M'allez, je vous mets la fin. Liiiiisez-là par piiiitiiiéééé ! lol. Alors là, ça risque de chauffer pour nos militaires. Changement de régime fautes à payer. Et celles de certains est lourdes, très lourdes.
Euuuuh ... qu'allez-vous me dire si je vous annonce que je planche sur une fic encore après la nouvelle ? hm ?
Les militaires de Central ne comprenaient absolument rien à ce qui se passait. Qui était cet homme ? Et que faisaient là les clones ? L'ancien directeur prit alors la parole.
" Soldats ! Vous venez d'assister à ce qui s'appelle un coup d'Etat. Votre généralissime vient d'être renversé. Je prends aujourd'hui sa place, et décrète qu'à partir de cet instant, c'est la démocratie qui règne en Amestris !"
Stupeur internationnale chez les militaires. S'ils avaient imagnié un coup d'Etat, ils l'auraient cru beaucoup plus sanglant. Au lieu de ça, tout s'était passé dans un calme relatif. Roy déglutit. L'arrivée de la démocratie signifiait qu'il allait devoit payer pour ses crimes.
" Je le savais de toutes façons, mais je refusais de penser à cette éventualité." se dit-il.
" Je serais donc à présent le président Murray, et vous avez derrière moi les ministres de mon gouvernement."
Allez les gars, ouvrez encore un peu plus les yeux et la bouches, z'avez pas encore l'air assez surpris. Là, c'est mieux. Roy II se pencha vers le clone de Kimblee :
" Tu crois que ça va le faire deux Roy dans le même bâtiment ?"
" Parce que deux Kimblee c'est le top d'après toi ?" répondit son ami.
Les deux clones sourirent. Murray continua son discours.
" Il va de soi que je vais devoir faire le ménage dans cette armée. Ceux qui ont commis des crimes les paieront. Par conséquent, je veux vous voir alignés par grade dans toute cette cours. Exécution !"
Encore sous le choc, les militaires s'exécutèrent maladroitement.
" Ils s'embrouillent un peu là, non ?" fit Izumi une main sur la hanche.
" T'inquiètes ma biche, je vais les désembrouiller." sourit Kimblee II en s'approchant du bord.
Il mit ses mains en porte-voix, et hurla :
" Vous avez dix secondes avant que je ne vous fasse tous sauter la carlingue !"
Et comme par magie ils s'alignèrent : les sergents d'un côté, les lieutenants de l'autre, bref la cour fut pleine. Murray descendit suivi des clones. Artémis marchait à côté du président, et dévisageait chaque soldat.
" Lui ! Trafic d'enfants Ishbals.' dit-elle en pointant son doigt sur l'un d'eux.
Le militaire protesta, mais Armstrong II l'assomma et le traîna plus loin. Artémis sondait ainsi les pensées de chacun, et le cas échéant désignaient les coupables. Cette fois Roy en était sûr : il n'y couperait pas. Il regarda Riza en face de lui. Elle avait l'air un peu inquiète quand même. Artémis poursuivit son inspection et désignait un coupable de temps à autre. Edward était présent lui aussi, et il redoutait un peu la rencontre du clone avec le colonel.
Les soldats désigné par la jeune fille étaient attachés par une corde qu'Izumi II transmutait au fur et à mesure. Le clone aux pouvoirs psychiques arriva devant la rangée des sergents. Il se passa un bon moment sans que personne ne sorte du rang. Artémis se pencha soudain vers Kain Fuery.
" J'ai peine à croire que quelqu'un d'aussi gentil que vous aie choisi l'armée. Le prestige de l'uniforme hein ?" dit-elle avec un sourire.
Elle se désintéressa de lui aussitôt, et Kain ne put s'empêcher de soupirer doucement de soulagement. Il savait qu'il n'avait rien à se reprocher, néanmoins cette épreuve était assez stressante. Du côté des majors un soldat fut tiré hors du rang. Artémis fit la même remarque que pour Fuery au major Armstrong. Elle arriva enfin à la hauteur d'Havoc.
