tira la jeune femme vers lui mais ils eurent un dernier regard en arrière, comme pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une illusion, et que leur guide allait réapparaître.
Ils franchirent d'énormes portes brisées et se retrouvèrent devant Les Grandes Portes, arche de lumière éclatante. Ils étaient au sommet d'une montagne toute en roche. Contre tout espoir, ils avaient retrouvé le ciel, le soleil et le vent.
Le chagrin les accabla ; Gimli voulut faire demi-tour et fut retenu par Boromir ; Merry, Pippin et Sam à terre, sanglotaient. Legolas contemplait les Monts Brumeux qu'il pouvait apercevoir au loin, concentré et perplexe, le visage crispé, cherchant même ce que pouvait signifier cette mort. Frodon debout pleurait et Aragorn se murmurait des mots en elfique. Hoela s'était assise ; les cheveux dénoués emmêlés par le vent, les larmes rafraîchirent ses joues et les couvrirent d'une finepellicule salée. Elle cueillait du bout de la langue celles qui coulaient jusqu'à ses lèvres, et avait l'impression de n'être plus faite que de larmes, que'elle avait toujours pleuré, et qu'elle pleurerait toujours...
Et l'astre fut soudain masqué par un nuage, comme s'il respectait leur chagrin et partageait leur peine…
Alors... émouvant ou pas? Quand j'ai écrit ce chapitre, j'avais la musique qui accompagne la mort de Gandalf dans la tête, cette douce voix éthérée, qui chante si bien les émotions. Pas facile de mettre des mots là-dessus, parce qu'ils semblent toujours creux, vide de sens. Soyez indulgent! Gros bisous
