Disclaimer : La base de cette histoire ne m'appartient pas. Les personnages, lieux et autres sont la propriété de J.K Rowling je ne fais que gâcher son œuvre en y greffant un scénario de mon invention.

Auteur : Pirate OfHogwart, donc moi lol. Pas de co-écriture mais par-contre une bêta-readeuse très présente » - LQPC ! Merciiiiiiiiiiii (et n'abuse pas de truc vert !)

Rating : M pour la suite !

Spoilers : Tomes I – II – III – IV – V

Synopsis : Que se passe-t-il quand on met un loup-garou enseignant la DCFM et un professeur de potions acariâtre dans le même château ?

Bonne lecture à tous et à toutes, n'hésitez pas à me laisser vos impressions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises !


Chapitre 2 : Et Lupin fait des siennes

Il courait après Rogue depuis quatre bonnes minutes et ce dernier ne l'avait toujours pas remarqué. Un record, compte tenu de l'état paranoïaque du Mangemort, qui se plaçait juste derrière Alastor, c'était pour dire. Enfin les talons s'arrêtèrent de claquer sur les pierres et Rogue se retourna dans un effet de cape et de robe élégant. « Impressionnant. Comment fait-il ça ? J'ai entendu Albus dire à Minerva qu'il n'avait pas réussi à soutirer l'information à Severus malgré tous ses efforts. Je vois le tableau d'ici. »

« - Qu'est-ce que tu me veux Lupin ? » Siffla Severus

« - Te parler. » Répondit le loup-garou

« - Parce que tu sais parler ? Moi qui pensais que tu ne faisais que grogner et hurler à la lune. » Lança méchamment le Serpentard

« - Toujours aussi aimable. J'apprécie beaucoup ce trait de caractère chez toi. » Répliqua Remus, plutôt amusé par le comportement puéril de l'autre

« - Tu comptes me raconter tout ce qui te passe par ce qui te sert de cerveau pendant encore longtemps ? Je n'ai pas que ça à faire. »

« - Je voulais te préciser que je ne suis pour rien dans le choix de mon logement temporaire et j'espérais pouvoir mettre au clair certaines choses avant ce soir mais il est manifeste que tu es complètement imperméable à toute forme de contact civilisé. Je vais donc te laisser en ermite dans tes cachots avec tes précieuses potions et tes ingrédients rares, puisque personne, dans ce château ni ailleurs, n'est digne de ton illustre compagnie. Au revoir Professeur Rogue. » Riposta Remus, piqué au vif

« - Quel effet comptais-tu obtenir avec ton petit discours de Gryffondor déficient ? N'essaye même pas de comprendre ne serait-ce qu'un centième de ma vie. C'est au-delà de ce que ta petite cervelle peut traiter. Retournes plutôt avec ce cher directeur, il se fera un plaisir de te faire la causette. Ce n'est pas mon rôle, tu m'excuseras. » Sans un mot de plus, Rogue se retourna et se remit à avancer, laissant Remus interdit et assez énervé. Ce satané Serpentard ne l'avait pas écouté ! Ne grandirait-il donc jamais ? Et Lunard qui s'agitait.

Lunard, c'était le loup en lui. Grâce à Hermione, il avait découvert que, tout comme les animagus, il pouvait dialoguer avec l'animal. Il réussissait maintenant à bien mieux se contrôler les nuits de pleine lune, en échange de quoi le loup était plus présent les autres moments ; ce qui expliquait son changement de comportement. Il était plus impulsif, plus prompt à s'énerver mais aussi plus méfiant et plus protecteur. Lunard lui avait également expliqué que s'il était si violent, c'est parce qu'il avait faim. Terriblement faim. Seulement, pour calmer cet appétit d'ogre, il aurait fallu acheter une trentaine de kilos de viande chaque mois. Et Remus n'en avait pas les moyens, ayant déjà du mal à se nourrir correctement en tant qu'humain.

Bien sûr, personne n'était au courant. Il ne voulait pas de pitié ; il tenait à se débrouiller seul, comme pour purger une peine qu'il s'était lui-même infligée. Pour quels motifs ? Il en avait des dizaines à portée de main. Ne pas avoir su protéger James et Lily. Avoir pensé que Sirius était coupable. Ne pas avoir sauvé Harry des Dursley. Ne pas avoir sauvé Harry tout court. Avoir laissé mourir cette femme devant ses yeux lors de l'attaque de douze juin dernier. Tant d'autres faits qui l'accablaient. Remus n'était pas quelqu'un de pessimiste, ni qui se laissait abattre facilement, mais il ne pouvait s'empêcher de se reprocher le malheur de ses proches.

