Yay la suite ! Merci à tutti li mondi pour les rewiewta. Je sais mon italien est à chier devout la tête en bas.
Roy : on a pas idée de parler une langue qu'on a jamais apprise. Tsss.
Moi : mon petit Roy, tu sais que je t'aime beaucoup non ?
Roy : Vi, et ?
Moi : et arrange-toi pour que ça continue. Ou tu dormiras sur le canapé ce soir.
Roy : bon d'accord. Veut dormir dans un bon lit mwa. Je m'excuse.
Edward attendait avec impatience un signe d'Artémis. Un message télépathique, un appel chez les militaires, n'importe quoi mais quelque chose. Ca faisait une semaine que les clones s'étaient enfuis de Central. Sept jours depuis lesquels il n'avait aucune nouvelle. Ed ne pouvait s'empêcher de penser à elle à longueur de journée. Artémis hantait ses jours et même ses nuits.
" Ed ? Est-ce que ça va ?" demanda Winry en entrant.
" Hm."
Elle s'approcha, nerveuse. La jeune fille avait décidé de lui remonter le moral coûte que coûte, et pour ça elle se disait qu'un peu d'amour ferait l'affaire. Ca faisait tellement longtemps qu'elle voulait lui avouer ses sentiments. Alors maintenant qu'il était là, pour plus qu'une simple visite autant en profiter. Comme souvent depuis le début de la semaine, Edward rêvassait à la fenêtre de sa chambre. Winry s'approcha, et se mit à côté de lui.
" Tu es tout triste depuis quelques jours, tu veux en parler ?" demanda-t-elle.
" Non."
" Tu sais, tu peux tout me dire je suis ..."
" ARTEMIS !" coupa Ed en se redressant.
" Artémis ?" répéta Winry.
Edward sauta carrément par la fenêtre. Grâce à ses pouvoirs, il atterrit en douceur. Winry le vit foncer vers une fille surgie de nulle part et la serrer dans ses bras. La jeune fille ressentit un pincement au coeur, en même temps que la lumière se faisait dans son esprit.
" Oh Artémis ! Enfin te voilà !" fit Ed en la serrant contre lui.
" Bonjour Ed." répondit le clone.
" Comment as-tu su que je serais ici ?" demanda le jeune homme en la regardant.
" Je me suis renseignée à ma façon." répondit-elle.
Edward sourit et frotta son nez contre le sien. Puis il déposa un baiser léger sur ses lèvres.
" Je suis si content de te revoir." murmura-t-il.
" Moi aussi, tu m'a manqué." avoua Artémis.
Elle l'embrassa à son tour. Edward y répondit à son tour, avec un plaisir manifeste.
" Je t'aime, mon Artémis." dit-il.
" Je t'aime aussi Edward."
" Viens je vais présenter à ma famille."
Edward l'entraîna à l'intérieur de la maison. Il la présenta à son petit frère et à mamie Pinako. Puis il remarqua l'absence de Winry. Al eut l'air un peu embarrassé. Il avait remarqué que son grand frère tenait la main de la jeune fille, et savait que Winry aimait Edward. Son intuition lui disait que Winry avait vu le couple, et qu'elle ne voulait pas descendre.
" Je ne resterais pas longtemps. Je venais juste prendre de tes nouvelles." fit Artémis après les présentations.
" Je comprends. Mais tu sais, toi et les autres pourriez venir vous réfugier ici. C'est un petit village tranquille." proposa Ed.
" C'est gentil, mais nous avons déjà ce qu'il nous faut. Quoi de neuf au Q.G ?"
" On s'active toujours pour vous retrouver."
" Naturellement." soupira Artémis.
" L'armée vous recherche ?" demanda Mamie Pinako.
" Ils veulent reprendre ce qui leur appartient. Mais nous ne sommes pas d'accord." sourit tristement Artémis.
" C'est bien normal ! Vous nêtes pas des objets !" s'exclama Edward.
