Nouveau chapitre, je le publie le jour de la rentrée pour que votre journée soit moins triste! Alors, parlons de choses qui fâchent... bien repris? Non, mais au moins on retrouve les amis, c'est déjà bien! Moi, ma prof de philo entame fièrement sa deuxième dépression en deux mois, elle est pas douée? Au moins j'aurais plus de temps pour continuer l'histoire...
J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas trop... je ne vous dis rien, mais je préfère vous prévenir que je déteste aller dans le sens du sentimentalisme mièvre et gnangnan... alors peu de mots pour décrire exactement ce qui se passe, mais vous avez assez d'imagination pour vous faire une idée, j'en suis sûre...
En tout cas, j'ai été très heureuse de découvrir pleins de nouvelles personnes dans mes reviews, ça m'a fait chaud à mon petit coeur! Alors, merci d'avance, et n'hésitez pas pas à me laisser d'autres reviews!
believe4ever: ben, oui, moi aussi , je veux que Boromir vive! Tu peux pas savoir à quel point je souffre quand je le vois mourir dans les films, que je regarde pourtant au moins deux ou trois fois par mois ( je dois être maso!). Et oui, un choix... Mais malheureusement, " tout choix est un renoncement", c'est pas de moi, mais de Nietzsche, un philosophe allemand qui malheureusement pour moi, a décidé de se taper l'incruste dans mon programme de philo... si c'est pas triste! En tout cas, j'attends toujours la suite de ta fiction... que devient Laura?Dis le mooooooooooooââââââââââ!
Jylly Brandebouc: première petite nouvelle dans mes reviews! Merci, merci, merci, ça m'a fait plaisir! Je n'ai pas encore eu le temps mais je te promets de passer faire un tour dans tes fictions, et tu me retrouveras dans tes reviews! Gros bisous.
Célina: bienvenue! Et merci d'être passée! Je n'ai pas lu "La Roue du Temps" mais comme j'ai effectivement aimé le Seigneur des Anneaux, je vais pas tarder à me l'acheter! De quoi ça parle? Pas toute l'histoire, hein, juste pour me faire envie... En tout cas, ne t'en fait pas, je n'ai pas l'intention de m'arrêter. Bisous et encore merci!
little angel Anariel: et hop! dernière nouvelle! Déjà, je tiens à te le dire, j'adore ton pseudo, je l'ai trouvé très original! Merci de suivre ma fiction depuis le début, et voilà la suite! Ah, le choix, le choix... pas très facile, hein? Entre l'Elfe classe et racé, et l'Homme super baraqué... c'est cornélien! Et même remarque que pour Jylly Brandebouc, je n'ai pas eu le temps de passer voir tes fictions, mais toi aussi, tu me verras sûrement dans tes reviews. A bientôt et bonne lecture.
karmilla: écoute, dès que la prochaine cérémonie du souvenir a lieu, je t'appelle. T'oublieras pas ton briquet! baver sur les photos ou embrasser l'écran, c'était faible comme description! Des fois,on se roule par terre de désespoir et de chagrin et souvent, on se prend le jus à force de trop embrasser la télé! maius il faut savoir faire des sacrifices... Heureusement que t'as fait ta provision de mouchoirs, mais je ne suis pas sûre que cela suffira... Moi aussi, je me suis éclatée à imaginer la dispute de Boromir et Hoela! En fait, je suis un peu comme elle ( sauf que j'ai pas un Elfe et un Homme super-beaux à mes pieds et c'est bien dommage! ), c'est bien mon genre de me casser la gueule et d'entraîner quelqu'un dans ma chute! Quant au miroir, à toi de découvrir ce qu'elle va voir dedans...
Petite pensée pour ma boulette à moi, privée d'Internet, avec pour seul compagne une mère qui ne lui parle plus du tout... Je te fais plein de bisous que tu verras quand tu réussira à lire ce chapitre, je te promets de te prévenir quand Sean décidera de me punir... et vivement la cérémonie d'adieu avec Riri! Chap 15 ; Le miroir
Hoela se sentit rougir, ses joues devinrent brûlantes. Elle obéit et s'avança. Il n'y avait aucune trace de contrariété sur le visage de l'Elfe, qui semblait au contraire amusée.