" Hiiiiyaaaa ! Mignonne ! " pensa-t-il.
" Merci, vous n'êtes pas mal non plus." sourit Artémis, le faisant rougir.
Ainsi, elle lisait réellement les pensées des gens, se dit Havoc. Breda lui lança un reagrd blasé, quand Artémis arriva devant lui. Rien de mauvais non plus. Vint le tour de Riza.
" Oh non ! Pas ma Riza, tout mais pas elle !" pensa Roy avec effroi.
Artémis planta son regard dans celui de la lieutenante. Riza leva un court instant les yeux vers Roy, qui elle le voyait bien stressait. Elle lui adressa un regard rassurant.
" Aaaah ! Vous au moins vous me remontez le moral !" fit Artémis avec un grand sourire.
Riza parut surprise, et un peu inquiète. Avait-elle lu ce qu'elle ressentait pour son supérieur ? Artémis se pencha vers le président Murray :
" Quel est l'abruti qui a interdit les relations entre officiers de la même équipe ?" demanda-t-elle à mi-voix.
" Probablement l'ancien généralissime."
" Faudra changer ça."
Riza en ouvrit la bouche de stupeur, en même temps qu'elle sentit une grande joie l'envahir. Si le nouveau président autorisait les relations entre officiers, alors elle aurait une chance avec Roy. Si toutefois Artémis l'épargnait. Le bonheur de Riza se dégonfla comme une baudruche crevée. Vu l'ampleur des crimes de ce dernier, c'était impossible. Elle en pleurerait. A quoi servait-il qu'elle ne soit pas condamnée si lui l'était ?
Roy se demanda bien ce qui arrivait à son lieutenant. Elle venait de passer d'une joie intense à une tristesse indéfinissable en l'espace de dix secondes à peine. Il s'était senti soulagé en voyant Artémis passer son chemin après avoir sondé l'esprit de la jeune femme. Le brun était curieux de savoir ce qu'elle y avait vu. Roy n'eut pas le loisir de s'attarder davantage sur cette question. Artémis arrivait au rang des colonels.
Il semblait que plus on montait en grade, plus les coupables étaient nombreux. Logique, plus on avait de pouvoir plus on pouvait en abuser. Le clone n'était plus qu'à quelques mètres. Encore un qui sortait en protestant. Les subordonnés de Roy étaient aussi à cran. Sûr qu'il allait être jugé lui aussi. Enfin si tant est que les coupables désignés par Artémis aient droit à un procès. Ca y est, elle était devant lui.
" Artémis non ... s'il te plaît pas lui." murmura Ed à l'autre bout de la cour.
" Colonel ..." souffla Riza.
" Si jamais elle le fait sortir du rang, je te jure que je provoque une émeute." fit Jean à Heymans.
" Je te suis." répondit le rouquin.
" Pas lui, non pas lui." pensa Kain.
Falman pensait la même chose. Roy regarda Artémis de toute sa hauteur.
" Ce n'est pas la peine d'avoir cet air hautain, colonel." fit tranquillement la jeune fille.
Roy déglutit. Il ne s'était pas sentit autant stressé depuis la guerre d'Ishbal. Guerre pour laquelle il allait payait aujourd'hui même. Et il ne pourrait rien faire contre. Cette fille lisait en lui comme dans un livre ouvert, elle pouvait voir toutes les horreurs dont il s'était rendu coupable. Après un moment qui sembla durer une éternité pour Roy, son équipe ainsi qu'Edward, et pendant lequel ils se demandèrent s'ils n'allaient pas exploser, quelque chose d'incroyable se passa. Quelque chose qui laissa tout le monde sur le cul. Mais alors vraiment.
Artémis ... passa son chemin.