Lily lui avait dit un jour qu'il faisait plus attention à ce que le hibou de Sirius mangeait que ce que lui-même avalait. Il avait rit, évidemment, et pourtant il ne pouvait qu'approuver ce constat effrayant qu'avait fait la jeune femme. Lily était la première personne à qui il avait révélé sa vraie nature. Il se rappelait encore des battements assourdissants de son cœur. Et de la jeune fille qui lui avait pris la main et, souriant largement, lui avait demandé si c'était la seule chose qu'il voulait lui dire. Jamais il n'oublierait Lily Evans. Elle garderait toujours une place spéciale dans son cœur, entre James, Sirius et Peter, Peter quand il n'avait pas encore sombré du côté du Lord Noir.

Un bruit le sortit de ses pensées dangereusement nostalgiques. Ce bruit venait de Rogue. Rogue ? Que faisait-il là ?

« - Quoi ? » Aboya Remus

« - Tu sais quelque chose ? » Interrogea Severus

La seule réponse qu'il obtint fut un haussement de sourcil interrogatif.

« - Pour ce soir. Tu sais quelque chose. » Affirma Severus

« - Bien sûr, puisque je suis la source dont Dumbledore a tiré l'information qu'il va communiquer ce soir. » Répondit Remus

« - Tu n'étais pas chez ta tante il y a environ deux semaines ? »

« - Si. Mais je suis quand même sortit. »

« - Pourquoi voulais-tu qu'on mette certaines choses au point ? » Demanda Rogue

« - Pour ne pas passer notre temps à nous disputer comme des enfants. Les circonstances ne s'y prêtent pas. Pas du tout. » Expliqua Lupin

« - Pourrais-tu t'exprimer clairement ? Quelles circonstances ? »

« - Ce soir Rogue. Ce soir. »

Remus allait partir. Rogue lui attrapa le poignet, afin de le retenir. Remus poussa un cri. Le contact avec Rogue l'avait cruellement brûlé. Sur son poignet gauche commençaient à apparaître des marques de maille. Il jeta un œil aux bras de Rogue. Il portait effectivement une lourde gourmette, qui semblaient en argent massif. Il n'avait plus qu'à espérer que ce n'était pas de l'argent pur. En effet, les brûlures laissées par de l'argent allié à un autre métal cicatrisaient facilement et plutôt rapidement, alors que celles dues à de l'argent pur pouvaient mettre plusieurs mois à cicatriser, et en attendant c'était le plus souvent infecté.

Il en avait l'habitude, il n'était pas rare que certaines personnes au courant de sa condition lui laissent quelques cadeaux … malintentionnés. Il s'était retrouvé ainsi plus d'une douzaine de fois aux urgences de Sainte Mangouste pour brûlures magiques. Bien évidemment, seuls quelques médicomages étaient au courant de sa condition et c'étaient eux qui s'occupaient de lui à chaque fois, quitte à ce qu'il attende plusieurs heures avant de recevoir la moindre visite.

Seulement, ce soir, c'était un jour férié dans le monde sorcier. Il n'y avait qu'un service d'urgence, et aucun de ses médicomages habituels n'étaient de garde, ils le lui avaient dit. Mais il s'inquiétait pour rien, après tout, les risques pour que la gourmette de Rogue soit en argent pur étaient très faibles. Remus décida de vérifier immédiatement, histoire de ne pas s'inquiéter pour rien.

« - Qu'est-ce qu'il y a Lupin ? »

« - Ta gourmette. C'est quoi ? » Questionna le lycanthrope

« - De l'argent, mais … »

« - Oui, de l'argent, je m'en doutais. Mais à quelle concentration ? » Le coupa Remus

« - C'est de l'argent pur ! »

Remus perdit rapidement toutes ses couleurs.

« - Quoi ? » Demanda le Serpentard

« - Oh … rien. Je dois avoir un peu de fièvre. » Mentit Remus

« - Lupin. »

« - Oui, de la fièvre. Je te laisse, je vais aller me reposer. »

Cette fois-ci, Remus partit en courant, ne laissant pas au Maître des Potions le loisir de l'arrêter. Pourquoi avait-il dit qu'il avait de la fièvre ? Sans doute parce que c'était ce qu'il avait prit l'habitude de faire pour expliquer ses absences à Poudlard et que cette habitude était remontée au vu de la nécessité. Il atteignit rapidement une salle vide, s'y engouffra et s'enferma, bloquant la porte à l'aide d'un sort compliqué.

