Bonjour tout le monde! navrée du retard, mille fois désolée! mais l'inspiration m'a fait défaut et ... les examens!

Navré pour les fautes éventuelles. je sais que ce chapitre n'est pas mon meilleur, loin de là. j'ai fait le minimum, ce qu'il faut pour qu'il ne soit pas bâclé. Le nouveau couple était attendu, mais je l'avais prévu depuis le début!

Merci à émilie, karmilla, Jylly et Morticia pour leurs reviews, désolée de ne pas vous faire de réponses personneles cette fois, mais je manque de temps, à cause du bac.

Karmilla, j'espère te revoir sur msn, mais je ne te vois plus connectée, et je n'y vais pas souvent! Tu rentres bientôt en france? Et ton bac?

Je vous fait à tous des baisers et bonne lecture!

Chapitre 30 ; Le couronnement

Quelques jours plus tard, des cavaliers arrivèrent pour annoncer l'heureuse issue et la venue prochaine du roi. Toute la Cité s'y apprêtait, dans une incroyable effervescence, Hoela autant que les autres. La nouvelle avait parcouru la Terre du Milieu, et l'on attendait des visiteurs en grand nombre.

Un matin d'avril frais, Eowyn demanda à Hoela de la rejoindre pour qu'elle fasse une promenade dans les Champs de Pelennor. Aussi incroyable que cela pouvait paraître, malgré les désastres que cette terre avait connus, l'herbe recouvrait une bonne partie de l'ancien champ de bataille, une herbe verte et saine. L'air était plein d'humidité, d'odeur de fleur. Le soleil était déjà haut dans le ciel, et se plaisait à illuminer la vigoureuse chevelure blonde et la lourde chevelure brune. Dans le ciel bleu, le vent faisait fuir quelques nuages blancs semblables à du coton. Il n'y avait nul autre bruit que celui des pas des jeunes femmes et le froissement de leurs robes. Elles marchèrent longtemps sans parler, et comme guidée sans le vouloir, Hoela emmena son amie dans la clairière où elle avait comploté son départ.

Elles s'assirent à l'ombre d'un mallorne, dont les feuilles bruissaient doucement. Hoela renversa la tête en arrière, appuyée sur ses mains, laissant les rayons la réchauffer. Eowyn hésita ; puis :

« - Faramir va m'épouser, dit-elle.

-Ah oui ? demanda Hoela, en regardant son amie droit dans les yeux, le sourire malicieux. Je m'en doutais.

-Vraiment ?

-Oui. »

Il y eut un silence, seulement rompu par le bruit ténu des branches secouées par le zéphyr.

« - Vous l'aimez ?

-Autant qu'il m'aime. Je ne désire plus être reine. J'ai eu le droit de me battre pour ceux que j'aimais. J'ai trouvé la paix. »

Elle parlait avec une voix douce qui ne lui était habituelle. Mais il suffisait de voir la façon dont ses yeux brillaient, le sourire sur son beau visage pâle, pour savoir qu'elle était sincère. Hoela, sans aucune rancune :

« - Je suis heureuse pour vous.

-Merci. Finalement, des bonnes choses arrivent, même quand tout espoir semble perdu... »

Elles restèrent un long moment à parler de choses banales, les querelles de voisins à Minas Tirith, avec le retour des femmes ; il y avait eu tant de pleurs, tant de deuils, qu'entendre un couple se disputer à propos d'une chose insignifiante était une véritable félicitée. La vie reprenait ses droits.

« - J'aime cet endroit, soupira Eowyn. Il est calme. Tranquille. Vous y veniez souvent ?

-Oui. J'aimais m'y réfugier, pour crier ma rage, ma colère. Pour pleurer. Pour me reposer. Pour jouer. C'est ici que Boromir m'a embrassé la première fois, » ajouta-t-elle, sans transition, suivant le cours de ses pensées.

Eowyn ne sut comment prendre cet aveu. Faramir lui avait parlé bien sûr. Elle-même avait vu le chagrin d'Hoela. Mais il n'y avait aucune amertume, aucune mélancolie dans le ton. Une simple nostalgie. Les beaux iris clairs étaient remplis de cette tendresse qu'ils prennent à l'évocation d'un souvenir heureux.