Purement et simplement. Roy fut surpris au possible, et la regarda s'éloigner la bouche ouverte et les yeux grands comme des hublots. Mais ... mais ... elle avait vu ... elle avait pourtant lu tout ce qu'il avait fait. Et malgré ça, elle ne l'avait pas désigné comme coupable. Il n'y comprit rien. Roy regarda Riza, tout aussi surprise que lui. Artémis l'avait jugé innocent. Le colonel se mordit la lèvre et se retint d'afficher un large sourire. Murray arrêta Artémis en lui posant la main sur l'épaule :
" Euh ... pourquoi ne l'avez-vous pas fait sortir ?" demanda-t-il de façon à ce que personne n'entende.
" Parce qu'il ne le méritait pas." répondit-elle sur le même ton.
" Mais ... vous savez qui c'est ?" reprit Murray.
" Oui."
" Et malgré ça vous ne le désignez pas coupable ?"
" Non."
" Pourquoi ? C'est tout de même ..."
" Vous doutez de ma parole ?" demanda-t-elle en le regardant d'un air menaçant.
" Non non, pas du tout. Je suis simplement surpris et j'aimerais comprendre." répondit vivement Murray.
" Je vous dirais tout plus tard."
Riza était tellement soulagée qu'elle faillit éclater de rire. Ed poussa un discret soupir de soulagement. Artémis fit sortir la moitié des généraux, et arriva aux alchimistes. Il va sans dire que Kimblee fut le premier à sortir. Artémis prit le soin de lui faire perdre connaissance.
" On dirait bien que tu va devenir unique." fit Roy II au clone de Kimblee.
" Ouais, ce qui ne sera pas plus mal vu son caractère de cochon." dit Kimblee II.
Marcoh observa son clone d'un air incrédule. C'était vraiment sa copie, les rides en moins peut-être. Marcoh II lui sourit gentiment. Artémis arriva devant Edward.
" Merci pour Roy. Je t'aime." pensa-t-il intensément.
" De rien, mais sache que rien n'a influencé mon jugement. Je t'aime aussi." lui répondit-elle avant de continuer.
L'inspection fut terminée, les soldats purent s'en aller. Ce qu'ils firent avec joie. Les subordonnés de Roy purent ainsi laisser cours à leur soulagement, et leur étonnement.
" C'est incroyable ! Elle ne vous a rien fait." fit Kain admiratif.
" Oui, pourtant et sans vouloir vous offenser colonel, y'avait de quoi." dit Falman.
" Je ne le sais que trop. Je voudrais fichtrement bien savoir pourquoi elle m'a épargné." fit Roy pensif.
Toute l'équipe était de retour dans leur bureau. Si Riza s'écoutait, elle embrasserait Roy passionnément, tant elle était heureuse qu'il soit là. Son supérieur remarqua ses yeux brillants d'amour. Il haussa légèrement les sourcils, et lui fit un clin d'oeil. Riza rosit et sourit. Cinq minutes plus tard, Ed arriva en tenant Artémis par la main. Ca étonna tout le monde sauf Roy, qui esquissa un sourire. Il avait vu juste.
" Content de vous savoir encore là colonel." dit le blond.
" Et moi donc. Vous tombez bien Artémis, j'avais une question à vous poser." répondit Roy.
" Moi aussi : depuis quand me vouvoyez-vous ?" répondit le clone.
" Pardon. Donc, la question à un million de cenz : pourquoi ne m'as-tu pas désigné coupable ?" reprit Roy.
Artémis eut un sourire :
" Parce que vous ne le méritiez pas, tout simplement."
Stupeur générale. Roy la dévisagea avec des yeux à faire pâlir un télescope.
" Co ... comment ça ?" questionna-t-il.