Severus était resté au même endroit, perplexe, avant de hausser les épaules et de retourner à ses appartements. Il s'assit dans son fauteuil, face à la cheminée –éteinte pour le moment bien sûr-. « Mais pourquoi ce fichu loup-garou est-il partit en courant ? Les blessures à l'argent se guérissent facilement maintenant. Et cette montée de fièvre subite. Il devait bien être aussi malade que moi ! Foutu Gryffondor, toujours à vouloir sortir du lot. Et Albus qui va encore faire une annonce. Dire que la semaine dernière il a réuni la commission pour parler d'urgence des problèmes des sanitaires bouchées quand il y avait trop de choux au menu. Mais le pire avait été quand il avait décrété que les habitants de Poudlard étaient trop tristes et qu'il leur fallait voir la vie en rose.

Il faut admettre que voir Mme Chourave enrobée d'une robe rose criarde m'a laissé des crampes à la commissure des lèvres. Bien évidemment, j'ai réussi à contourner la règle, comme de nombreux Serpentards ; règle qui imposait de porter du rose pendant toute la journée. J'avoue que mon œillet de chaussure était joli, et avait réussi à fermer le clapet d'Albus, qui ne pouvait rien y redire. Quand je pense que Londubat s'était teint les cheveux en rose. Ah non, c'est vrai ; cet incapable avait tenté de faire une potion de pousse-tif. C'était ridicule … Maintenant que j'y repense, Potter s'était habillé en noir, uniquement en noir. Pourquoi ce petit morveux n'avait-il pas eu à suivre le décret d'Albus ? Mais ce qui lui occupait l'esprit pour le moment, ce n'était pas le Survivant mais le loup-garou. Quelle était cette information ? Et que signifiait l'attitude de Lupin ? Mais surtout, pourquoi avait-il crié ?

Il rumina les mêmes pensées jusqu'au soir et arriva en retard au dîner, sous l'œil courroucé du directeur, auquel il répondit par une mimique moqueuse. Albus, une fois que tout les professeurs furent installés, prit la parole.

« - Je vous remercie d'être venu à ma demande. J'ai eu connaissance d'une situation hier par M.Lupin. » Commença Dumbledore

A ce nom, il s'arrêta et scruta la table. Le loup-garou n'y était pas. Dumbledore fronça les sourcils et se remit à parler.

« - Il s'avère que le jeune Harry Potter vient de tenter de se suicider. Il est actuellement à l'Institut Privé Erwan Mac Gregor, en unité de soins intensifs. » Annonça gravement le directeur au petit comité regroupé autour de lui.

Mac Gonagall avait brusquement pâli.

« - Que s'est-il passé ? » Demanda-t-elle, plus blanche que jamais

« - Et bien, il semblerait qu'il se soit jeté sous les roues d'un camion dans la rue. » Enonça Dumbledore, doucement, comme si le dire moins fort pouvait minimiser l'acte

« - Il semblerait ? » Reprit le professeur de métamorphose

« - L'Auror qui devait le surveiller n'a pas bien vu toute la scène et … » Expliqua Dumbledore

« - Qui était-ce ? » Interrogea Mac Gonagall

« - Hmmm … Mondingus Fletcher mais … » Tenta le directeur

« - J'en étais sûre ! » S'exclama-t-elle

« - Voyons Minerva, calmez-vous. Remus était présent à ce moment là et quand il a vu Harry se jeter devant ce poids-lourd, il s'est arrangé pour stopper l'engin le plus possible. » Rassura le vieux sorcier

« - Où est-il d'ailleurs ? » Demanda Severus

« - Quoi ? L'engin ? » S'étonna Dumbledore

« - Mais non ! Lupin ! » S'énerva Rogue

« - Je ne sais pas. Je ne l'ai pas vu depuis qu'il a quitté mon bureau. Pourquoi ? »

« - Parce qu'il n'est pas là, comme vous l'avez sûrement remarqué. »

« - Oui, bien sûr. Mais Remus est adulte, jusqu'à preuve du contraire. Il est libre d'aller où il le désire. Puis-je finir mon annonce ? » Répliqua Dumbledore

« - Faites donc. » Grogna Severus. Dumbledore termina son discours sur une « note d'espoir » (dixit lui-même) : Potter se remettait rapidement et l'on pourrait bientôt l'interroger.