Al et la vieille dame échangèrent un regard d'incompréhension. Edward décida d'aller au-dehors, pour se retrouver seul avec Artémis.
" Tu as dit que vous aviez trouvé un refuge, où est-ce ?" interrogea-t-il.
" Oui, nous l'avons transmuté nous-même. Une petite maison dans la forêt environnante. Donc tu vois, nous ne sommes si loin l'un de l'autre." sourit Artémis.
Ed lui rendit son sourire, et la prit par la taille. L'instant d'après, ils s'envolèrent pour un ballet aérien et amoureux. Cela dura toute la matinée, avant qu'Artémis ne parte. Winry regarda Ed revenir. Elle avait entendu que la jeune fille était recherchée. Elle sortit de sa chambre, et s'approcha d'un téléphone.
Immeuble d'une société de technologie.
" Monsieur, nous avons repéré la trace des clones."
" Excellent. Qu'on envoie immédiatement une unité sur place."
" Tout de suite."
L'instant d'après, plusieurs voitures quittaient le grand immeuble direction le paisible village de Resembool. Les clones eux, vivaient tranquillement dans la forêt. Justement, Roy II sortit du chalet en s'étirant.
" Aaaah ! Rien de tel que l'air pur de la forêt pour vous ouvrir l'appétit ! Qu'est-ce qu'on mange au fait ?" demanda-t-il en se frottant le ventre.
" Des grillades me tenteraient bien. Si tu pouvais t'en charger ..." répondit Kimblee II sur une chaise à côté.
Les pieds sur une petite rampe, il était occupé à tailler un bâton.
" Pas de prob', à condition qu'il y ait de la viande." répondit son ami.
" Izumi est partie faire les courses avec Marcoh. Vont plus tarder."
" Ben les voilà tiens."
Kimblee II leva ses yeux d'or pour voir arriver les deux clones lourdement chargés. Lui et Roy allèrent aussitôt à leur rencontre pour les aider.
" Pouh ! Merci les gars !" souffla Izumi II.
" De rien ma puce !" répondit Kimblee en l'embrassant.
Ils portèrent les courses à l'intérieur, où Artémis, Ed et Al II les aidèrent à ranger. Armstrong et Roy II s'occupèrent du bois pour les grillades. Marcoh II transmuta un barbecue, pas en cristal malgré que ce soit sa spécialité, le colosse fournit le bois et Roy II se chargea d'allumer le tout. Les filles sortirent mettre le couvert sur la table qu'Ed II venait de faire apparaître.
Tout à coup, vers la fin du repas Artémis perçut des bruits de pas. Elle en informa mentalement les autres. Tous rentrèrent leur couverts, et débarrassèrent le plancher. Enfin non, l'herbe. Ensuite, Armstrong et Roy II se postèrent devant la maison pour les accueillir. Ils virent ainsi arriver des hommes en costumes avec des lunettes noires. Ce n'étaient pas des militaires.
" Fichez le camp d'ici." lança le clone de Roy.
" Du calme ! On est pas là pour vous faire du mal." dit un des gars.
" Pourquoi sortez-vous ces flingues alors ?" répliqua Armstrong II.
" C'est que vous savez qui on est. Alors du vent, nous n'irons nulle part." reprit le clone brun.
Ses yeux devinrent rouges, et ses mains s'enflammèrent. Il leur projeta ensuite des dizaines de boules de feu. Son ami renchérit en faisant apparaîtres de gros rochers ronds, qu'il lança contre les intrus. Tout à coup, l'un d'eux se retrouva suspendu dans les airs.
" RAAAAAR !" fit Roy en s'enflammant comme une torche.
Une vague de feu fonça vers les gars qui détalèrent. Il fit ensuite disparaître ses flammes. Puis lui et son ami se tournèrent, pour découvrir Artémis devant un des gars. Grâce à ses pouvoirs de télépathe, elle lut dans ses pensées pour savoir d'où il venait et pour qui il travaillait. Ceci fait, elle imprima l'ordre de quitter les lieux dans son cerveau. Il s'en alla le plus naturellement du monde. Les autres clones sortirent.