« - Il vous manque, affirma la jolie blonde.

-Tous les jours. Mais son absence se fait moins cruelle. Je finirai pas le retrouver, et si ce n'est pas dans ce monde, cela sera dans un autre. Ma mère est morte de chagrin quand mon père a disparu. Elle aurait pu faire de grandes choses si elle avait vécu. Je ne veux pas gâcher ma vie. Il n'aurait pas voulu cela. Il m'aimait assez pour me souhaiter d'être heureuse, même sans lui. Je ne l'ai compris que récemment, mais pas trop tard. On doit pas vivre dans le passé. Seulement y puiser des forces et des souvenirs...»

Les préparatifs se poursuivaient dans la Cité, qui débordait d'enfants roses et joufflus, qui couraient en criant et en se bousculant. Hoela revit sa tante ; ce n'était plus que l'ombre d'elle-même, détruite par la mort de son fils. La jeune femme n'arriva pas à avoir de la haine pour elle mais seulement de la pitié. Une immense pitié. Elle devinait que la vieille Dylis rejoindrait vite son fils.

Enfin, il vint un soir où, au loin, on put voir des tentes plantées dans la campagne et toute la nuit, des lumières brûlèrent et les hommes guettèrent l'aube. Quand le soleil se leva, toutes les cloches se mirent à sonner, toutes les bannières se déployèrent dans le vent. Au sommet de la Tour Blanche de la Citadelle, l'étendard des Intendants, d'argent brillant, sans charge ni emblème, fut levé pour la dernière fois.

Les Capitaines de l'Ouest menèrent leurs armées dans la vallée, en direction de la Cité. En tête, les Dunedains, en argent et gris, Aragorn les menant, le front ceint d'une pierre verte. Hoela trépignait comme une enfant sur les remparts. Elle n'en pouvait plus d'attendre. Ils entrèrent dans la Cité, parmi les cris de joie et de liesse. Elle ne mêla pas à la foule. Elle voulait voir ses amis seuls à seuls et pas converser au milieu de toute la populace.

Elle n'eut pas à patienter bien longtemps. Quelques heures plus tard, on la fit appeler. Aragorn la demandait dans la salle du trône. Elle arriva au pas de course, le cœur battant, les joues rouges, la gorge serrée. Dans l'immense salle, les voix s'entrecroisaient et résonnaient. La grande salle qui avait seulement répercuté le silence depuis des années revivait. Aragorn n'était pas assis sur le trône, mais sur celui de l'Intendant, nonchalamment. Plus elle avançait, plus lecalme se faisait. Gandalf, appuyé sur son bâton, Legolas, une flèche dans les mains, Gimli faisant tourner sa hache, Pippin et Merry qui croquaient chacun dans une pomme, se tenaient les uns contre les autres. Parvenue devant l'héritier d'Isildur, elle s'inclina très bas. Mais il ne la laissa pas faire et la releva, avec un sourire.

« - Je ne suis pas encore roi, Hoela. Vous ne pourrez vous incliner que dans quelques jours, lors du couronnement.

-Pourquoi attendre quelques jours ? demanda-t-elle.

-Parce que certains de vos amis ont besoin de repos, » rit le magicien, répondant à la place de l'ancien Rôdeur.

Il s'écarta ; les pans de sa cape blanche dissimulaient un petit homme, aux cheveux roux, joufflu, un air confus et timide. Hoela eut un cri de surprise. Elle se mit à genoux et serra le Hobbit tout contre elle.

« -Sam ! Sam ! C'est bien vous ! Mais… et Frodon ?

-Il se repose ma Dame. Mais selon Gandalf il sera bientôt sur pieds, juste pour le couronnement, » balbutia-t-il.