Severus mangea normalement alors que tous les autres professeurs avaient eu l'appétit coupé, partiellement ou entièrement, par l'information du début de repas. Quand l'homme quitta le réfectoire, pas une seule parole n'avait passé les lèvres et il fut heureux de ne pas rester dans une atmosphère aussi pesante, atmosphère qu'il n'appréciait pas quand il n'en était pas le responsable.

Utilisant un autre chemin que celui dont il avait l'habitude, il se retrouva dans une partie qui semblait vide, les couloirs étaient poussiéreux et les tableaux recouverts d'une pellicule blanche. Le sort de protection des toiles s'était mis en marche. Arrivé à un embranchement, il allait bifurquer vers les cachots quand un son sourd résonna. Severus fit volte-face et chercha à localiser l'origine de ce bruit. Un deuxième son de la même nature l'y aida. Ce qui était devenu un véritable vacarme, coups, craquements, explosions, se trouvait derrière une porte en chêne, semblable à toutes les autres portes de salle de classe.

Elle tremblait de temps en temps mais tenait sur ses gonds, pour l'instant. Severus s'en approcha, méfiant. Qu'allait-il trouver dans cette pièce ? Quels maléfices pouvaient bien s'exercer ? Armé de sa baguette, il poussa la porte après l'avoir déverrouillée. A la place d'un Epouvantard ou d'une quelconque armoire ensorcelée, il tomba sur … Lupin en proie à une crise. Il tournait dans la pièce en se tenant le poignet et s'arrêtait quelque fois pour se défouler sur les meubles autour de lui, les mettant en pièce de façon moldue comme sorcière. Avant qu'il n'ait eu le temps d'esquisser un mouvement, le loup-garou avait sa baguette pointée sur lui, au-niveau de sa gorge.

« - Je ne sais pas ce que vous me voulez, mais partez. Partez avant que je ne devienne violent ! » Cria-t-il, tremblant de tous ses membres

« - Lupin, qu'est-ce qui t'arrive ? » Continua cependant le professeur de potions

« - PARTEZ ! » Hurla Remus en même temps qu'un sort sortait de sa baguette. Le cri était plus que menaçant et Severus fut expulsé de la pièce si vite qu'il se cogna violemment la tête contre le mur du couloir.

Passablement énervé, il se releva et retourna à la charge. L'homme avait recommencé son manège, parcourant la pièce tel un lion en cage et détruisant les meubles sur son passage. Cette fois-ci, Severus ne lui laissa pas le temps de sortir sa baguette et l'immobilisa d'un Petrificus Totalus bien senti. Il invoqua ensuite une civière et se dirigea vers l'infirmerie … avant de se rappeler que Pomfresh venait de prendre sa retraite et que l'on lui cherchait une digne remplaçante. Il se résolut donc à l'amener dans ses appartements, là où, de toutes façons, ils auraient bien fini par se retrouver un jour si l'on suivait les consignes d'Albus.

Il enleva sa baguette à Lupin puis lui fit avaler une potion calmante avant d'enlever son sort de pétrification. Les yeux de l'homme en face de lui étaient agités de mouvements convulsifs et sa mâchoire se crispait régulièrement. Severus finit par adresser la parole à son invité.

« - Lupin. Lupin, est-ce que tu m'entends ? »

« - Mal … chaud … argent … mangouste. » Balbutia le loup-garou

« - Je ne comprends rien à ce que tu racontes ! Qu'est-ce qu'il y a ? » S'énerva Severus

« - Ta … gourmette. Argent pur. » Articula Remus

Lupin transpirait désormais, plus blanc qu'une racine de roseau d'argent. Severus jeta un regard machinal vers le bras que l'autre tenait contre lui et remarqua qu'il était rouge, trop rouge pour que ce soit naturel. Il attrapa la main et baissa la manche du sorcier jusqu'à son épaule. Ce qu'il vit alors le surprit bien plus qu'il ne le laissa paraître. Le poignet était marqué de mailles comme si elles avaient été imposées au fer rouge. Ces marques suintaient et la peau semblait brûler jusqu'au coude. Il était étonné. D'où venaient ces marques ? C'est alors qu'il prit enfin en considération les paroles de Lupin. Il parlait de sa gourmette, en argent. De mangouste aussi. Cela devait vouloir dire Sainte-Mangouste. Quelqu'un là-bas savait donc de quoi souffrait le lycanthrope.