" C'étaient qui ces croques-morts ?" demanda Ed II.
" Ils bossent pour une société de technologie. D'après ce que j'ai lu en lui, ils veulent notre collaboration pour renverser le chef des armées." expliqua Artémis.
" C'est intéressant comme idée. On aura peut-être la paix." fit Marcoh II.
" Faut voir. Voir quelles seront leurs intentions si on les aide. Que vont-ils faire de nous après ?" dit Izumi II.
" Ca j'en fais mon affaire. Marcoh a raison, ça vaut le déplacement." reprit Artémis.
" Dans ce cas, qu'est-ce qu'on fait encore là ?" demanda Roy II.
Artémis sourit, et les fit décoller. Le directeur de la société venait tout juste d'apprendre son échec, quand il trouva les clones dans son bureau, installés confortablement sur les deux divans en face de son bureau, ou carrément dessus.
" Que !" dit-il.
" Entrez faites comme chez vous !" lança Kimblee II.
Le directeur et son assistance firent un pas en vant, et l'assistante ferma la porte.
" Que faites-vous là ?" demanda le directeur.
" Vous devriez le savoir, puisque vous nous avez envoyés vos sbires." répondit Izumi II.
" Sympa le digestif." ajouta Roy II.
" Vous venez vous venger je parie." dit le directeur.
" Perdu !" firent les clones d'Ed et Al.
" En fait, votre idée nous intéresse. Mais on a quelques petites questions à vous poser, d'où notre présence." expliqua Marcoh II.
Le directeur sourit, plus détendu.
" Je vous écoute." dit-il.
" Avant tout, sachez qu'il est dans votre intérêt de ne pas nous mentir. Car nous le saurions aussitôt et ça nous énerverait grandement." avertit Artémis.
" Rassurez-vous, ce n'était pas dans mes intentions."
" Tant mieux ! Alors first question : pourquoi vous pourquoi nous ?" dit Armstrong.
" Pourquoi nous parce que je n'en peux des sales manies de l'armée. Je les connais car j'en viens. Comme vous voyez je me suis reconverti. Pourquoi vous, parce que vous êtes le moyen de concrétiser mon rêve : la démocratie."
" C'est tout à votre honneur. Deuxième question : qu'allez-vous faire de nous après ?" demanda Artémis.
" Rien de spécial. Vous pourrez y travailler pour une place de votre choix, j'ai simplement besoin de votre aide."
Artémis sonda ses pensées, et n'y trouva rien de suspect. Elle en fit part aux autres par la pensée.
" Entendu. Vous pouvez comptez sur notre entière coopération." annonça-t-elle.
" Vous me soulagez."
" Comme quoi, il suffisait d'envoyer les gros bras pour nous le demander." sourit Kimblee II.
Cette remarque fit sourire tout le monde. Ensuite, le directeur de la société leur fit part de son idée. C'était ... ce qu'on pouvait appeler un passage en force. Mais faisable, grâce aux pouvoirs des clones. Ceux-ci furent d'accord. Artémis alla quand même prévenir Ed de cette initiative.
" Tu es sûre ? C'est quand même ... risqué." dit-il.
" Je sais. Mais c'est très faisable." répondit Artémis.
" Fais bien attention à toi surtout."
" Mais oui c'est promis."
Edward la serra contre elle, et l'embrassa amoureusement. Ensuite, Artémis quitta la chambre du jeune homme. Elle croisa Winry dans les escaliers. La blonde lui jeta un regard noir. Artémis s'arrêta au milieu de l'escalier.
" J'espèrer que quand tu nous a balancé moi et mes amis, tu avais conscience de la portée de ton acte, ainsi que de ses conséquences." lança-t-elle de dos.
Winry écarquilla les yeux. Comment diable savait-elle ?