Hoela riait et pleurait en même temps. Un peu plus tard, ce fut Frodon qu'elle tint dans ses bras. Il avait maigri ; dans ses yeux, la lueur de ceux qui ont passé de grandes épreuves dont ils n'en sont pas sortis indemnes. La Communauté s'était réunie dans la chambre de Frodon. Il y eut un instant de silence pour celui qui manquait. Puis les conversations reprirent, chacun racontant ses exploits et ses périples. Gandalf jeta un regard aigu à Hoela ; elle était moins maigre,et paraissait s'être vite remise de sa blessure. Pourtant, elle n'avait pas bonne mine. Il s'apprêtait à le lui faire remarquer, mais Legolas le coupa dans son élan :

« - Ou irez vous Hoela après le couronnement ?

-Où irez vous, vous ? s'amusa-t-elle.

-Rejoindre les résidences de mon peuple.

-Et passer la Mer… » soupira-t-elle.

Il voulut ajouter quelque chose, mais il se retint. Il détourna la tête, et ne vit pas le regard que lui adressa Hoela de ses beaux yeux pensifs. La main de Gandalf se posa sur son épaule. Il lui conseilla d'aller voir les guérisseurs. Elle grimaça, protesta. Tout allait bien. Elle savait qu'elle avait mauvaise mine, le teint un peu brouillé mais c'était passager. Il insista et elle s'y rendit pour lui faire plaisir. Les Maisons s'étaient vidées peu à peu, avec les guérisons, ou malheureusement, les décès.

Le guérisseur, un homme débonnaire aux yeux sombres et à la barbe blanche mousseuse, lui décrocha un grand sourire. La jeune femme haussa un sourcil. Etait- malade ou non ?

« - J'ai une bonne nouvelle pour vous. Dieu merci, votre blessure ne se trouvait pas au ventre même, mais juste en dessous du sein gauche. Sinon… vous avez eu de la chance et lui aussi.

-Qui ça, lui aussi, s'énerva-t-elle. Je ne comprends strictement rien à ce que vous me dites.

-C'est pourtant clair. Vous êtes enceinte. »

Ces mots sonnèrent étrangement à son oreille. Enceinte. Elle le dévisagea, comme s'il lui faisait une bonne plaisanterie. Le temps retenait son souffle. Elle eut l'impression que tout se figeait autour d'elle et que sa vie n'était plus contenue que dans ce simple mot, enceinte. Mais non, tout était sérieux. Et elle fondit en larmes.

Faramir la retrouva dans la Cour Intérieure des maisons de guérison. Elle était assise sur un banc, se balançant légèrement d'avant en arrière. Avec sa robe toute simple, son visage mince, ses cheveux dénoués sans le moindre artifice, elle ressemblait à une petite fille. Il s'assit à ses côtés.

« - J'attends un enfant de Boromir, dit-elle, brusquement de cette façon qu'elle avait d'annoncer les nouvelles aux gens, sans y mettre les formes.

-Tu ne le voulais pas ? demanda-t-il, sans manifester sa surprise.

-Ce n'est pas si simple, s'exclama-t-elle en se relevant. Je… je veux refaire ma vie, changer. Je veux vivre avec son souvenir mais pas dans son souvenir, tu comprends ? Je veux… je ne me sens pas prête à être mère. Je ne me sens pas assez adulte, pas assez responsable.

-Comment ? Tu as vaincu des troupes entières et t'occuper d'un bébé te terrifie, se moqua-t-il gentiment, cherchant à masquer son émotion.

-Ce n'est pas comparable. Imagine que cet enfant lui ressemble! Ce serait à la fois la plus grande des joies… et la plus grande des souffrances. Cet enfant, c'est peut-être un cadeau, mais il est empoisonné.

-Hoela… »

Il lui prit les mains, la forçant à arrêter de bouger. Il prit le menton et le releva, pour qu'elle le regarde droit dans les yeux. Elle ne chercha pas à se dégager.

« - De quoi as-tu peur ?

-De ne pas être à la hauteur. De ne pas pouvoir vivre comme je le veux. »

Il s se turent. Elle s'approcha de la balustrade. Boromir avait bien dû s'amuser, comme tous les gosses de la Cité, à se pencher, se pencher, jusqu'à presque tomber, et se relever, le cœur battant, tout fier d'avoir frôlé le danger. Son enfant le ferait-il lui aussi ?