" Je n'ai pas pris en compte le critère de la guerre. Sauf pour Kimblee. Parce que je sais très bien que vous n'avez pas décidé cette guerre. Les vrais responsables sont ceux qui l'ont ordonné. Et puis ... j'ai vu toute la souffrance que vous cachez. Ce que vous vouliez faire aussi. Changer les choses, comme nous. Nous avons le même but. J'ai vu aussi que vous aviez un coeur en or, quoi que vous en disiez. C'est sur tout ça que je me suis basée pour savoir si vous étiez coupable ou non. Et j'ai décidé que non." expliqua Artémis.
Roy eut un regard reconnaissant, de même que les autres militaires.
" Désolé d'avoir coupé court à votre rêve au fait." ajoua-t-elle.
" Broaf, ça ne fait rien. Je voulais que les choses changent, c'est fait à présent. Donc quelque part, j'ai réalisé mon rêve. Même si ce n'était pas comme je l'avais voulu." sourit Roy.
" Ne cessez pas pour autant de gravir les échelons. On aura sûrement besoin de quelqu'un comme vous là-haut." reprit Artémis.
" J'ai une question." fit Riza.
Toutes les têtes se tournèrent vers elle.
" Que va-t-il advenir des gens que vous avez désigné coupables ?"
" Ils sont réellement coupables. A des degrés différents bien sûr, mais coupables quand même. Tous seront jugés en fonction de leur faute et de sa gravité." répondit Artémis.
" Ils auront donc droit à un procès." fit Havoc.
" Bien sûr, on est en démocratie maintenant."
" Et vous les clones, vous voilà ministres de cette démocratie." dit Roy.
" C'est ça. Nous sommes libres, c'est surtout ça qui nous importe." sourit Artémis.
" Vous n'êtes pas ... un peu jeunes pour ça ?" intervint Kain.
" Mi sàn part moi, aucun des clones n'a un an, je vous l'accorde. Toutefois nos créateurs nous ont doté d'une intelligence supérieure, sans vouloir nous vanter. Sachant cela on a convenu d'une période d'essai avec Murray. Si nous ne sommes pas à la hauteur, il a prévu autre chose pour nous. " expliqua Artémis.
" Qui est ?" demanda Edward.
" Une unité spéciale. Vu nos capacités, nous serons envoyé pour des points vraiment délicats, comme une déclaration de guerre à Amestris. Je prends le cas extrême pour que vous compreniez de quoi je parle."
" Hin hin. Effectivement, vous êtes capables de gérer des problèmes où une équipe ou plus est habituellement nécessaire." résuma Roy.
" Exact. Je vais vous laisser maintenant. Tâchez de vous reposer, les émotions ça épuise."
Artémis sortit du bureau avec Edward. Une fois à l'abri des regards indiscrets, ils échangèrent un baiser avide.
" Tu as du temps libre pour un petit vol ?" demanda Ed.
" Evidemment." sourit-elle.
Tous deux s'envolèrent. Kimblee II les regarda passer, perché sur la fenêtre du bureau du nouveau président. Il leur fit un signe quand ils passèrent, auquel ils répondirent. Les prisonniers désignés par Artémis furent jugés durant les semaines qui suivirent l'arrivée de la démocratie. Leurs peines allèrent de la prison à la peine de mort. Les relations entre officiers d'une même équipe furent autorisées, dans une certaine mesure. Elle ne concerna que les gradés dans un premier temps, pour éviter trop d'abus et ne pas passer d'un extrême à l'autre.
Ce changement fit le bonheur de Riza, qui allait enfin pouvoir se déclarer à qui vous savez. Ou inversement. Edward pardonna à Winry d'avoir dénoncé les clones. Cette dernière finit par sortir avec Alphonse, ce qui acheva d'arranger les choses. Les clones se débrouillèrent plutôt bien dans leur rôle de ministres. Roy finit même par bien s'entendre avec le clone de Kimblee. Izumi fit connaissance du sien, qui trouva comment l'aider : Edward transmuta simplement les organes manquants à l'aide de matière animale. En un mot comme en cent, tout est bien qui finit bien.