Il décida d'y aller rapidement, n'ayant aucune envie de s'occuper de l'homme. Jetant une poignée de poudre de cheminette dans l'âtre fraîchement allumé, il appela l'hôpital et se retrouva en communication avec un homme en blouse blanche. Il expliqua hâtivement la situation au médicomage, qui avait tout de suite réagit au nom de Lupin, et ce dernier arriva rapidement, suivit d'un collègue. Ils se précipitèrent vers le lit du malade, bien en vue dès leur sortie.

Le premier médicomage, à qui Rogue avait parlé, se nommait Steve Berry. Il était plutôt petit, portait ses cheveux bruns coupés courts et son nez busqué marquait l'enfoncement de ses yeux dans leurs orbites. Ses membres étaient courts et ses manières assez brusques. Peut-être que l'empressement dont il faisait preuve accentuait à outrance cette caractéristique. L'autre homme était plus jeune. Grand, plus grand que lui en tout cas, il avait des cheveux blonds mi-longs noués en catogan dans sa nuque. Ses yeux noirs étaient profonds et insondables, brillants d'une lueur obscure. Sa prestance indiquait qu'il n'était pas le genre de personne à se laisser marcher sur les pieds. Il semblait au professeur de Potions qu'il le connaissait. Mais il ne songea plus au jeune homme quand le premier l'attira vers le lit où reposait Lupin. Berry semblait très contrarié, ses sourcils se rejoignaient tellement il les fronçait.

« - M.Rogue, vous êtes bien professeur ici ? » Questionna le Dr Berry

« - Oui. »

« - Et vous avez, j'espère, des notions sur les hybrides magiques. » S'enquit-il

« - Evidemment. » Répondit Severus, les sourcils froncés en une parfaite imitation (inconsciente) de l'homme en face de lui

Cet homme commençait à l'énerver. Sur quel ton se permettait-il de lui parler ! Lui, le plus compétent Maître des Potions et doublement qualifié pour enseigner la Défense Contre les Forces du Mal !

« - Alors dans ce cas, comment avez-vous pu laisser votre collègue seul après qu'il ait été en contact avec de l'argent pur ! » S'irrita soudainement le médicomage

« - De quoi parlez-vous ? » Demanda le plus calmement qu'il put le brun

« - La brûlure qu'il a au poignet ne provient pas d'une morsure de Veracrasse ! Il a besoin de soins d'urgence ! » Répondit Berry

« - Alors faites donc ! Je ne suis pas l'infirmière attitrée de … Lupin. » Persifla Severus

« - Bien. Nistoff, aidez-moi, nous allons transporter M.Lupin à Sainte-Mangouste. » Ordonna Berry à son assistant

« - Tout de suite ? » S'étonna le jeune homme

« - Oui, tout de suite ! Nous n'avons pas le temps de faire appel à l'E.V.U. » Rétorqua le médicomage

« - E.V.U ? » Interrogea Severus

« - Equipe Volante d'Urgence. Comment fait-on alors ? » Demanda Nistoff après avoir renseigné Rogue

« - Méthode 32-b) du code de transport. » Indiqua simplement Berry

« - Transplannage organisé ? Avec un homme à peine conscient ? Mais c'est … » Commença le jeune blond

« - Moins dangereux pour lui que d'attendre. Allez Nistoff, nous n'avons pas toute la nuit. Le directeur est prévenu, les barrières ne seront pas levées éternellement. » Le pressa le médicomage

« - Bien. Au revoir M.Rogue. » Déclara Nistoff

« - Je reviendrai vous donner des nouvelles. » Notifia Berry sans même le regarder, trop occupé à lancer des sorts complexes sur Lupin

Severus vit disparaître les trois hommes dans un POP habituel. Il n'y fit ce pendant pas attention. Son cerveau s'était arrêté au moment où le jeune blond avait parlé, Nistoff. Cette voix … Et ce sentiment de le connaître. Il y avait une explication. Totalement aberrante, tirée par les cheveux et c'était certainement le fruit de la réunion de sa fatigue et de sa bosse derrière la tête, mais une solution existait. Ça ne pouvait être …


Ah ! Suspense ! Pour savoir ce qui va arriver à Remus, cliquez sur Go et postez une review. Pour savoir ce qui va arriver à Severus, cliquez sur Go et postez une review. Pour savoir ce qui va se passer avec Harry, cliquez sur Go et postez une review !

Pour toute autre réclamation, je vous demanderais de bien vouloir … cliquer sur le petit bouton violet et de me laisser un message (après le petit bip sonore si ça vous fait plaisir hein …)