Elle posa la main sur son ventre. Il était encore parfaitement plat. Personne n'aurait pu deviner son état. Elle porta son regard sur les montagnes, sur les pics enneigés qui se confondaient avec la brume. Elle se tourna vers Faramir :

« - Je suis une égoïste. Je ne veux penser qu'à moi.

-Hoela ! Tu as passé ces dernières années à penser aux autres ! Bien sûr que tu as envie de penser à toi maintenant. Mais posons la question autrement. Maintenant que tu sais que tu portes son enfant, imagines tu la vie sans lui ? »

Elle ouvrit la bouche, la referma. Puis un petit sourire naquit sur ses lèvres et elle secoua la tête, ses longs cheveux balayant ses épaules. Devait-elle le prendre comme un don ? Elle ne le savait pas trop ; elle referait sa vie, oui. Mais avec cet enfant à naître. Pour tout l'espoir qu'il lui apporterait, pour tout l'amour qu'elle lui donnerait. Boromir n'était pas mort. Pas complètement.

Quelques jours plus tard, la foule était rassemblée sur la place de l'arbre blanc, chacun dans ses plus beaux atours. Nains, Hommes et même des Elfes, chacun fêtait la paix et le couronnement. Hoela admirait Aragorn, grand, droit et fier. Faramir s'avança, tenant une cassette. Il en sortit une ancienne couronne, de la même forme que les casques des gardes de la Cité mais plus haute, toute blanche et les ailes de part et d'autre étaient faites de perles et d'argent à la ressemblance des ailes d'un oiseau de mer, car c'était là l'emblème des rois venus par delà la Mer. Sept joyaux de diamants étaient sertis dans le bandeau et au sommet se trouvait un unique joyau dont la lumière brillait telle celle d'une flamme.

Mais il ne prit pas la couronne.A haute voix:

« Je suis venu en possession de mon héritage grâce au labeur et à la vaillance d'un grand nombre. En témoignage de quoi, je voudrais que le Porteur de l'Anneau me présente la couronne et que Mithrandir la pose sur ma tête, s'il le veut bien. »

Frodon s'avança, prit la couronne des mains de Faramir qui retrouva la blonde Eowyn, la tendit à Gandalf qui la posa solennellement sur la tête du roi.

« Maintenant viennent les jours du Roi, et puissent-ils être bénis tant que dureront les trônes des Valars ! »

Elessar sortait de l'ombre pour la lumière. Hoela leva les yeux vers le ciel, qui célébrait l'évènement en leur offrant un beau jour de mai, ensoleillé mais point trop chaud. La voix d'Aragorn retentit à ses oreilles, une profonde mélodie Et Eärello Endorenna utùlien. Sinoma maruvan ar Hildinyar tenn'Ambar-metta, les mots qu'Elendil avait prononcés quand il était venu de la Mer « De la Grande Mer en Terre du Milieu je suis venu. En ce lieu, je me fixerai, moi et mes héritiers, jusqu'à la fin du monde ».

Une pression sur son bras. Elle tourna la tête. Legolas la regardait, une lueur sereine dans ses iris bleu foncé. Il était temps de s'avancer vers le roi. Aragorn parcourait la longue place, passant devant l'arbre refleuri, s'inclinait devant ses sujets. Hoela se retourna ; derrière elle, une foule d'Elfes suivaient. Elle aperçut Elrond, sans Arwen. Son cœur se serra, un bref instant. Il était accompagné d'une femme, à en croire la traîne de la robe, qui se dissimulait derrière un étendard frappé aux armes du Gondor. Aragorn s'arrêta devant eux. Il leur adressa une mimique espiègle, de celle qu'on réserve à ses amis. Legolas était vêtu à l'elfique, une tunique brodée d'or et d'argent. A ses côtes, une Hoela épanouie, aux joues un peu rondes, aux cheveux torsadés en lourdes boucles, le diadème de Galadriel étincelant. Une robe du même bleu que les saphirs et celui de ses yeux. Legolas eut un sourire mystérieux, que ne comprirent ni la jeune femme ni le roi. L'Elfe prit Hoela par le bras, délicatement. La femme dissimulée par l'étendard s'approcha, et se révéla. Hoela se retint de crier de joie . Arwen se tenait là, en robe vert amande, cette même beauté rappelant la nuit, brune, les yeux gris.