« Prenez garde ou votre curiosité vous perdra » dit-elle, mettant Hoela encore plus mal à l'aise et lui faisant faire une grimace d'enfant prise sur le fait.
Galadriel plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme, et les deux paires d'yeux, d'une nuance semblable dans l'obscurité, se scrutèrent. D'un signe gracieux de la main, elle désigna la vasque. Hoela s'approcha, et se pencha au-dessus, comme elle avait vu Frodon le faire quelques minutes auparavant. Elle ne vit d'abord que son reflet, tremblant. Puis le miroir liquide se troubla, tel un lac qui se ride sous le vent.
Sa mère se tournait vers elle, ses grands yeux verts attendris, ses longs cheveux noirs cascadant sur ses épaules ; son père prenait une enfant dans ses bras et la faisait tournoyer et l'enfant riait à gorge déployée. Tout était extrêmement clair, ces images étaient comme nimbées d'une lumière aussi douce que la lueur de la lune. Puis soudain, elles s'assombrirent. La Cité Blanche sous les nuages noirs d'orage, la Tour d'Ecthelion s'y détachant. Les plaines de Pellenor, l'herbe se courbant sous les rafales. Et un enchaînement rapide de visages. Sa tante, son cousin, les commères de la ville… Faramir, lui tendant des rênes, avec un sourire triste. Ses compagnons de voyage. Legolas qui lui montrait comment se servir d'un arc. Et Boromir apparut, lui souriant et murmurant quelque chose. Et puis une femme qu'elle n'avait jamais vue. Mince et élancée, de longs cheveux blonds, un beau visage pensif. Des yeux froids et graves. Fragile et forte à la fois. « Elle me ressemble » songea Hoela. « En blonde, bien sûr ». Mais l'image disparut et il y eut un fracas. Des épées qui s'entrechoquaient. Des flèches qui jaillissaient de nulle part. Et soudain, ses amis s'écroulaient, terrassés un à un, une écume sanglante aux lèvres.
Elle se releva brusquement avec un cri. « Je ne veux pas voir ça ! » Galadriel ne dit rien ; elle se contentait de regarder la jeune femme, qui avait le souffle court, et , dans un geste instinctif, avait saisi la feuille d'émeraude qu'elle avait au cou dans une de ses mains, comme pour se raccrocher à quelque chose. La Dame de Lorien vint vers elle. Elle tendit la main et força Hoela à relever la tête pour la regarder dans les yeux.
« - C'est ce qui va arriver ? demanda la jeune femme
-Nul ne peut le dire. Car bien des gens ou des évènements peuvent faire évoluer le cours des choses ou du destin. Réfléchissez y. C'est à vous de forger votre destinée. »
A ces mots, elle lui fit signe qu'elle pouvait partir. Hoela recula, mais avant qu'elle disparaisse, la voix de Galadriel s'éleva : « Ne fermez pas votre cœur. Car c'est en lui que réside votre force. Tout choix vous fera renoncer à quelque chose mais vous devrez vous y plier ». Elle parvint au campement, essoufflée. Elle se laissa tomber sur sa couche et le sommeil s'abattit sur elle.
« - Tu crois que…
-Chut, tu vas la réveiller !
-Il serait temps ! Le soleil est déjà fort haut !
-Oh, mais laissez la ! Si vous la dérangez, elle sera de mauvaise humeur.»
Elle battit des paupières ; Merry, Pippin et Sam étaient à côté et se disputaient. Elle se releva difficilement.
« - Ah, vous êtes debout, dit Sam. Vous avez faim ?
-Non, grommela-t-elle. Depuis combien de temps le soleil est-il levé ?
-Depuis un bon moment. Il est presque au zénith.
-Déjà ? »
Elle se mit sur ses deux jambes et s'étira. Sa robe était froissée, ses cheveux emmêlés. Elle passa devant les trois Hobbits qui mangeaient à qui mieux mieux. Et avant de s'en aller :
« - Où sont les autres ?