" Winry ? Tu n'a quand même pas fait ça ?" fit Edward sur le pas de sa porte.
Il regarda son amie incrédule. Jamais au grand jamais il ne l'aurait crue capable de faire une telle chose.
" Laisse Ed, moi je sais pourquoi elle a agi ainsi. Ne l'enguirlande pas, au fond ça nous a fourni une opportunité." intervint Artémis.
Le clone quitta la demeure. Ed regarda Winry d'un air dur, et claqua la porte de sa chambre. La mécanicienne se mordit la lèvre, et gagna sa chambre une boule dans la gorge.
Deux jours plus tard, les clones passèrent à l'action. Les soldats les virent arriver avec étonnement. Izumi II se chargea de paralyser ceux qui étaient sur les marches de l'escaliers. Mais l'alerte était donnée. Les militaires arrivèrent pour les arrêter. Les clones des frères Elric les immobilisèrent dans ses bras de métal, pendant qu'Artémis leur ôtait toute envie de se battre.
Ils continuèrent ainsi à marcher, se contentant d'immobiliser les militaires sans les blesser. Roy ouvrit la porte de son bureau, pour se retrouver nez à nez avec son clone. Ce dernier lui fit un oeil, avant de faire fondre les armes des soldats qui leur barrait la route d'un regard. Le colonel voulut l'arrêter, mais Artémis posa deux doigts sur son front et lui fit perdre connaissance. Riza le rattrapa alors qu'il basculait en arrière. Elle regarda le clone avec incompréhension.
Artémis fit se fermer la porte. Riza reposa Roy et allait pour sortir, quand Ed l'interpella :
" Non lieutenant ! Laissez-les faire."
" Comment ça ?"
" Ils vont ... faire passer la démocratie." répondit Ed.
Toute l'équipe ouvrit de grands yeux. Les clones arrivèrent bientôt dans le bureau de Pride. L'homonculus se leva. Puis les huit clones lancèrent une attaque en même temps, désintégrant le généralissime. Roy II se chargea de faire fondre les pierres rouges.
" Finalement c'est passé comme une lettre à la poste." commenta Kimblee II.
" Tant mieux." dit Artémis, les yeux rivées sur les flammes.
Le directeur de la société arriva au Q.G. Marcoh II l'y accueillit, et le conduisit auprès des autres. Il regarda les soldats se débattre, prisonnier des murs.
" Incroyable, vous avez vraiment réussi." dit-il.
" Evidemment. Nous sommes tout de même des humains améliorés." fit le clone.
Artémis et les autres clones l'attendaient dans le bureau de l'ex-généralissime.
" Je n'arrive pas à croire que je sois dans cet endroit." reprit-il.
" Vous doutiez de nous ?" lança Izumi II.
" Ben euh ... je ne sais pas. En tout cas votre tâche ne s'arrête pas là. Tout du moins pour vous Artémis." reprit le directeur.
" Je n'ai pas oublié. Prêt pour votre nouveau job ?" demanda-t-elle.
" Je suis prêt depuis toujours."
" Parfait, allez Kimblee ! On va rassembler ce tas de schtroumphs !" lança Roy II.
" Je te suis."
Les deux clones libérèrent tous les militaires, et leur annoncèrent qu'il devraient se rassembler dans la cour.
" Rassurez-vous c'est pas pour vous exterminer ! C'est pour que vous fassiez connaissance avec le nouveau régime du pays." fit Roy II.
" Quel nouveau régime ?" lança Havoc, qui dominait presque tout le monde avec sa haute taille.
" Pour le savoir faut aller dans la cour." répondit Kimblee II.
Les deux clones s'y rendirent, et les militaires se décidèrent à les suivre, non sans commenter leur action. Dans la cour, il découvrirent une haute estrade, où se trouvaient les autres clones et le directeur de la société. Les clones des deux alchimistes y montèrent, et allèrent se poster derrière le directeur, aligéns avec leurs amis.