Ils se contemplèrent l'un l'autre. Mais Aragorn ôta le drapeau de la main de son aimée et l'embrassa, doucement, scellant leurs retrouvailles. Ils poursuivirent leur route ensemble, suivis de près par Hoela et Legolas. Et ce fut devant les quatre Hobbits, habillés de vêtements de la Comté, qui leur allaient large à présent, que tout le peuple s'inclina. Pour saluer leur courage, leur témérité. Pour les honorer. Pour les remercier.

La paix était venue. Le jour du solstice d'été, Aragorn, roi Elessar épousa Arwen Undomiel dans la Cité des Rois , et l'histoire de leurs longues peines se trouva achevée. Hoela les envia ; Faramir et Eowyn s'uniraient bientôt, quand la dépouille de Théoden reposerait en sa terre. Elle avait juré de les accompagner ; le départ était fixé au lendemain.

Elle préparait un sac ; on lui avait déconseillé ce voyage à cause de son état, mais elle ne voulait pas rester ici. Le roi de Rohan méritait tous les honneurs. On frappa un coup à la porte.

« Entrez ! ». La porte laissa place à Legolas, qui entra avec de multiples précautions. La jeune femme hésita à le regarder droit dans les yeux. Elle savait pourquoi il était là. Elle le devinait. Elle avait retrouvé Arwen et celle-ci était clairvoyante et avait obligé Hoela à regarder la vérité en face. Oui, elles avaient eu de nombreuses conversations, des fous rires, des larmes, mais aussi des mises au point.Tout était entre ses mains.

« Mes mains de mortelle » songea-t-elle amèrement. Legolas la regardait, appuyé tout contre la coiffeuse. Elle s'agitait tant que la pièce en paraissait réduite. La robe simple, grise, soulignait la taille fine, la poitrine à peine plus lourde. Pourtant, elle se mouvait toujours avec autant de grâce.

« Sortons sur le balcon. Il fait chaud à mourir ici » dit la jeune femme soudainement.

Il obéit. La nuit était claire, la pleine lune illuminait les champs de Pelennor. Ils s'accoudèrent tous deux à la rembarde. Des rires, des cris, des éclats de voix montaient de la cité. La vie, tout simplement la vie.

«- Je sais pourquoi vous êtes ici, attaqua-t-elle.

- Tiens donc?

-Oui.

-Me jugez- vous entreprenant ?

-Non, nullement. Je serai heureuse de passer des années avec vous. Mais vous ? Je suis mortelle, mon enfant le sera. Un enfant qui ne sera pas le vôtre et dont vous devrez supporter la vue tous les jours. Qui me rappellera celui que j'aimais. Et que j'aimeencore.Et le jour où je mourrais… il vous restera tant d'années à vivre ! Ne m'en voudrez vous pas de vous retenir loin des vôtres et de la mer ? Les Elfes quitteront la Terre du Milieu en peu de temps. Ils laisseront la place aux Hommes. Tiendrez vous ? »

Il ne répondit pas. Elle crut l'avoir découragé. L'aimait-elle ? Cela n'avait rien à voir avec la passion qu'elle avait ressentit pour Boromir. Cet amour serait plus tranquille, moins passionnel. Mais elle le voulait. Elle en avait besoin. Legolas se pencha au dessus d'elle et posa un baiser aussi léger qu'un frôlement d'aile sur ses lèvres. Il lui prit la main. « Plutôt rester loin des miens que d'errer toute une éternité sans vous. »

Elbereth recueillit les prières de la jeune femme cette nuit là. Des prières et des remerciements qui n'avaient jamais été aussi sincères…