-Monsieur Frodon est allé entendre quelques légendes des Elfes. Gimli et Legolas sont partis ensemble. Je ne sais où sont Boromir et Grand Pas.
Merci, Sam. »
Elle marcha quelques minutes sous les arbres, resserrant ses bras autour d'elle. L'air était frais ; rien d'étonnant à cela car février était sans nul doute un des mois les plus cruels. Mais en Lorien, il se faisait moins ressentir. Elle parvint à une source claire. Elle se déshabilla et entra dans l'eau. Elle y resta peu, tant elle était froide, mais cela eut au moins le mérite de la réveiller complètement. Elle sortit en frissonnant et se frictionna vigoureusement avec une étoffe qu'elle avait pris soin de prendre. Elle remit la robe, et noua ses cheveux à la diable.
Elle passa la journée à visiter la demeure de Galadriel. Alors que l'astre déclinait doucement, elle rencontra Aragorn. Il était installé auprès d'un ruisseau, perdu dans ses pensées. Mais il avait l'ouïe fine et il se tourna vers elle, le visage ouvert. Elle s'assit en tailleur près de lui. Et elle remarqua quelque chose qu'elle n'avait encore jamais vu,dans l'encolure de sa chemise,ou jamais pris le temps de voir. Il portait un pendentif magnifique, qui était censé représenter l'étoile du soir. Hoela le reconnut dès qu'elle le vit ; Arwen le portait avant lui.
« - Vous l'aimez ? interrogea-t-elle, à brûle pourpoint.
-Voilà qui est direct, rit-il.
-Si elle vous l'a donné, c'est qu'elle aussi…
-A quoi bon ? Une Elfe avec un mortel ?
-Ma mère était une enchanteresse. Cela ne l'a pas empêchée de s'unir avec un mortel.
-Je n'ai pas l'impression que cela lui ait tellement réussi. »
Hoela blêmit ; le ton avait beau être doux, les paroles n'en n'étaient pas moins blessantes. Elle se releva brusquement.
« - Je n'ai pas voulu vous blesser.
-Vous l'avez fait quand même, rétorqua-t-elle, la gorge serrée. Et le pire, c'est que vous avez raison.
-Hoela… votre mère a fait son choix, celui de se laisser mourir. Il n'en sera pas forcément de même pour tous.
-Je sais. Mais elle avait décidé de renoncer à l'immortalité. Et Aragorn, rien n'aurait pu l'en dissuader. Tout comme Arwen. Le choix lui appartient. Un jour, pas trop lointain, je l'espère, vous serez peut-être réunis. »
Et elle partit. Elle était presque arrivée à leur arbre, lorsqu'une flèche frôla son oreille et alla se ficher dans un tronc juste à côté d'elle. Legolas arriva en courant. Il enleva la flèche :
« - Je suis vraiment désolé !
-De quoi ? Vous avez juste failli me clouer à ce tronc ! Je croyais que vous ne manquiez jamais votre cible !
-Je ne l'ai pas manqué ! affirma-t-il, un léger sourire aux lèvres. Vous étiez trop loin pour m'entendre, je vous ai fait arrêter par… les moyens dont je disposais.
-Et si… et si, j'avais bougé ? s'offusqua-t-elle
-Vous l'avez dit vous-même. Je ne manque jamais ma cible. »
Elle le fusilla du regard ; mais elle avait du mal à lui en vouloir, et ne lui fit la tête que quelques minutes, pour la forme. Il voulu ranger la flèche dans son carquois mais la jeune la prit et ses doigts coururent sur le bois fin et ouvragé.
« - Je trouve que ces flèches vous ressemblent.
-Vraiment ? s'amusa-t-elle
-Oui. D'aspect délicat, mais solide. Le bois doux, le bout tranchant. Et redoutable en étant bien utilisée.
-Mais le bois se brise facilement, Legolas. Regardez. »
Et la flèche dans les deux mains, elle la plia jusqu'à ce que le bois se fende et se rompe en deux morceaux, en un craquement sinistre. Elle lui donna les deux parties de la flèche, désormais séparée.
« - Hoela, je…
-Je sais, chuchota-t-elle en posant un doigt sur ses lèvres. Ne dites rien. Vous le regretterez et moi également.
-Pourquoi tant de frayeur à l'égard d'une chose qui devrait plutôt vous inspirer bonheur et confiance ?
-Peur ?interrogea-t-elle sèchement.
-Vous avez peur d'aimer Hoela, affirma-t-il en mettant la flèche brisée dans sa poche.
-Aimer qui ? Vous ? Ne soyez pas stupide ! Quand bien même si j'acceptais de vous aimer, cela compterait si peu dans votre longue vie ! L'immortalité n'est pas une chose dont j'ai hérité de ma mère. Et alors que j'aurai disparu depuis de nombreuses vies d'hommes, vous foulerez encore ces lieux, sans que le temps n'ait laissé de marque sur votre visage.
-Je ne sais trop ce que je vous inspire réellement, belle dame. En revanche, je ne peux pas ignorer ce que vous semblez ressentir à l'égard de Boromir. Même quelqu'un qui ne serait pas Elfe pourrait le voir avec un peu d'attention.
-Comme tous ceux de votre peuple, vous parvenez à cerner nos sentiments, ou nos émotions, n'est-ce pas ? demanda-t-elle avec un rire triste. Cela aussi serait condamné et perdu d'avance. Boromir aime sa Cité plus que tout au monde et si ce n'est pas elle qui me l'enlèvera, alors la bataille le fera. Non. Je préfère demeurer seule.
- Je pense qu'il vous aime.
-Et après ? Croyez vous que cela le rendra plus heureux ?
-Je ne pense pas que cela le rendra malheureux. En rendant votre cœur aussi dur et aussi froid que la glace, vous vous privez de nombreuses forces. »
Les mots de Galadriel lui revinrent « Ne fermez pas votre cœur. Car c'est en lui que réside votre force ». Legolas se pencha et déposa un baiser léger, aussi léger que l'effleurement d'une plume, sur le front de la jeune femme.
Ce soir là, elle ne parvint pas à s'endormir. Comme la nuit précédente, tous ses compagnons dormaient. Mais les images du miroir l'assaillaient et la tourmentaient. Un bruit lui fit dresser l'oreille. Un bruit de pas. Elle sortit de son lit. A quelques mètres, quelqu'un était assis.
Un homme grand, qu'elle reconnut tout de suite. Elle s'approcha ; Boromir ne l'entendit pas. Il semblait en plein désarroi. Elle parvint à sa hauteur. Il releva la tête. Elle aurait pu retourner se coucher, mais, elle ne savait pourquoi, il lui semblait plus important d'être là, à ses côtés. Elle se mit à genoux devant lui. Il avait perdu sa fierté et son orgueil ; elle ne voyait plus qu'un homme désemparé et inquiet. Elle hésita et tendit la main. Il la prit dans la sienne et la serra. Elle ne put s'empêcher de rire. Sa main toute fine disparaissait complètement dans celle de Boromir. Leurs doigts se nouèrent. Leurs yeux se rencontrèrent, et combien de promesses échangèrent-ils en un seul regard! Il se pencha et déposa un baiser sur les lèvres rosées. Mais il recula bien vite et demanda, d'une voix mi-inquiète, mi- amusée « Vous n'allez pas me gifler cette fois ? ». Elle secoua la tête, en souriant. « Ne ferme pas ton cœur, Hoela. Ne le ferme pas. » Si la souffrance était la peine qu'elle aurait à endurer, et bien, elle l'acceptait. Et elle lui rendit son baiser.
Il ne se lassait pas de la regarder. Allongée sur le côté, ses cheveux couvrant le sein gauche, le visage détendu. Un souffle régulier soulevait sa poitrine. Qui savait dans quel songe elle errait ? Il effleura le corps nu , et déposa un baiser sur le creux des hanches, sur la peau fine et douce. Elle ouvrit les yeux à demi, avec un sourire. Et d'une voix toute endormie :
« - Ce n'est pas bien de troubler le sommeil des gens !
-Désolé, murmura-t-il,riant de la moue enfantine qu'elle faisait. Je ne voulais pas te réveiller.
-Je ne dormais pas vraiment, » avoua-t-elle.
-Ah non ?
-Non. Trop de choses tournent dans mon esprit…
-Et moi qui pensais que tu rêvais ! »
Elle n'ajouta rien, se contentant de l'observer. Puis elle lui caressa l'épaule, là où une épée avait laissé sa marque. Il s'allongea à côté d'Hoela qui se blottit tout contre lui. Ils ne se rendormirent pas, se contentant d'écouter leurs propres respirations, jusqu'à ce que le soleil se lève.
Si Hoela avait du décrire la journée qui suivit, elle l'aurait dépeinte comme parfaite. Boromir et elle la passèrent ensemble, leurs mains enlacées, sans même parler, car toute parole était superflue. Leurs compagnons ne les virent pas du jour ; mais seul Aragorn et Legolas avaient compris. Et si l'Elfe ressentait une peine certaine, il n'en respectait pas moins le choix de la jeune femme. Quant à Aragorn, même s'ilse sentait heureux pour eux deux, il en pouvait empêcher une certaine inquiétude de le ronger. Un pressentiment...
Elle avait abandonné sa dureté, car elle venait de comprendre quelque chose ; il était quelque chose de pire encore que de perdre un être aimé. C'était de ne pas aimer du tout.
Aussi, cette nuit là, elle s'endormit avec Boromir, en toute confiance et pour la première fois depuis longtemps, en toute sérénité.
La même clairière. Mais sans la lumière du soleil. Tout n'était que ténèbres. Il n'y avait aucune lune et même Elbereth semblait éteinte. Sa respiration s'accéléra et de la buée sortit de sa bouche. Elle portait ses habits de voyage, mais ils étaient tachés de sang, de sombres taches.
« Ne bouge pas ! » Elle sursauta. Une ombre venait vers elle.
« - Maman ? C'est toi ?
-Chut, » murmura sa mère en s'agenouillant devant elle.
Hoela pouvait à peine voir son visage. Seuls les yeux vert clair paraissaient briller d'un éclat particulier.
« - Mais que…
-Moins fort, chérie ! Il peut nous entendre !
-Qui ?
-Tu le sais bien. Vois, regarde autour de toi. L'obscurité est tombée ici et elle envahira le monde si la Quête échoue. Il ne faut pas que tu abandonnes, ma fille. A aucun prix et pour personne.
-Pourquoi abandonnerai-je ?
- Pour lui, » murmura sa mère et elle lui montra quelque chose derrière elle.
« Tu peux te risquer à faire un peu de lumière. » Hoela chuchota quelques mots et la petite boule de lumière jaillit, éclairant les alentours. La jeune femme vit alors. Et elle se retint pour ne pas hurler. Boromir était allongé dans l'herbe, le visage apaisé, mais le teint extrêmement pâle. Ses deux mains tenaient fermement une épée sur sa poitrine, qu'aucun souffle ne soulevait. Hoela eut un sanglot.
« - Chérie…
-Non, non. Cela n'arrivera pas.
-C'est son destin. Toi, tu devras poursuivre ta route.
-Vas t'en ! cria Hoela, sans plus prendre le souci de parler à voix basse. Je veux que tu t'en ailles ! C'est un mensonge, un mensonge ! Rien de tout cela n'arrivera!»
Eithne se releva. Et grâce à la lueur de la boule de feu, sa fille put voir l'expression désolée qu'elle avait, et l'immense tristesse qui était apparue dans ses iris. Elle recula et disparut complètement, pendant que la boule de feu s'éteignait, comme une vie qui s'affaiblit et meurt.
Hoela se réveilla en tremblant. Il faisait encore nuit ; les larmes coulaient sur ses joues. Elle se tourna vers Boromir. Il était là, bien vivant. Mais pour combien de temps encore ?
